Lutte de classe en France

Lutte des cheminots, mouvement des étudiants : gouvernement et syndicats main dans la main contre la classe ouvrière

La grèvedes travailleurs des transports qui s’est terminéele 22 novembre (et s’est déroulée simultanémentavec la lutte des étudiants) constitue la première riposte significative de laclasse ouvrière en France contre les attaques du gouvernement

Témoignages d'étudiants en lutte : comment les syndicats ouvriers et étudiants pourrissent la lutte et la réflexion

Le spectre de la lutte contre le CPE est réapparu durant quelques semaines et les syndicats tant ouvriers qu’étudiants ont fait tout leur possible pour qu’une telle dynamique ne puisse pas s’enclencher à nouveau.

Editorial : pourquoi la bourgeoisie tient-elle tant à nous faire voter?

L'année 2006 est venue confirmer l'existence d'une remontée significative de la combativité de la classe ouvrière et de ses luttes à l'échelle internationale. Il faut dire que partout dans le monde, ses conditions de vie se dégradent et que les attaques pleuvent. Tous les Etats, avec à leur tête des gouvernements de gauche comme de droite, que ce soit en Grande-Bretagne, en Chine, en Allemagne, au Brésil, en Argentine ou ailleurs, mènent une politique anti-ouvrière féroce. La faillite historique dans laquelle se trouve le capitalisme pousse la classe dominante de tous les pays à baisser le coût de la main d'œuvre, en diminuant les salaires réels et en augmentant les charges de travail. C’est un pur mensonge que de dire que les ouvriers anglais - dont 17 % vivent en dessous du seuil de pauvreté - espagnols, chinois ou américains peuvent espérer voir leur situation s’améliorer. La réalité, c'est bien que, sous le capitalisme, la misère s’aggrave et va continuer de s'aggraver partout pour la classe ouvrière. Il en est de même en France où tous les prolétaires sont touchés par des attaques incessantes : les actifs, les chômeurs, les retraités. L'accroissement de la précarité, les plans de licenciements, les suppressions de postes, le blocage des salaires, la chute de mois en mois plus dramatique du pouvoir d'achat, l'abandon des couvertures sociales, la détérioration accélérée des conditions de travail dans tous les secteurs, dans le public comme dans le privé, poussent partout les prolétaires à se mobiliser contre ces attaques. Ils n'ont pas d'autre choix.

Réforme des régimes spéciaux : Droite ou gauche au pouvoir, les attaques contre les retraites vont se poursuivre

La dégradation continuelle des conditions de vie des prolétaires s’inscrit dans la logique même du capitalisme. Face à une crise économique insurmontable, la bourgeoisie démantèle peu à peu toutes les structures de l’Etat providence et en particulier l’un de ses piliers, le régime des retraites.

Polémique avec le PCI – Le Prolétaire : La violence aveugle et destructrice n’est pas une arme de la classe ouvrière

Dans son numéro 479, daté de novembre 2005 à février 2006, Le Prolétaire  consacre près de quatre pages aux émeutes de cet automne. Colonne après colonne, cette organisation  apporte un soutien inconditionnel à la violence des jeunes banlieusards.

Mouvement contre le CPE : Une riche expérience pour les luttes futures

Le mouvement des étudiants en France contre le CPE est parvenu à faire reculer la bourgeoisie qui a retiré son CPE le 10 avril. Mais si le gouvernement a été obligé de reculer, c’est aussi et surtout parce que les travailleurs se sont mobilisés en solidarité avec les enfants de la classe ouvrière, comme on l’a vu dans les manifestations des 18 mars, 28 mars et 4 avril.

Thèses sur le mouvement des étudiants du printemps 2006 en France

Ces thèses ont été adoptées par le CCI le 3 avril 2006 alors que le mouvement des étudiants était encore en train de se dérouler. En particulier, la grande manifestation du 4 avril, que le gouvernement espérait moins puissante que la précédente (le 28 mars) l'a dépassée en ampleur... 

l'épilogue de la crise, qui a vu un tel recul du gouvernement, vient confirmer et renforcer l'idée centrale des thèses : l'importance et la profondeur de la mobilisation des jeunes générations de la classe ouvrière en ces jours du printemps 2006.

