Crise économique

Crise économique, Moyen-Orient : Les aberrations du capitalisme "démocratique"

Pour ou contre la “mondialisation”, rassurants ou alarmants, les discours sur la situation internationale et ses perspectives sont unanimes sur une idée : la démocratie serait le seul système qui permettra à la société de progresser, de prospérer et le capitalisme serait la forme achevée de l'organisation économique, politique et sociale de l'humanité.

Manifestation de lycéens : La jeunesse refuse un avenir de misère

Depuis la mi-janvier, les lycéens manifestent contre une nouvelle réforme de l’Education nationale, le plan Fillon. Chaque jour, un peu partout en France, des lycées se mettent en grève et forment des cortèges dans les centres villes. Et les journées nationales d’action démontrent une véritable montée en puissance du mouvement.

Le démantèlement de l'Etat-providence signe la faillite du capitalisme

Depuis le début de l'année, plusieurs centaines de milliers de personnes ont manifesté en Russie contre les mesures gouvernementales qui visent à supprimer des "avantages" en nature dont bénéficiaient les retraités, les invalides ou certains fonctionnaires.

L'aggravation de la crise économique

Malgré la baisse du dollar, la hausse du pétrole, les spécialistes de la prévision économique se veulent rassurants puisque les taux de croissance sont positifs pour 2004 : 4,7% pour les USA, 3% pour le Japon, 1,6% pour la zone euro, 9,1 % pour les trois premiers trimestres de 2004 pour la Chine. Comment interpréter ces résultats ? L’économie mondiale irait-elle mieux ? Les Etats-Unis et surtout la Chine que la bourgeoisie présente comme un nouvel Eldorado peuvent–ils être les locomotives du monde pour relancer l’économie y compris en Europe ?

Pour répondre à ce questionnement, il est nécessaire, tout d’abord, d’analyser la situation de la première puissance mondiale, pour se rendre compte que la bourgeoisie utilise à nouveau la méthode Coué pour cacher au prolétariat la faillite croissante de son système.

Chine - Miracle économique ou mirage capitaliste


Depuis des années, les pays développés accumulent les déficits budgétaires les plus pharamineux, leur endettement est en constante augmentation et se généralise de façon quasi-incontrôlable. Ce qui est à l’ordre du jour, c’est le démantèlement de l’Etat-providence et les licenciements massifs dans nombre de régions du monde, tandis que tous les frémissements annonçant une “reprise économique” s’avèrent n’être que feu de paille. Pourtant, dans une telle situation où s’accumulent les nuages les plus sombres pour l’avenir, la bourgeoisie n’a de cesse de nous vanter le “miracle économique chinois”. Economistes patentés à l’appui, le développement économique de la Chine est vanté comme un signe annonciateur d’une nouvelle phase de développement du capitalisme mondial.
Le “triomphe des capitalistes rouges” et le “boom de l’économie chinoise”, seraient donc les porteurs d’une nouvelle phase d’expansion glorieuse du capitalisme.

Classe ouvrière internationale - Ce sont les besoins du capital qui dictent les politiques d'immigration

Récemment, la classe ouvrière en Grande-Bretagne a été littéralement bombardée par une série de campagnes hypocrites de déboussolement sur les questions de race et de l'immigration. D'un côté, le gouvernement n'a pas lésiné sur les déclarations diabolisant les immigrants : ils seraient de "faux" chercheurs d'asile, des "pseudo-touristes en quête de pensions" ou encore des "touristes de la santé". De l'autre, on a vu une série de discours visant à introniser l'Etat démocratique comme seul moyen pour se défendre contre le racisme, ce dernier étant présenté comme le produit d'individus ignorants ou de groupes néfastes comme le BNP (British National Party, équivalent britannique du Front National en France), dénoncés comme étant des forces hostiles à la démocratie.

La croissance américaine dopée par les hamburgers !

