Décomposition

Comprendre la décomposition du capitalisme (I) - Les racines marxistes de la notion de décomposition

Dans les "Thèses sur la décomposition" (publiées pour la première fois dans la Revue internationale n° 62 et republiées dans la Revue internationale n° 107), de même que dans l'article "La décomposition du capitalisme" (publié dans la Revue internationale n° 57), nous avons mis en évidence que le capitalisme était entré dans une nouvelle et ultime phase de sa décadence, celle de sa décomposition, caractérisée par l'aggravation et la culmination de toutes les contradictions du système.

Elections en France et montée du Front National - Les effets de la décomposition sociale du capitalisme



"Votez escroc, pas facho !" Ce slogan repris massivement par les jeunes au cours des manifestations qui se sont déroulées tous les soirs depuis le premier tour des élections présidentielles en France, symbolise assez bien la situation qui prévaut aujourd'hui dans ce pays. En effet, Jacques Chirac, celui que les "Guignols de l'info" à la télévision ont caricaturé en "Super Menteur", celui qui risquait d'être mis en examen s'il n'avait pas été réélu, et dont la plus grande qualité comme homme politique est d'être "sympatoche", comme dit sa marionnette, sera probablement au soir du 5 mai le président le mieux élu de l'histoire de la Ve République. Et cela malgré le fait qu'il n'a pas réussi à atteindre 20% des voix au premier tour. En même temps, ce slogan qui appelle à participer le plus massivement possible à la mascarade électorale pour "faire barrage au fascisme", alors que l'abstention a battu ses records historiques, rend compte de l'intensité de la campagne démocratique et antifasciste qui se développe actuellement (voir notre article en première page).

Un pas de plus dans la décomposition capitaliste

  • Attentats à New York et Washington
    Un pas de plus dans la décomposition capitaliste

Le terrible bain de sang du 11 septembre à New-York n'est pas un coup de main inattendu du "fanatisme islamique" surgissant tel l'éclair dans un ciel d'azur. C'est au contraire un nouveau maillon, qualitativement plus grave, de la longue chaîne des guerres, des actes de destruction, du développement du militarisme et des armements, qui ravagent le monde.

Ex-URSS : ce n’est pas le communisme qui s’effondre, c’est le chaos capitaliste qui s’accélère

(d'après la Revue Internationale N°67; le 20/9/1991)

  • Le torrent de chaos et de décomposition qui balaie le monde vient de faire craquer les murailles fissurées d'un des principaux bastions du capitalisme mondial. La deuxième puissance impérialiste dont l'arsenal nucléaire permettrait à lui seul de détruire plusieurs fois la planète, «le pays du grand mensonge», où les responsables cyniques de la plus sanguinaire répression anti-communiste de ce siècle ont gouverné pendant des décennies au nom du communisme, le modèle éculé de l'exploitation capitaliste sous sa forme la plus étatisée s'effondre sur lui-même dans les convulsions des suites d'un coup d'Etat mort-né.

Un gouvernement qui ne sait pas quels sont ses pouvoirs ni sur quoi il gouverne ; un pays qui ne sait pas quelles sont ses frontières parce qu'il explose en autant de républiques autonomes ; une armée de 4 millions d'hommes, disposant de 30.000 têtes nucléaires, mais dont le commandement est paralysé par la menace d'une purge de 80% de ses effectifs et qui parfois ne sait plus a quel gouvernement obéir ; une économie moribonde bloquée par la paralysie des organes de décision et étranglée par les conflits entre républiques. Telle est la situation de l'URSS au lendemain du coup d'Etat manqué des «conservateurs» et du triomphe des «forces démocratiques».

Derrière l’"unité" anti-Irak, La guerre de tous contre

Le 26 août dernier, l’Autrichien Kurt Waldheim s’était rendu à Bagdad pour traiter avec "le diable" en personne, Saddam Hussein, et il en avait ramené un contingent d’otages. Cette initiative avait suscité un véritable tollé unanime. La "communauté internationale" anti-Irak n’avait pas eu alors de mots assez durs pour vilipender et flétrir les "pratiques méprisables" de cet individu, s’accordant si bien avec son "passé abject" d’ancien nazi.

Le prolétariat occidental affaibli par le "vent d’Est"

Pour la bourgeoisie "démocratique" des pays occidentaux, c’est dans une sorte d’apothéose que ce sont terminées les années 80. Tous ses médias aux ordres, la presse, la TV, n’ont eu de mots assez enthousiastes pour chanter le triomphe de la "démocratie" et de la "liberté" dans les pays de l’Est, et surtout pour célébrer la "mort du communisme", pour proclamer que le capitalisme est le seul type de société viable. C’est bien sûr la classe ouvrière que vise tout ce battage incessant.

Le prolétariat mondial face à l’effondrement du bloc de l'Est et à la faillite du stalinisme

L'année 1989 s'est terminée avec des événements d'une portée historique considérable sur la scène internationale. C'est tout un pan du monde capitaliste, celui dominé par le bloc impérialiste russe qui, en quelques mois, s'est décomposé, signant la faillite irrémédiable d'un système qui, pendant près d'un demi-siècle, s'est imposé et s'est maintenu par la terreur, la barbarie la plus sanguinaire qu'ait connue l'humanité.

Terreur, terrorisme et violence de classe

Cet article a été publié en 1978 dans une situation marquée par des attentats commis par des groupes gauchistes (Brigades rouges en Italie, Fraction armée rouge en Allemagne) contre des personnages emblématiques de la classe dominante. Il s'agissait pour nous à l'époque de démontrer clairement la distinction entre la violence étatique de la bourgeoisie, celle du désespoir petit-bourgeois, et celle révolutionnaire de la classe ouvrière. Dans un tout autre contexte aujourd'hui, l'article reste d'actualité dans sa réflexion sur les sources de la violence au sein de la société capitaliste.

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