Situation sociale en France

Editorial : Face au cirque électoral, la lutte contre le CPE ne doit pas être oubliée

La classe ouvrière doit garder en mémoire que la suppression du CPE, qui a empêché une aggravation supplémentaire de l’exploitation capitaliste, ne s’est pas gagnée au parlement mais dans les amphithéâtres universitaires, dans des assemblées générales ouvertes aux parents d’élèves, à tous les travailleurs, aux retraités, aux apprentis.

La défense du secteur public : un piège contre la classe ouvrière

Alors que l’ensemble de la classe ouvrière subit de violentes attaques, les syndicats, les partis de gauche et leurs appendices gauchistes ne cessent de nous ressortir le mot d’ordre anti-libéral de "lutte contre les privatisations ou, dit autrement, de  "défense du secteur public", avec sa pointe obligée de nostalgie sur les "bienfaits" des nationalisations pour le bien-être social de la classe ouvrière, et leurs couplets sur "la défense des acquis sociaux", si chèrement acquis selon eux au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Mais la réalité historique vient démentir tout ce bel échafaudage de mensonges idéologiques.

Expulsion de sans-papiers : quand la gauche prête main-forte à la droite

C’est avec la plus infecte hypocrisie que les associations de gauche, les syndicats et les trotskistes se sont servis de la détresse des clandestins en leur faisant miroiter le sésame de la régularisation pour les conduire tout droit vers les guichets des préfectures.

Des tentes pour les SDF à Paris : un exemple du cynisme de la bourgeoisie

Au-delà des polémiques qui animent le gouvernement, la gauche et les associations "humanitaires" ou "caritatives" et, au-delà de la volonté ou non de porter assistance aux sans-abri, il s’agit d’un problème insoluble dans le cadre du système capitaliste.

Immigration : La classe ouvrière est une classe d'immigrés

La nouvelle loi de Sarkozy sur l'immigration en France visant notamment à limiter les cartes de séjour et leur durée, à interdire les regroupements familiaux et à multiplier les expulsions massives de même que la nouvelle série de mesures anti-immigrés prises récemment par l'Union Européenne dont la mise en place de patrouilles navales et aériennes le long des côtes des Canaries, du Sénégal et de la Mauritanie comme le dépoiemement de troupes américaines le long des la frontière avec le Mexique font partie d'un arsenal de mesures répressives contre l'immigration.

France : Manifestations du Premier Mai; les syndicats veulent garder le contrôle de leur carnaval

"Après le raz de marée des dernières grandes mobilisations contre le CPE, le millésime 2006 du 1er mai a un peu fait pâle figure. Qu’est-ce que 20 000 manifestants, quand on frôlait les 300 000 le 4 avril ? Et le reste de la France […] n’a pas fait mieux. Le principal cortège, celui de Marseille, comptait à peine plus de 5000 personnes. Petite cuvée, donc".

Face aux attaques de la bourgeoisie : C'est tous ensemble qu'il faut se battre

Les attaques que le gouvernement et l'ensemble de la bourgeoisie française mènent en particulier contre les jeunes générations ouvrières à travers le contrat nouvelle embauche (CNE) ou le contrat première embauche (CPE) sont accompagnées d'une intense propagande idéologique.

Du procès d'Outreau au "gang des barbares" : La pourriture de la propagande bourgeoise contre la classe ouvrière

Entre l'affaire d'Outreau et le fait divers du gang des barbares de Bagneux, l'actualité des dernières semaines fut particulièrement sordide. Torture, meurtre, enfants violés, vies détruites… l'étalement de toutes ces horreurs  met à nu le pourrissement de cette société.

Epidémie de chikungunya : Le capitalisme est une maladie mortelle

Il est aujourd’hui encore très difficile de faire un réel bilan humain de l’épidémie de chikungunya qui frappe depuis près d’un an l’île de la Réunion. Officiellement, nous en sommes à 52 décès ; et 110 000 personnes sur une population totale d’environ 700 000 habitants auraient été touchées . Soit plus d’un habitant sur sept !

Emeutes sociales : Argentine 2001, France 2005, ... Seule la lutte de classe du prolétariat est porteuse d'avenir

A l'occasion du deuxième anniversaire des émeutes survenues dans la banlieue parisienne, en France en 2005, nous remettons cet article à la une, paru début 2006 dans notre Revue Internationale n° 124.

