France

Incendie dans des usines de recyclage: la loi du profit engendre les catastrophes !

Le mercredi 1er août, un énorme incendie se déclarait dans une usine de recyclage d’Athis-Mons (Essonne), site qui avait déjà vu ses déchets en plastique partir en fumée en 2011. Le même jour, les stocks de l’usine Environnement Recycling à Montluçon (Allier) prenaient également feu, mobilisant 140 pompiers et libérant un impressionnant nuage de fumée sur la région.

Les attentats et le Parti socialiste: le poison du patriotisme

Le marxisme ne peut se concilier avec le nationalisme, celui-ci serait-il le “plus juste”, “le plus pur” et d’une “facture plus raffinée et civilisée”” (Lénine, Remarques sur la question nationale).

Les vagues d’attentats qui ont frappé la région parisienne en 2015 ont été l’occasion pour la bourgeoisie française et mondiale d’encourager les peurs pour mieux légitimer les guerres impérialistes et présenter l’État et la nation comme les garants de la sécurité de tous, voire comme le nec plus ultra de la solidarité. Après les attentats du 13 novembre, un appel répugnant a ainsi été lancé à l’échelle internationale pour accrocher aux fenêtres le drapeau tricolore et entonner la Marseillaise, ces deux “symboles” entachés du sang des victimes de l’impérialisme français.

Élections régionales en France: le populisme exprime l’impasse du capitalisme

Avec près de 28 % des voix au premier tour des élections régionales, le Front national, principale formation d’extrême-droite en France, a réalisé un score historiquement élevé, l’autorisant à se présenter comme “le premier parti de France”. Si le Parti socialiste et le parti de droite, Les Républicains, ont pu écarter les candidats d’extrême-droite des présidences de deux grandes régions convoitées par le Front national, ce dernier améliorait encore son score au soir du second tour, cumulant 6 820 477 suffrages. Ce résultat confirme la montée en puissance inexorable du parti d’extrême-droite depuis 2010, élections après élections.

Ventes de Rafales français : l'illustration d'un système qui sème la mort

84 avions... c'est fait ! L'État français, dirigé par le Parti Socialiste, vient de vendre pour la première fois en 20 ans, le fleuron de sa production militaire, l'avion de chasse Rafale : tout dernièrement au Qatar pour 24 appareils, après en avoir également vendu 24 exemplaires à l'Égypte et 36 à l'Inde. Les politiciens et les médias n'ont pas eu de mots assez forts pour exprimer leur "fierté nationale" devant un tel événement. Car il est vrai qu'à l'exception de l'armée française, cet avion n'avait, jusqu'à présent, jamais trouvé preneur. Et à quel prix ! Pratiquement cent millions d'euros l'unité ! Ceci a rebuté pas mal de pays, les amenant à se tourner vers des appareils moins onéreux comme les avions américains, suédois, russes ou européens.

A gauche comme à droite, ils sont tous dans le camp du capital !

La campagne électorale officielle pour les présidentielles en France ne commence que le 19 mars alors que depuis des mois tous les médias mettent le paquet et nous bourrent quotidiennement le crâne pour nous pousser vers les urnes, tentent de nous polariser sur de prétendus enjeux de société dont dépendrait ce "choix" pour l'avenir, à coups de shows télévisés, d'interviews, de débats, de commentaires, de sondages, de pronostics.

Gauche ou droite : le même programme contre la classe ouvrière

L'annonce en pleine période pré-électorale de la nécessité de poursuivre et de renforcer les attaques sur les retraites en dit long sur la profondeur de la crise et à quel point la bourgeoisie est prise à la gorge. Le Conseil d'Orientation des Retraites a sorti le 11 janvier dernier un rapport commandité par l'actuel gouvernement. Ce rapport préconise d'une part un nouvel allongement de la durée des cotisations à 42 ans pour tous afin de pouvoir bénéficier d'une retraite à taux plein, d'autre part une remise en cause des régimes spéciaux.

Courrier de lecteur : un témoignage sur la rentrée scolaire

Nous publions ici le courrier d'une lectrice travaillant dans le secteur de l'Education nationale. Ce témoignage parle de lui-même et vient clairement illustrer les conséquences de l'aggravation des attaques portées par l'Etat à la tête de toute la bourgeoisie, à savoir la détérioration accélérée des conditions de travail des prolétaires, en particulier au sein de la fonction publique.

Mondial 2006 : Quand la LCR porte fièrement le maillot national

De retour sur le sol national, l’équipe de France de football a reçu une   ovation enthousiaste de toute la classe politique. Jacques Chirac, en chef d’Etat, a ainsi rendu un hommage appuyé aux ‘Bleus’ en déclarant  solennellement : "Vous avez fait à tous égards honneur à la France" . 

