Le
PCF devenu fer-de-lance de la contre-révolution stalinienne,
au service de la politique impérialiste de l'URSS, s’est
fait pourvoyeur de chair-à canon en embrigadant le
prolétariat, tout au long du Front populaire et de la guerre
d’Espagne, au nom de l’antifascisme dans la seconde guerre
impérialiste mondiale. Il a ensuite participé
directement au massacre à travers la "Résistance"
et la "Libération".
A
partir du moment où il se fait l’un des plus prépare
l'embrigadement du prolétariat dans la fervents partis
nationalistes de la bourgeoisie et guerre impérialiste. où
il soutient le Front populaire, le PCF devient un des plus zélés
propagandistes de la campa-En France, il est de toutes les campagnes,
de gne antifasciste de la bourgeoisie française qui tous les
meetings antifascistes. Il est le grand animateur du Comité de
vigilance antifasciste. Autour des intellectuels proches du PCF dont
Aragon et Barbusse sont les plus ardents représentants,
l’Association des amis de l’Union Soviétique célèbrent
en même temps le culte de Staline qualifié de "guide
génial" et de "géant de la pensée".
L’un d’eux, Fernand Grenier proclame en décembre
1936, en plein déchaînement de la terreur stalinienne :
"Rien ne parviendra à altérer la sympathie que
nous portons à l’Union Soviétique".
La
guerre d’Espagne (1936-1938)
Mais
c’est en participant en première ligne à la guerre
d'Espagne que le PCF va pour la première fois exercer ses
talents de bourreau et de massacreur du prolétariat,
parallèlement aux grands procès de Moscou entre 1936 et
1938 qui se terminent par l’exécution de toute la "vieille
garde" bolchévique de Zinoviev et Kamenev à
Boukharine.
A
ce moment crucial d'embrigadement du prolétariat dans la
guerre impérialiste mondiale dans le camp "démocratique"
sous le drapeau de "l'antifascisme", il devient le premier
fournisseur de chair-à-canon et envoie des instructeurs
pour la guerre d’Espagne.
C’est
lui qui lance le mot d’ordre "des armes pour l'Espagne"
tandis que la compagnie France-Navigation financée par l’URSS
et gérée par le PCF (4e
compagnie maritime française
dans cette période) détient le monopole du
ravitaillement en armes de l’Espagne républicaine au
gré de la politique stalinienne dont il est le plus fidèle
et zélé exécutant.
L'éminence
grise de Moscou, Jacques Duclos, fait partie des émissaires
"instructeurs" dépêchés par le
Komintern en Espagne aux côtés de Togliatti tandis que
l’ancien officier mutin de la mer Noire en 1919, Marty, est chargé
de diriger et de coordonner les Brigades internationales à
l’automne 1936 dont la France fournit les plus gros contingents.
Le
PCF proclame ouvertement en août 1936 la "ligne"
antifasciste suivie pour dévoyer et embrigader les ouvriers
dans la guerre : "Notre parti frère a prouvé
à maintes reprises que la lutte actuelle en Espagne ne se
déroule pas entre capitalisme et socialisme, mais entre
fascisme et démocratie. Dans un pays comme l'Espagne (...),
la classe ouvrière et tout le peuple ont (...) comme
seule tâche possible (...) non pas de réaliser la
révolution socialiste, mais de défendre, de
consolider et de développer la révolution bourgeoise
démocratique. Le mot d'ordre unique de notre parti (...)
était : "Vive la République
démocratique"."
Dans
un manifeste publié le même jour, le PCF déclare :
"Nous sommes les interprètes des
camarades
communistes, des socialistes et de tous les combattants de la liberté
en Espagne en proclamant qu'il ne s'agit nullement d'instauration
du socialisme en Espagne. Il s'agit uniquement et exclusivement
de la défense de la République démocratique
par le gouvernement constitutionnel qui, devant la trahison, en
a appelé au peuple pour le défense "de l'ordre
républicain"."
Au
nom de cet "ordre républicain", il cautionne
les assassinats par la Guépéou des dirigeants
concurrents antifascistes espagnols les plus directs du POUM, de la
FAI et de la CNT.
