Guerre en Irak

Le Milieu politique prolétarien face à la guerre : Le fléau du sectarisme au sein du camp internationaliste

La fin de l'année 2003 a été marquée par un sérieux pas en avant du capitalisme mondial vers l'abîme : un pas représenté par la seconde guerre du Golfe et la création d'un bourbier militaire dans une zone stratégique du monde. Une guerre d'une importance cruciale pour les nouveaux équilibres impérialistes, avec l'intervention et l'occupation anglo-américaine de l'Irak et l'opposition à celle-ci des différentes puissances impérialistes qui prennent désormais de plus en plus des positions antagoniques à celles des Etats-Unis.

Propositions du CCI aux groupes révolutionnaires pour une intervention commune face à la guerre

Nous publions ci-dessous deux lettres que nous avons avons fait parvenir aux organisations de la Gauche communiste, leur proposant des modalités pour une intervention commune face à la guerre. Nous publions par la suite les réponses (toutes négatives), et notre position sur ces réponses.

Notes sur l'histoire de la politique étrangère des Etats-Unis depuis la deuxième guerre mondiale

Au moment où nous écrivons cet article, le président George W. Bush vient d'annoncer que les Etats-Unis étaient prêts à envahir l'Irak, avec ou sans soutien international et même sans l'accord du Conseil de sécurité. La brèche qui existe entre Washington et les capitales des principaux pays européens, et même avec la Chine, sur la question de cette guerre imminente est palpable. Dans ce contexte, il est tout à fait approprié d'examiner les racines de la politique impérialiste américaine depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, afin de mieux comprendre la situation actuelle.

10 ans aprés la guerre du Golfe : Machinations, mensonges, et demi-vérités

Sur Arte, chaîne publique de télévision franco-allemande, un long documentaire a été programmé avec un titre éloquent "Les dessous de la guerre du Golfe". Au moment de la sortie de ce document, des articles ont été publiés dans des hebdomadaires avec des "révélations" concernant la préparation et la réalisation de cette guerre.

Irak et Palestine - Les élections n'annoncent pas la paix, mais encore plus de chaos et de barbarie

L’élection de Mahmoud Abbas, début janvier, à la présidence de l’autorité palestinienne a été saluée par l’ensemble de la bourgeoisie, au niveau international, comme un nouvel espoir, comme une nouvelle chance pour relancer les négociations de paix avec Israël. George Bush a même présenté ces élections "largement libres et honnêtes" comme une "nouvelle preuve que les peuples du Moyen-orient veulent la démocratie". Pour cacher ses velléités guerrières, la classe bourgeoise est prête à n’importe quel mensonge d’un cynisme sans limites. Pour les besoins de sa propagande "pacifiste", le nouveau chef palestinien devient un interlocuteur privilégié car il aurait une politique modérée, alors que ce n’est qu’un vulgaire chef de guerre, fidèle lieutenant des basses œuvres de Arafat, connu aussi sous le nom de guerre de Abou Ammar. Quant à l’enthousiasme de la population pour le scrutin électoral et la démocratie, ce ne sont encore que des mensonges !

Irak - La barbarie sans fin

En Irak, les attentats succèdent aux attentats. La mort fauche les victimes par dizaines. L’armée américaine compte à l'heure actuelle 1276 morts (dont plus de 100 pour le mois dernier) et 9765 blessés. L’assaut sur Fallouja a fait au moins 2000 victimes parmi les rebelles. Aucun bilan n’a été publié concernant les dizaines de milliers d’habitants qui n’avaient pas pu fuir, pris au piège des affrontements. Le bilan de la guerre se situerait au minimum à 15 000 victimes. Une revue médicale anglaise avance un bilan réel d’au moins 100 000 morts !

Irak : Le capitalisme s'enfonce dans la barbarie guerrière

En Irak, un massacre en prépare un autre. Depuis début novembre, 1 200 insurgés de la guérilla irakienne et 51 soldats américains ont été tués, 400 autres blessés, au cours de l'offensive américaine d'envergure sur Fallouja mettant en oeuvre  les chars, les canons et l'aviation. Dans le même temps, attentats et répression aveugles continuent de semer la mort et la désolation dans le pays mis à feu et à sang. Si la guerre en Irak constitue actuellement un concentré de la barbarie guerrière du capitalisme, celle-ci est encore illustrée par tous les conflits qui ensanglantent la planète.