Cela fait longtemps que le capitalisme américain fait preuve de créativité en utilisant les statistiques pour donner un coup de pouce à une réalité par ailleurs fort morose. Par exemple, le gouvernement américain calcule le chômage en ne comptant que les chômeurs qui ont activement cherché du travail pendant les 30 derniers jours. Ceux qu'on appelle les "ouvriers découragés", qui ont laissé tomber la recherche d'emplois inexistants, ne sont pas considérés comme chômeurs -on considère qu'ils ne font plus partie des actifs. D'après le gouvernement, ce ne sont plus des ouvriers. Un autre exemple : jusqu'au début des années 1980, on calculait le taux de chômage sur la base de l'ensemble des civils actifs. Puis le gouvernement a décidé que les quasi trois millions de membres des forces armées seraient désormais considérés comme des ouvriers actifs (auparavant, ils n'étaient pas comptabilisés dans les civils actifs). Cela s'est avéré un moyen très efficace de diminuer le taux de chômage. Quand le ministère du travail fait des estimations du nombre d'emplois dans l'économie, tout travail qui requiert 10 heures par semaine minimum est considéré comme un emploi à temps plein - c'est ce qui explique toutes les étranges proclamations à propos de millions d'emplois subitement créés en même temps. Avec cette contrefaçon dans la "comptabilité" des emplois et des sans emplois, il est tout à fait possible qu'un ouvrier qui perd son travail à plein temps et retrouve tant bien que mal trois emplois à temps partiel mal payés pour survivre, soit comptabilisé comme chômeur dans les statistiques du chômage et permette d'afficher trois nouveaux emplois créés dans l'économie !

En février, dans le Economic Report annuel du Président, le président Bush a lancé une idée innovante et suggéré que les travailleurs de la restauration comme McDonalds ne soient plus considérés comme des employés de service mais soient reclassés comme employés d'industrie. Le conseiller économique en chef de Bush, Gregory Mankiw, se demandait "Quand un restaurant fast-food vend un hamburger par exemple, est-ce qu'il fournit un 'service' ou est-ce qu'il est en train d'assembler des pièces pour 'fabriquer' un produit ?". L'économie ayant perdu 2,6 millions d'emplois dans la transformation industrielle depuis janvier 2001, les économistes du gouvernement ont finalement trouvé comment ranimer la force de travail du secteur manufacturier -un hamburger après l'autre ! Evidemment, les démocrates et les comiques à la télévision s'en sont donné à coeur joie pour ridiculiser cette absurdité. On n'avait pas vu une manoeuvre aussi manifestement grossière depuis que l'administration Reagan en 1981 avait suggéré qu'on considère le ketchup comme un légume, dans le calcul de la valeur nutritionnelle d'un repas de cantine scolaire.

Le démantèlement de la Sécurité sociale signe la faillite du capitalisme

Avec son nouveau plan de "sauvetage de la sécurité sociale", le gouvernement Raffarin s'apprête une nouvelle fois à réduire le coût du salaire social. C'est au tour de la santé de faire les frais de ce nouveau plan d'austérité, après les attaques significatives menées au printemps dernier vis-à-vis des pensions de retraite et des indemnités de chômage en janvier dernier. Loin d'être une spécificité nationale, ces attaques se développent et se généralisent à l'ensemble des pays capitalistes qui avaient mis en place l'État-providence à la fin de la Seconde Guerre mondiale en vue de reconstruire leurs économies dévastées et qui avaient besoin pour cela d'une main d'oeuvre en bonne santé. L'attaque actuelle sur le système de soins en France, comme en Allemagne il y a quelques mois, signifie la fin du Welfare State et fait voler en éclats le mythe des "acquis sociaux". Cette attaque révèle que, face à l'approfondissement de la crise économique, au développement du chômage massif, la bourgeoisie ne peut continuer à entretenir la force de travail en grande quantité. La survie du capitalisme passe par une intensification de la productivité du travail, la recherche d'une main d'oeuvre la moins chère possible, tout en réduisant le coût de l'entretien de cette force de travail. Pour une grande majorité de prolétaires, c'est la précarité et la misère, voire l'exclusion définitive du système de production ou la mort comme on l'a vu pour les plus démunis (personnes âgées, SDF, handicapés) lors de la canicule de l'été 2003.

Battage autour des 35 heures : la droite continue le sale boulot de la gauche

Le nom du concept est en lui-même parlant : les lois Aubry ne parlent pas de réduction du temps de travail en tant que telle, mais également, et même en premier lieu, d'aménagement du temps de travail. Et pour cause : le fameux "challenge" des 35 heures tenait dans la possibilité offerte aux entreprises de profiter de ces lois pour réorganiser leurs cycles de production et accroître la flexibilité du travail tout en en réduisant le coût.

