Le démantèlement de l'Etat-providence signe la faillite du capitalisme
L'aggravation de la crise économique
Malgré la baisse du dollar, la hausse du pétrole, les spécialistes de la prévision économique se veulent rassurants puisque les taux de croissance sont positifs pour 2004 : 4,7% pour les USA, 3% pour le Japon, 1,6% pour la zone euro, 9,1 % pour les trois premiers trimestres de 2004 pour la Chine. Comment interpréter ces résultats ? L’économie mondiale irait-elle mieux ? Les Etats-Unis et surtout la Chine que la bourgeoisie présente comme un nouvel Eldorado peuvent–ils être les locomotives du monde pour relancer l’économie y compris en Europe ?
Pour répondre à ce questionnement, il est nécessaire, tout d’abord, d’analyser la situation de la première puissance mondiale, pour se rendre compte que la bourgeoisie utilise à nouveau la méthode Coué pour cacher au prolétariat la faillite croissante de son système.Chine - Miracle économique ou mirage capitaliste
Depuis des années,
les pays développés accumulent les déficits budgétaires
les plus pharamineux, leur endettement est en constante augmentation
et se généralise de façon quasi-incontrôlable.
Ce qui est à l’ordre du jour, c’est le démantèlement
de l’Etat-providence et les licenciements massifs dans nombre de
régions du monde, tandis que tous les frémissements annonçant
une “reprise économique” s’avèrent n’être
que feu de paille. Pourtant, dans une telle situation où s’accumulent
les nuages les plus sombres pour l’avenir, la bourgeoisie n’a
de cesse de nous vanter le “miracle économique chinois”.
Economistes patentés à l’appui, le développement
économique de la Chine est vanté comme un signe annonciateur
d’une nouvelle phase de développement du capitalisme mondial.
Le “triomphe des capitalistes rouges” et le “boom de
l’économie chinoise”, seraient donc les porteurs d’une
nouvelle phase d’expansion glorieuse du capitalisme.
Classe ouvrière internationale - Ce sont les besoins du capital qui dictent les politiques d'immigration
La croissance américaine dopée par les hamburgers !
En février, dans le Economic Report annuel du Président,
le président Bush a lancé une idée innovante et
suggéré que les travailleurs de la restauration comme
McDonalds ne soient plus considérés comme des employés
de service mais soient reclassés comme employés d'industrie.
Le conseiller économique en chef de Bush, Gregory Mankiw, se
demandait "Quand un restaurant fast-food vend un hamburger par
exemple, est-ce qu'il fournit un 'service' ou est-ce qu'il est en train
d'assembler des pièces pour 'fabriquer' un produit ?". L'économie
ayant perdu 2,6 millions d'emplois dans la transformation industrielle
depuis janvier 2001, les économistes du gouvernement ont finalement
trouvé comment ranimer la force de travail du secteur manufacturier
-un hamburger après l'autre ! Evidemment, les démocrates
et les comiques à la télévision s'en sont donné
à coeur joie pour ridiculiser cette absurdité. On n'avait
pas vu une manoeuvre aussi manifestement grossière depuis que
l'administration Reagan en 1981 avait suggéré qu'on considère
le ketchup comme un légume, dans le calcul de la valeur nutritionnelle
d'un repas de cantine scolaire.
Le démantèlement de la Sécurité sociale signe la faillite du capitalisme
Avec son nouveau plan de
"sauvetage de la sécurité sociale", le gouvernement Raffarin
s'apprête une nouvelle fois à réduire le coût du salaire social. C'est au tour
de la santé de faire les frais de ce nouveau plan d'austérité, après les
attaques significatives menées au printemps dernier vis-à-vis des pensions de
retraite et des indemnités de chômage en janvier dernier. Loin d'être une
spécificité nationale, ces attaques se développent et se généralisent à
l'ensemble des pays capitalistes qui avaient mis en place l'État-providence à
la fin de la Seconde Guerre mondiale en vue de reconstruire leurs économies
dévastées et qui avaient besoin pour cela d'une main d'oeuvre en bonne santé.
L'attaque actuelle sur le système de soins en France, comme en Allemagne il y a
quelques mois, signifie la fin du Welfare State et fait voler en éclats le
mythe des "acquis sociaux". Cette attaque révèle que, face à
l'approfondissement de la crise économique, au développement du chômage massif,
la bourgeoisie ne peut continuer à entretenir la force de travail en grande
quantité. La survie du capitalisme passe par une intensification de la productivité
du travail, la recherche d'une main d'oeuvre la moins chère possible, tout en
réduisant le coût de l'entretien de cette force de travail. Pour une grande
majorité de prolétaires, c'est la précarité et la misère, voire l'exclusion
définitive du système de production ou la mort comme on l'a vu pour les plus
démunis (personnes âgées, SDF, handicapés) lors de la canicule de l'été 2003.
Battage autour des 35 heures : la droite continue le sale boulot de la gauche
Crise économique : l'Etat, dernier rempart du capitalisme
Crise économique : Les oripeaux de la "prospérité économique" arrachés par la crise
Après la chute du mur de Berlin, la multiplication des guerres et génocides est rapidement venu infirmer tous les discours sur le prétendu nouvel ordre mondial qui en résulterait. Par contre, force est de constater que toutes les campagnes idéologiques sur la "démocratie" et la "prospérité" capitaliste ont rencontré un certain écho et pèsent fortement sur la conscience de classe des exploités.