Gauche Communiste

Deux principaux courants représentent la tradition de la Gauche Communiste, dont les différents groupes et organisations ont été exclus de la Troisième Internationale au cours de sa dégérescence, après la victoire de la contre-révolution stalinienne : la Gauche Italienne et la Gauche Germano-Hollandaise (également connue comme "Communistes de Conseils").

Manifeste: Contre la guerre capitaliste, il faut répondre par la solution de classe, la guerre civile (l'Etincelle N° 1; Janv45)

La guerre continue.

La "libération" avait pu faire espérer aux ouvriers la fin du massacre et la reconstruction de l'économie, au moins en France.

Le capitalisme a répondu à cet espoir par le chômage, la famine, la mobilisation. La situation qui accablait le prolétariat sous l'occupation allemande s'est aggravée ; pourtant il n'y a plus d'occupation allemande.

Manifeste de la Gauche communiste aux prolétaires d'Europe (Juin 1944)

Il y a bientôt cinq années que la guerre impérialiste sévit en Europe, avec toutes ses manifestations de misère, de massacres et de dévastation.

Sur les fronts russe, français, italien, des dizaines de milliers d'ouvriers et de paysans sont en train de s'entre-égorger pour les intérêts exclusifs d'un capitalisme sordide et sanglant qui n'obéit qu'à ses lois : le profit, l'accumulation.

V - Seconde Guerre Mondiale : Le combat internationaliste de la Gauche communiste

Face à la perspective d'une nouvelle guerre mondiale qui se profile, la Fraction italienne de la Gauche communiste est très tôt en mesure de mettre en garde le prolétariat contre les chants de sirène de la bourgeoisie visant à l'embrigader derrière un camp impérialiste ou un autre. Elle lui rappelle que ses intérêts de classe ne sont pas la défense d'une patrie, qu'elle soit «soviétique», fasciste ou démocratique, mais bien dans celle de l'internationalisme prolétarien.

Les problèmes de la situation en France (Bilan n° 22 ; août-septembre 1935)

Les émeutes de Brest et de Toulon[1] contiennent, pour peu qu'on les analyse sérieusement, tous les éléments propres à l'évolution politique de la France. On y retrouve d'une part l'élan désespéré des travailleurs voulant échapper à l'étau des compressions capitalistes, d'autre part les forces sociales du capitalisme laissant d'abord s'abattre la répression féroce et meurtrière de la bourgeoisie pour s'attaquer à leur tour au cerveau de l'ouvrier.

Fascisme, démocratie, communisme (Bilan 13, décembre 1934)

La question centrale qui se pose à l’heure actuelle, devant le mouvement ouvrier, est celle de son attitude envers la démocratie ou, pour préciser, la nécessité de prendre ou non la défense des institutions démocratiques que le fascisme menace en même temps qu’il procède à la destruction des organisations prolétariennes. Pour cette question — comme pour d’autres d’ailleurs — la solution la plus simple n’est pas la plus claire, celle-ci ne correspondant nullement à la réalité de la lutte des classes.

Les organisations révolutionnaires depuis la seconde guerre mondiale

Dans cette partie nous nous limiterons aux organisations qui puisent leurs origines dans la Gauche italienne, en laissant volontairement de côté la composante conseilliste de la gauche communiste dans la mesure où son existence militante et ses publications sur le sujet qui nous préoccupe demeurent malgré tout marginales.

A propos de l'appel lancé par le CCI sur la guerre en Serbie

  • La guerre en Serbie a démasqué les faux révolutionnaires et mis en évidence l'unité de fond des groupes véritablement internationalistes

Les guerres, comme les révolutions, constituent des événements historiques d'une grande portée pour délimiter le camp de la bourgeoisie de celui des révolutionnaires et viennent donner la preuve de la nature de classe des forces politiques.

Polémique : nous sommes-nous trompés dans les années 1980 ?

La C.W.O et le cours historique, une accumulation de contradictions

Dans le n° 5 de Revolutionary Perspec­tives, organe de la Communist Workers Organisation (CWO), on peut lire un ar­ticle intitulé « Sectes, menson­ges et la perspective perdue du CCI » qui se veut une réponse à celui que nous avons publié dans la Revue Internationale n° 87, « Une politique de regroupement sans boussole » (ce texte étant lui-même une réponse à une lettre de la CWO publiée dans la même Revue).

Réponse à la Communist Workers Organisation - Une politique de regroupement sans boussole

La lettre qui suit a été envoyée au CCI ainsi qu'à d'autres groupes et éléments isolés comme réponse à une polémique publiée dans le journal du CCI en Grande-Bretagne et intitulée « Le CWO victime du parasitisme politique ». Cette polémique estimait que l'arrêt de la publication de Workers Voice, journal de la CWO, son apparent regroupement avec le CBG et son refus d'aider à la défense d'une réunion publique du CCI à Manchester contre des attaques, constituaient des concessions au parasitisme. De telle concessions trouvent une explication dans des conceptions erronées concernant le milieu politique prolétarien et qui se trouvaient déjà dans les bases de la formation de la CWO ainsi que de son regroupement avec Battaglia Comunista pour constituer le « Bureau International Pour le Parti Révolutionnaire » (BIPR).

