Crise économique

Chypre: Sous le paradis fiscal, l’enfer capitaliste

Queue devant les banques au Chypre

Le samedi 16 mars au matin, la radio annonce au million d’habitants de l’île de Chypre qu'un plan d'aide européen a été accordé au pays et que celui-ci implique la mise en place d'une taxe de 6,75% sur les dépôts jusqu'à 100 000 euros et de 9,9% pour les dépôts supérieurs à ce montant. Évidemment, tout le monde se rue vers les banques pour retirer son argent. En vain !

La crise est-elle structurelle et peut-elle être contenue par une série de réformes et d'ajustements? (cycle de discussion sur la crise III)

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«Karl Marx le disait déjà : L'État est de retour. Même les néo-libéraux purs et durs préconisent aujourd'hui la nationalisation.» Ainsi écrivait De Standaard au milieu de la crise, le 1er mars 2009. Des économistes et professeurs éminents, des dirigeants mondiaux veulent «moraliser» et réglementer l'économie depuis la nouvelle crise ouverte de 2009. L'ingérence de l'État et les nationalisations sont devenues presque monnaie courante dans tous les pays du monde...

Derrière le «défi alimentaire», la barbarie du capitalisme décadent!

Un milliard d'êtres humains sont victimes de sous-nutrition! A cela, il faut ajouter la misère croissante d'une masse paupérisée largement majoritaire dans la population mondiale. Malgré les progrès techniques et des capacités de produire sans précédent, une grande partie du monde crève encore de faim!

L'expansion et l'unification de la lutte sont non seulement nécessaires mais aussi possibles (tract)

Ford Genk, récemment encore une usine de plus de 10.000 employés, ferme définitivement. Depuis les années 90, l'emploi y a été systématiquement réduit, la productivité augmentée, les salaires réduits de 12%. Malgré cela, le rideau tombe sur les 4.300 emplois directs et des milliers d’autres travailleurs sont touchés chez les différents fournisseurs. Après Renault-Vilvoorde (1997), VW Forest (2006) et Opel Anvers (2010), c’est la quatrième usine d’assemblage automobile qui ferme en Belgique. Cela touche durement la région limbourgeoise qui a vu disparaître, il y a 20 ans, plus de 17.000 jobs lors de la fermeture des mines de charbon.

Sommet de l'Euro de juin 2012 : derrière les illusions, un nouveau pas dans la catastrophe

Le 29 juin 2012 au matin, comme par enchantement, une douce euphorie gagnait rapidement les politiciens et dirigeants de la zone Euro. Les médias bourgeois et les économistes n’étaient pas en reste. Le dernier sommet européen venait de prendre apparemment des "décisions historiques". Contrairement à ceux, nombreux, qui l'avaient précédé au cours des dernières années et qui avaient tous échoué. Mais, aux dires de beaucoup de commentateurs, ce temps était désormais révolu ; la bourgeoisie de cette zone, pour une fois unie et solidaire, venait d’adopter les mesures nécessaires pour sortir du tunnel de la crise. Pour peu, on se serait cru dans le monde d’Alice aux pays des merveilles.

De quelle crise parlons-nous ? (cycle de discussion sur la crise, 1)

En avril et mai 2012, le CCI, ensemble avec ses sympathisants et autres intéressés venant d’horizons divers, a organisé un cycle de trois discussions sur la crise.

Dans la discussion l’accent a été mis sur la culture du débat et tous étaient invités à prendre part au débat. Nous soulignions que ce n’était pas une affaire d'experts car mêmes les plus grands experts économiques bourgeois n’avaient pas vu venir la crise. Et pourtant, ils dominent maintenant le débat dans les médias.

Au Sommet de l'Euro de juin 2012, derrière les illusions, un nouveau pas dans la catastrophe

Nous publions ici de larges extraits de l’éditorial de notre Revue internationale numéro 150 (3e trimestre 2012) à paraître prochainement.