Salut aux nouvelles générations de la classe ouvrière!

La mobilisation massive des étudiants en France contre les attaques économiques du gouvernement Chirac/Villepin/Sarkozy qui a voulu faire passer son "Contrat Première Embauche" (CPE) par la violence, s'inscrit pleinement dans la dynamique actuelle du renouveau de la lutte du prolétariat mondial. Ce mouvement n'a rien à voir avec les mouvements précédents, interclassistes, de la jeunesse estudiantine. Il appartient au combat de toute la classe ouvrière. D'emblée, ce mouvement s'est situé sur un terrain de classe, contre une attaque économique, contre le "no future" que le capitalisme promet aux jeunes générations.

Face aux attaques de la bourgeoisie : C'est tous ensemble qu'il faut se battre

Les attaques que le gouvernement et l'ensemble de la bourgeoisie française mènent en particulier contre les jeunes générations ouvrières à travers le contrat nouvelle embauche (CNE) ou le contrat première embauche (CPE) sont accompagnées d'une intense propagande idéologique.

Journées d'action à répétition : Les syndicats organisent la dispersion des luttes

Depuis le début de l’année, le gouvernement accélère ses attaques contre toute la classe ouvrière. Sur le terrain de la précarisation des conditions de vie de la classe ouvrière, après le contrat nouvelle embauche de l’automne dernier, Villepin nous a sorti le contrat première embauche, destiné plus spécialement à imposer aux moins de 26 ans des conditions d’exploitation aggravées.

Face aux attaques capitalistes massives : Ripostons tous unis

Depuis le début de l'année, la bourgeoisie française porte des coups de plus en plus rudes à la classe ouvrière sur tous les plans.

 

Toute une série de mesures sont mises en place pour accélérer le démantèlement de la protection sociale et imposer une réduction des dépenses de santé.

 

 

 

Journées d'action : Lutter derrière les syndicats ne mène qu'à la défaite

Que nous proposent aujourd'hui les syndicats qui prétendent défendre nos intérêts pour résister aux attaques massives de la bourgeoisie ? Ils nous appellent à nous mobiliser à travers une ribambelle de journées d'actions à répétition en évoquant le "succès" de celle du 4 octobre dernier qui était restée sans lendemain.

Le 31 janvier, l'appel à des mobilisations inter-professionnelles locales "pour la défense de l'emploi, des salaires et des conditions de travail" est lancé par la seule CGT.

 

La bourgeoisie utilise les émeutes contre la classe ouvrière

Durant trois semaines, les émeutes dans les banlieues ont fait la Une de l’actualité. Des milliers de jeunes, issus pour une grande part des couches les plus pauvres de la population, ont crié leur colère et leur désespoir à coup de cocktails Molotov et de caillasses (voir article page 1).

Les premières victimes de ces destructions sont les ouvriers. Ce sont leurs voitures qui sont parties en fumée. Ce sont leurs lieux de travail qui ont été fermés, plaçant plusieurs centaines d'entre eux au chômage technique. Un ouvrier interviewé pour le journal de 20h a magistralement résumé la parfaite absurdité de ces actes en ces termes  : "Ce matin, j’ai trouvé sur le pare-brise de ma voiture calcinée cette affiche. C’est marqué dessus ‘Nique Sarkozy’. Mais c’est pas Sarkozy qu’on a niqué, c’est moi !"

Même si l'explosion de colère des jeunes des banlieues est tout à fait légitime, la situation sociale qu'elle a créée représente un réel danger pour la classe ouvrière. Comment réagir ? Faut-il se ranger derrière les émeutiers ou derrière l'Etat "républicain" ? Pour la classe ouvrière, il s'agit là d'une fausse alternative car les deux pièges sont à éviter. Le premier serait de voir à travers la révolte désespérée de ces jeunes un exemple de lutte à suivre. Le prolétariat n’a pas à s’engouffrer sur ce chemin auto-destructeur. Mais la "solution" criée partout haut et fort par la bourgeoise est une impasse tout aussi grande.

