La Gauche Communiste de France

La Gauche Communiste de France a été formée à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale par des éléments de la Gauche Italienne, ainsi que par des éléments l'ayant rejoint en France. La GCF refusa de se joindre à la formation du Parti Communiste Internationaliste en Italie sur la base que la période historique (celle d'une profonde défaite de la classe ouvrière) signifiait que la formation du parti était impossible et que les critères de formation du parti en Italie étaient profondément opportunistes. La GCF développa le travail théorique déjà commencé par la Fraction Italienne. Le CCI tire son principal héritage politique et sa continuité organisationnelle de la GCF

RECTIFICATIF: Autour de la conférence internationale de contact

Nous avons reçu du camarade Jober la rectification qui suit. C'est avec plaisir que nous la publions, d'autant plus que, dans le compte-rendu de la conférence fait par Marco, il était fait expressément mention de la délégation de la Fédération autonome de Turin. C'est uniquement à la suite d'une erreur de dactylographie que tout ce passage a été omis.

Problèmes actuels du mouvement ouvrier international (V)

On connaît la vieille et éternelle discussion sur la fin et les moyens. On a pas mal abusé de cette soi-disant opposition. Toute une littérature ennuyeusement moralisante -où les écrivains bien-pensants à la Koestler étalent leur vertu offensée- s'emploie à embrouiller encore davantage les données de ce problème. En réalité, il n'y a pas et il n'y a jamais eu d'opposition de nature entre fin et moyens. Les moyens ne sont et ne peuvent être que des moments, des étapes d'une fin, tout comme une fin détermine, comporte et implique des moyens appropriés.

À propos du syndicat autonome de Renault

Un camarade trotskiste, auteur d'un article dans le bulletin "La voix des travailleurs", explique la nécessité actuelle de création d'un syndicat autonome qu'il considère comme la forme d'organisation correspondant aux conditions actuelles. Il pense que le combat révolutionnaire présent doit être mené sous l'impulsion des éléments les plus actifs de la classe ouvrière réunis dans cet organisme.

« Bravo Abd el-krim » ou la petite histoire du trotskisme

Certaines gens souffrent d'un sentiment d'infériorité, d'autres d'un sentiment de culpabilité, d'autres encore de la manie de persécution. Le trotskisme, lui, est affligé d'une maladie qu'on pourrait, faute de mieux, appeler "le défensisme". Toute l'histoire du trotskisme tourne autour de "la défense" de quelque chose. Et quand, par malheur, il arrive aux trotskistes des semaines creuses où ils ne trouvent rien ni personne à défendre, ils sont littéralement malades.

Le plan Marshall, échec de la conférence de Paris

Après Moscou, où l'impossibilité d'entente entre les 2 blocs impérialistes s'était manifestée avec une vigueur insoupçonnée, nous avions raison de dire que les ponts étaient pratiquement coupés entre l'Amérique et l'URSS. Il ne s'agissait pas de rechercher les points de désaccord entre les 2 grands, car aucun compromis n'était possible sinon viable.

La France : famine, crises, luttes impérialistes

Dans les conditions actuelles de l'économie française, la tâche principale de tout gouvernement à la tête de l'État est de faire accepter au prolétariat, d'une façon ou d'une autre, la situation de misère croissante dans laquelle le capitalisme français, misérable, se trouve obligé de l'entretenir pour ralentir sa faillite.

Problèmes actuels du mouvement ouvrier international (IV)

Dans une série d'articles publiés antérieurement dans "Internationalisme", nous nous sommes efforcés de répondre à la question : à savoir si la construction du parti de classe est possible dans le moment présent ? Pour y répondre, nous étions amenés à étudier le problème dans sa généralité théorique et dans sa présentation pratique, dans le moment concret présent.

Lettre de la GCF au Communistenbond "Spartacus" -Hollande

Chers camarades,

Nous avons reçu votre lettre du 18 mars nous faisant part de votre intention de convoquer une conférence des groupes révolutionnaires de Hollande, Belgique et France.

Quoique n'ayant pas reçu votre document de discussion - "Le nouveau monde" (dont vous annoncez la traduction et l'envoi) -, nous déclarons immédiatement notre accord avec l'initiative prise par vous et notre volonté de faire que cette conférence, à laquelle nous participerons, soit une rencontre fructueuse pour le mouvement ouvrier international.

Après la grève de Renault

Tandis que, pour les ouvriers de chez Renault, cette grève se termine par une augmentation de la semaine de travail de 45 h à 48 h, les divers groupes et les révolutionnaires se donnent pour tâche d'inviter les ouvriers à tirer les leçons de ce mouvement. C'est dans ce but que le Comité de grève, le PCI et la FFGC ont organisé plusieurs réunions.

Instabilité et décadence capitalistes

À propos de la décadence du capitalisme, certains trotskistes se plaisent à faire une comparaison avec la décadence de Rome. La comparaison est difficile. En effet, dans la décadence du monde romain, dans la transition de l'esclavagisme au féodalisme du moyen-âge, si on a assisté à un croupissement de la société, il n'en reste pas moins vrai que c'est, dans ce croupissement, que le féodalisme était en gestation.

La discipline, force principale

Lors des élections parlementaires en Italie à la fin de 1946, un article leader -qui était tout un programme à lui seul- est paru dans l'organe central du PCI d’Italie ; "Notre force" avait-il pour titre et avait pour auteur le secrétaire général du parti.

