“Lutte ouvrière” con tre le “bordiguisme”: les contrefaçons d’une officine trotskiste pour discréditer la Gauche communiste
Dans sa revue Lutte de classe n° 186, l’organisation trotskiste Lutte ouvrière (LO) a publié un long article intitulé “Bordiguisme et trotskisme” dans lequel elle stigmatise (en paraphrasant Lénine) la “maladie infantile” de la Gauche communiste : son “sectarisme”. D’après LO, ce serait cette “tare congénitale” de la Gauche communiste qui expliquerait qu’ “aujourd’hui, la Gauche communiste a éclaté entre différents petits groupes sans influence, sans avoir jamais vraiment réussi à essaimer en dehors de l’Italie”.
Polémique: les failles du PCI sur la question du populisme (Partie II)
Polémique: les failles du PCI sur la question du populisme (Partie I)
Dans le n° 523 de son journal Le Prolétaire daté de février/mars/avril 2017, le Parti communiste international (PCI) a publié un article : Populisme, vous avez dit populisme ?, dans lequel il aborde ce phénomène et sa montée en puissance actuelle et, sur la base de cette analyse, dans un second temps, entreprend une critique des analyses et des positions du CCI sur cette question. La première partie de notre réponse à cette polémique va se centrer sur les éléments d’analyse apportés par le PCI lui-même pour évaluer sa capacité d’expliquer le phénomène du populisme.
Les années 1950 et 60: Damen, Bordiga et la passion du communisme
Les années 1950 et le début des années 60 constituèrent donc une autre période sombre pour le mouvement communiste qui faisait face à un véritable prolongement de la profonde contre-révolution qui s'était abattue sur la classe ouvrière dans les années 1930 et 40, mais cette fois dominée par l'image d'un capitalisme triomphant qui semblait avoir surmonté - peut-être définitivement - la crise catastrophique des années 1930.
Une caricature de parti : le parti bordiguiste (réponse à "Programme Communiste")
La prise de conscience absolument indispensable à son émancipation, est un processus constant, incessant du prolétariat.
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Le parti défiguré : la conception bordiguiste
Défense de l'organisation - Le PCI (Le Prolétaire) à la remorque de la "fraction" interne du CCI
A propos d'un article publié dans Le Prolétaire n° 463
Dans son numéro 463 (août-septembre 2002), le journal Le Prolétaire, organe du Parti communiste international (PCI) publie un article intitulé : "A propos de la crise dans le CCI" qui mérite un certain nombre de rectifications.
En premier lieu, l'article affirme que l'un des membres de la soi-disant "fraction interne" qui s'était constituée dans le CCI est "dénoncé dans RI comme un probable 'agent provocateur'". Voici ce que nous écrivions dans Révolution Internationale n° 321 concernant l'exclusion de Jonas (auquel se réfère implicitement Le Prolétaire) :
"Un des aspects les plus intolérables et répugnants de son comportement est la véritable campagne qu'il a promue et menée contre un membre de l'organisation (...) l'accusant dans les couloirs et même devant des personnes extérieures au CCI de manipuler son entourage et les organes centraux pour le compte de la police (...) Aujourd'hui, Jonas est devenu un ennemi acharné du CCI et il a adopté des comportements dignes de ceux d'un agent provocateur. Nous ne savons pas quelles sont ses motivations profondes, mais ce dont nous sommes sûrs, c'est qu'il représente un danger pour le milieu politique prolétarien."
Hommage à Bruno Maffi
Bruno Maffi est mort à Milan le mercredi 20 août.
Né à Turin en 1909, il était le neveu de Fabrizio
Maffi, député socialiste "maximaliste" qui entrera
tardivement au PC d'Italie en 1924. Bruno est d'abord socialiste et
membre du comité central de "Giustizia e Libertà",
une organisation "antifasciste". Il est arrêté
une première fois en 1930. Chargé en 1934 de la reconstruction
du "centre socialiste" pour l'Italie, il collabore à
Nuovo Avanti et à Politica socialista. Il écrit dans cette
période ses Appunti per una politica socialista. Il est arrêté
de nouveau en 1935 et c'est à partir de ce moment là que,
sous l'influence notamment d'Onorato Damen, un des principaux militants
de la Gauche communiste restés en Italie et qu'il a rencontré
en prison, il commence à se rapprocher des positions de ce courant
et finit par rompre avec son passé "antifasciste" pour
adopter des positions de classe. En 1943, il participe avec Damen à
la fondation du Partito Comunista Internazionalista, dont il sera l'un
des responsables. En 1945, cette organisation accueille dans ses rangs
toute une série de nouveaux militants dont :