Hewlett-Packard, "Journée d'action" du 4 octobre 2005

Les manœuvres de la bourgeoisie pour dévoyer la colère ouvrière dans des impasses

La bourgeoisie française sait qu'elle a face à elle une classe ouvrière au sein de laquelle se développe un questionnement de plus en plus profond, devant une situation inquiétante : guerres et attentats à répétition dans le monde, désastres écologiques, diminution drastique du niveau de vie, etc. En même temps, ce questionnement ne donne pas naissance à des expressions de combativité clairement exprimées de façon massive, comme ce fut le cas lors des grèves contre la réforme du système des retraites en mai et juin 2003. Il existe même un certain déboussolement et une difficulté à entrer en lutte qui traversent les rangs ouvriers.

Il est donc important pour la bourgeoisie d’exploiter au maximum ce déboussolement pour dévoyer le mécontentement de la classe ouvrière sur les terrains pourris du nationalisme, de la défense du secteur public ou de l'entreprise, derrière les syndicats et pour enfermer la réflexion dans les impasses "citoyennes".

Grève à la SNCM : Une lutte exemplaire du sabotage syndical

Le conflit à la SNCM (Société nationale Corse Méditerranée) aura duré 24 jours, s'achevant dans la défaite, l'isolement, l'amertume, la démoralisation les plus complets pour les ouvriers embarqués dans cette lutte. Le bilan de cette grève se solde par le maintien des 400 suppressions d'emplois annoncés au début par les repreneurs privés Butler et Connex. Comment cette lutte a-t-elle été conduite dans une impasse totale alors qu'elle s'inscrivait pourtant dans un contexte de montée d'exaspération accumulée et de ras-le-bol grandissant présents dans toute la classe ouvrière en France face à des attaques simultanées : annonce de licenciements touchant en même temps des dizaines de milliers d'ouvriers, dégradation accélérée du niveau de vie, des conditions de travail et du pouvoir d'achat, intensification du démantèlement de toute protection sociale sur les salariés, les retraités, les chômeurs ?

Attaques anti-ouvrières : le prolétariat ne peut pas compter sur les syndicats pour se défendre

Après la victoire du Non au référendum, le gouvernement avait lancé la promesse de s'attaquer en priorité au problème de l'emploi et du chômage. Dans la bouche de la bourgeoisie, cela ne pouvait signifier qu’une chose : une nouvelle attaque en règle contre les chômeurs et contre l'ensemble de la classe ouvrière. Aujourd'hui, les "100 jours" que s'était donnés de Villepin pour régler la question arrivent à leur terme. Et la bourgeoisie aura largement profitée des vacances d’été pour faire passer en urgence (et par voie d’ordonnance) sa série de nouvelles mesures anti ouvrières.

NON au bulletin de vote - OUI à la lutte de classe

Le 29 mai, la classe ouvrière en France n'a rien gagné en participant au cirque électoral du référendum. Au contraire, c'est son ennemi de classe, la bourgeoisie, qui a réussi à détourner une majeure partie des ouvriers vers les isoloirs. Certes, ce vote ne peut parvenir à freiner durablement la colère et la combativité ouvrières face aux attaques redoublées de nos exploiteurs. Mais la mystification électorale et son regain d'illusions démocratiques dans les rangs ouvriers, permettent d'entraver le processus de réflexion et constituent un handicap pour le développement de la conscience de classe qui se fait jour au sein du prolétariat sur la véritable nature du capitalisme aujourd'hui.

Référendum sur la Constitution européenne - La lutte de classe ne passe pas par le bulletin de vote

Malgré la polarisation qu'entretient la bourgeoisie autour du référendum sur la Constitution européenne, le mécontentement social est toujours présent.
Le ras-le-bol continue à s'accumuler et à se manifester à travers une multitude de luttes sporadiques, bien qu'encore très isolées les unes des autres. Au cœur du maintien de cette effervescence se retrouvent les mêmes revendications d'augmentation de salaires, les mêmes refus de détérioration des conditions de travail, de cadences infernales, de réductions d'effectifs, de suppressions de postes, de fermetures d'usines

Pages

S'abonner à RSS - Lutte de classe en France