Lutte de classe en France

Lutte de classe en France

Lutte des ouvriers de la SNCF: un collectif d’ouvriers tire le bilan

Nous publions ci-dessous le bilan d’un collectif d’ouvriers qui cherche à tirer les leçons de la lutte à la SNCF au printemps dernier, précédé des extraits de la lettre que nous avons adressée à ce collectif pour soutenir cette démarche à la fois profonde et combative. Il s’agit d’un événement très important, expression de la vie politique du prolétariat. Cette entreprise remarquable est la confirmation que se développe, malgré les grandes difficultés que traverse la classe, une maturation souterraine de la conscience animée, notamment par des minorités ouvrières.

Black blocs: la lutte prolétarienne n’a pas besoin de masque

1 200 “individus cagoulés et masqués”, vêtus de noir, cassant du mobilier urbain, des commerces et affrontant les forces de l’ordre : c’est l’image spectaculaire qui a marqué le défilé du 1er mai à Paris. Presse, personnalités politiques, syndicats, sociologues, chacun y a été de son analyse, de sa dénonciation de la violence, de sa tentative pour “comprendre” ces black blocs : “voyous” et “violence gratuite” pour les uns, “militants” et “tactique de lutte” contre le capitalisme pour les autres.

Mouvements sociaux en France: quelles leçons tirer des dernières luttes ?

On met un pognon de dingue dans les minima sociaux”. Cette petite phrase choc prononcée par Emmanuel Macron ne reflète pas seulement la morgue et l’inhumanité de ce grand bourgeois, elle résume surtout à elle seule la volonté de sa classe et de son État de précariser le prolétariat en France.

Grève “perlée” des cheminots: l’État et ses syndicats contre toute la classe ouvrière !

Depuis quelques semaines, le mouvement de lutte à la SNCF tient le haut du pavé de l’actualité nationale. Les perturbations dans les transports, particulièrement en Île-de-France, nous sont présentées comme les conséquences d’un mouvement social d’une très grande ampleur, “du jamais vu depuis 1995”.

Grève générale en Guyane: l’interclassisme est une impasse  !

La manifestation du 28 mars dernier en Guyane a rassemblé plus de 10 000 personnes dans les deux principales villes, Cayenne et Saint-Laurent-du-Maroni (40 000 selon les organisateurs), sur une population de 250 000 habitants à l’appel des 37 syndicats qui composent l’Union guyanaise des travailleurs (UGT). C’est la mobilisation la plus massive de l’histoire de ce territoire, au lendemain du déclenchement d’une grève générale illimitée appelée par ces mêmes syndicats. Quel sens donner à cette grève  ? Quelles sont les perspectives de ce mouvement  ?

Loi « Travail »: contre la loi El Khomri et la dénaturation de la lutte anti-CPE !

Dans ses interventions, comme pour bien d'autres personnalités, le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, disait à propos du mouvement contre la loi « Travail » de la ministre El Khomri : « on va peut-être vers un mouvement type CPE... » Cette référence au CPE est effectivement très présente dans les médias et dans certains discours de syndicalistes. Il y a tout juste 10 ans se déployait un vaste mouvement de la jeunesse ouvert aux salariés, chômeurs et précaires, contre le CPE, qui avait conduit, fait assez unique depuis des années, à un recul du gouvernement, l'obligeant même à abandonner son projet. Ce mouvement de 2006 fut un affront pour la bourgeoisie française. Depuis, elle fait tout pour en effacer les traces en dénaturant chaque fois que possible la signification de ce que fut cette lutte.

Conflit à Air France : une attaque idéologique contre toute la classe ouvrière

Les “images choc” du comité central d’Air France du 5 octobre dernier, où deux membres de la direction fuyaient en catastrophe la colère des manifestants, le torse nu et la chemise déchirée, ont immédiatement fait le tour du monde. Tandis que le New York Times dénonçait “les manifestations de colère (…) lors desquelles des salariés ont pris en otage leur patron ou endommagé du matériel”, la Tribune de Genève titrait : “Le DRH d’Air France a failli se faire lyncher” et El Pais : “Rébellion à Air France !”. De son côté, The Guardian s’insurgeait contre cette “centaine de salariés [qui] sont entrés de force dans la réunion et ont arraché les chemises des dirigeants”. Les chaînes d’information continue multipliaient quant à elles les images de l’événement, commentant minute par minute, prise par prise, l’échappée des deux cadres agressés.