Le capitalisme est mondial, sa crise aussi

En 1967 prennent fin les “30 glorieuses”, cette ère brève de relative prospérité économique qui a fait suite à l’effroyable succession “Première Guerre mondiale-Grande dépression-Seconde Guerre mondiale”. Cette année 1967 voit en effet revenir le spectre de la crise économique. Au premier semestre, l’Europe rentre en récession, au second éclate une crise monétaire internationale. Depuis, le chômage, la précarité, la dégradation des conditions de vie et de travail sont devenus le lot quotidien des exploités.

Face à la crise du capitalisme, quelle réaction: nationalisme ou internationalisme?

Avec l’approfondissement de la crise du capitalisme, le nationalisme le plus exacerbé s’étale dans les colonnes des journaux et devant les caméras de télévision. Les prétendues digues idéologiques qui séparaient, paraît-il, l’extrême-droite du “camp républicain” ont depuis bien longtemps volé en éclats. Il suffit pour s’en convaincre de se remémorer la xénophobie ouvertement affichée par le gouvernement de Nicolas Sarkozy, la traque infâme des Roms ou le populisme décomplexé du Front national. Mais le nationalisme sait adopter de nombreuses formes, beaucoup plus subtiles et pernicieuses.

Avec la crise dans la zone euro, la bourgeoisie n'a pas d'alternative à sa politique d'austérité

Depuis l’année 2008 et le début de la phase actuelle de la crise, partout s’est développée une austérité croissante. Cette politique était censée réduire les dettes et relancer la croissance. Et puis, tel un lapin sorti tout droit du chapeau d’un magicien, est brandie maintenant une nouvelle alternative qui doit remédier à tous les problèmes. Celle-ci a pour nom relance. Elle s’est invitée partout dans les journaux, à la télévision, sur les radios. Véritable magie du discours, la croissance pourrait être de retour et l’endettement généralisé diminué. La dette pourrait être monétisée. Que veut dire ce jargon de spécialistes bourgeois ?

La “crise de la dette” : pourquoi ?

L’économie mondiale semble au bord du gouffre. La menace d’une grande dépression, bien pire que celle de 1929, se fait de plus en plus pressante, voire oppressante. Des banques, des entreprises, des communes, des régions, même des Etats sont aujourd’hui poussés vers la faillite, la banqueroute. Les médias ne parlent d’ailleurs plus que de ça, de ce qu’ils nomment “la crise de la dette”.

La plongée dans la misère de la Grèce : ce qui nous attend tous

Face au énième plan d’austérité imposé à la population grecque, la colère a fait irruption dans la rue. Entre 80 000 et 200 000 personnes se sont rassemblées devant le parlement, place Syntagma, lors du vote d’adoption des mesures par les députés dans la nuit du 12 au 13 février et se sont affrontées à la police anti-émeutes. Le bilan brut de ce que les médias ont appelé cette “nuit de guérilla urbaine” fait ressortir que 48 bâtiments ont été brûlés et que 150 magasins ont été pillés. On dénombre aussi une centaine de blessés et 130 arrestations.

La plongée dans la misère de la Grèce : c’est ce qui nous attend tous

Face au énième plan d’austérité imposé à la population grecque, la colère a fait irruption dans la rue. Entre 80 000 et 200 000 personnes se sont rassemblées devant le parlement, place Syntagma, lors du vote d’adoption des mesures par les députés dans la nuit du 12 au 13 février et se sont affrontées à la police anti-émeutes. Le bilan brut de ce que les médias ont appelé cette « nuit de guérilla urbaine » fait ressortir que 48 bâtiments ont été brûlés et que 150 magasins ont été pillés. On dénombre aussi une centaine de blessés et 130 arrestations. Les images de ces scènes de violence et d’Athènes en flammes ainsi que les décombres fumants, filmés au petit matin, évoquant des ravages de guerre ont été complaisamment passés en boucle par les médias pour impressionner et effrayer le reste du monde.

Le naufrage économique


Vendredi 13 janvier, l’agence de notation américaine Standard & Poor’s (S&P) dégrade la note de crédit de 9  pays de la zone euro. C’est le “black Friday” ! La France, l’Autriche, Malte, la Slovaquie et la Slovénie chutent d’un cran, l’Italie, l’Espagne, le Portugal et Chypre de deux. Cette décision met la note de l’Italie au même niveau que le Kazakhstan (BBB+) et place celle du Portugal dans la catégorie à risque élevé ! S&P place également 14  pays de la zone sous perspective négative (au total 15 pays sur 17 sont sous perspective négative). Pour résumer, seule l’Allemagne est encore estampillée “AAA – perspective stable” au sein d’une zone euro à la dérive.

