Guerre

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La classe ouvrière et les guerres du capitalisme en décomposition

Il y a un siècle, le premier mai 1916, sur la place de Postdam à Berlin, le révolutionnaire internationaliste Karl Liebknecht donnait la réponse de la classe ouvrière à la guerre qui dévastait l’Europe et massacrait toute une génération du prolétariat. Devant une foule de quelques 10 000 ouvriers qui manifestaient en silence contre les privations qui étaient une des conséquences obligée de la guerre, Liebknecht décrit l’angoisse des familles de prolétaires qui sont confrontées à la mort au front, à la famine chez eux, en finissant son discours (qui avait aussi été reproduit et distribué dans la manifestation sous forme de tract) en brandissant le mot d’ordre « à bas la guerre » et « à bas le gouvernement », ce qui a immédiatement provoqué son arrestation malgré les efforts de la foule pour le défendre

Le chemin vers la trahison de la Social-démocratie allemande

La guerre de 1914-18 n'aurait pas été possible sans la défaite politique du prolétariat qui a été entraîné dans les tranchées pour massacrer d'autres travailleurs au lieu de lutter en tant que classe contre la bourgeoisie. Et cette défaite a été préparée et réalisée par la trahison de la plupart des partis ouvriers de l'époque, surtout du plus grand parti et du plus exemplaire à l'échelle internationale : le Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) qui vota les crédits de guerre en août 1914. Cet article, long et complet, centré sur la question organisationnelle, est une analyse historique du processus à travers lequel la social-démocratie allemande a dégénéré au point de trahir et de rejoindre le camp de la bourgeoisie. Comment cela a-t-il été possible ? Que pouvons-nous apprendre aujourd'hui de la dégradation du tissu organisationnel au sein du parti, de la censure et de la répression de l'aile gauche, de l'évitement du débat et de la décadence morale d'un parti qui était la "fierté de tout socialiste" ? Cet article nous donne de la matière historique concrète qui est toujours d'actualité pour la réflexion et la discussion.

1914: le début de la saignée

Il ya 100 ans, l'humanité se tenait au bord de l'abîme, sur le point de plonger dans la saignée la plus terrible que l'histoire n'a jamais vue. Pendant des générations après la Grande Guerre, les années 1914-1918 étaient synonymes de meutre insensée, d'un gaspillage abominable de la vie dans l'horreur des tranchées, pour lequel les populations meutries ont rendu les gouvernements et les classes dirigeantes largement responsables.

Cent ans plus tard, commémorer la guerre est donc quelque peu gênant pour ces mêmes classes dirigeantes. Il se préparent donc à nous noyer dans une océan de futilités, et des hymnes à l'unité nationale face à la souffrance de la guerre. Ils éviteront, à tout prix, toute mention des véritables causes de la guerre: l'expansion impérialiste inexorable du capitalisme à travers la planète. Ils éviteront également toute suggestion de qui était réellement responsable de la guerre.

Surtout ils éviteront toute mention de l'idée que la seule force qui aurait pu arrêter net la guerre, en 1914 comme aujourd'hui, était le prolétariat.

2014 sera donc une année non pas de commémoration, mais d'oubli.

Réponse à la CWO sur la guerre dans la phase de décadence du capitalisme (II)

Après avoir examiné cette question de la "baisse tendancielle du taux de pofit"  sur un plan théorique dans la première partie de cet article, nous allons montrer ici en quoi la réalité empirique invalide totalement la théorie de ceux qui font de l’évolution du taux de profit l’alpha et l’oméga de l'explication des crises, des guerres et de la décadence.

Irak, Moyen-Orient, Afghanistan... Le responsable de la guerre, c'est le capitalisme

L'enlisement de la guerre en Irak et l'échec manifeste de la lutte contre le terrorisme international avec la multiplication des attentats meurtriers, non seulement au Moyen-Orient mais dans le monde, constituent non seulement de véritables camouflets mais sont de véritables revers cuisants pour les Etats-Unis.

Les contradictions fondamentales du capitalisme

Cet article fait partie d'une série dont le but est de rétablir les fondations du marxisme, en particulier sur la question de l'ascendance et de la décadence du système capitaliste, et du rôle joué par la destruction à cause des guerres dans l'évolution de l'économie mondiale pendant la période de décadence, depuis 1914.

