Algérie

Commémoration de la fin de la guerre d'Algérie (1954 - 1962) : la "liberté des peuples" est un mythe

En mars dernier, à l’occasion de la commémoration du cinquantenaire des accords d’Evian qui scellaient la fin de la guerre d’Algérie, une série de documentaires et de débats se sont succédés dans les médias, faisant découvrir à ceux d’entre nous qui ne l’ont pas connue, l’ampleur des atrocités et des horreurs commises de part et d’autre pendant les huit ans de guerre (1954-1962). C’est-à-dire près de 400 000 morts et un million de réfugiés. Pour la circonstance, cette commémoration a été accompagnée de cérémonies et de discours officiels en France comme en Algérie, au cours desquels l’Etat français en particulier s’est livré à une sorte de mea culpa pour sa responsabilité dans les massacres. Surprenant  ? Pas vraiment…

En Algérie, face à la crise, la colère gronde

Depuis cet hiver, la classe ouvrière d’Algérie a repris le chemin de la lutte. Qu’il s’agisse des cheminots, des enseignants, des agents hospitaliers, des ouvriers de la métallurgie et de l’automobile, grèves et manifestations sont de plus en plus sur le devant de la scène sociale, avec pour toile de fond commune des revendications sur les salaires et les retraites, une méfiance grandissante, sinon un rejet, des centrales syndicales et une forte combativité.

En Algérie, le prolétariat exprime sa colère

Durant le mois de janvier, de multiples grèves et manifestations de rue se sont développées en Algérie. Consciente du « mauvais exemple » et de la réflexion que cela pouvait engendrer dans une partie du prolétariat, les ouvriers immigrés ne pouvant que se sentir liés à ces expériences, la bourgeoisie s’est bien gardée de médiatiser l’affaire !

Attentats en Algérie : quand les rivalités impérialistes déciment les populations

En Algérie, rien ne sera épargné à une population pourtant déjà réduite à la misère, dans sa grande majorité.

Attentats en Algérie : les affrontements impérialistes génèrent la barbarie

La bourgeoisie algérienne, son gouvernement ainsi que les mouvements terroristes, tous instrumentalisés chacun à leur tour par un impérialisme ou un autre, se moquent totalement des souffrances infligées à la population en Algérie.

Algérie : Répression sauvage, misère, corruption, le vrai visage de l'Etat capitaliste


 

Loin de lui permettre de circonscrire le mouvement de protestation qui secoue le pays depuis deux mois maintenant, la brutalité de la répression policière dont a fait preuve l'Etat algérien, a servi de catalyseur à la révolte. Ce mécontentement a culminé avec la manifestation monstre du jeudi 14 juin. Celle-ci a réuni plus d'un million de manifestants dans les rues d'Alger, venus d'un peu partout, surtout des régions de l'Est de l'Algérie, et pas seulement de Kabylie. Jamais une telle manifestation ne s'était produite en Algérie depuis 1962. De nouveaux affrontements avec les forces de l'ordre ont alors fait plusieurs morts et des centaines de blessés. Les unités de police anti-émeutes ont chargé avec du gaz et des canons à eau mais surtout elles ont tiré avec des grenades explosives et des balles réelles.
 

Révoltes en Kabylie : Le désordre règne à Tizi-Ouzou



Le ramassis d’assassins qui compose l’Etat algérien a encore laissé libre cours à sa folie meurtrière. En réprimant sauvagement les manifestations qua connues la Kabylie entre le 22 avril et le 6 mai, le pouvoir algérien manifeste cet amour si cher de "l’ordre" qui caractérise la classe bourgeoise dans tous les pays du monde. C’est près de 60 personnes tuées, des jeunes, des enfants encore pour la plupart, et plus de 600 autres blessées, parfois mutilées, pour avoir été tirées comme des lapins par les unités anti-émeutes de la gendarmerie. Celle-ci a fait feu à balles réelles sous le prétexte à peine croyable qu’il n’y avait plus de balles en caoutchouc !

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