Et
surtout au sein même des troupes staliniennes, il
participe pleinement à l’écrasement du prolétariat
espagnol dans son ultime combat à Barcelone en mai 1937 qui
parachève le travail des franquistes.
Le
pacte germano-soviétique (1939-1941)
Tandis
que se termine l'expérience du Front Populaire en France, en
juin 1937 avec la démission de Blum, le PCF calque ses
actions et ses discours sur la politique impérialiste de
l’URSS. Après avoir accusé son ex-complice "Blum
le bourgeois, Blum l'assassin, Blum le mouchard, Blum la guerre,
hanté par le sang innocent de ses victimes qui tâche à
jamais ses mains aux doigts longs et crochus" avec de forts
relents d’antisémitisme (1),
pour son alliance avec l’impérialisme anglais qualifié
"d’empire le plus réactionnaire", il
poursuit la même dénonciation des alliances "honteuses"
du pays à travers les différents gouvernements français
qui se succèdent jusqu'aux gaullistes qualifiés en
1940/41 de "laquais de l'impérialisme anglo-saxon".
Pourtant
le Pacte germano-soviétique signé le 22 août 1939
qui allait directement à l’encontre de l’antifascisme et
des préparatifs guerriers du PCF va pousser ce dernier à
multiplier les contorsions. Ce n’est que sous la pression de
l’impérialisme russe que le PCF s’est retrouvé
contraint, à son corps défendant, de ravaler pour un
temps (le temps que dura le pacte germanosoviétique) ses
slogans nationalistes et antifascistes au profit de mots d’ordre
qu’avec sa chute dans le camp bourgeois, il avait piétinés,
enterrés à tout jamais. Fidélité à
la "patrie socialiste" obligeait ! Aussitôt
L’Humanité et les autres publications du PCF sont
saisis et bien que le PCF vote au parlement les crédits de
guerre le 2 septembre, il est mis hors-la-loi le 26 septembre
1939, au lendemain même de l’invasion de la Pologne par les
troupes hitlériennes et commence alors à
travailler dans la clandestinité.
Il
se fait, du jour au lendemain, le porte-parole de la politique
d’alliance germano-soviétique qu'il célèbre
comme une victoire de la paix et retrouve de pseudo-accents
internationalistes de défaitisme révolutionnaire tout
en continuant à agir au nom de la défense de
l’intérêt national en dénonçant le
gouvernement de l’époque de Paul Raynaud et sa
politique impérialiste devenue le dominion de l’Angleterre,
assurant que la collaboration avec l’URSS est la seule politique
possible pour le rétablissement de la paix générale.
Au début de l’occupation allemande, il appelle ainsi à
"la fraternisation" avec ceux qu’il n’hésitera
pas pourtant cinq ans après à nommer
"l’envahisseur, le Boche exécré".
L’Humanité du 4 juillet 1940 écrit ainsi :
"Il est particulièrement réconfortant en ces
temps de malheur de voir de nombreux travailleurs parisiens
s’entretenir amicalement avec des soldats allemands, soit dans la
rue, soit au bistrot du coin. Bravo camarades, continuez, même
si cela ne plaît pas à certains bourgeois aussi stupides
que malfaisants. La fraternité des peuples ne sera pas
toujours une espérance, elle deviendra une réalité
vivante...". Telle fut l’ignoble hypocrisie d’un parti
prétendument "ouvrier" qui s’est prostitué
au capital : ce n’était pas à la fraternisation
avec les prolétaires d’Allemagne que le PCF appelait,
mais en réalité, à la soumission à la
bourgeoisie hitlérienne parce que celle-ci était
devenue l’alliée momentanée de l’URSS stalinienne.
