France

2) Une nouvelle arme de la bourgeoisie contre la classe ouvrière : LES "COORDINATIONS"


Le terme de "coordination" a été employé déjà en de multiples reprises ces dernières années dans différents pays d'Europe. Ainsi nous avons connu, au milieu des années 80 en Espagne, une "Coordinadora de Estibadores" (Coordination de dockers) dont le langage radical et la très grande ouverture (notamment en permettant aux révolutionnaires d'intervenir dans ses assemblées) pouvait faire illusion, mais qui n'était pas autre chose qu'une structure permanente du syndicalisme de base. De même, nous avons vu se constituer en Italie, au cours de l'été 87, un "Coordinamento di Macchinisti" (Coordination des conducteurs de train), qui s'est révélé rapidement comme étant de même nature. Mais la terre d'élection des "coordinations" est incontestablement, à l'heure actuelle, la France où, depuis l'hiver 86-87, toutes les luttes ouvrières importantes ont vu se manifester des organes portant ce nom :

1a) Une manoeuvre d'ampleur de la bourgeoisie contre l'ensemble de la classe ouvrière

Les luttes ouvrières ne peuvent se développer et vaincre qu’en dehors et contre les syndicats et les coordinations

  le 23 octobre la "coordination infirmière" décidait l'arrêt de la grève. Après l'avoir suscitée artificiellement, avec la complicité active du parti socialiste et de la CFDT, elle a décidé de l'enterrer.

20 ANS depuis MAI 1968 : le mûrissement des conditions de la révolution prolétarienne

Les commentateurs "officiels" de l'histoire et les nostalgiques déçus des années de gloire du "mouvement étudiant" fêtent l'anniversaire des 20 ans de Mai 1968 en étant d'accord sur un point: les "rêves révolu­tionnaires de 68" n'étaient que des rêves.

II - Que s'est-il passé en octobre 88 ?

Jamais, depuis de nombreuses années, "rentrée sociale" en France n'avait été aussi explosive que celle de l'automne 88. Depuis le printemps, il était clair que d'importants affrontements de classe se préparaient. Les luttes qui s'étaient dé­roulées entre mars et mai 88 dans les entreprises "Chausson" (construction de camions) et SNECMA (moteurs d'avions) avaient fait la preuve que la période de relative passivité ouvrière qui avait suivi la défaite de la grève dans les chemins de fer en décembre 86 et janvier 87 était bien terminée. Le fait que ces mouvements aient éclaté et se soient développés alors que se déroulaient les élections présiden­tielles et législatives (pas moins de 4 élections en deux mois) était particuliè­rement significatif dans un pays où, tradi­tionnellement, ce type de période est synonyme de calme social. Et cette fois-ci, le Parti socialiste revenu au pouvoir ne pouvait espérer aucun "état de grâce" comme en 81. D'une part les ouvriers avaient déjà appris entre 81 et 86 que l'austérité "de gauche" ne vaut pas mieux que celle de "droite". D'autre part, dès son installation, le nouveau gouvernement avait clairement mis les points sur les i : il était hors de question de remettre en cause la politique économique appliquée par la droite durant les deux années pré­cédentes. Et elle avait mis à profit les mois d'été pour aggraver cette politique.

I - Pourquoi cette brochure

L'année 88 s'est terminée sur une flambée massive de colère et de combativité qui s'est exprimée en particulier parmi les ouvriers du secteur public. Aujourd'hui encore la lutte dans les hôpitaux, notamment celle des infirmières, est dans toutes les mémoires, et c'est en effet, une importante expérience que vient de faire la classe ouvrière en France.

1936 : la gauche mène le prolétariat à la boucherie impérialiste

Il y a 50 ans, en 1936, au printemps, explosait en France une vague de grèves ouvrières spontanéescontre l'aggravation de l'exploitation provoquée par la crise économique et le développement de l'économie de guerre. En juillet, en Espagne, face soulèvement militaire de Franco, l'ensemble de la classe ouvrière partait aussi en grève pour répondre à l'attaque. Trotski crut voir le début d'une nou­velle vague révolutionnaire  internationale.

Le piège de la démocratie : quelle victoire?

"On a gagné !" ont crié des milliers de voix. Toute la nuit, ils ont dansé à la Bastille. Tous, y compris l'extrême-gauche, étaient dans l'euphorie de la défaite de Giscard-les-diamants. Le rêve de toute une génération de gauchistes français et de gens de gauche est exaucé, enfin, la gauche a battu la droite !

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