Décadence

Trente années d'aggravation de la crise économique

Depuis la fin de la période de reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, le monde capitaliste a continué à sombrer, lentement mais inexorablement, dans la crise économique.

Alors que cette crise est de nouveau sur le point de connaître une accélération brutale, nos gouvernants essaient d’embarquer la classe ouvrière vers les explications boiteuses du genre "c’est la faute aux excès de l’économie libérale", pour donner aux ouvriers un semblant de sens à la détérioration de leurs conditions de vie depuis la réapparition de la crise économique à la fin des années 1960 et spécialement depuis le début des années 2000.

Lutte de classe : le prolétariat ne doit pas sous-estimer son ennemi de classe

Avec l'effondrement des régimes sta­li­niens d'Europe de l'est à la fin des an­nées 1980 et toutes les campagnes médiatiques qui se sont déchaînées sur la « mort du communisme », la « fin de la lutte de classe », voire la « disparition de la classe ouvrière », le prolétariat mondial a subi une défaite idéologique massive, une défaite aggravée par les événements qui ont suivi, notamment la guerre du Golfe en 1991, et qui ont en­core amplifié son sentiment d'impuis­sance. Depuis, notamment à partir des grands mouvements de l'automne 1992 en Italie, le prolétariat a retrouvé le chemin des combats de classe, avec de nombreuses difficultés mais de façon indiscutable. L'aliment essentiel de cette reprise des combats prolétariens est constitué par les at­taques incessantes et de plus en plus brutales que la bour­geoisie de tous les pays est conduite à déchaîner en même temps que son système économique s'enfonce dans une crise sans issue. La classe domi­nante sait parfaitement qu'elle ne pourra faire passer ces at­taques et empêcher qu'elles ne conduisent à une radicalisa­tion des luttes ou­vrières que si elle met en place tout un arsenal politique desti­né à dévoyer ces dernières, à les con­duire dans des im­passes, à les stérili­ser et les défaire. Et pour ce faire, elle doit pouvoir compter sur l'efficacité de ces organes de l'Etat bourgeois en mi­lieu ouvrier que sont les syndicats. En d'autres termes, la ca­pacité de la bour­geoisie à imposer sa loi à la classe ex­ploitée dépend et dépen­dra du crédit que les syndicats et le syndicalisme se­ront capables d'établir auprès de cette dernière. C'est juste­ment ce que les grèves de la fin 1995 en France et en Belgique ont démontré de façon très claire. C'est ce que montre à l'heure actuelle l'agitation syndicale dans le principal pays européen : l'Allemagne.

Le mouvement révolutionnaire et la question syndicale après la défaite des années 20

Les courants prolétariens qui ont échappé à la dégénérescence de l'Internationale Communiste (IC ) se sont retrouvés face à l’énorme tâche de résister à l'offensive contre-révolutionnaire sur tous les plans, politique, théorique et organisationnel.  Cette résistance s'est accomplie dans une situation de déboussolement généralisé dont une des raisons majeures tenait dans les erreurs de l'IC elle-même, notamment sur les questions parlementaire et syndicale.  Le recul de l'activité révolutionnaire de la classe ouvrière n'avait pas permis que les débats sur ces questions se déroulent de façon positive.  Les critiques des gauches communistes (italienne, allemande et hollandaise) à l'égard de la politique de l'IC n'avaient pu être réellement approfondies.  A la fin des années 20, au moment du stalinisme triomphant, c'est donc dans des conditions encore plus difficiles et plus complexes que ce débat va se continuer.  Ainsi, sur la question syndicale, l'évolution des différentes branches de l'opposition communiste internationaliste (gauche italienne, communistes de conseils, opposition de gauche animée par Trotsky, etc.) va être tâtonnante. En fait, le courant révolutionnaire se trouvait devant une double situation en ce qui concernait l'évolution des syndicats.  D'une part, il s'agissait de reposer la question du syndicalisme dans la période de décadence, et d'autre part de comprendre les effets de la contre-révolution sur ce plan.  Il s'agissait de saisir toutes les implications politiques du passage des syndicats dans le camp bourgeois et en même temps de passer au crible la tactique de l'IC d'entrisme dans les syndicats "réformistes" afin d'y provoquer des scissions qui devaient permettre l'émergence de syndicats de classe dirigés et contrôlés par les révolutionnaires.