Crise économique : l'Etat, dernier rempart du capitalisme

Ce que démontre toute l'histoire du 20e siècle c'est que, si effectivement l'Etat joue un rôle déterminant dans le fonctionnement du capitalisme, ce n'est pas, contrairement à ce que la gauche veut faire croire, dans l'intérêt des exploités, mais bien dans le seul but de prolonger la vie, coûte que coûte, de ce système décadent.

Crise économique : Les oripeaux de la "prospérité économique" arrachés par la crise

Après la chute du mur de Berlin, la multiplication des guerres et génocides est rapidement venu infirmer tous les discours sur le prétendu nouvel ordre mondial qui en résulterait. Par contre, force est de constater que toutes les campagnes idéologiques sur la "démocratie" et la "prospérité" capitaliste ont rencontré un certain écho et pèsent fortement sur la conscience de classe des exploités.

Le chômage massif signe la faillite du capitalisme

La bourgeoisie et ses médias présentent le chômage comme une fatalité, tout en "proposant" des "solutions". Ils peuvent ainsi justifier les sacrifices imposés aux ouvriers, sous la forme d'un véritable chantage à l'emploi, en cherchant à culpabiliser les "actifs", en leur demandant de "partager" travail et salaire. Bref, ils généralisent la misère, au nom de la "solidarité".

Crise économique : la surproduction, maladie congénitale du capitalisme

Partout dans le monde et plus particulièrement en ce moment dans le carré des grands pays industrialisés, les prolétaires peuvent entendre cette mauvaise rengaine que jouent la bourgeoisie et ses sous-fifres de journalistes et d'économistes aux ordres : "Salariés, vous vivez au-dessus de vos moyens, il va falloir vous serrer la ceinture."

Crise économique - Le troc est-il un remède à la misère capitaliste ?

La presse s'est récemment fait l'écho de prétendus bouleversements du système de l'échange, en particulier en Argentine où pendant des mois il n'était plus possible de retirer des pesos et plus généralement de l'argent dans les banques."En Argentine, le troc est devenu un moyen de survie face à la crise économique. Ils sont plus de 6 millions, près du quart de la population à s'y adonner et à participer ainsi à une véritable économie parallèle. Un essor exceptionnel qui accompagne celui du chômage et de la pauvreté." (Libération du 22 août 2002) D'après cet article,"il existe à présent 8 000 clubs (de troc) dans le pays. Le premier d'entre eux est né en 1995, dans la banlieue de Buenos Aires, à l'initiative d'une dizaine de personnes (...) La vitesse avec laquelle (cette expérience) se développe en Argentine est sans précédent." En quoi consiste ce "troc" ? "Pour faciliter les échanges, les membres peuvent échanger des biens contre des creditos, une monnaie officieuse qui se présente sous forme de coupons d'une à cinquante unités. On peut s'en servir pour acheter des biens ou se procurer des services, s'offrir des leçons d'anglais, des consultations de médecins ou d'avocats."

Argentine : face au marasme économique, quelle riposte de la classe ouvrière ?