Face à la désorganisation de la production et à
la "résistance passive", le PCF réclamait
alors "La France au travail" et l’Humanité
lançait cet
appel
aux ouvriers : "Il faut organiser la reprise du
travail ; (...) devant la carence et le mauvais vouloir
évident des capitalistes, les ouvriers ont le devoir d’agir,
de procéder à l’ouverture des usines et de les faire
fonctionner le plus tôt possible". Le 27 juillet,
il a le culot, lui qui n’a cessé de conditionner durant les
années précédentes les ouvriers à la
guerre par la propagande antifasciste de clamer encore "Nous
sommes les ennemis des capitalistes français, les amis de tous
les peuples allemands, italiens, anglais ainsi que des peuples
coloniaux. Les impérialistes français ont voulu la
guerre, mais des milliers d’ouvriers ont lutté pour la paix
et sont emprisonnés. Ça, c’est la vraie France, la
France de la liberté et de l’indépendance des
peuples".
Après
l’entrée de l’armée allemande dans Paris, il
cherche en vain pendant six mois à négocier la
reparution légale de l’Humanité auprès
des hauts responsables nazis.
L’Humanité
appelle ensuite à la constitution d’un front national des
luttes. C’est ainsi qu’en mai 1941, le PCF a enchaîné
à leurs exploiteurs les 100 000 mineurs du
Nord-Pas-de-Calais qui s’étaient spontanément mis en
grève contre les conditions de travail imposées par le
STO (Service du travail obligatoire) institué par le régime
pétainiste de Vichy. Il enferme alors la grève dans le
carcan syndical grâce à la reconstitution
clandestine de la CGT qui isole et expose les mineurs à la
répression des troupes d’occupation nazies (alors qu’au
même moment se déroulait une grève identique
en Belgique, juste de l’autre côté de la
frontière).
La
"Résistance" et la "Libération"
(1942-1945)
Le
22 juin 1941, c’est l’invasion de l’URSS par les troupes
allemandes.
Le
PCF peut enfin concilier ouvertement sa vocation nationaliste avec sa
fidélité à Staline, enchaîner à
nouveau le prolétariat au capital national en organisant la
résistance armée contre le démon fasciste. Et
tout cela, au nom de la défense de cette "patrie
socialiste" qui, la veille encore l’avait cocufié en
flirtant outrageusement avec "le Boche exécré".
Le
déferlement du chauvinisme dans la "Résistance"
et à la "Libération", ce ne fut pas
seulement l’extermination implacable de "l’ennemi
extérieur". Ce fut aussi, dans la logique tortionnaire
de la Guépéou, la vindicte contre "l’ennemi
intérieur", le meurtre organisé de tous ceux que
la vermine stalinienne taxait de "collabos",
"d’hitléro-trotskistes", de tous ceux qui
hésitaient ou se refusaient à marcher au pas
derrière les bannières des FFI (Forces françaises
de l’intérieur). Ainsi les anciens d’Espagne et les M.O.I.
(2)
, dressés comme des tueurs professionnels furent les
exécuteurs des basses œuvres du PCF dans la Résistance.
Devenu
à son tour le chien de garde servile du capital, le PCF
traînait une fois de plus dans la boue et le sang l’appel du
Parti bolchevik de 1917 à "transformer la guerre
impérialiste en guerre civile" en présentant
ignominieusement au nom de ce mot d’ordre, vidé de tout
contenu révolutionnaire, la "Libération" de
Paris comme une grande insurrection populaire.
Le
PCF donne alors la pleine mesure de son hystérie chauvine dont
témoignent les manchettes de l’Humanité :
"Pas un Boche ne doit sortir vivant de Paris insurgé !"
(10 août 1944), "Pour en finir avec l’envahisseur
exécré, à chaque Parisien son Boche !"
(24 août), "Vive la France immortelle ! Plus
fort les coups sur le Boche chancelant !" (25 août).
L’appel revanchard du PCF à l’extermination des troupes
d’occupation allemande, constituées en majeure partie
de prolétaires brisés par l’écrasement de la
révolution en Allemagne, voilà ce que fut la
"Libération" en France !