Irak , Moyen-Orient - La barbarie sans fin du capitalisme


Dans une situation de chaos généralisé, de guerre civile permanente, d’attentats terroristes et d’enlèvements quotidiens d’otages de toutes nationalités y compris irakienne, une nouvelle offensive terrestre et aérienne de l’armée américaine a débuté en octobre. Pour la première fois depuis le début de cette guerre en Irak, des soldats irakiens entièrement armés par les Etats-Unis ont participé, directement sous commandement américain à la première phase de cette offensive. En effet comme le révèle le Financial Times : "Il est préférable de confier les opérations militaires aux forces irakiennes afin d’en minimiser les retombées politiques." Celle-ci s’est d’ailleurs traduite le 3 octobre dernier par la chute de Samarra (ville située à 100 km au nord de Bagdad). Pour arriver à ses fins dans cette offensive, des combats acharnés et un quadrillage maison par maison ont dû avoir lieu. On sait pertinemment que des femmes et des enfants sont morts au cours de cet assaut même si aucune statistique fiable ne peut donner un aperçu du massacre. Mais la ville de Samarra n’a été que le premier moment d’une offensive qui s’est développée en direction de Falloujah.

Irak - L’affrontement entre les grandes puissances accélèrent le chaos

La prise d’otages est devenue une pratique guerrière courante, presque journalière. En Tchétchénie, au Moyen-Orient, en Irak, en Afrique, partout où les conflits impérialistes sont ouvertement à l’œuvre, des êtres humains sont pris en otage, décapités, massacrés, tout en étant filmés par les médias aux ordres de la bourgeoisie. Le capitalisme est né dans la boue et le sang, mais si le prolétariat le laisse faire, il nous entraînera dans une marée de souffrance et de destruction.

irak - moyen-orient : L’enfoncement du capitalisme dans la barbarie guerrière

Après l’attentat du 11 septembre 2001 à New York, l’Etat américain a expliqué la nécessité de déclarer la guerre à l’Irak à partir de trois éléments. Le premier fut la menace représentée par "les armes de destruction massive", d’armes de cette nature il n’y en avait évidemment pas. Le deuxième argument était de faire de l’Irak une démocratie à l’image de celle des Etats-Unis, la démocratie bourgeoise en Irak se décline en termes d’anarchie politique et de pays aujourd’hui ingouvernable. Enfin, et plus important encore, l’attaque militaire de l’Irak était rendue absolument nécessaire, afin de pouvoir mener une guerre totale et sans merci contre le terrorisme mondial. Ceci impliquant bien sûr qu’il existait un lien étroit entre le boucher Saddam Hussein et l’organisation Al Quaïda d’Oussama Ben Laden. Depuis ce moment, le monde s’est enfoncé davantage dans un chaos sanglant. Pas une journée ne se passe en Afghanistan, en Irak, au Moyen-Orient, en Afrique (voir l’article sur le Darfour) sans que ne se déroulent de nouveaux massacres. La décapitation filmée y est devenue une arme de guerre, utilisée sans aucune retenue au-delà de toute humanité. Mais bien pire encore, c’est maintenant la population civile, femmes et enfants compris, qui est prise en otage par toutes les cliques impérialistes, faibles ou puissantes, qui se déchirent sans retenue.

15 ans depuis l'effondrement du bloc de l'Est : Une ère de guerre et de chaos

L'année 1989 connaît l'effondrement du bloc soviétique. Cet événement, en premier lieu fruit de la crise économique mondiale du capital, va avoir immédiatement des répercussions de très grande importance sur la vie et le développement du capitalisme. La classe ouvrière doit se rappeler qu'à ce moment-là tous les leaders de la bourgeoisie mondiale nous promettaient une nouvelle époque : "Une ère de paix et de stabilité". L'effondrement du stalinisme devait signifier la fin de la barbarie. L'évolution sanglante de la réalité allait très rapidement démontrer exactement le contraire. Dès le début des années 1990, la barbarie s'installait comme une donnée permanente dans la vie de la société, se généralisant à l'ensemble de la planète, frappant de manière de plus en plus aveugle, s'étendant progressivement aux grandes métropoles capitalistes. Elle concrétisait, dans le sang et la boue, l'entrée du capitalisme dans la phase ultime de sa décadence : celle de sa décomposition accélérée. A la place d'un affrontement impérialiste enserré dans le corset de fer des blocs impérialistes soviétique et américain, commençait à s'installer une logique guerrière radicalement différente, une logique où chaque pays capitaliste allait défendre ses intérêts propres en dehors de toute alliance stable soumise à un état impérialiste dominant. Chaos, perte de contrôle, anarchie grandissante et accélération de la décomposition ne pouvaient en être que la concrétisation dramatique.