La conception du chef génial

Ce n'est pas nouveau en politique qu'un groupe change radicalement ses façons de voir et d'agir en devenant une grande organisation, un parti de masses. On peut citer maints exemples de telles métamorphoses. On pourrait, avec raison, l'appliquer également, en partie tout au moins, au parti bolchevik après la révolution. Mais ce qui frappe pour le PCI d'Italie, c'est la rapidité surprenante avec laquelle l'esprit de ses principaux dirigeants a subi ce changement.

Situation de l’impérialisme français

BREF RAPPEL HISTORIQUE

Dans les compétitions internationales, la guerre de 1914 a fait passer au second plan les deux grandes puissances coloniales qu'ont été l'Angleterre et la France. La lutte d'expansionnisme colonialiste des impérialismes passe également au second plan pour poser la lutte impérialiste sur un plan supérieur de rivalités où s'affirme un expansionnisme purement économique de conquêtes des marchés, de lutte pour assurer, sur ces marchés, la vente de produits créés en surabondance et menaçant de ne pas trouver de débouchés.

La fin de la vague de grève

La classe ouvrière, après deux mois de mouvements revendicatifs de grève, a non seulement rien gagné mais a épuisé des forces considérables dans des luttes qui l'ont surtout plus enfoncée et enracinée dans le régime capitaliste actuellement en décomposition.

Au début, cédant à l'activisme de certains groupes trotskistes croyant trouver une issue au mécontentement généralisé et à la politique de famine du gouvernement, les travailleurs se sont rejetés dans une lutte revendicative de salaire où la surenchère des partis dits ouvriers devait jouer.

Intervention du camarade de la Gauche Communiste, membre du Comité de grève, à la séance du samedi 3 mai 1947

Camarades,

Il faut sérier les questions le plus possible, avec un sens des responsabilités qui nous incombe.

I/ Éviter la confusion que représente le débat. Pas de mots ronflants. Pas de phrases à courte vue. Pas d'enchaînement du mouvement dans des tractations épuisantes avec les dirigeants syndicaux.

La grève de Renault et la crise politique en France

Dans une situation internationale de contrastes impérialistes aigus, après une conférence d'où ressortait brutalement, dès les premiers jours, une impossibilité d'entente entre les blocs en présence, la France devait subir, à brève échéance, sur le plan intérieur, le contrecoup de sa situation tendue.

Une analyse bien simpliste pourrait faire croire que les incidents coloniaux et les grèves en France sont déterminés directement par l'échec de la conférence de Moscou.

"Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes"

Ici, nous ne voulons pas nous occuper du passé de la question -quoique cela en vaudrait la peine- mais de l'application pratique, actuelle du mot d'ordre et de ses conséquences directes : lutte d'émancipation nationale. Le mot d'ordre du "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" et le principe que la lutte d'émancipation nationale est "progressiste" sont choses couramment admises et revendiquées comme "position" par des courants politique de "gauche" : trotskistes, anarchistes et leurs satellites.

La conférence de Moscou II

La conférence de Moscou s'est terminée sans que les 4 ministres des Affaires étrangères aient pu rédiger le traité de paix avec l'Autriche et, encore moins, le traité de paix avec l'Allemagne. Il est vrai que le problème était ardu car il ne s'agissait pas simplement d'un pillage de l'économie allemande pour payer, sur le dos du vaincu, les frais de la guerre.

La France, un vaste cirque politique

De Gaulle, nouveau monstre de foire

L'entrée dans la scène politique de De Gaulle a été saluée, dans la mare aux crapauds de la politique, par un véritable tollé général. Chaque parti voyait naître un concurrent -disons-le immédiatement- plus redoutable en apparence qu'en réalité.

Correspondances internationales

Nous avons reçu une lettre d'un camarade trotskiste suisse. Nous citerons quelques extraits de cette lettre et la partie politique de notre réponse.

Extraits de la lettre :

"4°/ Votre reproche au PCI (d'Italie) de s'être constitué en parti montre une tendance très dangereuse de sectarisme et même de défaitisme. Ce qui est faux c'est la politique générale du PCI (d'Italie), non pas le fait d'avoir constitué un parti car, effectivement, même un adversaire doit avouer qu'en Italie le bordiguisme est un parti.

Troubles sociaux dans la Ruhr

Au moment d'achever notre bulletin nous parviennent des nouvelles sur des convulsions sociales dans la Ruhr.

Nous n'avons plus le temps ni la place pour en faire une étude approfondie mais nous ne saurions passer sous silence ces événements que nous considérons, du point de vue de classe, comme les plus marquants depuis la cessation des hostilités et l'étouffement, par les impérialismes vainqueurs, des premières manifestations de révolte sociale des ouvriers allemands au début de 1945.

Optimistes et pessimistes

Le fait que nos positions commencent à se répandre dans les milieux de la gauche socialiste, trotskistes et anarchistes nous a valu de nombreuses critiques. Il en est une cependant qui surnage au-dessus, très loin de toutes les autres, qui viennent de tous ces milieux apparemment si différents : nous sommes des pessimistes, nous voyons tout en noir et toutes nos positions politiques, tout notre "sectarisme" sont basés sur ce pessimisme et cette vue en noir.

Où en est la renaissance française ? Des scandales, encore des scandales, toujours des scandales

Comme disait un haut-fonctionnaire : "Le grand avantage de la démocratie sur le fascisme, c'est que, dans la première, on laisse éclater les scandales qu'on étoufferait dans le dernier."

En fait, il n'en demeure pas moins que le scandale est une forme de vie de la société capitaliste démocratique ou fasciste ; le rationnement, la haute bureaucratisation de l'État, l'existence normale de deux marchés ne peuvent qu'aggraver les scandales, rendre leur détection plus grande et leur imbroglio plus inextricable.

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