Dans les numéros précédents de RI, nous avons fait une analyse du processus qui a amené à la banqueroute totale de l'Argentine: une dette qui représente aujourd'hui plus de la moitié du PNB. Un chômage qui atteint aujourd'hui la moitié de la population active. Un pays qui, en dix ans, est passé de l'hyper-inflation à l'hyper-endettement. Après trois ans de récession, après le plan de "sauvetage" de mars 2000, le FMI refuse en novembre de débloquer les milliards de dollars promis. Sans la moindre liquidité pour payer le service d'une dette gigantesque, le gouvernement impose le "corralito " : les gens ne pourront sortir que 1000 pesos (dollars) au maximum par mois. Epargne bloquée et salaires kidnappés par l'Etat lui-même. Après trois ans de récession, trois ans d'augmentation galopante du chômage, de la pauvreté, de la précarité, après les baisses de salaires et des pensions du mois de mars, maintenant le peu que les gens possèdent à la banque se retrouve confisqué par l'Etat. Partout, économistes, scribouillards de toutes sortes, se mettent à proposer des solutions, à faire des analyses sur la "mauvaise étoile" des Argentins, dans une espèce de mauvais tango sur un disque rayé. En fait, la "solution" de la bourgeoisie est toujours la même : faire payer les prolétaires, exploiter encore plus, saigner à blanc et, ce faisant, transformer certaines parties du monde en terrains vagues habités par des clochards. Où que ce soit dans le monde (les tigres et autres dragons du Sud-est asiatique, en Russie ou au Mexique), à chaque fois, à chaque "nouveau plan", c'est toujours les mêmes qui trinquent.
L'Argentine n'est pas une exception, elle n'est même plus le signe avant-coureur, mais l'image à peine déformée de ce qui attend, à plus ou moins longue échéance, de plus en plus larges parties du monde.
Dans le cas de l'Argentine, le FMI est en train de mettre la pression pour éviter la contamination aux pays voisins et même à l'Europe. Le FMI sait très bien que de nouveaux crédits n'auraient engendré que de nouvelles dettes dans une fuite en avant sans fin, suicidaire, et qui auraient contaminé à coup sûr les pays voisins et l'Europe.
Ainsi, la seule façon de procéder a été, comme toujours, la même : écraser encore plus les salariés et les classes non-exploiteuses. Au passage, le FMI, en tant que représentant de la bourgeoisie occidentale, a mis au pied du mur sa consœur argentine, bourgeoisie particulièrement corrompue et arrogante. Si, au mois de mars 2001, c'étaient trois ministres des finances qui se sont succédés en 10 jours, maintenant, en 15 jours, ce sont… 5 présidents qui sont passés les uns après les autres ! On a eu droit à toutes les nuances du péronisme, depuis l'histrion populiste de service qui a promis "l'immédiate cessation de payement de la dette" et "de suite, un million d'emplois" (Rodríguez Sáa), jusqu'au populiste bon teint Duhalde qui, lui, a été le candidat péroniste contre De La Rúa, et qui se permet maintenant de critiquer "tous ces stupides et corrompus qui nous ont mis dans un tel état", faisant référence, entre autres, à son coreligionnaire Menem.

Argentine : Une manifestation de la faillite du capitalisme

C'est au moment où nous mettions sous presse notre journal que l'Argentine est venue au devant de la scène mondiale avec une aggravation spectaculaire de sa crise économique, sociale et politique. Cet article n'est donc qu'une première prise de position "à chaud".
 

Une économie en banqueroute totale : une récession persistante depuis 3 ans, un chômage de près de 20% (atteignant 40% dans de nombreuses provinces), 150 milliards de dollars de dette extérieure ce qui oblige de consacrer les trois quarts des exportations à rembourser les intérêts de celle-ci.
Une situation sociale et politique chaotique : malgré l'état de siège des manifestations massives quotidiennes qui tournent à l'émeute aux quatre coins du pays aux cris de "Nous voulons manger !", plus de 20 morts et une centaine de blessés en quelques jours, des pillages systématiques de magasins, un appareil politique qui disparaît dans les airs à l'image de l'ex-président De la Rua, obligé de quitter son palais en hélicoptère, après que la démission du ministre de l'économie, puis du gouvernement, n'aient pu calmer la situation.