La crise économique n'est pas une histoire sans fin, elle annonce la fin d'un système et la lutte pour un autre monde

Depuis 2008, il ne se passe pas une semaine sans qu’un pays n'annonce un nouveau plan d’austérité draconien. Baisse des pensions de retraite, hausse des impôts et des taxes, gel des salaires… rien ni personne ne peut y échapper. L’ensemble de la classe ouvrière mondiale est en train de plonger dans la précarité et la misère. Le capitalisme est frappé par la crise économique la plus aiguë de toute son histoire.

Les conditions de vie de la classe ouvrière: des décennies de déclin

Un des thèmes persistants de la classe dirigeante est l'idée que la crise actuelle est le résultat d'un consumérisme alimenté par le crédit. Les travailleurs sont censés avoir abusé de leur carte de crédit pendant le boom, et maintenant nous le paierions en devant nous serrer la ceinture.

En Grèce, les plans d’austérité se heurtent à la résistance de la classe ouvrière

Nous publions ci-dessous un article de World Revolution, organe de presse du CCI en Grande-Bretagne. Ce texte a été écrit juste après la proposition puis l'immédiat renoncement de Papandréou d'organiser un référendum et avant la formation d’une nouvelle l’équipe gouvernementale autour de Lukas Papademos pour imposer un énième plan antiouvrier et de nouvelles manifestations.

La “crise de la dette” : pourquoi ?

L’économie mondiale semble au bord du gouffre. La menace d’une grande dépression, bien pire que celle de 1929, se fait de plus en plus pressante, voire oppressante. Des banques, des entreprises, des communes, des régions, même des Etats sont aujourd’hui poussés vers la faillite, la banqueroute. Les médias ne parlent d’ailleurs plus que de ça, de ce qu’ils nomment “la crise de la dette”.

La bourgeoisie est divisée face à la crise mais unie face au prolétariat !

L’économie mondiale connaît une débâcle que la classe dominante parvient de plus en plus difficilement à masquer. Les différents sommets internationaux à répétition censés chaque fois “sauver le monde”, des G20 aux multiples rencontres franco-allemandes, ne font en effet que révéler toujours un peu plus l’impuissance de la bourgeoise à ranimer son système. Le capitalisme est dans une impasse. Et cette absence totale de solution et de perspective est en train de raviver les tensions entre les nations ainsi qu’entre les cliques bourgeoises à l’intérieur de chaque pays, et de rendre de plus en plus instables les gouvernements.

« La crise de la dette », pourquoi ?

L’économie mondiale semble au bord du gouffre. La menace d’une grande dépression, bien pire que celle de 1929, se fait de plus en plus pressante, voire oppressante. Des banques, des entreprises, des communes, des régions, même des Etats sont aujourd’hui poussés vers la faillite, la banqueroute. Les médias ne parlent d’ailleurs plus que de ça, de ce qu’ils nomment "la crise de la dette".

Exposé de Réunion Publique : crise économique et lutte de classe

Nous publions ci-dessous l'exposé qui a lancé les débats lors de notre Réunion Publique (RP) du 19 novembre à Paris, sur "la crise économique et la lutte de classe dans le monde".

La généralisation de la misère au cœur des pays développés est révélatrice de la faillite du capitalisme

Les événements économiques qui se succèdent à vitesse accélérée depuis cet été 2011 montrent que la faillite du capitalisme qui s’est pleinement révélée en 2007-2008 avec la crise financière s’approfondit de plus en plus vite. Le capital ne peut plus faire face aux engagements financiers qu’implique l’accroissement sans fin de l’endettement qu’il a pratiqué pendant des décennies ; cet accroissement de l’endettement avait pour but d’écouler une production de plus en plus supérieure à la demande. Comme cette surproduction ne peut que se traduire par un taux de profit de plus en plus en baisse, en plus de l’endettement, les capitalistes ont, pendant ces décennies, tenté de diminuer leurs coûts, c’est-à-dire la rémunération des travailleurs qu’ils soient en activité, au chômage ou à la retraite.

