Troisième Internationale

La Troisième Internationale est née des ruines de la Seconde, en opposition directe à la guerre impérialiste et en réponse à la victoire de la révolution prolétarienne en Russie. Avec la victoire de la contre-révolution en URSS, la Troisième Internationale a dégénéré à un tel point qu'elle n'était plus qu'un instrument de la politique étrangère impérialiste de l'URSS.

La signification fondamentale de la révolution russe

"Du vivant des grands révolutionnaires, les classes d’oppresseurs les récompensent par d’incessantes persécutions ; elles accueillent leur doctrine par la fureur la plus sauvage, par la haine la plus farouche, par les campagnes les plus forcenées de mensonges et de calomnies. Après leur mort, on essaie d’en faire des icônes inoffensives, de les canoniser pour ainsi dire, d’entourer leur nom d’une certaine auréole afin de “consoler” les classes opprimées et de les mystifier ; ce faisant, on vide leur doctrine révolutionnaire de son contenu, on l’avilit et on en émousse le tranchant révolutionnaire. C’est sur cette façon d’“accommoder” le marxisme que se rejoignent aujourd’hui la bourgeoisie et les opportunistes du mouvement ouvrier” (Lénine, L’État et la révolution),

Il n'y a pas eu de révolutionnaire à qui ceci s'applique plus qu'à Rosa Luxemburg. Les héritiers de ses assassins - les sociaux-démocrates de tous poils - voudraient en faire une icône de la démocratie contre les bolcheviks dictatoriaux. Ce premier chapitre de son travail sur la Révolution russe est une réfutation cinglante de ces tentatives de réécriture de l'histoire. Comme elle le dit dans sa conclusion : "Tout l'honneur révolutionnaire et toute la capacité dont la social-démocratie occidentale manquait était représenté par les bolcheviks".

1919 : Fondation de l'internationale communiste

Parmi les nombreux anniversaires historiques à célébrer en cette année 2009, il en est un que les médias et les historiens passent sous silence, ou bien, quand ils l'évoquent -en général très rapidement-, c'est pour en dénaturer consciemment la signification.

Révolution et contre-révolution en Italie (1919-1922). 2° partie: Face au fascisme.

La première partie de ce texte a paru dans le n°2 de la Revue Internationale du Courant Communiste International.

1919 : fondation de l'Internationale Communiste

Parmi les nombreux anniversaires historiques à célébrer en cette année 1989, il en est un que les médias et les histo­riens passent sous silence, ou bien, quand ils l'évoquent - en général très rapidement -, c'est pour en dénaturer consciemment la signification. En mars 1919 s'est tenu le premier congrès de l'Internationale Communiste, le congrès de constitution de la 3e Internationale.

La Gauche Communiste et la continuité du marxisme

Nous reproduisons ci-dessous un article publié en russe, en 1998, dans Proletarian Tribune. Depuis 1996, le CCI a été invité à participer à une série de conférences organisées, au départ, autour de "l'héritage de Léon Trotsky" (voir notre Revue internationale n°92). A l'occasion d'une de celles-ci, nous avons contribué, par ce texte, à faire connaître au milieu russe une autre opposition à la dégénérescence stalinienne, beaucoup moins connue mais beaucoup plus conséquente que celle de la gauche trotskiste, la gauche communiste. Cet article présente un intérêt qui va bien au-delà du milieu russe.

Le PCF embrigade le prolétariat dans la seconde guerre mondiale

Le PCF devenu fer-de-lance de la contre-révolution stalinienne, au service de la politique impérialiste de l'URSS, s’est fait pourvoyeur de chair-à ­canon en embrigadant le prolétariat, tout au long du Front populaire et de la guerre d’Espagne, au nom de l’antifascisme dans la seconde guerre impérialiste mondiale. Il a ensuite participé directement au massacre à travers la "Résistance" et la "Libération".

Comment le PCF a quitté le camp du prolétariat


Introduction

Aujourd’hui, le PCF, comme tous les partis staliniens, n’est plus une organisation du prolétariat. Il n’est pas non plus, contrairement à ce que mettent en avant les organisa­tions trotskistes, "un parti ouvrier dégénéré" ("... dégénéré certes, mais ouvrier quand même" comme elles disent). En effet, c’est à partir du milieu des années 1930 qu’il a rejoint les rangs de la classe enne­mie, qu’il a basculé dans le camp de la bourgeoisie et cela de façon irréversible.