Incendies d'immeubles à Paris : la crise du logement révèle l'aggravation de la misère ouvrière

En l’espace de quelques mois et dans plusieurs arrondissements, Paris, a été le tragique théâtre de plusieurs incendies d'immeubles vétustes, habités en majorité par des familles ouvrières, d’origine africaine. Plus de cinquante personnes sont mortes, la plupart  carbonisées ou asphyxiées, dont une majorité d’enfants. S'y ajoutent des dizaines de blessés et des familles meurtries à jamais. Pour prévenir de nouveaux drames et protéger les populations, le gouvernement n’a rien trouvé de mieux que d’envoyer ses flics, expulsés manu militari les familles vivant dans des squats et autres immeubles insalubres. Au passage, il en a profité pour faire la chasse aux sans-papiers et remplir plusieurs charters supplémentaires pour les ramener dans leur pays d'origine. Le meilleur hommage que l’on puisse rendre aux victimes de ces incendies et de la répression policière, c’est non seulement de faire entendre notre colère et notre indignation, mais aussi de dénoncer les responsables de telles tragédies.

Retrait israélien de Gaza : une logique guerrière

Le 17 août dernier a commencé, à grands renforts de publicité, le retrait israélien de la bande de Gaza. Pour l'occasion, les médias bourgeois nous ont abreuvés de reportages. Aux Palestiniens en liesse étaient opposés des colons israéliens effondrés de devoir quitter leurs lieux d’habitation. Malgré des intérêts impérialistes et guerriers différents, le message que veut faire passer la bourgeoisie des grandes puissances est clair : "C’est un pas vers la paix."

10 ans après Srebrenica : la bourgeoisie commémore ses crimes

Dans l’interminable liste des anniversaires macabres viennent de prendre place, le 11 juillet dernier, les 10 ans du massacre de Srebrenica, perpétrés au cours de la guerre dans les Balkans de 1991-1996.

Lors de ce conflit, les principales puissances impérialistes régleront leurs comptes par cliques slaves interposées afin de défendre leurs intérêts nationaux respectifs.

La théorie de la décadence au coeur du matérialisme historique (II)

Dans le précédent numéro de la Revue Internationale (n° 118), nous avons longuement rappelé comment Marx et Engels ont défini les notions d’ascendance et de décadence d’un mode de production à l’aide de nombreux passages puisés dans leurs principaux écrits. Nous avons vu que la théorie de la décadence constitue l’essence même du matérialisme historique dans l’analyse de la succession des modes de production. Dans un prochain article nous rappellerons qu’à ce titre, cette notion s'est retrouvée au centre des programmes politiques des 2e et 3e Internationales ainsi que des gauches marxistes qui s’en sont dégagées et dont les groupes actuels de la Gauche Communiste se revendiquent.

13° congrès de R.I. : résolution sur la situation internationale

Depuis un an l'évolution de la situation internationale a fondamentalement con­firmé les analyses contenues dans la ré­solution adoptée par le 12e congrès du CCI, en avril 1997. En ce sens, la pré­sente résolution constitue simplement un complément de la précédente, ne repre­nant pas ses analyses mais vérifiant leur confirmation et apportant les actualisa­tions que requiert la situation d'aujour­d'hui.

Face à la misère et la barbarie, une seule réponse : la lutte internationale du prolétariat

La dynamique catastrophique dans la­quelle s'enfonce le capitalisme mondial, et dans la­quelle il entraîne toute l'hu­manité, vient en­core de connaître une accélération depuis le début de l'année 1998. L'impasse historique du capita­lisme s'est manifestée avec force sur tous les plans : multiplication des con­flits inter-impérialistes, crise économi­que et sur le plan social un appauvris­sement et une misère qui se généralisent à des milliards d'êtres humains.

Chômage: la bourgeoisie prend les devants face à la montée de la colère ouvrière

A plusieurs reprises, au cours de l'hiver, on a assisté dans les deux plus grands pays d'Europe occidentale à des mobilisations autour de la question du chômage. En France, c'est sur plusieurs mois que se sont succédées des manifestations de rue dans les principales villes du pays ainsi que des occupations de lieux publics (notamment les organismes chargés de verser les indemnités au chômeurs). En Allemagne, on a eu droit le 5 février à une série de manifestations dans tout le pays appelées par les organisatons de chômeurs et les syndicats.