La situation internationale

Les textes que nous publions ici font partie des documents présentés à la conférence internationale. Les trois premiers sont des rapports préparés pour la conférence, les autres ont été des contributions écrites à la discussion.

Résolution sur la situation internationale

A l'exception de quelques révolutionnaires particulièrement bornés, plus personne ne songe aujourd'hui à nier la réalité de la crise mondiale du capitalisme. Malgré les différences de forme avec celle de 1929, sur lesquelles se basent ceux qui essayent d'en minimiser la gravité, la crise actuelle révèle toute son ampleur.

La situation internationale

L'évolution de la situation mondiale est déterminée par le rapport complexe entre deux tendances historiques : le cours de la crise économique du capitalisme et le cours de la lutte prolétarienne. Le cours de la crise économique, devenue permanente à l'époque de la décadence du capitalisme, est fondamentalement dicté parles lois aveugles qui  régissent le processus de l'accumulation capitaliste.

1936 : Fronts populaires en France et en Espagne : comment la bourgeoisie a mobilisé la classe ouvrière pour la guerre

Sur la base d’une analyse lucide du rapport de forces au niveau international, la Gauche Communiste d’Italie (dans sa revue Bilan) avait compris que les Fronts populaires, loin d’être l’expression d’un développement du mouvement révolutionnaire, exprimaient tout le contraire : un mouvement d’enfermement croissant de la classe ouvrière dans une idéologie nationaliste, démocratique et l’abandon de la lutte contre les conséquences de la crise historique du capitalisme.

Situation internationale : conflits impérialistes et lutte de classe

Simultanément la situation mondiale nous livre d'un côté les événements guerriers du Moyen-Orient, et d'un autre, les luttes ouvrières en Afrique du Sud et en Corée du Sud. Ces deux aspects antagoniques de la situation mondiale, sur fond général d'un approfondissement de la crise du capitalisme, illustrant ce que nous entendons par accélération de l’histoire. Ils montrent que le cours historique, le rapport de forces entre deux perspectives: guerre ou révolution, est l'axe autour duquel s'articule l'histoire présente et à venir.

Guerre, militarisme et blocs impérialistes dans la décadence du capitalisme

La formidable armada déployée par le bloc occidental dans le Golfe persique (voir l'éditorial de la Revue Internatio­nale n° 51) est venue rappeler avec brutalité la nature profonde du système capitaliste, un système qui depuis son en­trée en décadence au début du siècle a conduit à une militarisation croissante de toute la société, a stérilisé ou dé­truit des proportions considérables du travail humain, a transformé la planète en une véritable poudrière.

Editorial : la crise économique, la guerre et la révolution

Effondrement boursier, nouvelle aggravation de la crise économique; mobilisation des armées des principaux pays industrialisés occidentaux dans la guerre du Golfe Persique. L'histoire s'accélère. Les forces contradictoires qui minent les rapports sociaux capitalistes s'exacerbent. Le système enfonce de plus en plus rapidement la société mondiale dans la barbarie de la misère et de la guerre.

Décadence du capitalisme guerre, militarisme et blocs impérialistes (2eme partie)

Alors qu'au siècle dernier, malgré les destructions et les Massacres qu'elles occasionnaient, les guerres constituaient un moyen de la marche en avant du mode de production capitaliste favorisant la conquête du marché mondial et stimulant le développement des forces productives de l'ensemble de la société, les guerres du 20ème siècle ne sont plus que l'expression extrême de toute la barbarie dans laquelle la décadence capitaliste plonge cette même société.

Guerre des malouines : manoeuvres militaires, manoeuvres idéologiques, un piège pour le prolétariat

La guerre des îles Malouines vient alimenter une propagande intensive de la bourgeoisie. Le spectre d'une 3ème guerre mondiale vient hanter la conscience des prolétaires. Pourtant, la préoccu­pation essentielle de la bourgeoisie, ce n'est pas la  guerre, c'est la perspective des affrontements de classe dans les centres du capitalisme

Zimmerwald (1915-1917) : de la guerre a la révolution

Qui se souvient aujourd'hui de Zimmerwald, petit village suisse, où en septembre 1915 se réunit la pre­mière conférence socialiste internationale depuis le début de la première guerre mondiale ? Ce nom pourtant rendit confiance aux millions d'ouvriers jetés dans les horreurs de la guerre impérialiste

Socialisme ou barbarie : la guerre dans le capitalisme

La guerre dans le capitalisme décadent est radicalement différente de toutes les guerres du passé. Le caractère totalement irrationnel qu'elle y possède n'est que le reflet de l'absurdité d'un système social mondial devenu his­toriquement obsolète et barbare. Contrairement à ce qu'affirment très superficiellement certains courants révolu­tionnaires, une 3ème guerre mondiale - qui menacerait la survie même de l'humanité - ne créerait pas les condi­tions d'une révolution prolétarienne mondiale triomphante, au contraire.

