La Gauche Communiste de France

La Gauche Communiste de France a été formée à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale par des éléments de la Gauche Italienne, ainsi que par des éléments l'ayant rejoint en France. La GCF refusa de se joindre à la formation du Parti Communiste Internationaliste en Italie sur la base que la période historique (celle d'une profonde défaite de la classe ouvrière) signifiait que la formation du parti était impossible et que les critères de formation du parti en Italie étaient profondément opportunistes. La GCF développa le travail théorique déjà commencé par la Fraction Italienne. Le CCI tire son principal héritage politique et sa continuité organisationnelle de la GCF

Il y a 80 ans, la fondation de la Gauche communiste de France: Maintenir en vie l’étincelle de l’organisation des révolutionnaires (Partie 2)

Dans la première partie de cette série, nous avons montré que la Gauche communiste de France (GCF) s’est constituée dans la continuité de la Fraction de gauche du Parti communiste d’Italie et de la Gauche communiste internationale. En plein cœur de la contre-révolution, elle demeura la seule organisation capable de défendre de façon cohérente et intransigeante les principes organisationnels de la Gauche communiste.

Il y a 80 ans, la fondation de la Gauche communiste de France: Maintenir en vie l’étincelle de l’organisation des révolutionnaires

Au mois de janvier 1945, paraissait le premier numéro de la revue Internationalisme, l’organe théorique de la Fraction française de la Gauche communiste (FFGC) qui avait été fondée quelques semaines plus tôt lors de sa première conférence en décembre 1944.1 Ce groupe, composé d’une poignée de militants, prit par la suite le nom de Gauche communiste de France et mena, jusqu’en 1952, une intense activité politique.2 En s’inscrivant dans la co

La perspective de barbarie II : La phase concurrentielle du capitalisme (période ascendante)

Cette parenthèse fermée, abordons maintenant les trois phases : (concurrence, monopole, capitalisme d’État) qu’a traversé successivement la société moderne. C’est en les passant en revue qu’on pourra comprendre la dernière d’entre elles, le capitalisme d’État. Précisément, l’enseignement du texte d’Engels qu’on vient de citer est de montrer que la première phase traçait en quelque sorte à l’avance les lignes de force des deux qui lui ont succédé.

Propriété et capital : Les buts de la revendication socialiste (A. Orso - suite)

Avant d’avancer dans le thème de notre recherche, qui a trait aux institutions juridiques de la propriété accompagnant l’économie capitaliste dans son cours historique, il est toutefois nécessaire de rappeler encore qu’elles ont toujours été les vrais buts de la revendication socialiste.

Revue de presse - 1949

The Bulletin est publié à New-York par la Workers League for a Revolutionary Party (Ligue des ouvriers pour un parti révolutionnaire). J’ai en mains son numéro de novembre-décembre 1948. L’article de tête, rédigé par F. Harden, traite de la "rébellion de Tito". Après avoir exposé l’affaire, Harden rappelle l’appréciation, dès longtemps portée par la WLRP, sur la Révolution d’Octobre. "Dès les premiers jours de cette révolution, la bureaucratie du parti usurpa les fruits économiques et politiques du renversement de la bourgeoisie.

Autour d’un procès

La presse bourgeoise d’Occident a fait grand état de ce procès où le cardinal primat de Hongrie figurait au banc des accusés. Elle allait même jusqu’à la comparer aux procès de Moscou. Cependant, et si les moyens directement utilisés dans les deux cas pour l’obtention d’aveux suffisants sont peut-être identiques, il s’en faut de beaucoup pour faire de Mindszenty un Toukhatchevsky. S’il est dans l’histoire quelque tribunal auquel le procès de Budapest ferait songer, ce serait, toutes proportions gardées, à ceux qui prononcèrent la sentence capitale à l’encontre de Charles Ier ou Louis XVI.

Le problème du socialisme IV : La classe ouvrière et l’économie dirigée par l’État

Dans nos digressions sur l’économie dirigée par l’État, nous avons vu que cette économie n’est pas un soulagement de l’exploitation des populations laborieuses, mais au contraire une accentuation. Le sens de cette économie dirigée est virtuellement d’accroître cette exploitation et d’éliminer des branches du travail qui n’ont pas d’intérêts pour l’organisation des grands capitaux. Et nous précisons aussi que "l’unité nationale" et "l’intérêt national" sont les plus importantes armes spirituelles de la bourgeoisie et de l’ancien mouvement ouvrier.

La crise économique réapparaît en France

Devant les signes évidents d’une baisse des prix agricoles et de l’or en France, la première pensée qui vient consiste à considérer ces symptômes comme annonciateurs d’une nouvelle crise générale. Comme celle de 1929 et celle de 1938, nous assistons nettement à une chute des prix agricoles et à un resserrement du crédit bancaire. Une mévente des produits industriels de simple consommation s’affirme de plus en plus.

Signification d'un message présidentiel

Tous nos bons progressistes d'Europe ont frétillé d'enthousiasme à la lecture du message que Truman adressa au Congrès, en ce qui était pour lui un début d'année et de Présidence. A le croire, le message représentait un premier pas vers la construction du socialisme. Truman allait désormais reprendre contre les trusts le "bon combat" entamé par Roosevelt. Ils voyaient là aussi une justification éclatante de leur politique, dite de dirigisme, et comme quoi le régime d'exploitation capitaliste tout doucettement disparaît.

Le congrès du P.C.I. D’Italie (II)

Sur la base de divers comptes-rendus, écrits et oraux, on peut se faire une idée assez précise de ce qu'a été le congrès du PCI d'Italie.