Au
moment même où des mouvements de désertion
commençaient à se manifester chez les soldats
allemands, au moment où, avec la déroute de la
bourgeoisie hitlérienne, les ouvriers d’Allemagne tentaient
désespérément en certains endroits de
desserrer l’étau de la contre-révolution (mutineries
de soldats, émeutes ouvrières impitoyablement réprimées
tant par le gendarme nazi que par les bombardements alliés sur
les quartiers ouvriers), les slogans fratricides, patriotards et
xénophobes du PCF ont réussi à désamorcer
toute possibilité de fraternisation, enfouissant sous les
décombres de la guerre, et pour des décennies, le mot
d’ordre du Manifeste communiste : "Les
prolétaires n’ont pas de patrie, prolétaires de
tous les pays, unissez-vous !". C’est à la
"Libération" que le venin idéologique de
l’antifascisme, inoculé par le PCF, est apparu dans sa
véritable fonction antiouvrière à l’état
brut, anesthésiant jusque dans ses moindres fondements la
conscience de classe du prolétariat.
Le
PCF s’est révélé non seulement un formidable
pourvoyeur de chair à canon après avoir puissamment
contribué à embrigader les prolétaires dans
la guerre au nom de "l’antifascisme", mais aussi un
féroce massacreur, participant à l’écrasement
de la classe ouvrière jusqu’à jouer les
commanditaires de l’élimination physique impitoyable dans la
Résistance et à la Libération de tous ceux qui
refusaient de marcher derrière le drapeau national de la
bourgeoisie. Sa mise hors-la-loi en 1939 et sa clandestinité
alliées au fonctionnement strictement hiérarchisé,
cloisonné et bureaucratique de l'appareil stalinien lui
ont permis de se couler aisément dans tous les réseaux
militaires de la Résistance, des unités de maquisards
jusqu'aux Forces françaises de l'intérieur (FFI) en
passant par le Conseil national de la Résistance (CNR) et
son commandement militaire, le COMAC. Parallèlement, il a
pu tisser, avec la bénédiction de tous les
"démocrates", ses propres réseaux d'influence
et diriger directement des groupes armés comme les fameux
Francs-Tireurs et Partisans (FTP) avec à leur tête le
futur ministre Charles Tillon ou à la Libération les
"milices patriotiques". Il a également pu mettre sur
pieds des organes "d'union nationale des forces de la
Résistance", à fonction d'enrôlement plus
politique, comme le Front uni de la jeunesse patriotique à la
Libération et surtout le Front national (sic !) pendant
la période clandestine de la Résistance. Ces
"appellations" qui sont interchangeables avec des
mouvements d'extrême-droite ne doivent rien au hasard ou à
une pseudo-ironie de l'histoire. Dans les faits, les FTP ou les FFI
ont été des "bouchers" et des "chiens
sanglants" pour les prolétaires. Ils étaient les
héritiers dans une toute autre situation historique, des
corps-francs qui ont écrasé la révolution
allemande en 1919. De même, c’est le parti stalinien qui a
armé la meute des "milices patriotiques", haranguée
par les appels répétés au meurtre qui faisaient
les manchettes de l'Humanité à la fin de l'été
1944 : "Libérez la France, châtiez les
traîtres" et lâchée dans une chasse
effrénée aux "saboteurs" et aux
"collabos". Ces éléments, souvent des
ouvriers dévoyés, ne se distinguaient en rien des
"miliciens" qu'ils pourchassaient et qui avaient été
enrôlés à la même époque dans le
camp pétainiste. Ils étaient formés dans le même
moule idéologique contre-révolutionnaire et patriotard,
pour se battre "au service du pays". C'est pourquoi le PCF
se retrouve à l'avant-garde de la "politique d'épuration"
qui se déchaîne dès la Libération dans la
lignée des méthodes d'assassinats et d’exécutions
expéditives qu'il a déjà expérimentées
et mises au point à large échelle à travers les
brigades internationales pendant la guerre d'Espagne, aux dépens
du POUM et des anarchistes, et qu'il a continué à
exercer dans la Résistance contre tous ceux qu'il désignait
comme "hitléro-trotskistes".