La théorie de la décadence au coeur du matérialisme historique (IV)

Dans le premier article de cette série publié dans le n°118 de la Revue internationale nous avons vu en quoi la théorie de la décadence constitue le coeur même du matérialisme historique dans l’analyse de l’évolution des modes de production chez Marx et Engels. C’est à ce titre que nous la retrouverons au centre des textes programmatiques des organisations de la classe ouvrière.

Le chômage, expression de la faillite du capitalisme

Raffarin avait promis qu'en 2005 le chômage allait baisser de 10 %. Dernièrement, il vient cependant de déclarer que "le choc pétrolier (allait) décaler cette ambition de quelques mois", alors que le chômage passait la barre symbolique des 10% de la population active. Depuis plus de trente ans, ce genre de promesses remises aux calendes grecques est monnaie courante de la part des gouvernements, toutes couleurs politiques confondues. Il serait d'ailleurs difficile d'accorder le prix à la meilleure déclaration du genre, où le cynisme et le mensonge se mêlent au plus grand mépris des ouvriers massivement frappés non seulement par le chômage massif mais par une précarité grandissante de toutes leurs conditions de vie, qu'ils aient ou non du travail.

Les frais improductifs

Il n'y a pas que l'armement qui soit une industrie improductive pour le capital. La décadence du capitalisme depuis 1914 est caractérisée par le développement vertigineux de toute une série d'activités économiques improductives. Toutes ces dépenses ont ceci de commun qu'elles ont une même raison d'être : PALLIER AUX DIFFICULTÉS CROISSANTES QUE RENCONTRE DANS TOUS LES DOMAINES LE SYSTÈME ÉCONOMIQUE POUR CONTINUER A SE REPRODUIRE.

Les crises de la période de décadence

Après le ralentissement de la croissance des forces produc­tives, il nous faut voir si l'on retrouve dans le capitalisme depuis 1914 et surtout depuis 1945, cette condamnation aux crises de plus en plus intenses et étendues (la seconde carac­téristique de la décadence économique d'une société). Ceci nous amènera à analyser la question de la production mili­taire et, à travers elle, le problème plus général du travail impro­ductif

Conclusion

Arrivé au terme de cette étude, le problème est loin d'être épuisé, et nombreuses demeurent les questions qui n'ont pu être approfondies ici.

La Décadence du Capitalisme - Introduction

Pour savoir si la révolution socialiste est possible et né­cessaire aujourd'hui, pour définir les bases historiques du programme et de la stratégie du prolétariat dans l'époque actuelle, nous devons poser la question de la décadence du capitalisme.

Les problèmes du contenu du socialisme, de la nature des syndicats, des politiques de frontisme, de la nature des luttes de libération nationales, sont étroitement liés à l'analyse de la décadence du capitalisme.

Quel développement des forces productives ?

Pour qu'une forme sociale fondée sur des rapports nou­veaux puisse être viable, il faut que l'évolution correspon­dante se soit produite au niveau des forces productives. Si ces forces ne sont pas "suffisamment" développées, il n'existe aucune possibilité objective pour que le nouveau système de production naisse et demeure.

Le problème est de déterminer quel est le contenu de ce "suffisamment développé", quel est ce maximum de forces productives "que l'ancienne société ... est assez large pour contenir" et qui une fois atteint rend possible et nécessaire l'avènement d'une nouvelle société.

Crise et décadence

Décadence et crise ouvertes du capitalisme sont au XXème siècle des phénomènes LIES mais DISTINCTS, NON IDENTIQUES mais DÉPENDANTS.

Notre objet ici n'est pas l'étude de ces moments de crise (1929, 1938 par exemple) ; il n'est pas de savoir si actuelle­ment le capitalisme commence ou non à connaître une situa­tion de ce genre. Nous nous attacherons à montrer que le capitalisme connaît un état de sénilité, de décadence depuis 1914 et que les magnifiques "taux de croissance" dont il se flatte, surtout depuis la Seconde Guerre Mondiale, cachent en fait l'agonie d'un système qui parvient de moins en moins à créer les conditions de sa reproduction.

PRESENTATION - Pourquoi et comment les révolutionnaires doivent analyser la crise

Comprendre la crise actuelle du capitalisme, ses causes et ses perspectives, est donc indispensable pour comprendre les conditions objectives qui créent le terrain sur lequel le prolé­tariat livrera encore une fois bataille pour tenter d'arracher l'humanité à la barbarie et ouvrir la voie à la société commu­niste.