Comprendre le développement du chaos et des conflits impérialistes

Jusqu'à l'effondrement du bloc de l'Est, en 1989, l'alternative posée par le mouvement ouvrier au début du siècle – Guerre ou Révolution – résumait clairement les enjeux de la situation : dans une course aux armements vertigineuse, les deux blocs rivaux se préparaient pour une nouvelle guerre mondiale, seule réponse que le capitalisme puisse apporter à sa crise économique. 

Mémoires d'un révolutionnaire (A. Stinas, Grèce) : nationalisme et antifascisme

Les extraits du livre de A. Stinas, révolutionnaire communiste de Grèce , que nous publions ici, s'attaquent à la résistance antifas­ciste de la seconde guerre mon­diale. Ils contiennent ainsi une impitoyable dénonciation de ce qui reste l'incarnation de la fusion de trois mystifications particulièrement meurtrières pour le proléta­riat : la « défense de l'URSS », le nationalisme et « l'antifascisme démocratique ».

Bilan de 70 années de luttes de « libération nationale » 3e partie

Des nations mort-nées

Tout au long du 20e siècle, toutes les « nouvelles nations », à peine née, sont déjà moribondes.

Au début de ce siècle, il y avait à peine 40 Etats indépen­dants dans le monde. Aujourd'hui, ils sont 169, aux­quels il faut ajouter les quelques 20 nouveaux Etats surgis dernièrement de l'explosion de l'URSS et de la Yougoslavie.

Bilan de 70 années de luttes de « libération nationale » 2eme partie

II. Au 20e siècle, la « libération nationale », maillon fort de la chaîne impérialiste

Marx disait que la validité d'une théorie se démontre dans la pratique. Soixante dix ans d'expériences tragiques pour le prolétariat ont tranché clairement le débat sur la question natio­nale en faveur de la position de Rosa Luxemburg, développée par la suite par les groupes de la Gauche Communiste et surtout par Bilan, Internationalisme et notre Courant.

2. INTERNATIONALISME 1946 : L'expérience russe

Internationalisme n° 10, Gauche Communiste de France, 1946

Il n'y a plus de doute possible : la première expérience de la révolution prolétarienne, dans ce qu'elle présente comme acquis positif, et encore plus dans les enseignements négatifs qu'elle comporte, est aujourd'hui à la base de tout le mouvement ouvrier moderne. Tant que le bilan de cette expérience ne sera pas fait, tant que les enseignements ne seront pas mis en lumière et assimilés, l'avant-garde révolutionnaire et le prolétariat seront condamnés à piétiner sur place.

Appel au milieu politique prolétarien

Avec les violents massacres du Golfe Persique, le capitalisme mondial a jeté son masque et a montré ce que nous réserve son « nouvel ordre mondial » : un avenir fait de chaos, de barbarie et de guerre.
La réalité de la guerre impérialiste, qui a impliqué, même si c'est indirectement, l'ensemble du prolétariat des métropoles impérialistes, a stimulé une décantation salutaire au sein du camp politique prolétarien.


Bilan de 70 années de luttes de « libération nationale » 1ere partie

I. La vague révolutionnaire mondiale de 1917-23 affaiblie par le soutien aux mouvements de « libération nationale »

La tragédie kurde est la énième manifestation de la barbarie sanglante déchaînée au nom de la soi-disant « libération nationale des peuples ». Des Etats-Unis à la Grande-Bretagne, de la Turquie à l'Iran, tous les di­vers impérialismes qui ont participé à la bou­cherie guerrière du Golfe ont, peu ou prou, poussé les Kurdes au soulèvement armé au nom de la « libération nationale », et nous pou­vons aujourd'hui voir comment ils laissent Saddam Hussein les massacrer, les précipiter dans l'exil et perpétrer un nouveau génocide.

Le combat de la Gauche Communiste

(D'après Accion Proletaria n°88)

La défaite de la première vague révolutionnaire mondiale de 1917-23 provoqua l'isolement et l'effondrement de la révolution en Russie. Mais la liquidation de cette dernière eut comme principal agent l'Etat russe lui-même et, absorbé par celui-ci, le parti bolchevik dégénérescent

Thèses sur la crise économique et politique en URSS et dans les pays de l'Est

(Publiées dans la Revue Internationale N°60; 5/10/1989)

  • Les récents événements dans les pays à régime stalinien, affrontements à la tête du parti et répression en Chine, explosions nationalistes et luttes ouvrières en URSS, constitution en Pologne d'un gouvernement dirigé par Solidarnosc, revêtent une importance considérable. Ce qu'ils révèlent, c'est la crise historique, l'entrée dans une période de convulsions aiguës du stalinisme. En ce sens, ils nous donnent la responsabilité de réaffirmer, préciser et actualiser notre analyse sur la nature de ces régimes et leurs perspectives d'évolution.