Editorial : Salut à la crise

La crise économique frappe avec une violence redoublée à la porte des grands pays capitalistes. Personne ne l'a conviée et pourtant elle s'invite partout. Hier encore, tous les "experts" de la bourgeoisie levaient leur verre à la bonne santé du plus dynamique des modes de production. La dernière convive, la "nouvelle économie", était célébrée sur tous les tons. Le régime idéal avait été trouvé : une croissance constante sans inflation. Mais tous ces beaux discours ont dû s'éclipser discrètement pour laisser la place à celle qui, loin des salons d'apparat, des réceptions "d'écoptimistes" et des mensonges électoraux, n'avait jamais cessé son travail de sape. Nous avons toujours affirmé que, derrière les falsifications des chiffres du chômage, se cachait la liquidation de pans entiers de l'économie mondiale, que, derrière la "croissance", se dissimulait, outre l'enfoncement dans une misère indicible des trois quarts de la planète, un endettement astronomique porteur de banqueroutes de pays entiers, comme aujourd'hui en Argentine. C'est l'économie mondiale toute entière qui souffre d'un mal incurable dont les causes sont dans le mode de production capitaliste lui-même.
Mais un autre mensonge, une autre falsification est aujourd'hui répandue, destinée à faire croire aux prolétaires qu'il existe des solutions à cette crise économique et sociale dans le cadre du capitalisme. Ce sont les discours réformistes des tenants de "l'antimondialisation" qui prétendent que le mal vient d'un "libéralisme trop sauvage" et qu'il suffirait de plus de régulation par les Etats-nations pour en sortir. Toutes ces bonnes âmes "citoyennes" -et leur sillage de manifestants "globe-trotter" plus ou moins excités- ne font qu'amuser la galerie pour mieux masquer la seule alternative à la faillite du capitalisme : celle du renversement de ce système par le prolétariat international. Seule la classe ouvrière, créatrice de l'essentiel de la richesse sociale, peut remettre en cause la logique de l'exploitation capitaliste qu'elle est la première à vivre dans sa chair et en finir avec ce mode de production, c'est à dire avec le règne de la marchandise et du salariat, véritable cause des crises, de la misère et des guerres qui ravagent la planète. Seul le développement des luttes ouvrières, sur leur terrain de classe, peuvent préparer la voie à la destruction révolutionnaire de l'Etat bourgeois et des rapports marchands capitalistes, que ce soit sous leur forme "libérale" ou "étatisée". Aujourd'hui que c'est par charrettes de 10.000 ou 20.000 ouvriers que les grands groupes annoncent leurs licenciements, la question de la riposte de la classe ouvrière revient se poser plus ouvertement, même si chaque prolétaire n'en a pas encore clairement conscience. Les révolutionnaires ne peuvent que saluer la crise, car avec elle, c'est la perspective d'affrontements décisifs entre les classes qui vient se réaffirmer avec force.

Editorial : Licenciements par milliers, chômage, austérité... Une seule classe ouvrière ! Un seul combat !


 

Depuis le mois de janvier, les bobards racontés par la classe dominante sur la "bonne santé de l'économie" et le "bon moral des Français" n'ont cessé d'être ouvertement contredits par les faits. Des faits criants de vérité : le capitalisme est bel et bien en crise et les bourgeois sont bien obligés aujourd'hui de le reconnaître. La seule chose que ce système capitaliste soit capable de faire, ce n'est pas d'apporter de plus en plus de "prospérité" à l'espèce humaine -comme on essaie encore de nous le faire croire-, mais au contraire toujours plus de misère et de chômage, toujours plus de barbarie guerrière. Et, pour ceux qui se révoltent, la répression la plus bestiale, comme en Algérie où les récents événements nous donnent aujourd'hui un avant-goût de ce qui arrivera ici lorsque le prolétariat se soulèvera face à l'Etat bourgeois. Voilà le vrai visage du capitalisme.

Résolution sur la situation internationale 2000

La situation internationale en cette année 2000 confirme la tendance, déjà analysée par le CCI au début de la décennie passée, à un écart grandissant entre l'aggravation de la crise ouverte de l'économie capitaliste et l'accélération brutale des antagonismes impérialistes d'une part et un recul des luttes ouvrières et de la conscience dans la classe d'autre part.

