Grande-Bretagne

Grèves et manifestations aux États-Unis, en Espagne, en Grèce, en France… Comment développer et unir nos luttes?

« Nous devons dire que trop, c’est trop ! Pas seulement nous, mais l’ensemble de la classe ouvrière de ce pays doit dire, à un moment donné, que trop, c’est trop ! » (Littlejohn, chef de maintenance dans les métiers spécialisés à l’usine d’emboutissage Ford de Buffalo aux États-Unis).

Les ambiguïtés de la TCI sur la signification historique de la vague de grèves au Royaume-Uni

Après dix mois de grèves dans de nombreux secteurs, la classe dirigeante, à la fois sur le continent européen et outre-Manche, ne peut plus cacher le fait que la classe ouvrière en Grande-Bretagne a relevé la tête. Les médias bourgeois, d’abord réticents dans leurs reportages, doivent maintenant admettre que les grèves ont battu tous les records : non seulement par le nombre de travailleurs et de secteurs concernés, mais aussi par leur développement en une véritable vague de grève. (1)

The Spectator et les "gaulois réfractaires"

Nous avons eu la surprise de voir mentionné notre organisation, au détour d’une phrase, dans la chronique de Gavin Mortimer, publiée le 22 janvier dans le journal britannique The Spectator. Il y a quelques années déjà, le Daily Mail, un tabloïd sensationnaliste, pas tout à fait réputé pour son honnêteté et sa hauteur de vue, avait finement cru déceler dans le CCI le cerveau d’un complot lycéen destiné à saccager un local du parti conservateur au Royaume-Uni.

Grèves au Royaume-Uni: Le retour de la combativité du prolétariat mondial

« “Enough is enough”, “trop c’est trop”. Voilà le cri qui s’est propagé d’écho en écho, de grève en grève, ces dernières semaines au Royaume-Uni ». Cet extrait de notre tract diffusé fin août 2022 ne s’est pas démenti. Depuis lors, et malgré la pandémie, la guerre en Ukraine et le battage nationaliste après la mort de la reine, la classe ouvrière a poursuivi ses luttes durant l’hiver, refusant les licenciements, la précarité, la dégradation des conditions de travail et l’énorme accroissement du coût de la vie.

Guerre, crise, austérité: Le prolétariat doit riposter par la lutte de classe!

La guerre en Ukraine s’enlise dans la barbarie, une spirale irrationnelle et infernale où s’accumulent les morts et les décombres. La guerre de « haute intensité » s’est bien installée en Europe, donnant un monstrueux coup d’accélérateur à tous les maux qui frappaient déjà le monde avant elle. Le militarisme et les tensions impérialistes ne font que s’accentuer, comme nous avons pu le voir, par exemple, entre la Chine et les États-Unis, cet été, à propos de Taiwan, avec pour corollaire le développement du chaos mondial.

La crise du parti Tory exprime l’impasse de l’ensemble de la classe dominante

La démission de Liz Truss après 44 jours comme Première ministre n’est que le dernier volet d’une séquence d’événements chaotiques sans précédents dans la politique britannique depuis le référendum sur le Brexit en 2016 et rien n’indique que les choses vont se stabiliser miraculeusement dans une sorte de retour à la normalité constitutionnelle.

Vague de lutte au Royaume-Uni: Les prolétaires se battent pour leurs propres intérêts de classe

Dès la fin de la « semaine de deuil » de la reine, avec ses hymnes glorifiant l’unité nationale, plus de 500 dockers de Liverpool se sont mis en grève, suivis immédiatement par les dockers de Felixstowe qui avaient déjà fait grève dans les semaines précédant la mort de la reine. Les grèves prévues dans les chemins de fer, reportées par les syndicats « par respect pour la reine », sont maintenues et seront accompagnées d’autres grèves dans les postes, les bus et le métro.

La signification de “l’été de la colère” en Grande-Bretagne: Le retour de la combativité du prolétariat mondial

Certains événements ont une portée qui ne se limite pas au niveau local ou immédiat, mais ont une signification au niveau international. De par le nombre de secteurs affectés, la combativité des ouvriers engagés dans la lutte et le soutien très large envers les grèves parmi la population ouvrière, la vague de grèves qui s’est propagée en Grande-Bretagne depuis l’été est un événement d’une importance incontestable sur le plan britannique. Mais la signification historique de ces combats dépasse largement leur dimension locale ou encore leur déroulement ponctuel.

La bourgeoisie impose de nouveaux sacrifices, la classe ouvrière répond par la lutte (Tract international)

"Enough is enough", "trop c'est trop". Voilà le cri qui s’est propagé d’écho en écho, de grève en grève, ces dernières semaines au Royaume-Uni. Ce mouvement massif baptisé "L’été de la colère", en référence à "L’hiver de la colère" de 1979, implique chaque jour des travailleurs dans plus en plus de secteurs : les trains, puis le métro de Londres, British Telecom, La Poste, les dockers de Felixstowe (un port vital en Grande-Bretagne), les éboueurs et les chauffeurs de bus dans différentes parties du pays, Amazon, etc. Aujourd’hui les travailleurs des transports, demain ceux de la santé et les enseignants.
Tous les journalistes et commentateurs constatent qu’il s’agit du mouvement le plus important de la classe ouvrière dans ce pays depuis des décennies ; il faut remonter aux immenses grèves de 1979 pour trouver un mouvement plus important et massif. Un mouvement d'une telle ampleur dans un pays aussi important que le Royaume-Uni n'est pas un événement "local". C'est un événement de portée internationale, un message aux exploités de tous les pays.