Conflit des pilotes à Air France: direction, gouvernement et syndicats, tous complices pour dénaturer la lutte!

 La grève des pilotes d'Air France du mois de septembre a fait les gros titres de la presse et chacun y est allé de sa traditionnelle tirade fustigeant la "grève des privilégiés", la "prise en otage des usagers", le "sabotage d'une compagnie qui sortait du rouge". Bref, rien de moins que le traditionnel bruit de fond des médias totalement aux ordres du Capital. Mais au-delà, quelles leçons peut-on retenir de ce conflit ? Pourquoi tant de publicité ?    

Grèves à la SNCF: un travail de sape et de division des syndicats

La grève que viennent d’organiser les syndicats de cheminots est un exemple parfait du sabotage de la combativité ouvrière dont sont capables ces officines du pouvoir bourgeois. Alors même que la capacité d’un secteur de la classe ouvrière à se mobiliser contre les attaques portées par la bourgeoisie devrait avoir valeur d’exemple pour les autres secteurs, devrait faire réfléchir à la nécessité de ne pas subir passivement les attaques, alors même que ces grèves isolées et corporatistes devraient essayer de dépasser cet enfermement et rechercher la solidarité de tous les ouvriers ployant sous le poids de la crise pour construire une unité, une extension et un rapport de force en mesure de donner du poids aux revendications, c’est tout le contraire qui s’est passé.

Faillite de Seafrance : toutes les forces de la bourgeoisie unies pour attaquer les ouvriers

Le triste feuilleton de la mise en liquidation de la société Seafrance a quasiment pris fin, et tout a été fait pour que la plus grande confusion règne. De Sarkozy aux syndicats (CFDT en proue), de la SNCF (maison-mère de Seafrance) aux différents repreneurs qui ont offert leurs bons offices, c’est la cacophonie la plus totale qui a été entretenue, le tout sur fond de basses magouilles mafieuses syndicales tellement énorme que Chérèque a été contraint de désavouer et d’exclure purement et simplement la section locale.

Suivre les syndicats et la gauche, c'est aller à la défaite, prenons nos luttes en mains !

Il faut prendre ses luttes en main. Développer les assemblées générales, y discuter et y mettre en oeuvre des décisions collectives, des mandats vérifiables et vérifiés. Faire confiance oui, mais en nous-mêmes et seulement en nous-mêmes, en tant que classe unie autour d’une situation sociale commune et d’intérêts fondamentaux communs.

"Assemblées populaires" : une brochure à lire

Nous avons choisi de publier de larges extraits d’une présentation orale faite en avril par une participante du Comité de lutte Saint-Sernin et de l’assemblée populaire Ponzan à Toulouse, qui sont nés au cours des luttes de l’automne 2010 contre la réforme des retraites. Ces assemblées sont parvenues à rédiger, le plus collectivement possible étant donné la diversité des intervenants, une brochure qui tire un premier bilan de cette expérience riche de promesses pour l’avenir.

Une seule classe, un même combat ! (adresse de l'AG de la Gare de l'Est, Paris)

Nous publions ici un texte de l’assemblée générale interprofessionnelle de la Gare de l’Est / Ile-de-France qui s’est constituée lors du dernier mouvement de lutte en France contre la réforme des retraites, à l’automne 2010, et qui continue encore aujourd’hui de se réunir régulièrement.

Une expérience sur le blocage dans la grève des infirmières en 1978 (courrier de lecteur)

Nous avons reçu le courrier d’un lecteur que nous publions ci-dessous qui apporte sa propre expérience très intéressante sur le mouvement de grève des infirmiers et infirmières en 1978 en France, auquel il a participé.

Brève chronologie des événements de la lutte contre la réforme des retraites (suite et fin)

La première partie de cette chronologie détaillait les événements qui se sont déroulés entre le 23 mars et le 19 octobre. Elle s'achevait provisoirement par ces quelques phrases :