IRAK - MOYEN-ORIENT : La barbarie des grandes démocraties capitalistes

Tous les jours, des heurts meurtriers se déroulent dans chaque ville irakienne comme à Kerbala le 19 mai dernier. Des massacres de populations civiles se perpétuent comme dans le village de Makredid où une fête de mariage a été bombardée faisant au moins 40 morts, principalement des femmes et des enfants. Les exécutions sommaires d'otages à l'arme blanche par des groupuscules fanatisés et armés toujours plus nombreux deviennent monnaie courante. Mais ce qui est nouveau dans la situation, c'est l'apparition sur les écrans de télévision du monde entier des tortures infligées aux prisonniers irakiens d'Abou-Ghraib. Il est certain que ces tortures ne doivent pas concerner que cette seule prison, pas plus qu'elles n'auraient seulement commencé qu'au mois de mai de cette année.

IRAK - LE NOUVEAU DESORDRE MONDIAL

Il y a quatorze ans, suite à l'effondrement du bloc de l'Est, George Bush père, avec à sa suite toute la bourgeoisie occidentale, nous promettait un "nouvel ordre mondial" fait de paix et de prospérité. Le moins que l'on puisse dire, et la situation en Irak en constitue certainement l'exemple actuel le plus criant, c'est que c'est bien à un chaos croissant auquel nous assistons depuis lors.

La guerre impérialiste exprime la faillite du capitalisme

Tout le 20e siècle a été marqué par des guerres incessantes, sur l'ensemble de la planète, dont deux guerres mondiales. Ce siècle a été un siècle de barbarie, comme aucun autre dans l'histoire de l'humanité. Nous entamons le troisième millénaire et cette barbarie non seulement continue mais prend des proportions de plus en plus destructrices. Des régions entières du globe sont entrées dans la guerre et n'en sortent plus. Des générations entières n'ont jamais connu que la guerre. Cette situation ne laisse pas la classe ouvrière indifférente. Des questionnements émergent, et ils sont légitimes. On doit en effet se poser certaines questions. Alors qu'en 1989 la bourgeoisie nous a promis l'avènement définitif de la paix, c'est le contraire qui s'est passé : il y a de plus en plus de guerres. Pourquoi ? Qu'est-ce qui motive cet investissement incroyable des Etats dans l'armement, qu'est-ce qui préside à tant de dépenses pour faire la guerre ? La bourgeoisie est-elle obligée de faire la guerre pour défendre ses intérêts ? Quel est le résultat de la guerre ? la guerre a-t-elle une rationalité du point de vue du capitalisme ? Que peut faire la classe ouvrière face à la guerre ? Faut-il parfois les soutenir, ou au contraire toutes les dénoncer ? Ces questions sont avant tout motivées par l'immense battage médiatique qui accompagne chaque campagne de guerre de la bourgeoisie : beaucoup d'explications se bousculent, beaucoup de bonnes volontés se font jour… mais malgré tout ça, la guerre continue, elle empire, elle tue et elle détruit.

En Irak comme ailleurs : La paix capitaliste est impossible

L'Irak est un pays livré au chaos. Il ne se passe pas un jour sans attentats, sans attaques armées frappant aveuglément la population civile, mais aussi, et c'est un signe de l'évolution de la situation, l'armée américaine, la police irakienne, les communautés sunnite, chiite et kurde. Plus personne, plus rien n'échappe en Irak à ce qui pourrait rapidement dégénérer en guerre civile. C'est en ce sens que le général John Abizaid, chef du commandement central américain a déclaré : "s'attendre avec l'approche de la date de passation du pouvoir (prévue pour le 30 juin 2004), à une recrudescence des actes de violence en Irak à ce que la multiplication des attaques ne pousse des groupes locaux à la confrontation menant ainsi à une dégradation et préparant le terrain à une guerre civile." (Cité par Courrier International du 2 février 2004). Le 1er février dernier, un double attentat-suicide visait les sièges des deux principaux partis Kurdes, le PDK (Parti démocratique du Kurdistan) et l'UPK (Union patriotique du Kurdistan). Ce double attentat qui a fait plus de 100 morts et 133 blessés, a ramené sur le devant de la scène l'épineuse question kurde. Dans le chaos interne à la situation en Irak, il est une réalité maintenant indéniable : les dirigeants kurdes irakiens réclament avec de plus en plus d'insistance un système fédéral qui traduirait leur autonomie de fait, en réalité institutionnelle. Les Kurdes d'Irak font savoir de plus en plus fort leurs réelles prétentions : une autonomie kurde sur une base ethnique, avec en plus la ville de Kirkuk comme métropole. Cet état de fait ne peut se traduire que par une montée de la violence attirant le mécontentement turc, iranien, sunnite et chiite. Le Kurdistan irakien est aujourd'hui une poudrière qui pourrait bien embraser toute la région.