Les ouvriers sont prêts à se battre, et la classe dominante se prépare à saboter les luttes

Malgré la pandémie de Covid, malgré la guerre en Ukraine, malgré les divisions toxiques attisées par le Brexit, la classe ouvrière, en Grande-Bretagne et dans d’autres régions du monde, se prépare à lutter pour défendre ses conditions de vie. Et, à long terme, c’est la seule issue qui permette de s’écarter de la voie qui mène le capitalisme à l’auto-destruction.

Naufrage des réfugiés dans la Manche: L’assassin, c’est le capitalisme!

Mercredi 24 novembre, 27 réfugiés perdaient la vie dans un naufrage au large de Calais. Cette tragédie qui révulse une fois encore le monde n’est malheureusement pas une nouveauté puisque depuis le début des années 2000, plus de 700 personnes ont trouvé la mort rien que dans la Manche !

Les travailleurs ne doivent pas prendre parti dans les conflits entre cliques capitalistes

Pour les populistes britanniques et partisans du Brexit, les rêves nostalgiques d’un Empire qui couvrait un quart de la surface du globe terrestre et où le soleil ne se couchait jamais, se transforment en cauchemars. Et la campagne sur la « Global Britain » ne pourra pas l’empêcher.

Le populisme accélère le chacun pour soi et les divisions au sein de la société

Après quinze mois durant lesquels les pays du G7 ont essayé de se renvoyer mutuellement ainsi que vers leurs rivaux les plus faibles, la responsabilité de la pandémie, après des millions de morts liés au coronavirus, après un chaos politique sans précédent aux États-Unis dont le point culminant fut l’invasion du Capitole, tout cela conjugué avec l’accélération de la crise climatique, l’aggravation des tensions internationales, les nouvelles embardées de l’économie mondiale, le sommet du G7 qui a eu lieu à Cornwall en juin, a donné une façade d’unité et de détermination entre les rivaux impé

Le capitalisme britannique mis à terre à la fois par le Covid et le Brexit

Il y a plus de cent millions de cas de Covid-19 de par le monde, avec un nombre de décès d’au moins deux millions, qui continue d’augmenter. C’est l’impact de la pandémie au niveau humain, avec des hôpitaux débordés, des vies en suspens pendant le confinement, des personnes isolées et une plus grande pauvreté, une situation incertaine avec l’imprévisibilité et l’incompétence des politiques de nombreux gouvernements et malgré l’arrivée des vaccins.

Brexit et gouvernement Johnson: La crise politique au Royaume-Uni n’a pas disparu

L’élection, à une large majorité, de Boris Johnson par le Parti conservateur (Tories) a mis fin à plusieurs mois d’impasse parlementaire et a entraîné le départ officiel du Royaume-Uni de l’Union Européenne (UE), le 31 janvier. Cet événement semble marquer une rupture décisive avec la crise politique qui a agité la classe dirigeante britannique ces dernières années.

Scandale Windrush: une campagne nationaliste orchestrée par la bourgeoisie

Après 1945, le Royaume-Uni, affaibli par la guerre, dut faire face à sa reconstruction. Ses plus grandes colonies (l’Inde et le Pakistan) ayant obtenu leur indépendance, il ne lui était désormais plus possible d’y puiser des ouvriers corvéables à merci, comme cela avait été le cas lors de la Guerre mondiale de 1939-45.

Celui-ci se tourna donc vers ses colonies outre-Atlantique, les Antilles britanniques, où le taux de chômage était important, afin d’y importer la main-d’œuvre nécessaire à sa reconstruction.

Avec ou sans "deal": la démocratie capitaliste est une imposture

De tous les bords de l’échiquier politique, nous sommes exhortés à protéger la démocratie. Les politiciens de “l’alliance rebelle” opposés au no-deal ont dénoncé le “coup d’État” de Boris Johnson contre le parlement, en organisant des meetings et des manifestations pour protester contre les cinq semaines de suspension du parlement (qui se termineront peu avant le 31 octobre), unissant ainsi leurs forces pour contraindre Boris Johnson à respecter les sacro-saintes procédures et traditions parlementaires.

Brexit: Une impasse pour toutes les factions de la classe dominante

La formation d’un nouveau gouvernement à Londres sous la direction de Boris Johnson ne résout pas la crise politique et la lutte de pouvoir au sein de la classe dominante britannique, qui est devenue un facteur prépondérant dans la vie politique du pays depuis le référendum sur le Brexit en juin 2016. Au contraire : avec la désignation de Johnson par les conservateurs comme leur nouveau leader et Premier ministre, cette crise a atteint une nouvelle étape et la lutte de pouvoir, un nouveau degré d’intensité....