"Le mouvement se développe comme une lame de fond depuis 7 mois. La colère est immense. Les revendications contre la réforme des retraites tendent à passer au second plan : les médias reconnaissent que le mouvement se "politisent". C'est toute la misère, la précarité, l'exploitation, etc. qui sont ouvertement rejetées. La solidarité entre les différents secteurs, aussi, s'accroît. Mais, pour l'instant, la classe ouvrière ne parvient pas à prendre réellement en mains SES luttes. Elle le souhaite de plus en plus, elle s'y essaye de-ci de-là par des tentatives minoritaires, elle se méfie de façon croissante de l'intersyndicale, mais elle ne parvient pas encore réellement à s'organiser collectivement à travers des Assemblées Générales autonomes et souveraines, et donc en dehors des syndicats. C'est pourtant de telles AG qui avaient constituées le cœur du mouvement contre le CPE en 2006 et qui lui avaient donné sa force. La classe ouvrière semble encore manqué de confiance en elle. Le déroulement à venir de la lutte va nous dire si elle va parvenir à dépasser cette difficulté cette fois-ci. Ce sera sinon pour la prochaine fois ! Le présent est riche de promesses pour l'avenir des luttes."

Alors, comment à finalement évolué le mouvement ?

Solidarité depuis le Brésil avec les travailleurs en France

Nous publions ici une prise de position de l’Opposition ouvrière (Oposição Operária, plus connue sous le nom de OPOP, une organisation révolutionnaire au Brésil) sur les luttes en France et dont le grand mérite est d’avoir perçu la signification de ces luttes (le refus du prolétariat de se soumettre à la logique du capital), leur importance donnée par leur massivité mais aussi la recherche, encore minoritaire mais indubitable, de la prise en main de la lutte par les ouvriers eux-mêmes, en particulier contre toutes les formes de sabotage syndical.

Des tentatives de lutter en dehors du contrôle syndical

Nous publions ci-dessous deux tracts représentant l’effort d’une partie de la classe ouvrière, encore très minoritaire, à prendre ses luttes en main. Le premier a été rédigé et adopté par l’AG de Saint-Sernin (Toulouse). Le second a été réalisé par quelques participants de l’AG Interpro de la Gare de l’Est (Paris).

Supplément à Révolution Internationale n° 417 : Comment prendre nos luttes en main ?

Ce supplément à Révolution Internationale n°417 contient 5 articles :

  • Comment prendre nos luttes en main ?
  • Bloquer les raffineries : une arme à double tranchant
  • L'intersyndicale nous mène à la défaite
  • Comment s'organiser dans la lutte
  • Provocations, intimidations et répressions étatiques.

REPRODUISEZ LE et DIFFUSEZ LE le plus largement possible !

Un témoignage sur la répression lors de la manifestation du 19 octobre à Lyon

Lyon, mardi 19 octobre, nouvelle manifestation contre la réforme des retraites. Ce sont plus de 45 000 personnes qui sont présentes, dont des milliers de lycéens. Ceux-ci se regroupent dès le matin devant les lycées pour rejoindre en cortège la manif unitaire. Les flics omniprésents interviennent dès le début à divers endroits du centre ville contre les « débordements » qu'ils ont largement aidé à provoquer de par leur présence agressive.

Solidarité avec les lycéens en lutte contre la répression policière (témoignage d'un lecteur)

Nous publions ci-dessous le court témoignage d’un camarade du sud de la France qui a assisté à une interpellation policière musclée d’un jeune lors de la manifestation du 12 octobre et, surtout, à la réaction spontanée et solidaire de manifestants qui se sont interposés à cette interpellation violente.

A Continental comme ailleurs, le chantage à l'emploi continue

Le 13 septembre, la direction française de Continental a appelé les 2500 ouvriers des usines de Boussens, Foix et Toulouse, ainsi que d’une petite unité commerciale de Rambouillet, à participer à un référendum sur son “plan de maintien de l’emploi”, dont l’objectif affiché est la réduction des coûts pour “le maintien de la compétitivité” des sites concernés à l’horizon 2012-2013.

Colère d’enseignants à Vitry-sur-Seine : Nous ne pouvons compter que sur le soutien des autres salariés !

Le 2 février dernier, un élève de 14 ans est passé à tabac par une bande d’adolescents dans la cour du lycée Adolphe-Chérioux de Vitry-sur-Seine. Blessé à coups de couteau, il sera hospitalisé d’urgence.

Public-Privé : la même exploitation, la même lutte !

Privé-public : une même exploitation, une même lutte ! Ce n’est qu’en empruntant ce chemin que l’on pourra réellement honorer la mémoire de ceux qui n’ont pas supporté cette pression, notamment ce travailleur de France Telecom qui disait : “j’espère que mon geste servira à quelque chose.”

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