Luttes contre les licenciements : La défense du "service public", c'est la défense de l'exploitation capitaliste

Pour chaque prolétaire, il n'est guère possible d'avoir la moindre illusion sur les "solutions" proposées par le gouvernement pour "combattre" et "résorber le chômage" comme pour "améliorer" ses conditions de vie et de travail, alors que chaque mois, des dizaines de milliers d'emplois disparaissent réduisant au chômage et à la misère de nouvelles dizaines de milliers de familles ouvrières. Ainsi, plus de 7 millions de personnes vivent en France en dessous du seuil de pauvreté, les demandes de RMI ont augmenté de plus de 5% en un an, 51 000 entreprises ont déposé leur bilan depuis le 1er janvier 2005 (5,8% de plus que l'an dernier). Il est clair que le pouvoir d'achat dégringole, que les salaires stagnent, que les conditions de vie et de travail se détériorent, que les prestations sociales (pensions, retraites, remboursement des dépenses de santé, indemnités chômage) sont rognées ou remises en cause. Il ne fait aucun doute que les jeunes générations ont de plus en plus de difficulté à s'insérer sur le marché du travail, contrats nouvelle embauche ou pas.

Mesures contre les immigrés : Une nouvelle attaque contre la classe ouvrière

Les émeutes qui se sont déroulées dans les banlieues de France ont sans aucun doute inquiété la bourgeoisie qui a vu des bandes incontrôlées mettre des quartiers entiers à feu et à sang. Mais quelle qu'ait pu être cette inquiétude, la classe dominante n'a pour autant pas oublié d'utiliser ces événements contre la classe ouvrière (voir RI 363). Elle s'est en particulier fixée pour objectif, à travers l'assimilation répétée des émeutiers avec la fraction immigrée de la classe ouvrière, d'en profiter pour accentuer sa pression contre les immigrés eux-mêmes.

Morts de froid : Le capitalisme est le vrai responsable

Comme chaque hiver maintenant, les appels à la charité publique et à la "vigilance citoyenne" sont devenus endémiques. Les médias aux ordres réagissent dès qu’apparaissent les premières "victimes du froid". Alors se déclenche, comme on a pu le voir encore dernièrement, une nouvelle campagne idéologique destinée à couvrir en toile de fond cette tragédie du capitalisme.

Réunion publique du CCI à Toulouse : Les émeutes dans les banlieues n'ont rien à voir avec la lutte ouvrière

Le CCI organise, partout où il le peut, des réunions ouvertes à tous ceux qui veulent sincèrement changer le monde. Nos réunions publiques (RP) et nos permanences se veulent être des lieux de débats fraternels où chaque participant peut poser ses questions, confronter ses arguments et analyses.

Ainsi, tout au long des mois d’octobre et novembre, la section du CCI en France a tenu des RP à Tours, Marseille, Nantes, Toulouse, Paris et Lyon sur le thème "La révolution prolétarienne est la seule perspective d’avenir pour l’humanité". Inévitablement, l’actualité brûlante des émeutes est revenue dans chacune de nos salles comme une préoccupation centrale et récurrente : comment considérer la violence désespérée des jeunes banlieusards ?

Grève dans les transports à Marseille : Encore un exemple de sabotage syndical

Face à la multiplication des attaques qu'elle impose et à la dégradation très forte du niveau de vie des prolétaires, la bourgeoisie redoute un inévitable développement des luttes ouvrières et, dans celui-ci, la maturation d'une réflexion et d'une remise en cause de son système d'exploitation. C'est pourquoi les syndicats, qui sont sa première force d'encadrement social, se placent sur le devant de la scène pour court-circuiter et enrayer cette dynamique, dévoyer la combativité et saboter les luttes. Déjà, le mois dernier, face à la montée d'un ras-le-bol de plus en plus manifeste, ils avaient pris les devants en organisant la journée d'action nationale du 4 octobre destinée à défouler la colère et à les remettre en selle pour les faire apparaître comme les seuls capables de défendre les intérêts de la classe ouvrière. Mais surtout, avec la complicité de toutes les fractions de la bourgeoisie et des médias, ils avaient organisé une véritable provocation en manipulant un des secteurs les plus corporatistes et les plus rétrogrades du prolétariat, les marins de la SNCM, pour pousser l'ensemble de la classe ouvrière sur la voie de la défaite et de la démoralisation (voir nos articles dans RI n°362). Aujourd'hui, la bourgeoisie et ses syndicats continuent d'enfoncer le même clou. Non contente d'utiliser et d'exploiter le désespoir des jeunes des banlieues contre le prolétariat, c'est le terrain de la lutte de classe qu'investit la bourgeoisie pour pourrir la conscience des ouvriers.