Résolution sur la situation en Grande-Bretagne (janvier 2019)

L’importance historique et internationale de la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne (UE) marque une accélération qualitative de l’impact de la décomposition sur la vie politique de la bourgeoisie mondiale. Le Brexit démontre l’impact croissant du populisme, l’expression politique de l’approfondissement de la décomposition capitaliste, qui a également pris la forme de gouvernements populistes en Europe orientale et en Italie, et le renforcement des partis et factions populistes en Europe occidentale et aux États-Unis. Le désordre autour du Brexit est devenu une véritable caricature des crises politiques internationale.

Crise du Brexit: les divisions de la bourgeoisie n’aideront pas la classe ouvrière

La classe dirigeante est dans le pétrin à propos du Brexit. Deux mois et demi avant l’échéance du 29 mars, le vote sur l’accord de retrait s’est soldé par un refus significatif avec un record de 230 voix contre. Le Parlement n’est pas le seul à être divisé sur la question : les partis travailliste comme conservateur le sont également.

Attentat à Manchester : le terrorisme montre la putréfaction du capitalisme

L’attentat à la bombe contre un concert d’Adriana Grande au Manchester Arena, avec un dispositif rempli d’écrous et de boulons devait tuer ou blesser un grand nombre de jeunes. L’État islamique, dans une déclaration, se vante de ce qu’ “un soldat du califat a été capable de déposer un engin explosif au milieu d’un rassemblement d’Infidèles”, car il a revendiqué “la légitimité de terroriser” les descendants des Croisés dans “une salle de concert indécent”, comme une vengeance contre “leurs violations (par les Infidèles) des terres de l’Islam”.

L’incendie de la tour Grenfell : un crime du Capital

Les survivants de l’incendie de la tour Grenfell, ceux qui vivent dans son ombre, ceux qui partout ailleurs vivent dans des tours similaires, ceux qui sont venus manifester leur solidarité, dont la colère les a menés jusqu’à occuper la mairie de Kensington et à marcher sur Downing Street, tous ceux-là étaient parfaitement clairs sur le fait que cette horreur n’est pas une “tragédie” abstraite, et encore moins un acte de Dieu, mais comme le disait une bannière de fortune, “un crime contre les pauvres”, une question de classe rendue d’autant plus évidente par le fait que le Royal Borough de Kensington et Chelsea représentent typiquement l’obscène contraste de richesse qui est la marque de ce système social, le résumant sous la forme très visible et tangible de la “question du logement”.

Brexit: le capitalisme britannique se bat pour limiter les dégâts

Après avoir remplacé David Cameron comme Premier ministre britannique, Theresa May a déclaré : “Brexit veut dire Brexit”. Elle a répété ce mantra sous plusieurs formes, pendant les mois qui ont suivi. Cela n’a pas aidé à comprendre dans quelle direction la politique gouvernementale britannique allait s’orienter mais a plutôt contribué à entretenir les incertitudes.

Des revers pour la bourgeoisie qui ne présagent rien de bon pour le prolétariat

L’article qui suit tente d’appliquer les principales idées du texte de discussion sur le populisme, publié dans ce même numéro de la Revue internationale, aux situations spécifiques de la Grande-Bretagne et des États-Unis. Dans une situation mondiale en pleine évolution, il n’a aucune prétention à être exhaustif, mais nous espérons qu’il apportera matière à réflexion et à discussion ultérieure.

Lutter contre tous les nationalismes!

Aujourd’hui, après des décennies d’attaques contre les conditions de vie, le démantèlement de pans entiers de l’industrie et l’exode massif de populations entières, après des décennies de crise économique et de programmes d’austérité, et aussi après toute une série de luttes défaites, la classe ouvrière est soumise à un déversement de poison nationaliste sous la forme des campagnes populistes de Trump aux États-Unis, de Le Pen en France, des “pro-Brexit” en Grande-Bretagne et de divers politiciens dans beaucoup d’autres pays.

Grande-Bretagne: la grande tradition du Parti travailliste dans la défense du capitalisme

Malgré le fait qu’elle ait été annoncée dans tous les sondages récents, l’élection de Jeremy Corbyn à la direction du Parti travailliste anglais a constitué une surprise pour beaucoup. Les dirigeants précédents, Kinnock, Blair et Brown, avaient tous prévenu que l’élection de Corbyn entraînerait une déroute du Parti travailliste aux élections législatives de 2020 et son incapacité à revenir au gouvernement pour une génération. Après son discours à la Conférence du Parti travailliste, Corbyn a été accusé de ne s’adresser qu’aux « activistes » et il a été souvent répété que, sous sa direction, le parti travailliste serait seulement réduit à un rôle de parti contestataire.

Pourtant, la promotion de Corbyn n’était pas un accident, elle répond en fait aux besoins politiques globaux du capitalisme britannique.

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