Avec
l’épuration de la France "libre", les
Francs-Tireurs et Partisans du PCF parachevaient comme ils
l’avaient déjà fait tout au long de la période
maquisarde de la Résistance leur besogne antiouvrière
destinée au maintien de l’ordre bourgeois, à la
sauvegarde de l’unité nationale contre toute manifestation
internationaliste. Ainsi, ces pourvoyeurs de guerre pouvaient-ils
oeuvrer désormais à la reconstruction du capital
national. Ainsi, en 1944 comme en 1936, Thorez appelait-il de nouveau
les ouvriers à resserrer les rangs derrière un
large front de la nation : "Faire la guerre, créer
une puissante armée française, reconstruire
rapidement l’industrie, travailler et se battre, préparer
effectivement dans l’union des cœurs et des cerveaux la
renaissance de notre patrie, telles sont les tâches immédiates
pour faire une France libre, forte et heureuse." Il ne
restait plus au PCF d’après-guerre qu’à lancer aux
ouvriers le mot d’ordre "Retroussez vos manches !"
au service de la reconstruction nationale
Ainsi,
le PCF, ayant largement contribué à chasser le spectre
de la révolution prolétarienne, méritait bien
d’être appelé au gouvernement aux côtés
d’un De Gaulle (3) qui lui rendait un hommage et une confiance
mérités dans ses Mémoires : "Les
communistes n’essaieront aucun mouvement insurrectionnel. Bien
mieux, tant que je gouvernerai, il n’y aura pas une seule grève."
Dans
la période qui s’ouvrait, allant des accords de Yalta
et l’installation de la "guerre froide" jusqu’à
1968, marquant du retour des luttes prolétariennes à
l’avant-scène de l’histoire, le PCF allait continuer
sa besogne férocement antiouvrière. Il se
distinguait à nouveau, d’une part par sa défense
inconditionnelle des intérêts du bloc impérialiste
soviétique, d’autre part par son acharnement à
museler et encadrer le prolétariat dans l’étau de la
contre-révolution.
(Extrait
de RI n°278 - avril 1998)
Années
30
Comment
les internationalistes dénoncent la préparation pour
l'embrigadement du prolétariat dans la guerre
"C'est
sous le signe d'imposantes manifestations de masses que le
prolétariat français se dissout au sein du régime
capitaliste. Malgré les milliers d'ouvriers défilant
dans les rues de Paris, on peut affirmer que pas plus en France qu'en
Allemagne ne subsiste une classe prolétarienne luttant pour
ses objectifs historiques propres. A ce sujet le l4 juillet marque un
moment décisif dans le processus de désagrégation
du prolétariat et dans la reconstitution de l'unité
sacro-sainte de la Nation capitaliste. Ce fut vraiment une fête
nationale, une réconciliation officielle des classes
antagonistes, des exploiteurs et des exploités ; ce fut le
triomphe du républicanisme intégral que la bourgeoisie
loin d'entraver par des services d'ordre vexatoires, laissa se
dérouler en apothéose. Les ouvriers ont donc toléré
le drapeau tricolore de leur impérialisme, chanté la
Marseillaise, et même applaudi les Daladier, Cot, et autres
ministres capitalistes qui avec Blum, Cachin ont solennellement juré
de "donner du pain aux travailleurs, du travail à la
jeunesse et la paix au monde" ou, en d'autres termes, du plomb,
des casernes et la guerre impérialiste pour tous."
Extrait
de l'article "Sous le signe du 14 juillet" paru dans
le n° 21 de Bilan (organe de la Gauche communiste
italienne),
juillet-août
1935.
__________________________________
1Le
dirigeant stalinien Billoux entreprend même d'écrire au
gouvernement de Vichy pour lui demander de témoigner contre
Blum lors du procès de Riom en décembre 1940.
2La
M.O.I. (Main d'œuvre Immigrée) était une organisation
créée au milieu des années vingt et regroupant
les travailleurs immigrés mis sous les ordres et au service
du PCF. C'est au sein de cette organisation qu'entre 1941 et 1944,
les staliniens ont recruté nombre de ceux qui ont été
chargé des actions terroristes, en général les
plus périlleuses (attentats, sabotages, exécutions) et
la plupart d'entre eux, lorsqu'ils n'ont pas trouvé la mort
au cours de leurs missions suicidaires, ont été
froidement liquidés par l'appareil stalinien après
avoir été utilisés par ce dernier.
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