La Gauche Communiste de France

La Gauche Communiste de France a été formée à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale par des éléments de la Gauche Italienne, ainsi que par des éléments l'ayant rejoint en France. La GCF refusa de se joindre à la formation du Parti Communiste Internationaliste en Italie sur la base que la période historique (celle d'une profonde défaite de la classe ouvrière) signifiait que la formation du parti était impossible et que les critères de formation du parti en Italie étaient profondément opportunistes. La GCF développa le travail théorique déjà commencé par la Fraction Italienne. Le CCI tire son principal héritage politique et sa continuité organisationnelle de la GCF

Problèmes actuels du mouvement révolutionnaire international (II)

L'absence de toute analyse sérieuse des événements des dernières années et des forces qui, par leur présence ou absence ont déterminé l'évolution des événements dans un sens profondément révolutionnaire est actuellement le trait frappant des militants révolutionnaires et des groupes qui se disent d'avant-garde. L'habitude prise d'appliquer des schémas tirés du passé aux situations nouvelles, réelles qui se présentent a en quelque sorte libéré les militants du souci de la nécessité de se livrer à des études qui leur semblent pénibles et les fatiguent.

Capitalisme d’État et socialisme

Dans l'enchevêtrement de tout idéologie, tant bourgeoise que prolétarienne, la classe ouvrière à juste raison n'arrive plus à reconnaître les formules bourgeoises des formules prolétariennes. Est-ce parce que, la facilité aidant, les hommes politiques ne s'expriment plus que par "mots historiques", ou bien retrouvons-nous la tendance de la bourgeoisie à se couvrir toujours du drapeau le plus adéquat de l'heure ?

Un exemple parmi tant d'autres de cette aisance des "milieux pensants et réfléchissants".

À propos de la guerre d'Espagne

La FBGC[1] vient de publier le premier numéro d'une revue imprimée "Entre deux mondes". Le numéro de cette revue est entièrement consacré à l'affaire espagnole. De nombreuses remarques s'imposent à nous à propos du contenu de cette brochure.

La première et la plus importante, c'est sur l'idée qui semble avoir présidé consistant à présenter la situation de 1936 en Espagne et dans le monde comme ayant une analogie avec la période présente.

Libres propos sur l’État

Un des problèmes que la révolution d'octobre 1917 a laissé en suspens, c'est bien le problème de l'État de la période transitoire après la prise du pouvoir par la classe ouvrière.

Si la Commune de Paris avait révélé la nécessité de détruire l'État capitaliste, sa trop brève vie a laissé au deuxième plan le problème de l'État après la prise du pouvoir.

Octobre 17 avait donc vérifié les données théoriques de ce problème, telles que Marx et Engels les avaient énoncées, et elle avait à les compléter si elle le pouvait.

Que se passe-t-il en Russie ?

Il y a quelques temps les colonnes des journaux du monde entier étaient remplies de rapports sur la nouvelle campagne d'épuration qui s'est déclenchée récemment en Russie.

Cela a commencé par la production cinématographique où des scénaristes, des metteurs en scène très connus ont été violemment pris à partie. Leur faute consisterait à mettre trop l'accent sur l'initiative des masses, sans souligner suffisamment les hautes qualités des dirigeants dans la défense de la patrie durant la guerre.

La conférence de Moscou I

Si l'analyse des événements comporte cette monotonie, telle une partie d'échecs qui dure jusqu'au mat : la 3ème guerre mondiale, il est ridicule de voir dans chaque manœuvre une préparation directe à la guerre.

Le soin de compter les coups, de lancer des suppositions, d'imaginer des revirements, ce soin est du ressort de tout bon ou mauvais journaliste bourgeois. Pour de tels gens, le métier les transforme en machine enregistreuse plus ou moins bonne.

Le congrès trotskiste

Le Parti Communiste Internationaliste (trotskiste) vient de finir son 3ème Congrès auquel nous avons pu assister en partie, certaines séances ayant été publiques et ouvertes aux représentants de la presse[1].

La tâche de l’heure : construction du parti ou formation des cadres

I- Moment de la constitution du Parti

Il existe deux conceptions sur la formation du Parti, deux conceptions qui se sont heurtées depuis l'apparition historique du prolétariat, c'est-à-dire non son existence en tant que catégorie économique mais dans sa tendance à se poser en tant que classe indépendante ayant une fonction et une mission propre à assumer dans l'histoire.

Ces deux conceptions peuvent être résumées brièvement de la manière suivante :

Situation internationale

Dans le N° 11 de l'Etincelle, nous avons tenté de marquer l'orientation du cours actuel (Préparatifs en vue de la 3ème guerre impérialiste). Ce court article était plutôt un résumé des positions de la Fraction sur différentes questions historiques et périodes (notamment du 1943 italien à la période actuelle). La plus grande place tenue dans cet article l'était par une chronologie ennuyeuse mais nécessaire des événements depuis la conférence de Londres.

La FB enseigne le marxisme à la classe ouvrière de Belgique

Les "erreurs" de Lucain

La théorie vercesienne de l'économie de guerre et sa réponse dans les bulletins de la Fraction italienne :

– "Notre réponse" du mois de mai 1945 (N° 5) avait pour but de se délimiter d'avec le courant politique qui s'y rattachait[1].

– "La critique de l'économie de guerre" de Sadi a également été publiée dans le bulletin (N°? de ?).

1933 – Mort de la 3ème Internationale. Cours vers la guerre impérialiste

Il est bien aisé en 1946 de discuter sur le moment où il fallait quitter la 3ème Internationale. Chaque date -celle de 1921, de 1924, de 1927- est assez riche en événements pour déterminer les causes de rupture d'avec l'IC. Ce qui semble guider la majorité des camarades de l'avant-garde, tels les RKD ou les CR, est plus un canevas, une espèce de critère statique que l'examen d'une situation mouvante mais qui, à notre avis, garde son sens jusqu'en 29 (??? Chiffre illisible).