1) Les convulsions qui secouent à l'heure actuelle les pays à régime stalinien ne peuvent se comprendre en dehors du cadre général d'analyse, valable pour tous les pays du monde, de la décadence du mode de production capitaliste et de l'aggravation inexorable de la crise de celui-ci. Cependant, toute analyse sérieuse de la situation présente de ces pays doit nécessairement prendre en compte les spécificités de leur régime. Un tel examen des traits particuliers des pays de l'Est a déjà été réalisé à plusieurs reprises par le CCI, notamment à l'occasion des luttes ouvrières de l'été 1980 en Pologne et de la constitution du syndicat "indépendant" Solidarnosc.

Décantation du milieu politique prolétarien et oscillations du BIPR

Si on se limite à une vision superficielle de l'état du milieu politique international, on risque sûrement d’être immédiatement déprimé. Les groupes existants se scindent (à Contre-Courant du GCI, le Groupe Leninista Internazionalista de l OCI), dégénèrent (Daad en Gedachte capitule, cède au frontisme démocratique à travers la stratège du front anti-apartheid en Afrique du Sud ; la FECCI met de plus en plus en discussion les bases programmatiques du CCI dont elle est sortie), perdent la boussole (Communisme ou Civilisation se discrédite en proposant défaire sans aucun sérieux "des revues communistes" a qui veut bien l'écouter ; Comunismo, ex-Alptraum, prétend d'un jour à l'autre ne plus être d'accord avec le concept de décadence du capitalisme sur lequel il fondait ses positions), ou, plus simplement, disparaissent (auto-dissolution du groupe Wildcat ; disparition progressive par auto-dissolution dans le néant des nombreux fragments qui avaient survécu à l'explosion de Programma Comunista).

Résolution sur le milieu politique prolétarien

Le milieu politique prolétarien, avec ses forces et ses faiblesses, est le produit de la classe ouvrière. Dans sa dynamique et dans ses caractéristiques, il tend à exprimer le mouvement de développement de la prise de conscience par le prolétariat de sa nature de classe révolutionnaire et de sa capacité à réaliser la perspective communiste.

Polémique : réponse à « Battaglia Comunista » sur le cours historique

Depuis 1968, les groupes révolutionnaires qui ont été amenés à former le CCI défendent le fait que la vague de luttes ouvrières qui a débuté cette année-là en France a marqué une nouvelle période dans le rapport de forces entre bourgeoisie et prolétariat : la fin de la longue période de contre-révolution consécutive au reflux de la vague révolutionnaire de 1917-23 ; l'ouverture d'un cours vers des confrontations de classe généralisées.

Les communistes et la question nationale 3ème partie

Le débat pendant la vague révolutionnaire et les leçons pour aujourd'hui

Dans de précédents articles, nous avons examiné les débats qui se sont menés parmi les communistes au sujet  des  rapports  entre  la  révolution  prolétarienne  et  la  question  nationale

- à la veille de la décadence capitaliste sur la question de savoir si les révolutionnaires devaient défendre "le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" (voir la Revue Internationale No 34) ;

- durant la première guerre mondiale, dans la Gauche de Zimmerwald, sur les implications des nouvelles conditions de la décadence pour le vieux "programme minimum" de la social-démocratie et de la nature de classe des guerres nationales (voir Revue Internationale No 37).

La constitution du BIPR : un bluff opportuniste – 1° partie.

Avec la publication du premier numéro, (avril 1984) en anglais et en français de la "Revue Communiste", le Bureau International pour le Parti Révolutionnaire récemment formé par le PC Interna­tionaliste (BC) d’Italie et la CWO de Grande-Bre­tagne, a enfin trouvé une voix.

Polémique avec la CWO : comment se réapproprier les apports de la gauche communiste internationale

L'histoire du mouvement ouvrier n'est pas seulement l'histoire des grandes batailles révolutionnaires. Lorsque des millions de prolétaires se lancent "à l'assaut du ciel", elle n'est pas seule­ment deux siècles de résistance permanente, de grèves, de combats inégaux et incessants pour limiter la brutalité de l'oppression du capital.

Les communistes et la question nationale (1900-1920) 2ème partie

Le débat pendant la guerre impérialiste

Dans le premier article de cette série, paru dans le numéro 34 de la Revue Internationale , nous avons examiné l'attitude des communistes sur la question nationale à l'aube de la décadence du capitalisme et notamment le débat entre Lénine et Rosa Luxemburg sur la question du soutien de la classe ouvrière au "droit des nations à 1'auto-détermination".

Problèmes actuels du mouvement ouvrier (Internationalisme n°25 août-1947) - Contre la conception de la discipline du PCI

Ce texte d'Internationalisme est extrait d'une série d'articles publiés tout au long de l'année  1947, intitulée  "Problèmes actuels du mouvement ouvrier".  Nous renvoyons le lecteur à la présentation de la première partie publiée dans le n°33 de la Revue Internationale qui situe la critique que fait Interna­tionalisme des conceptions de l'organisation du Parti  Communiste Internationaliste d'Italie dans le contexte historique de l'époque.

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