La crise économique déchaîne sa colère sur la classe ouvrière

A l’heure où, en Europe, tous les médias affirment que la principale cause à la crise de l’Euro est la faiblesse de sa banque centrale, la BCE, que celle-ci devrait copier son homologue américain, la Fed, et émettre elle-même sans limite sa propre monnaie, cet article de nos camarades vivant aux Etats-Unis démontre qu’en réalité, de l’autre côté de l’Atlantique, la même crise économique et la même impuissance de la bourgeoisie à trouver une réelle solution à cette crise, font rage.

Crise économique : ils accusent la finance pour épargner le capitalisme !

Il va y avoir un krach et la chute sera violente”. “Absolument personne ne croit aux plans de sauvetage, ils savent que le marché est cuit et que la bourse est finie”. “Les traders se foutent de comment on va redresser l’économie, notre boulot est de faire de l’argent avec cette situation”. “Je me couche tous les soirs en rêvant d’une nouvelle récession”. “En 1929, quelques personnes étaient préparées à faire de l’argent avec le krach et tout le monde peut faire cela aujourd’hui, et pas seulement les élites”. “Cette crise économique est comme un cancer”. “Préparez-vous ! Ce n’est pas le moment d’espérer que les gouvernements règlent les problèmes. Les gouvernements ne dirigent pas le monde, c’est Goldman Sachs qui dirige le monde. Cette banque se fiche des plans de sauvetage”. “Dans moins de 12 mois je prédis que les économies de millions de gens vont disparaître, et ce ne sera que le début...”.

Ces propos ont été tenus lundi 26 septembre sur la BBC par le trader londonien Alesio Rastani. Depuis, la vidéo tourne en boucle sur Internet en créant un véritable buzz. Nous partageons évidemment la noirceur de la perspective tracée par cet économiste.

La catastrophe économique mondiale est inévitable

Ces derniers mois sont intervenus, de façon très rapprochée, des évènements d'une grande portée et qui témoignent de la gravité de la situation économique mondiale... Les mesures d'austérité prises depuis 2010 sont implacables, plaçant de plus en plus la classe ouvrière - et une grande partie du reste de la population - dans l'incapacité de faire face à leurs besoins vitaux.

Crise économique mondiale : un été meurtrier

Les mois de juillet et d’août de cette année auront été marqués par des événements apparemment stupéfiants. On assiste à un affolement généralisé des gouvernements, des dirigeants, des banques centrales et autres institutions financières internationales. Les maîtres de ce monde semblent avoir totalement perdu la boussole. Chaque jour se tiennent de nouvelles réunions de chefs d’Etat, des G8, G20, de la BCE, de la FED, etc… Au même rythme ahurissant, dans une totale improvisation, sont prononcées des déclarations paraissant dérisoires au regard des problèmes rencontrés, et des décisions sont annoncées sans que, pour autant, la crise économique mondiale ne cesse de poursuive son cours catastrophique.

Crise économique mondiale : un été meurtrier

Les mois de juillet et d’août de cette année auront été marqués par des événements apparemment stupéfiants. On assiste à un affolement généralisé des gouvernements, des dirigeants, des banques centrales et autres institutions financières internationales. Les maîtres de ce monde semblent avoir totalement perdu la boussole. 

19e congrès du CCI : la crise économique est un révélateur de la faillite du capitalisme

Nous publions ci-dessous la première partie de la Résolution sur la situation internationale adoptée par le CCI lors de son 19e Congrès qui s’est tenu au mois de mai. Cette première partie est consacrée à l’analyse de la situation économique actuelle.

Face à la crise capitaliste, il n'existe aucune voie de sortie

L’impasse au niveau économique est évidente et la bourgeoisie s'avère dans l'incapacité totale de proposer des politiques économiques un tant soit peu cohérentes.

Mort à crédit

Si mentir était un péché mortel, la bourgeoisie serait une classe en voie de disparition.
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