France

Réunion CNT-AIT de Toulouse du 15 avril 2010 : Vers la constitution d’un creuset de réflexion dans le milieu internationaliste

Nous tenons à saluer et à remercier les militants de la CNT-AIT de Toulouse pour nous avoir invités à la réunion publique qu’ils avaient organisée et pour nous avoir permis de présenter l’exposé introductif sur le thème : "La faillite du capitalisme et le développement de la lutte de classe"

L’accueil qui a été fait à notre exposé tout comme l’ambiance fraternelle et constructive de la réunion en général étaient tout à fait propices pour que se développe une véritable dynamique de débat collectif.

Décembre 1995 : une défaite pour la classe ouvrière !

Les syndicats quadrillent, aujourd’hui, le terrain de la contestation sociale. Sous la phraséologie radicale de la CGT ou de Solidaires, ils s’emploient méthodiquement à diviser les ouvriers, à les isoler les uns des autres, à les épuiser dans “leur” branche, dans “leur” boite, dans “leur” service. Mais ce travail de sape s’accompagne aussi de toute une campagne destinée à pourrir la conscience de la classe ouvrière et à l’empêcher de tirer les véritables leçons de ses expériences, tant de ses victoires que de ses défaites.

Lubrizol: Derrière l’écran de fumée, la responsabilité du capital !

Le 26 septembre à 2h40 du matin, Lubrizol, usine de produits chimiques classée Seveso, prend feu. Un épais nuage de fumées noires de 20 km de long envahit le ciel rouennais. À 7h00, les premières sirènes d’alertes à la population retentissent. 8h00, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, déclare sans sourciller : “Il n’y a pas d’éléments qui permettent de penser que les fumées seraient dangereuses”, comme si un incendie de 9050 tonnes de composés chimiques divers et variés pouvait être inoffensif !

Seules la solidarité et l’unité dans la lutte peuvent repousser les attaques !

Le 27 octobre, des cheminots écrivaient dans un communiqué : “Nous agents grévistes du matériel au Technicentre de Châtillon, sur le réseau TGV Atlantique, avons cessé le travail massivement depuis lundi 21 octobre au soir, sans se concerter ou être encadrés par les syndicats. (…) Notre colère est réelle et profonde, nous sommes déterminés à nous battre jusqu’au bout de nos revendications, pour le respect et la dignité.

Mort de Chirac: un représentant typique du cynisme de la bourgeoisie

L’ancien président de la République Jacques Chirac est décédé et la classe ouvrière ne le pleurera pas. Il était prétendument un homme d’État exceptionnel qui marquera l’histoire, un homme au “charisme extraordinaire”, “proche du peuple”, “bon vivant”, “fidèle en amitié”, “défenseur de la paix” en 2002, “écolo d’avant-garde et éveilleur des consciences” en 2004. Que de mensonges ! Lui-même affirmait cyniquement en 1988 que “les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent”. Sa fidélité ne valait que pour les intérêts de sa classe, la bourgeoisie qui lui rend hommage aujourd’hui.

Mort de Steve Maia Caniço: La terreur de l’Etat n’a pas de limites

Le 29 juillet dernier, le corps de Steve Maia Caniço était enfin repêché des eaux de la Loire à Nantes plus d’un mois après sa disparition survenue dans la nuit du 21 au 22 juin au cours de la Fête de la Musique. Cette nuit-là, sous les coups de 4h30 du matin, alors que les sound systems retentissaient encore, le public vit arriver les forces de l’ordre qui demandèrent de couper le son.

La bourgeoisie profite des faiblesses du prolétariat pour l’attaquer plus fortement

Le moins qu'on puisse dire, c'est que les attaques contre la classe ouvrière pleuvent dru ! Ce sont absolument tous les secteurs, le privé comme le public, toutes les générations, toutes les parties du prolétariat ainsi que tous les aspects de la condition ouvrière, l'emploi, le chômage, les conditions de travail, les salaires, et les retraites qui sont actuellement simultanément frappés : c'est tous azimuts que l'Etat en France se livre à une offensive générale pour dégrader drastiquement les conditions de vie et de travail de l'ensemble du prolétariat.

Réformes et licenciements: toute la classe ouvrière est attaquée

Les licenciements, les attaques économiques et les réformes qui s’annoncent pour les mois à venir sont particulièrement violents. Toute la classe ouvrière est concernée : travailleurs du public et du privé, retraités, chômeurs, immigrés ou étudiants précaires. Tous.

Incendie de Notre-Dame de Paris: le capitalisme est incapable de préserver le patrimoine de l’humanité !

Le 15 avril dernier, les images spectaculaires de Notre-Dame en flammes faisaient le tour du monde. Une vive émotion s’emparait de la planète : cette cathédrale est l’un des plus beaux et impressionnants chefs-d’œuvre de Paris, un joyau de l’architecture gothique dont la construction s’est étendue sur pas moins de deux siècles et qui inspira de nombreux artistes : Victor Hugo, bien sûr, mais aussi le cinéaste Jean Delannoy ou le chanteur libertaire Léo Ferré.