Nous avons d'abord celui publié dans notre dernier internationalisme, qui donne une idée assez complète des débats du Congrès.

Dans la "Battaglia Communista" organe du PCI d'Italie et dans “l'internationaliste” organe de la fraction belge nous trouvons des articles traitant des travaux du Congrès.

Enfin la réunion publique organisée par la fraction française.

Où en sommes-nous ?

Nous nous proposons dans cet article, de faire un rapide tour d'horizon des différents groupements qui sont réclament en France du prolétariat ou agissent en son sein, et de leurs positions politiques respectives. Nous avons fait autrefois une telle étude détaillée[1]. Mais les événements se succèdent à un rythme si rapide à notre époque, que trois années suffisent à vérifier et à bouleverser les positions et prévisions des uns et des autres, et justifie une nouvelle est nécessaire remise à jour de la géographie politique.

“WALLACE ET LA PAIX”

Préambule :

Ce titre à propos du livre de Wallace : "vers la Paix" édité en France en septembre 1948, et dont cet article est en grande partie l’analyse.

PRESENTATION

Avant les élections présidentielles aux États-Unis un cercle ouvrier qui fait une série d'études sur les États-Unis, nous avons demandé de faire un exposé sur le 3e parti américain de Wallace.

 L'essentiel des questions que l'on pouvait se poser au sujet de l'attitude de Wallace et de son histoire se résume à peu près en ceci : quelle signification peut avoir le communisme de Wallace ?

Le problème du socialisme (II) : Les centres décisifs de la révolution.

La classe prolétarienne est très jeune. 

Dans le numéro précédent nous avons fait quelques remarques sur “l'effondrement du capitalisme”. Pour résumer, on peut dire qu’il y a toujours des effondrements dans les crises économiques mondiales, mais il y a seulement une crise “définitive” quand les ouvriers mettent fin au capitalisme pour s'assurer le pouvoir économico-politique de la société. 

Aperçu de la pensée révolutionnaire

“International digest” le défenseur des conseils ouvriers paraît à Melbourne. Il semble publier non par un groupe politique constitué comme tel mais par des militants marxistes isolés, et défendant un point de vue de classe ouvrier. Je me propose de donner ci-dessus un cours aperçu de leurs perspectives et positions politiques. Fatalement incomplet, cet exposé risque peut-être de déformer la pensée de ces camarades. Ils voudront bien en ce cas m’adresser toutes rectifications utiles.

À propos de la Revue Internationale

Le camarade Marc a donné dans le numéro précédent du Bulletin une interprétation du cas de la Revue Internationale que je ne pense pas satisfaisante. Et ce faisant, il a éclipsé un aspect des mouvements de la gauche bourgeoise qui, dans ses limites naturellement, a quand même une certaine importance pour les courants révolutionnaires.

L’analyse du camarade Marc tenait en 2 points :

1°- La R.I. était une tentative provenant d’intellectuels isolés “à présentation marxiste venant en majeure partie du trotskysme et souffrant du mal de devenir des théoriciens du prolétariat”.

L’orient : point crucial des antagonismes impérialistes

Cette “caverne de brigands impérialistes” qu’est devenu sous l'égide de l'ONU, le Palais de Chaillot, retentit de pacifistes vociférations. Mais tout le pathos diplomatique ne saurait masquer les antagonismes irréductibles entre les deux blocs qui se partagent les délégués et si les excités du type Spaak, lesquels grandissent leur peur comme un revolver sont rares, chacune des séances de l'assemblée se termine par le renvoi à la suite des questions litigieuses.

Où en sommes-nous ? (II)

Le Rassemblement démocratique révolutionnaire.

Dans un récent numéro, nous avons vu le poids politique des partis staliniens et socialistes, l’importance, la place occupée par chacune de ces organisations dans la vie politique en France et l'influence qu'elle exerce respectivement sur les masses ouvrières. 

Le problème du socialisme

Socialisme utopique

Il y a toujours eu des penseurs humanistes qui ont fait des "plans" pour éliminer la pauvreté et les iniquités du monde. Pour la réalisation des "plans" ils faisaient appel aux riches et aux puissants de la terre. Cela va sans dire que le prolétariat était quasi inexistant et l'analphabétisme presque général, tandis que l'Église et le bistrot étaient les seuls endroits de distraction. On ne pouvait guère trouver là les conditions pour changer le monde. 

Drames littéraires et drames sociaux

La saison théâtrale, qui a pris fin au début de cet été, nous a valu, à Paris, deux œuvres dramatiques d'un grand intérêt pour la politique. L'une est le film "Les raisins de la colère", réalisé d'après l'œuvre de Steinbeck, l'autre la pièce de Sartre "Les mains sales". Cette dernière reste d'actualité et, par conséquent aussi, les quelques remarques qui vont lui être consacrées, puisqu'on annonce sa reprise pour l'automne.

Gomulka était-il trotskiste ?

Un vent de rébellion a passé sur les plaines polonaises. Mais le souffle court est venu, en la personne de Gomulka, s'affaler dans un fauteuil, y confesser ses péchés nationalistes. Comparée à l'épuration sans à-coups du stalinisme roumain, celle menée dans les rangs staliniens en Pologne semble singulièrement plus animée. C'est qu'Anna Pauker, en ménagère avisée sait laver son linge sale en famille.

Perspective de guerre dans la situation française

Après une crise ministérielle qui dura plus d'un mois, nous pouvons constater que les mêmes raisons, qui créèrent une situation d'instabilité gouvernementale, existent toujours. Ni la hausse du coût de la vie et les troubles afférents, ni les problèmes immédiats de l'économie française n'ont été résolus.

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