8ème Congrès du CCI : la situation internationale

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Nous publions dans ce numéro la résolution sur la situa­tion internationale adoptée par le Sème Congrès du CCI. Cette résolution se base sur un rapport très détaillé dont la longueur ne nous permet pas de le publier dans ce numéro de la Revue. Cependant, compte tenu du caractère synthé­tique de cette résolution, nous avons estimé utile de la faire précéder par des extraits, non du rapport lui-même, mais de la présentation qui en a été faite au Congrès-même, extraits que nous avons accompagnés d'un certain nombre de données prélevées dans le rapport.

Editorial : Chine, Pologne, Moyen-Orient, grèves en URSS et aux Etats-Unis

En quelques mois, le monde a été le théâtre de toute une série d'événements particulièrement significatifs des enjeux réels de la période historique actuelle : les événements de Chine au printemps, les grèves ouvrières en URSS durant l'été, la si­tuation au Moyen Orient, marquée par des faits d'apparence "pacifique" comme la nouvelle orientation de la politique de l'Iran, mais aussi par des événements sanglants et menaçants comme la destruction systématique de Beyrouth et les gesti­culations belliqueuses de la flotte française au large du Liban. Enfin, le dernier événement qui ait fait la "une" des journaux, la constitution en Pologne, pour la première fois dans un pays à régime stalinien, d'un gouvernement dirigé par une forma­tion politique qui n'est ni le parti "communiste", ni même une de ses marionnettes (comme le "parti paysan" où autres), rend compte de la situation inédite dans laquelle se trouvent ces pays

Trois ans de guerre en Irak : Toujours davantage de chaos et de barbarie

l y a maintenant trois ans que la guerre en Irak a commencé. L’offensive militaire gigantesque dirigée par les Etats-Unis devait participer activement à apporter la sécurité au monde. La croisade américaine contre le terrorisme international, dont l’Irak de Saddam Hussein se devait d’être un bastion, avait été lancée au nom de la paix, du progrès de la civilisation et de la lutte contre la tyrannie et l’obscurantisme. Après trois années de carnages et de tueries, qu’en est-il effectivement aujourd’hui ? Dans quelle situation se trouvent l’Irak et l’ensemble de la région du Moyen-Orient ? Quel avenir nous réserve ce monde en pleine décomposition ?

Golfe persique : le capitalisme, c'est la guerre

Au moment où nous écrivons, les forces armées américaines encerclent et asphyxient l'Irak. De toute évidence, nous allons vers un affrontement meurtrier dont les populations de la région vont faire les frais, victimes des privations, victimes des bombardements, des gaz, de la terreur. Victimes de la guerre. Victimes du capitalisme.

Editorial : Face au chaos et aux massacres, seule la classe ouvrière peut apporter une réponse

Nous publions en page 9 une résolution sur la situation inter­nationale adoptée par le CCI en avril 1992. Depuis que ce do­cument a été rédigé, les évé­nements ont amplement illustré les analyses qu'il contient. C'est ainsi que la décomposition et le chaos, particulièrement au plan des antagonismes impéria­listes, n'ont fait que s'aggraver comme on peut le voir, par exemple, avec les massacres en Yougoslavie.

Situation internationale : guerres, barbarie, lutte de classe

La seule solution à la spirale des guerres et de la barbarie est la lutte de classe internationale

Depuis le début de « l'ère de paix et de prospé­rité pour l'humanité » ouverte avec la chute du mur de Berlin, la disparition du bloc de l'Est et l'éclatement de l'URSS, jamais les guerres et conflits locaux n'ont été si nombreux.

Résolution sur la situation internationale

Qu'y a-t-il derrière le « nouvel ordre mondial » annoncé par les puissances occidentales ? Quelle est la signification historique de la guerre du Golfe ? Où en est la crise écono­mique mondiale ? Quelles sont les perspec­tives pour la lutte de classe ? Quels doivent être les axes de l'intervention des révolutionnaires

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