Chine 1928-1949 : maillon de la guerre impérialiste (1re partie)

Selon l'histoire officielle, une « révolution populaire » aurait triomphé en Chine en 1949. Cette idée, répandue autant par la dé­mocratie occidentale que par le maoïsme, fait partie de la mons­trueuse mystification, mise en place avec la contre-révolution stalinienne, sur la soi-disant créa­tion des « Etats socialistes ».

Enseignements de 1917-23 : La première vague révolutionnaire du prolétariat mondial

Il y a de cela 80 ans, la Première Guerre mondiale inaugurait la période de déca­dence du capitalisme mondial, « l’ère des guerres et des révolutions » comme l'avait définie l'Internationale commu­niste.

Le combat des Gauches dans l'Internationale communiste : la responsabilité des révolutionnaires face à la dégénérescence

S'il est un combat, dans le mouvement ou­vrier, que les révolutionnaires marxistes di­gnes de ce nom ont toujours mené jusqu'au bout, même dans les pires conditions, c'est bien celui pour sauver leur organisation, Parti ou Internationale, des griffes de l'op­portunisme et pour l'empêcher de sombrer dans la dégénérescence ou, encore pire, de trahir.

La question chinoise (1920 - 1940) : la Gauche Communiste contre la trahison de l'Internationale Communiste dégénérée

Nous avons déjà publié une série d’articles sur la Chine dite communiste où nous avons montré la nature contre révolutionnaire du maoïsme . Si nous revenons ici sur le combat qu’a mené le prolétariat chinois, durant les années 1920, jusqu’à la terrible défaite qu’il a subie notamment à Shanghaï et à Canton, c’est non seulement parce qu’il a été significatif de l’évolution du rapport de forces entre bourgeoisie et prolétariat au niveau international mais aussi parce qu’il a joué un rôle important dans le mouvement révolutionnaire même par les combats politiques déterminants qu’il a occasionnés en son sein.tous les révolutionnaires dans le monde. En effet, à cette date, les événements en Chine sont en train de marquer la fin de la vague révolutionnaire mondiale pendant que le stalinisme s’impose de plus en plus au sein de l’Internationale communiste (IC).

Histoire du mouvement ouvrier. 1903-1904 : la naissance du bolchevisme

Il y a cent ans, en juillet-août 1903, le Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR) tenait son Deuxième Congrès - pas en Russie, car c'était impossible du fait de la répression tsariste, mais en Belgique et en Angleterre. Même là, il a fallu que le Congrès change de lieu en cours de déroulement à cause de l'étroite surveillance exercée par la police "démocratique" belge. Ce Congrès est resté dans l'histoire comme celui de la scission entre les bolcheviks et mencheviks.

Le communisme n'est pas un bel idéal, il est à l'ordre du jour de l'histoire [5° partie]

1919 : Le programme de la dictature du prolétariat

Révolution allemande (X) : le reflux de la vague révolutionnaire et la dégénérescence de l'Internationale

La conquête victorieuse du pouvoir en Rus­sie par la classe ouvrière en octobre 1917 allume une flamme qui va illuminer le monde entier. La classe ouvrière des pays voisins reprend immédiatement l'exemple donné par les ouvriers en Russie. Dès no­vembre 1917, la classe ouvrière en Finlande rejoint le combat. Dans les provinces tchè­ques, en Pologne, en Autriche, en Roumanie et en Bulgarie en 1918, des vagues de grè­ves font l'une après l'autre trembler les ré­gimes en place. Et quant à leur tour, en no­vembre 1918, les ouvriers allemands entrent en scène, c'est un pays-clé que gagne la vague révolutionnaire, un pays qui va être décisif pour l'issue future de ces luttes, où va se jouer la victoire ou la défaite de la révo­lution.

Le communisme n'est pas un bel idéal, il est à l'ordre du jour de l'histoire [4° partie]

La Plate-forme de l'Internationale Communiste

Front unique, front anti-prolétarien

« Encore aujourd’hui, le problème du front unique est présenté comme le remède à tous les maux dont souffre la classe ouvrière, incapable de s’opposer à l’offensive du capitalisme. Ceux-là même qui depuis l’après-guerre, n’ont fait que traîner les travailleurs dans la boue des pires compromissions, clairement, pour maintenir coûte que coûte leur influence dans les masses : front unique! Tous ceux qui, à défaut d’une perspective des événements,résultant d’une analyse sérieuse de la situation, veulent agir à tout prix, se tirent d’affaire en criant, eux aussi : front unique! » (Bilan, 1934). C’est ainsi que la gauche communiste italienne en exil jugeait, 12 ans après son adoption par l’Internationale Communiste, la tactique de « front unique ».

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