Comment le PCF est passé au service du capital - Introduction

Aujourd’hui, le PCF, comme tous les partis staliniens, n’est plus une organisation du prolétariat. Il n’est pas non plus, contrairement à ce que mettent en avant les organisa­tions trotskistes, "un parti ouvrier dégénéré" ("... dégénéré certes, mais ouvrier quand même" comme elles disent). En effet, c’est à partir du milieu des années 1930 qu’il a rejoint les rangs de la classe enne­mie, qu’il a basculé dans le camp de la bourgeoisie et cela de façon irréversible.

Incendies d'immeubles à Paris : la crise du logement révèle l'aggravation de la misère ouvrière

En l’espace de quelques mois et dans plusieurs arrondissements, Paris, a été le tragique théâtre de plusieurs incendies d'immeubles vétustes, habités en majorité par des familles ouvrières, d’origine africaine. Plus de cinquante personnes sont mortes, la plupart  carbonisées ou asphyxiées, dont une majorité d’enfants. S'y ajoutent des dizaines de blessés et des familles meurtries à jamais. Pour prévenir de nouveaux drames et protéger les populations, le gouvernement n’a rien trouvé de mieux que d’envoyer ses flics, expulsés manu militari les familles vivant dans des squats et autres immeubles insalubres. Au passage, il en a profité pour faire la chasse aux sans-papiers et remplir plusieurs charters supplémentaires pour les ramener dans leur pays d'origine. Le meilleur hommage que l’on puisse rendre aux victimes de ces incendies et de la répression policière, c’est non seulement de faire entendre notre colère et notre indignation, mais aussi de dénoncer les responsables de telles tragédies.

"Lutte Ouvrière", un fidèle promoteur de la supercherie électorale

L'organisation trotskiste Lutte Ouvrière (LO) qui s'était tenue à l'écart du référendum de 1992 sur Maastricht, s'est cette fois engagée résolument dans le camp du Non dans la campagne sur le référendum relatif à la Constitution européenne. Cette organisation qui se prétend "révolutionnaire" et qui proclame "défendre les travailleurs" se retrouve dans la cohorte des tenants d'un "Non de gauche" aux côtés du PCF, de la LCR, d'une partie du PS. Avec quelle argumentation ? Pourquoi ?

Le chômage, expression de la faillite du capitalisme

Raffarin avait promis qu'en 2005 le chômage allait baisser de 10 %. Dernièrement, il vient cependant de déclarer que "le choc pétrolier (allait) décaler cette ambition de quelques mois", alors que le chômage passait la barre symbolique des 10% de la population active. Depuis plus de trente ans, ce genre de promesses remises aux calendes grecques est monnaie courante de la part des gouvernements, toutes couleurs politiques confondues. Il serait d'ailleurs difficile d'accorder le prix à la meilleure déclaration du genre, où le cynisme et le mensonge se mêlent au plus grand mépris des ouvriers massivement frappés non seulement par le chômage massif mais par une précarité grandissante de toutes leurs conditions de vie, qu'ils aient ou non du travail.

Oui ou Non au référendum : TOUJOURS LA MÊME EXPLOITATION

La montée d’un "ras-le-bol" en France au cours des dernières semaines et des derniers mois est évidente.

Cela s'est exprimé à travers la mobilisation importante dans les journées d'action syndicales. Le 10 mars, les manifestations ont rassemblé près d'un million de salariés du secteur privé comme du secteur public en France. A Paris, entre 50 000 et 100 000 personnes ont participé à la manifestation malgré la quasi-paralysie des transports en communs (en particulier du métro) soigneusement organisée par les syndicats pour limiter l'ampleur de la mobilisation.

Battage idéologique sur le référendum : "libéral" ou de gauche, l'Etat est toujours au service du capital

C’est à un véritable travail au corps auquel se livrent les partisans du Oui et du Non pour persuader les prolétaires, à coups d’arguments les plus mensongers, que l’adoption de la Constitution européenne représente un enjeu pour leur avenir et pour les convaincre de prendre leurs responsabilités de citoyens dans ce "moment historique".

Manifestations lycéennes : Pourquoi et comment la bourgeoisie a étouffé le mouvement des lycéens

Après deux mois de mobilisation dont l’ampleur ne cessait de croître, la protestation lycéenne a subi un coup d’arrêt brutal lors de la manifestation du 8 mars. Entachée de violences, cette journée a créé une crainte de se mobiliser chez les lycéens, déclenchant ainsi logiquement la perte de vitesse du mouvement. Pour ces jeunes qui pensaient obtenir le retrait du plan Fillon sous leur pression, la désillusion est amère. Mais cette expérience doit servir de leçon. Et pour cela, il faut se pencher avec lucidité sur la signification de ce mouvement.