Conférence de Genève sur le moyen-orient : LA PAIX EST IMPOSSIBLE DANS LE CAPITALISME

Quelque 700 dirigeants, intellectuels et personnalités de tous pays se sont réunis le 1er décembre à Genève, pour lancer officiellement ce qui est dénommé "l'initiative Genève", initiative pour un énième plan de paix israélo-palestinien. La classe ouvrière dans l'ensemble de l'Europe et dans le monde ne devait pas passer à coté de cet évènement présenté comme historique par une grande partie de la bourgeoisie mondiale.

Arrestation de Saddam Hussein : L'hypocrisie des grandes puissances

L'arrestation de l'ancien boucher et président irakien Saddam Hussein a provoqué immédiatement une mobilisation générale des états-majors politiques des principales puissances impérialistes du monde. Toutes ont salué l'événement mais, pour les principales rivales des Etats-Unis, c'était bien à contre cœur puisque, à travers celui-ci, la première puissance mondiale a pu redorer son blason. Et la plupart d'entre elles font une nouvelle fois la preuve de leur veulerie en vouant aux gémonies celui qui, hier encore, était un allié respectable, voire un pion sur lequel on misait particulièrement (comme Chirac) alors qu'il était déjà un boucher et un " dictateur ".

Irak, Moyen-Orient : les grandes puissances accentuent le chaos

Si depuis l'attentat du 11 septembre sur les Twin Towers à New York la barbarie guerrière ne connaît qu'une accélération continue, nous le devons en premier lieu à l'affrontement impérialiste devenu aujourd'hui permanent entre les plus grandes puissances capitalistes de ce monde en putréfaction.

Après la victoire américaine, le Moyen-Orient demeure un enjeu impérialiste mondial

Les Etats-Unis sont contraint en permanence d'affirmer sur le plan militaire leur leadership mondial que leur contestent leurs anciens alliés. Les principaux conflits où ont été impliquées ces puissances depuis l'effondrement du bloc de l'Est relèvent de cette logique. C'est avec plus de netteté encore que celle-ci s'est affirmée en Afghanistan et en Irak. Dans ces deux pays, les Etats-Unis jouent un rôle majeur de maintien de l'ordre et connaissent des difficultés croissantes face à une situation que l'on peut déjà qualifier d'enlisement.

La guerre en Irak est finie, pas les rivalités entre grandes puissances ! Pas les massacres !

Au lendemain de cette guerre, ce qui ressort de la situation, c'est une escalade des périls, des risques accrus d'instabilité, d'affrontements et de chaos. Comme en Afghanistan où la guerre n'a rien réglé, où, en dehors de Kaboul, le pays reste aux prises aux luttes des fractions qui cherchent à établir leur contrôle, l'Irak et la région restent un baril de poudre.

Conflits impérialistes : Indépendants ou pas, tous les médias sont au service de leur bourgeoisie

Dans ce bras de fer, qui était joué d'avance face au rouleau compresseur américain, les médias français de tout bord politique ont appuyé à fond la classe dominante au pouvoir, déversant à gros bouillons un nationalisme abject et un pacifisme misérable pour tenter d'obtenir le soutien de la population en général et de la classe ouvrière en particulier, à ses objectifs impérialistes.

Après sa victoire en Irak, les vrais problèmes commencent pour la bourgeoisie américaine

C'est maintenant que vont commencer les vraies difficultés pour les Etats-Unis, à la faveur desquelles va renaître de plus belle la contestation de leur leadership, comme cela a été le cas depuis le début des années 1990, les contraignant à des déploiements militaires et des démonstrations de force de plus en plus gigantesques, prenant le monde pour champ de bataille.

Pour lutter contre la guerre, il faut lutter contre le capitalisme

Le 15 février dernier, dans le monde entier, les rues des principales métropoles sur tous les continents ont résonné de slogans tels que "Non à la guerre !", "Pas de sang pour le pétrole !", "Refusons une nouvelle Busherie !", " Bush, Sharon, assassins !", "Quelle connerie, la guerre !" et bien d'autres de la même veine.

préparatifs guerriers contre l'irak : l'hypocrisie des grandes puissances

Les Etats-Unis affichent clairement leur détermination à faire la guerre en Irak. Chacun des actes et chacune des paroles des membres de l'administration américaine vont résolument dans ce sens, ne laissant aucune ambiguïté sur leur résolution à intervenir militairement dans ce pays devenu le symbole de la capacité de l'Amérique à imposer son leadership sur le monde.

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