Face à la misère capitaliste : Unité et solidarité de tous les ouvriers

Le problème du chômage se retrouve au coeur des questions posées par les émeutes des banlieues qui viennent de se dérouler en France mais, contrairement à ce que nous présente la bourgeoisie et ses politiciens, ce n'est pas un problème limité aux jeunes issus de l'immigration. Tous leurs débats et leurs discours hyper-médiatisés pendant plusieurs semaines ont cherché à nous persuader que la question posée serait uniquement celle des jeunes d'origine africaine ou maghrébine entassés dans le ghetto des cités de banlieues, même si le chômage atteint parmi eux des taux de 30 à 40 %. En le faisant apparaître comme un problème spécifique, catégoriel de laissés-pour-compte, la classe dominante, en France comme dans tous les pays, a focalisé l'attention sur une catégorie particulière de la population, sur des jeunes sans perspective d'avenir afin de masquer et évacuer le problème de fond posé par cette situation.

Émeutes dans les banlieues françaises : Face au désespoir, SEULE LA LUTTE DE CLASSE EST PORTEUSE D'AVENIR

Si les jeunes des banlieues se révoltent aujourd'hui, c'est qu'ils sont plongés dans un profond désespoir. En avril 1981, les jeunes de Brixton, quartier déshérité de Londres à forte population immigrée, qui s'étaient révoltés de façon semblable, avaient placardé sur les murs ce cri : "no future". C'est ce "no future", "pas de futur", que ressentent des centaines de milliers de jeunes en France, comme dans tous les autres pays. C'est dans leur chair et au quotidien, du fait du chômage, du mépris et de la discrimination que les jeunes "casseurs" des quartiers populaires ressentent cette absence totale d'avenir. Mais ils sont loin d'être les seuls.

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Face aux attaques capitalistes : Nous n'avons pas d'autre choix que de lutter


Depuis quelques mois, différents mouvements sociaux, en particulier en Europe, sont venus apporter une confirmation tangible de l’existence d’un tournant dans la lutte de classe au niveau international. C’est ce tournant qui s’est illustré à partir des luttes ouvrières du printemps 2003 contre la "réforme" des retraites en France et en Autriche.

Chantage aux licenciements, allongement du temps de travail, ... - Une seule réponse : la lutte unie des ouvriers

Pour chaque prolétaire, la prise de conscience de l’aggravation, souvent dramatique, de la crise économique ne passe pas par les discours idéologiques dont l’abreuvent les médias, pas plus que par les courbes, les chiffres, les statistiques froides des spécialistes de l’économie, mais par les problèmes de survie qu’il subit au quotidien avec ses angoisses du lendemain. Même hors du cercle familial, il retrouvera chez ses camarades de travail, ses voisins, ses amis, le reflet de la détérioration accélérée de ses propres conditions d’existence : partout les conditions de vie de la classe ouvrière, soumises à un pilonnage incessant d’attaques depuis des années, se dégradent mois après mois.