Bilan des réunions publiques sur le mouvement des "Gilets Jaunes"

Le CCI vient de tenir six réunions publiques en France sur le thème “Pourquoi les prolétaires doivent défendre leur autonomie de classe”. Cette intervention, dans le contexte du mouvement des “gilets jaunes” qui perdure depuis de nombreuses semaines en France, était rendue nécessaire pour répondre à de nombreuses questions concernant cette lutte, questions posées par le prolétariat en général et par de nombreux éléments en voie de politisation.

Témoignage d’un CRS au bout du rouleau

Quand on voit dans les comptes rendus opérationnels le nombre de lacrymos ou de flash-ball utilisés, on est à des niveaux exceptionnels, alors qu’on a vécu des manifestations beaucoup plus dangereuses pour nous où on avait interdiction d’utiliser les lanceurs de balles de défense. (…) Aucune consigne de mesure n’est donnée aux CRS, contrairement à d’autres manifestations où on nous met la pression. Là, il y a une volonté que les collègues se lâchent.

Affaire Finkielkraut: un académicien au-dessus de tout soupçon ?

L’agression verbale contre le “philosophe” Alain Finkielkraut par un groupe de “gilets jaunes” lors de la manifestation du 16 février à Paris a donné lieu à une levée de boucliers générale de toute la classe politique et à une gigantesque campagne d’union nationale contre l’ignominie de l’antisémitisme.

Rassemblement National: le prolétariat doit rejeter les propos xénophobes et dénoncer les mensonges

Dans son meeting du 24 février 2019, dans le nord de la France, la dirigeante du Rassemblement National a tenu des propos ignobles et mensongers sur le sort des migrants en France. Avec un aplomb sidérant, Marine Le Pen a prétendu qu’ “un migrant fraîchement débarqué peut toucher plus qu’un retraité ayant travaillé toute sa vie” !

Le combat des Gilets Jaunes n’appartient pas à la lutte de classe du prolétariat !

En apparence, la situation sociale semble agitée. Les “gilets jaunes” ne désarment pas après plus de quatre mois de mobilisation. Les syndicats multiplient les grèves locales et les journées d’action. Certains appellent même à une “convergence des luttes”.

Indéniablement, la colère est immense au sein de la population. L’aggravation de la pauvreté et le chômage, la morgue et l’opulence des dirigeants, la violence étatique qui réprime les contestataires, les menaces incessantes d’une crise économique mondiale qui devrait encore s’aggraver ne peuvent que provoquer encore plus de grogne dans la population.

Grèves de 1947-1948 en France: la bourgeoisie “démocratique” renforce son État policier contre la classe ouvrière

Lors de la dernière journée de grève générale du 5 février, appelée par la CGT, les CRS ont encore envoyé des gaz lacrymogènes pour disperser la manifestation qui se déroulait dans le calme à Paris. Les forces de l’ordre n’ont pas hésité une fois de plus à tabasser lâchement des femmes et des retraités qui défilaient tranquillement (avec ou sans gilet jaune) pour protester contre toutes les mesures d’austérité du gouvernement Macron.

Violences policières, émeutes, guérilla urbaine, pillages… Le vrai responsable du chaos et de la violence, c’est le capitalisme !

Le Président de la République Emmanuel Macron est sorti de son silence en s’adressant aux Français, le 10 décembre à 20h, sur toutes les chaînes de télévision : “Françaises, français, nous voilà ensemble au rendez-vous de notre pays et de l’avenir. Les événements de ces dernières semaines (…) ont mêlé des revendications légitimes et un déchaînement de violences inadmissibles. (…) Ces violences ne bénéficieront d’aucune indulgence.

Communiqué à nos lecteurs : mouvement des « gilets jaunes »

Nous invitons nos lecteurs à participer à nos réunions publiques sur le thème :

« Mouvement des « gilets jaunes » : Pourquoi les prolétaires doivent défendre leur autonomie de classe ? ». Ces réunions publiques se tiendront au mois de janvier (les dates seront annoncées ultérieurement sur notre site).

Nous encourageons également nos lecteurs à nous adresser des courriers de prise de position et critiques de notre premier article d’analyse du mouvement des « gilets jaunes » ainsi que de notre tract réalisé à partir de cet article. Ces courriers de lecteurs seront publiés dans notre presse accompagnés de notre réponse. Bonne réflexion à tous !

Mouvement des “gilets jaunes”: contre les attaques de la bourgeoisie, le prolétariat doit riposter de façon autonome, sur son propre terrain de classe !

Le 10 octobre dernier, deux chauffeurs routiers de Seine-et-Marne lancent sur Facebook un appel à manifester pour le 17 novembre intitulé : “Blocage national contre la hausse du carburant”. Rapidement, leur message est relayé sur tous les réseaux sociaux, rassemblant jusqu’à 200 000 personnes “intéressées”. Les initiatives et appels se multiplient. Sans syndicat ni parti politique, de façon spontanée, s’organise la programmation de toute une série d’actions, de rassemblements et de blocages.