La théorie de la décadence au coeur du matérialisme historique (I) : de Marx à la Gauche communiste

Dans le premier article de cette série nous commencerons donc par rappeler, contre ceux qui affirment que le concept et que le terme même de décadence seraient absents ou sans valeur scientifique chez Marx et Engels, que cette théorie n'est autre que le coeur même de la conception du matérialisme historique. Nous montrerons que ce cadre théorique, ainsi que le terme de "décadence', est bel et bien amplement présent chez Marx et Engels tout au long de leur oeuvre.

Correspondance avec l'UCI (Russie) : Comprendre la décadence du capitalisme

Il n'y a rien de surprenant à ce que la bourgeoisie nie la faillite inévitable de son système social ; plus proche est sa mort, plus on s'attend bien sûr à ce qu'elle s'éloigne de la vérité et se replie sur des fantasmes. Aprés tout, c'est une classe exploiteuse et aucune classe exploiteuse n'a été capable de faire face à la vérité qu'elle est une classe exploiteuse, encore moins quand ses jours sont comptés historiquement.

Préface à l'édition en russe de la Décadence du Capitalisme

La publication de la brochure du CCI 'La décadence du capitalisme' témoigne du ressurgissement d'éléments révolutionnaires dans un pays où la tradition politique prolétarienne, jadis trés forte, a été enfouie sous le terrible poids de la contre révolution stalinienne. Le CCI est pleinement conscient que sans cette renaissance, la traduction de notre brochure n'aurait jamais été possible ; nous la proposons donc comme contribution à la clarification des positions communistes dans les débats qui ont lieu actuellement à la fois au sein du milieu russe lui-même et entre ce milieu et les expressions internationales du communisme authentique.

La décadence du capitalisme : Présentation de l'édition russe de La décadence du capitalisme

La notion selon laquelle jusqu'à présent toutes les formes de sociétés de classe qui ont existé ont traversé des époques d'ascendance et de déclin, constitue une notion absolument fondamentale dans la conception matérialiste de l'histoire...

La théorie de la décadence au coeur du matérialisme historique (III)

Dans la première partie de cet article (Revue Internationale n° 119) nous avons rappelé que, pour le marxisme et contrairement à la vision développée par Battaglia Comunista, la décadence du capitalisme n’est pas une éternelle répétition de ses contradictions à une échelle croissante....Dans cette seconde partie de notre critique nous allons : (a) relever les zigzags incroyables et permanents de cette organisation dans la reconnaissance du concept de décadence ; (b) poursuivre l’examen des erreurs méthodologiques d’analyse qui font revenir ce groupe à la démarche des socialistes pré-marxistes ; (c) rappeler les bases marxistes conditionnant une révolution victorieuse ; (d) et enfin, examiner les implications de l’abandon de la notion de décadence sur le plan politique de la lutte du prolétariat.

Le concept marxiste de décadence du capitalisme

Le monde ne cesse de s’enfoncer dans le chaos : la misère se répand jusqu’au coeur des pays les plus développés, le chômage massif et de longue durée ne laisse plus personne à l’abri, la guerre entre Etats touche quasiment tous les continents. Pourtant, face à cette destruction permanente, la bourgeoisie n’arrête pas de parler de bien-être, de prospérité, de progrès : où est le progrès dans la guerre qui, presque partout, décime les populations et détruit les villes, les champs, les forêts ? Où est le bien-être quand des milliers d’êtres humains crèvent de faim tous les jours ? Où est la prospérité quand plus aucun ouvrier sur cette terre ne peut savoir de quoi son avenir sera fait ?

Face à la faillite du capitalisme, seule la classe ouvrière peut changer le monde

Face à la faillite du capitalisme, un seul monde est nécessaire et possible : la construction de la société communiste. Face à la faillite du capitalisme, une seule force peut changer le monde et offrir un avenir à l'humanité : la classe ouvrière mondiale.

Crise économique : l'Etat, dernier rempart du capitalisme

Ce que démontre toute l'histoire du 20e siècle c'est que, si effectivement l'Etat joue un rôle déterminant dans le fonctionnement du capitalisme, ce n'est pas, contrairement à ce que la gauche veut faire croire, dans l'intérêt des exploités, mais bien dans le seul but de prolonger la vie, coûte que coûte, de ce système décadent.

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