Cette situation n’est pas le résultat d’une politique particulière d’une équipe gouvernementale de droite ou de gauche, pas plus qu’elle n’est propre à la France mais elle est le résultat d’une aggravation de la crise mondiale du capitalisme, système moribond et sans issue. L’exacerbation de la concurrence internationale ne laisse pas d’autre choix aux bourgeoisies nationales que d’attaquer partout plus durement les conditions de vie de la classe ouvrière. Les ouvriers sont les premiers touchés par la remise en cause du salaire social, par les restrictions budgétaires à répétition et l’intensification de l’exploitation, à travers la précarisation et la flexibilité accrues de l’emploi. Chaque prolétaire est victime de la pression grandissante de l’insécurité des conditions d'existence, du chômage et des licenciements, comme des restrictions apportées à l’indemnisation du chômage et de la hausse du coût de la vie. Derrière les fins de mois impossibles à boucler, l’endettement croissant, les privations de plus en plus conséquentes, les difficultés grandissantes à se nourrir, à se loger, à se soigner décemment, les prolétaires s’enfoncent dans une paupérisation croissante.
C’est à cette situation que la bourgeoisie voudrait bien que la classe ouvrière se résigne. Et c’est pour cela qu’elle ne promet plus la "sortie du tunnel" mais pousse les ouvriers à s’adapter à des conditions sociales plus difficiles, à s’habituer à une misère plus forte. C’est parce qu’en fait la bourgeoisie n’a aucun remède pour résoudre sa crise, aucun sort meilleur à apporter aux ouvriers, qu’elle cherche à les entraîner dans la passivité, pour les paralyser et les dissuader d’entrer en lutte. Et si la bourgeoisie française se permet, du bout des lèvres, d’afficher encore avec optimisme une "reprise sans emplois", en même temps elle s’engage résolument dans la voie du chantage et de l’intimidation pour accentuer sa pression, pour imposer la poursuite de ses attaques qui participent d’une offensive anti-ouvrière générale.

Le démantèlement de la Sécurité sociale signe la faillite du capitalisme

Avec son nouveau plan de "sauvetage de la sécurité sociale", le gouvernement Raffarin s'apprête une nouvelle fois à réduire le coût du salaire social. C'est au tour de la santé de faire les frais de ce nouveau plan d'austérité, après les attaques significatives menées au printemps dernier vis-à-vis des pensions de retraite et des indemnités de chômage en janvier dernier. Loin d'être une spécificité nationale, ces attaques se développent et se généralisent à l'ensemble des pays capitalistes qui avaient mis en place l'État-providence à la fin de la Seconde Guerre mondiale en vue de reconstruire leurs économies dévastées et qui avaient besoin pour cela d'une main d'oeuvre en bonne santé. L'attaque actuelle sur le système de soins en France, comme en Allemagne il y a quelques mois, signifie la fin du Welfare State et fait voler en éclats le mythe des "acquis sociaux". Cette attaque révèle que, face à l'approfondissement de la crise économique, au développement du chômage massif, la bourgeoisie ne peut continuer à entretenir la force de travail en grande quantité. La survie du capitalisme passe par une intensification de la productivité du travail, la recherche d'une main d'oeuvre la moins chère possible, tout en réduisant le coût de l'entretien de cette force de travail. Pour une grande majorité de prolétaires, c'est la précarité et la misère, voire l'exclusion définitive du système de production ou la mort comme on l'a vu pour les plus démunis (personnes âgées, SDF, handicapés) lors de la canicule de l'été 2003.

décembre 1995, printemps 2003 - Les leçons des défaites sont une arme pour les luttes futures

Malgré tout le zèle et les efforts de sa bourgeoisie nationale au cours de ces dernières années, le capital français doit encore combler un retard certain sur ses principaux concurrents dans ses mesures antiouvrières pour faire face à la crise économique mondiale. Cette compétition s'exerce aussi bien dans le cadre européen contre les Etats-Unis que vis-à-vis de ses autres rivaux européens. La logique du capitalisme et de défense du capital national conduit ainsi simultanément la classe dominante à poursuivre et intensifier les licenciements dans les entreprises, à réduire les effectifs du secteur public avec comme objectif avoué d'éliminer 50 000 salariés d'ici 2007 et surtout à accélérer le démantèlement de l'Etat-providence, qui constitue pour elle l'encombrant héritage d'une période aujourd'hui révolue (voir dans ce n° l'article sur la Sécurité sociale).

"Recalculés de Marseille" - Ce n'est pas devant les tribunaux bourgeois que les chômeurs peuvent lutter contre la misère

Après un mois de tumulte juridique et de battage médiatique autour du sort des "recalculés" (sinistre euphémisme pour désigner les 265 000 chômeurs privés prématurément, en janvier dernier, de 7 mois d'indemnités suite à la réforme de l'Unedic !), le dénouement est subitement tombé de la bouche du ministre de la cohésion sociale, Jean-Louis Borloo. En effet, ce "Monsieur social" du gouvernement Raffarin III a tout simplement annoncé le 3 mai la réintégration des "recalculés" dans le système d'assurance chômage, soit près de 600 000 personnes d'ici à fin 2005. Décision officialisée par le Conseil d'Etat le 11 mai avec l'annulation de l'agrément de la convention Unedic de décembre 2002 à l'origine de ce recalcul des prestations de centaines de milliers de chômeurs.