2ème réponse de la GCF au PS du Canada

Cher camarade,

Nous venons de recevoir votre lettre que nous nous permettons de publier dans notre revue théorique, en regard de la nôtre.

D'après ce que vous nous avez écrit, il existe une grande identité de vue entre vous et nous ; mais nous serions très heureux de continuer la discussion sur certains points, tels la prise du pouvoir, l'État et le Parti.

Nous serions heureux de publier des articles de votre parti sur une question intéressant le mouvement ouvrier ; nous vous autorisons à publier des articles ou des documents que vous recevrez sous peu.

1ère réponse de la GCF au PS du Canada (26/01/1946)

Cher camarade,

Nous venons de recevoir à l'instant votre lettre ainsi que votre déclaration de principes

Nous sommes très heureux d'être en relation avec vous car, ainsi, se reforme la trame internationale de ceux qui pensent encore à la révolution socialiste.

D'après votre document sur vos principes, nous constatons une certaine identité de vue sur les principes généraux. Mais cette déclaration reste pourtant fort vague. Manifestement prolétarienne, nous aimerions avoir des précisions :

Réponse à la résolution des RKD datée du 31 janvier 1946

Les contre-révolutionnaires staliniens à court d'argumentation emploient, contre les groupes révolutionnaires de la Gauche, toutes armes traditionnelles de la bourgeoisie : calomnie, délation, pogrome...

La faiblesse politique des organisations centristes trotskistes les oblige à ignorer ceux qu'ils nomment "les ultra-gauchistes", qualificatif qui remplace pour eux toute critique.

On désigne "les ultra-gauchistes" comme le croquemitaine pour les petits enfants, et l'affaire est classée.

A chaque époque sa farce démagogique

Un vieux problème revient depuis plus de 50 ans sur le tapis. Jadis rejeté de sous-commission en sous-commission, il allait se reposer dans les vieilles archives, véritables boites magiques de la bourgeoisie, jusqu'au jour où le capitalisme le ressortit, trouvant en lui une possibilité, bien aléatoire, de survie.

Avant 1914, le libéralisme vieillissant avait trouvé un marché étendu et inexploré dans les pays qui devaient devenir plus tard des colonies.

Résolution sur le cas Vercesi

Au hasard d'une conversation entre un de nos camarades et l'ancien député socialiste italien Rafrani qui a eu lieu à Paris le 16 janvier 1945, celui-ci lui a fait savoir que le camarade Vercesi faisait partie, à Bruxelles, d'un Comité italien antifasciste de gauche, regroupant les maximalistes, les anarchistes et une tendance de gauche du Parti Socialiste, et que ce Comité publie un organe : Prométée.

Déclaration politique adoptée à la conférence de la Fraction Italienne en mai 1944

L'état actuel de l'organisation est la suite, la continuation d'une crise qui a surgi dans le sein de la Fraction avant la guerre, dès 1937.
Elle est inaugurée par l'abandon des positions politiques contenues dans le rapport sur la situation internationale adopté au congrès de la Fraction en 1935 et par la révision fondamentale de l'analyse de l'époque historique qui s'est ouverte en 1914 dans la phase décadente du régime capitaliste.

À propos du 1er congrès du Parti Communiste Internationaliste d’Italie

I – La fraction de gauche

À la fin de l’année 1945 s’est tenu le premier Congrès du jeune Parti Communiste Internationaliste d’Italie récemment constitué.

Ce nouveau Parti du prolétariat n’a pas surgi spontanément du néant. Il est le fruit d’un processus qui commence avec la dégénérescence de l’ancien Parti Communiste et de l’Internationale Communiste. Cette dégénérescence opportuniste a fait surgir à l’intérieur même de l’ancien parti la réponse historique de la classe : la Fraction de gauche.

Critiques des différentes plateformes "CR"

La formation des CR, qui date de près d'un an, fut une formation où l'unanimité se porta beaucoup plus sur la lutte contre le trotskisme défini comme un mouvement passé au service de la bourgeoisie que sur une plateforme politique de regroupement des éléments d'avant-garde.

Ce courant, qui se place du côté du prolétariat malgré les scissions et l'absence des bases principielles, conserve une homogénéité organisationnelle mais est incapable, sans le problème important de l'heure, d'avoir une ligne politique suivie et conséquente.

Déclaration sur le problème du regroupement de l’avant-garde

La guerre impérialiste éclatée en 1939, parce qu’une date décisive pour le prolétariat français.

Elle est l'aboutissement et le point culminant d'une période de recul du prolétariat, période au cours de laquelle tous les efforts de reconstruire l'organisme politique de la classe se sont heurtés au cours historique objectif de la guerre et se sont soldés par des échecs.

Le problème du Moyen-Orient

Les récents événements de Syrie et du Liban ont attiré l'attention du monde entier. Toutes les presses bourgeoises (française, anglaise etc.) ont exposé le problème syrien. Chacune en y faisant prévaloir ses droits culturels (?) ou économiques et en cherchant à rejeter sur l'autre la responsabilité des troubles qui s'y sont déclenchés.

L’état de la classe ouvrière

La classe ouvrière - la dernière roue du carrosse capitaliste - voit ses moyens se réduire de jour en jour. Voyons un peu la musique que fait la mouche du coche, c'est-à-dire voyons ce que les braves démagogues de "gauche" de tous les pays, enfourchant le dada des "nationalisations", offrent en réalité comme perspective à la roue, qui n'en peut plus et qui sent le poids de toute la charge de la société s'écrouler sur elle.

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