Listing à Force ouvrière: derrière le scandale, la logique du Capital !

Pour compter ses soutiens dans sa campagne au poste de secrétaire général de Force ouvrière (FO), Pascal Pavageau a établi, avec ses collaborateurs, un fichier recensant les délégués et responsables locaux du syndicat. Le document les divise en fonction de leur capacité à appuyer sa candidature ou, au contraire, à constituer une entrave à son accession au pouvoir suprême.

Attaques anti-ouvrières en France: le coût de la promesse et la promesse des coups

Macron tient ses promesses, des promesses martelées tout au long de sa campagne électorale, appliquées depuis sans vergogne et à un train d’enfer. Dès la rentrée, le gouvernement réaffirmait sa volonté d’adopter de nouvelles “réformes” promises par le candidat Macron. Seul bémol, ces promesses ne sont pas celles du “vent du renouveau” promis sur le plan politique ou social, celles de la croissance retrouvée, de la baisse spectaculaire du chômage et des impôts, de l’augmentation du pouvoir d’achat, d’un plus grand dynamisme dans la vie sociale et le fonctionnement de l’État.

Lutte des ouvriers de la SNCF: un collectif d’ouvriers tire le bilan

Nous publions ci-dessous le bilan d’un collectif d’ouvriers qui cherche à tirer les leçons de la lutte à la SNCF au printemps dernier, précédé des extraits de la lettre que nous avons adressée à ce collectif pour soutenir cette démarche à la fois profonde et combative. Il s’agit d’un événement très important, expression de la vie politique du prolétariat. Cette entreprise remarquable est la confirmation que se développe, malgré les grandes difficultés que traverse la classe, une maturation souterraine de la conscience animée, notamment par des minorités ouvrières.

Attaques anti-ouvrières: le masque du “nouveau pouvoir” de Macron tombe !

La période estivale a toujours été un moment privilégié par la bourgeoisie pour profiter que beaucoup de prolétaires soient en vacances, décompressent, se “démobilisent”, pour fourbir ses armes, manœuvrer, faire passer en catimini telle ou telle mesure impopulaire, préparer et planifier avec les syndicats les attaques à venir. Cela bien sûr, dans la mesure où la situation politique et sociale reste relativement calme, permettant d’avoir les coudées franches pour une meilleure efficacité.

Black blocs: la lutte prolétarienne n’a pas besoin de masque

1 200 “individus cagoulés et masqués”, vêtus de noir, cassant du mobilier urbain, des commerces et affrontant les forces de l’ordre : c’est l’image spectaculaire qui a marqué le défilé du 1er mai à Paris. Presse, personnalités politiques, syndicats, sociologues, chacun y a été de son analyse, de sa dénonciation de la violence, de sa tentative pour “comprendre” ces black blocs : “voyous” et “violence gratuite” pour les uns, “militants” et “tactique de lutte” contre le capitalisme pour les autres.

Manifestations, grèves, déclarations médiatiques… Les syndicats contre la classe ouvrière

Manifestations, grèves, déclarations médiatiques… ces derniers mois, les syndicats se sont une nouvelle fois présentés comme les grands défenseurs des travailleurs face aux attaques du gouvernement. Mais, une nouvelle fois, ils ont en réalité œuvré à mener la classe ouvrière à la défaite.

Mouvements sociaux en France: quelles leçons tirer des dernières luttes ?

On met un pognon de dingue dans les minima sociaux”. Cette petite phrase choc prononcée par Emmanuel Macron ne reflète pas seulement la morgue et l’inhumanité de ce grand bourgeois, elle résume surtout à elle seule la volonté de sa classe et de son État de précariser le prolétariat en France.

Derrière le masque démocratique, le vrai visage de la répression étatique

A bas la répression policière ! A bas la brutalité des forces de l’état capitaliste ! Le gouvernement n’y est pas allé de main morte dans la répression brutale des étudiants mobilisés contre la loi Vidal réformant l’accès aux études universitaires : Bordeaux, Montpellier, Lille, Nantes, Strasbourg, Nanterre, Paris, Grenoble, Metz, Nancy, Toulouse, et ailleurs, de début mars à fin avril, la liste des facultés où se sont enchaînées les interventions brutales des CRS “afin de faire libérer l’accès à l’ensemble des locaux universitaires” et de “procéder à l’évacuation des bâtiments occupés illégalement”, avec tabassages, hospitalisations, gardes à vue et poursuites judiciaires à la clef, est longue.

Grève “perlée” des cheminots: l’État et ses syndicats contre toute la classe ouvrière !

Depuis quelques semaines, le mouvement de lutte à la SNCF tient le haut du pavé de l’actualité nationale. Les perturbations dans les transports, particulièrement en Île-de-France, nous sont présentées comme les conséquences d’un mouvement social d’une très grande ampleur, “du jamais vu depuis 1995”.

Pages

S'abonner à RSS - France