Attaques contre la sécurité sociale - La riposte est dans la rue, pas dans les urnes !


Aujourd'hui, un an après la "réforme" sur les retraites, le prolétariat en France est confronté à une nouvelle attaque violente et frontale de sa bourgeoisie : la remise en cause de la Sécurité sociale et des dépenses de santé.

Une nouvelle attaque généralisée du capitalisme

contre la classe ouvrière

Celle-ci va toucher tous les ouvriers et se traduire par une aggravation considérable de leurs conditions de vie et une intensification de leur exploitation.
Les mesures déjà annoncées prévoient simultanément :

Vigipirate : La bourgeoisie blinde son Etat policier

Le vendredi 12 mars, le lendemain des attentats de Madrid, Raffarin passe le plan Vigipirate du niveau d'alerte jaune au niveau orange - et même rouge dans les gares et aéroports. 1500 militaires y sont affectés. Dès le 15 mars, 11 800 personnes ont été contrôlées dans 1233 gares d'Ile-de-France. 2500 hommes ont été engagés dans cette opération. Dans les trains, les passagers subissent des contrôles renforcés et sont menacés d'amende s'ils laissent leurs bagages non directement à leur portée. Les journaux nous informent que les "experts" antiterroristes craignent de nouveau attentats en Europe. La France et l'Allemagne stigmatisent le mardi 16 mars le manque de "volonté politique" et poussent à prendre des mesures européennes. Ainsi les ministres européens de la justice et de l'intérieur se réunissent en session extraordinaire le vendredi 19 mars à Bruxelles puis, deux jours plus tard, la diplomatie représentée par les ministres des affaires étrangères de l'UE propose, le lundi 22 mars, de réactiver la cellule antiterroriste d'Europol. Gijs de Vries devient le nouveau "Monsieur Antiterrorisme" de l'Union européenne. Les dispositifs de contrôles se renforcent partout en Europe et même à l'autre bout du monde où le Japon et l'Australie se découvrent vulnérables à Al-Qaida.

Contre les attaques anti-ouvrières - Voter ne sert à rien, il faut lutter !

Fin mars, à l'issue du scrutin, la bourgeoisie française a présenté le résultat des élections régionales et cantonales comme une grande victoire du jeu démocratique, d'une part à travers une participation électorale plus forte que prévue, d'autre part à travers un triomphe écrasant de la gauche (surtout pour le PS) qui enlevait la présidence de 21 régions sur 22 en métropole. Cela marquait surtout un camouflet cinglant pour l'équipe Chirac-Raffarin au gouvernement.

La montée du chômage révèle la faillite du capitalisme

Fin 2003, Chirac nous a annoncé que 2004 serait "l'année de la lutte contre le chômage", le tout sur fond de campagne prévoyant la reprise économique dans la plupart des pays développés. Faut-il croire que le gouvernement va s'atteler à la tâche d'améliorer le sort des ouvriers au chômage ou de réduire les licenciements ? Loin s'en faut ! 2004 sera en réalité l'année d'une nouvelle série d'attaques contre les chômeurs et d'une nouvelle aggravation des conditions de vie de la classe ouvrière.

Inondations : C'est le capitalisme qui est responsable


Après un été de canicule, sur un sol asséché, ces dernières semaines ont apporté à nouveau leur lot de catastrophes dites naturelles avec les inondations dans diverses régions de France et particulièrement dans le Sud-Est, région "abonnée" depuis plusieurs années à de telles situations dramatiques, ayant coûté la vie à des dizaines de personnes, ravageant villages, habitations, infrastructures routières, ferroviaires, cultures…. Aujourd'hui, ce sont encore des vies humaines qui ont été emportées, noyées par des torrents surgis en quelques instants et emportant tout sur leur passage. En Arles, à Marseille, mais aussi dans seize départements différents, de fortes pluies se sont à nouveau transformées en catastrophes. La faute à pas de chance ? Les caprices de la nature ? La fatalité ? Non, mille fois non. Encore une fois, tout était prévisible.

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