Crise economique : une economie de casino

Le 26 mai 1996, la bourse de New York était dans l'euphorie du centenaire de la naissance de son plus ancien indicateur, l'indice Dow Jones. Gagnant 620 % durant ces 14 dernières années, l'évolution de l'in­dice dépassait de loin tous ses précédents records : celui des années 1920 (468 %)... menant au krach boursier d'octobre 1929, prémisse de la grande crise des années 1930 et celui des années de « prospérité » d'après-guerre (487 % entre 1949 et 1966)... abou­tissant à la stagnation des 16 années de « gestion keynésienne de la crise ». « Plus cette folie spéculative va durer, plus le prix à payer ensuite sera élevé » prévenait l'ana­lyste B.M. Biggs, considérant que « les cours des entreprises américaines ne cor­respondent plus du tout à leur valeur réelle » (Le Monde du 27 mai 1996). Un mois plus tard à peine, Wall Street s'effon­drait brutalement pour la troisième fois en huit jours entraînant dans son sillage toutes les Bourses européennes. Ces nouvelles se­cousses financières viennent remettre tous les discours actuels sur la « reprise améri­caine » et « la future prospérité européenne grâce à la monnaie unique » à leur juste place dans le rayon des accessoires destinés à tromper le « peuple » sur les enjeux et la gravité de la crise du capitalisme. A inter­valles réguliers ces secousses rappellent et confirment la pertinence de l'analyse mar­xiste sur la crise historique du système capi­taliste et mettent plus particulièrement en évidence le caractère explosif des tensions qui sont en train de s'accumuler. Et pour cause ! Confronté à son inéluctable crise de surproduction qui réapparaît ouvertement à la fin des années 1960, le capitalisme survit depuis lors essentiellement grâce à une in­jection massive de crédits. C'est cet endet­tement massif qui explique l'instabilité croissante du système économique et finan­cier et qui engendre la spéculation effrénée et les scandales financiers à répétition : quand le profit tiré de l'activité productive se fait maigre le « profit financier facile » prend le relais.

Polémique : derrière la « mondialisation » de l'économie l'aggravation de la crise du capitalisme

Hommes politiques, économistes et médias nous ont habitué aux plus stu­péfiantes théories dans leur ten­tative désespérée d'occulter la faillite absolue du système capitaliste, et pour justifier l'interminable escalade d'attaques contre les conditions de vie de la classe ou­vrière.

La crise en Russie et en Europe de l’Est (2e Partie)

Faiblesse et sénilité du capitalisme d’État à l’Est

A sa différence des trotskystes qui recouvrent d'une chasuble d'or le corps nu de l'économie capitaliste à l'Est, des militants de la gauche communiste comme Mattick ou du GLAT reconnaissent la nature réactionnaire du capitalisme d'Etat et ne lui donnent pas un label "progressif" au nom d'une théorie du "troisième système" si chère à SouB et à ses rejetons actuels de Solidarity.
Nous ne pouvons par exemple que souscrire à l'article du GLAT paru dans
Lutte de Classe de janvier 1977 qui affirme clairement "les contra dictions qui précipitent le capitalisme dans la crise ne sont pas le privilège des pays les plus avancés ou des pays sous-développés de la planète. Elles sont inhérentes au capitalisme d'Etat comme le montre l'exemple de l'URSS". Cette prise de position est certainement plus claire que l'assertion gratuite, en contradiction avec la réalité de toujours du capitalisme d'Etat russe, celle de Paul Mattick prétendant que le "capitalisme d'Etat n'est pas "réglé" par la concurrence et  les crises". Non seulement en ne voyant pas le rôle destructeur de la concurrence et des crises à l'intérieur du capitalisme en général mois en niant leurs effets à l'Est en particulier, Mattick ne peut que rejeter toute possibilité objective d'une révolution prolétarienne. C'est pourquoi alors que la bourgeoisie de par le mon de prend de plus en plus des mesures de capitalisme d'Etat en nationalisant des secteurs clefs de l'économie, il est nécessaire d'en définir la nature afin de montrer qu'il ne constitue qu'un palliatif et non une "solution" à la crise générale du capitalisme.

De la crise à l’économie de guerre


 
Ce rapport sur la situation internationale tente de tracer les perspectives politiques et économiques fondamentales que au cours de l'année à venir. Plus qu'une analyse détaillée de la conjoncture économique et politique actuelle même dans les principaux pays capitalistes -analyses qui se poursuivent aujourd'hui de façon régulière dans les publications des différentes sections territoriales du Courant Communiste International-, nous nous efforcerons de donner les lignes essentielles, les axes fondamentaux qui vont déterminer le cours de l'économie capitaliste pour l'année prochaine et qui vont dessiner l'orientation politique des diverses bourgeoisies nationales et les actions des deux blocs impérialistes. Nous espérons ainsi élaborer une perspective cohérente pour guider l'intervention du CCI dans les batailles de classe décisives qui se préparent de plus en plus : perspective qui sera un des éléments pour que le CCI devienne de plus en plus un facteur actif du développement de la conscience du prolétariat, pour que le CCI puisse devenir un élément vital de l'orage prolétarien qui déracinera et détruira l'Etat capitaliste dans le monde entier et ouvrira la transition au Communisme.

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