La gauche et les syndicats préparent le terrain aux attaques anti-ouvrières

Après la loi sur la "sécurité intérieure" de Sarkozy (voir RI n°328), le projet de réforme de la loi de modernisation sociale (LMS) promulguée par la "gauche plurielle", et les projets de réforme des retraites et de la sécurité sociale montrent clairement la détermination du gouvernement Raffarin à accélérer les attaques contre la classe ouvrière.
Raffarin et ses ministres ne s'en cachent pas et ne cessent de déclarer, à travers les médias, qu'il faut se préparer à la "rigueur", alors que dans tous les secteurs sont annoncés des licenciements, sur fond de prévisions particulièrement pessimistes concernant l'état de l'économie.

La gauche attaque la conscience ouvrière

Au gouvernement ou dans l'opposition, La gauche est toujours contre la classe ouvrière


 
Au grand "Ouf" de soulagement poussé par la bourgeoisie démocratique au soir du 5 mai pour avoir réussi à écarter le "danger" Le Pen, a succédé un autre "Ouf" au soir du deuxième tour des élections législatives le 15 juin. En effet, sur sa lancée, la "vague bleue" a réussi à écarter un autre danger, celui d'une nouvelle cohabitation droite-gauche. Aussi, malgré le fait que sa stratégie initiale consistant à faire passer Jospin à la tête de l'Etat ait lamentablement capoté (voir RI n°323 - ici), la bourgeoisie française a fait contre mauvaise fortune bon coeur et a oeuvré à limiter les dégâts en replaçant toute la droite au pouvoir.

Elections en France et montée du Front National - Les effets de la décomposition sociale du capitalisme



"Votez escroc, pas facho !" Ce slogan repris massivement par les jeunes au cours des manifestations qui se sont déroulées tous les soirs depuis le premier tour des élections présidentielles en France, symbolise assez bien la situation qui prévaut aujourd'hui dans ce pays. En effet, Jacques Chirac, celui que les "Guignols de l'info" à la télévision ont caricaturé en "Super Menteur", celui qui risquait d'être mis en examen s'il n'avait pas été réélu, et dont la plus grande qualité comme homme politique est d'être "sympatoche", comme dit sa marionnette, sera probablement au soir du 5 mai le président le mieux élu de l'histoire de la Ve République. Et cela malgré le fait qu'il n'a pas réussi à atteindre 20% des voix au premier tour. En même temps, ce slogan qui appelle à participer le plus massivement possible à la mascarade électorale pour "faire barrage au fascisme", alors que l'abstention a battu ses records historiques, rend compte de l'intensité de la campagne démocratique et antifasciste qui se développe actuellement (voir notre article en première page).

Editorial - L'avenir dépend de la lutte de classe, pas du cirque électoral


 
Le score électoral de Le Pen au premier tour des présidentielles a constitué un événement historique de portée internationale. Pour la première fois, le FN arrive à menacer la "démocratie" française.
Et c'est sous le signe de la "honte" que s'est immédiatement déchaînée la campagne anti-Le Pen, polarisant l'attention de toute la population, réveillant dans tous les esprits le spectre du fascisme.

 

Editorial - Derrière les discours électoraux, l'aggravation des attaques

Le carnaval électoral est de retour en France avec son cortège inépuisable de bluff, de magouilles politiciennes, de mensonges, d'illusions. En réalité, les dés sont pipés d'avance : c'est toujours la bourgeoisie qui gagne les élections. Sur ce terrain pourri, les ouvriers n'ont rien à y défendre. L'expérience est déjà faite depuis longtemps pour les prolétaires : que la gauche ou la droite l'emporte, tel candidat ou tel autre, cela signifie pour eux la même politique d'attaques incessantes de toutes les conditions de vie ouvrière.

C'est pourquoi aujourd'hui encore les révolutionnaires appellent les ouvriers à déserter toute participation électorale au nom de la défense de leurs intérêts immédiats et historiques. Ce n'est qu'en développant leurs luttes sur leur propre terrain de classe, contre la misère, sur les lieux de travail, dans les grèves et manifestations qu'ils peuvent réellement exprimer leur colère.
Cette attitude des révolutionnaires n'est pas spécifique aux élections qui se déroulent aujourd'hui en France. C'est depuis le début du siècle précédent que, contrairement au 19e , les ouvriers n'ont plus aucune possibilité d'utiliser les élections pour défendre leurs intérêts.

Les "acquis" de 1936

Mars. 78, c’était l’espérance, pour beaucoup, que si la gauche parvenait au pouvoir, enfin « tout allait changer » ! L’espérance était la même, en mai 36, quand les élections législatives donnèrent la majorité à la gauche.

Rapport sur la situation en France (I)

Dans ce numéro, nous publions la première partie du rapport sur la situation en France adopté tout récemment par la section territoriale du CCI en France.

Ce rapport, qui s’inscrit dans la continuité des précédents travaux de notre Courant, dégage les perspectives fondamentales et met en lumière quelles sont les lignes de force qui orientent la société de classe dans ce pays.

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