La participation des anarchistes à la Seconde Guerre mondiale (les anarchistes et la guerre, 2e partie)

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A l’approche de la Seconde Guerre mondiale, suite à la défaite de la vague révolutionnaire des années 1920, la révolution russe mourant de son isolement puis assassinée par la bourgeoisie mondiale et le stalinisme, la contre-révolution et l’écrasement du prolétariat mondial triomphent. Dans ce contexte, l’anarchisme va connaître un pas fatidique dans son évolution.

Dans tous les pays, poussée inexorablement dans la voie du militarisme par les lois aveugles du capitalisme, la bourgeoisie se prépare à la guerre, qu’il s’agisse des Etats fascistes ou démocratiques, comme dans l’URSS stalinienne. L’impasse que constitue la crise économique ne lui laisse aucune autre alternative que cette fuite en avant dans un deuxième holocauste mondial. C’est la marche accélérée vers la guerre, véritable mode de vie du capitalisme en décadence, qui a engendré le fascisme. Il a pu s’imposer dans les pays où la classe ouvrière ayant subi une défaite profonde, il n’était plus nécessaire de maintenir les institutions démocratiques qui ont justement pour fonction de mystifier le prolétariat, afin de la soumettre et de la battre. Il se révèle comme la forme la plus adaptée du capitalisme pour accomplir les préparatifs requis par la marche accélérée vers la guerre.

L’embrigadement idéologique pour la guerre impérialiste derrière le fascisme ou le nazisme, ou derrière le mythe de la ‘patrie du socialisme’ pour le stalinisme, a été obtenu au moyen de la terreur la plus effroyable. Mais dans les pays restés ‘démocratiques’, pour embrigader les ouvriers n’ayant pas subi l’écrasement de mouvements révolutionnaires, il fallait que la bourgeoisie utilise une mystification particulière : l’antifascisme. En offrant aux ouvriers un prétendu terrain de mobilisation pour se protéger des horreurs du fascisme, il a été le moyen utilisé pour les enrôler comme chair à canon dans la guerre, au service d’un camp impérialiste contre un autre pour la défense de l’Etat démocratique. Pour parvenir à ce but, la bourgeoisie, notamment en France et en Espagne, s’est servie des ‘fronts populaires’ et de la venue des partis de gauche au gouvernement.

L’anarchisme happé par l’antifascisme

A l’opposé de l’internationalisme prolétarien qui a constitué le cri de ralliement de la classe ouvrière pour mettre un terme à la barbarie de la première boucherie mondiale par la révolution prolétarienne, l’antifascisme ne constitue en rien un moyen pour le prolétariat de défendre ses intérêts de classe, mais le moyen de la livrer pieds et poings liés à la bourgeoisie démocratique. La situation de contre-révolution, résultant de la défaite du prolétariat qui interdisait toute possibilité de surgissement révolutionnaire, ne devait absolument pas conduire à remettre en cause les principes fondamentaux de l’internationalisme prolétarien face à la Seconde Guerre mondiale. Il n’y avait aucun camp à choisir. Il s’agissait de combattre tout autant la bourgeoisie du camp fasciste que celle du camp démocratique.

Prisonnier de sa propension à défendre “la liberté” contre “l’autoritarisme”, l’anarchisme capitule complètement face à l’antifascisme. Avant-guerre, les différents courants de l’anarchisme comptent parmi les principaux animateurs de l’antifascisme. Celui-ci va amener la grande majorité des anarchistes à prendre fermement parti pour les Alliés dans la Seconde Guerre mondiale. Privé de tout critère de classe basé sur les rapports sociaux réels qui régissent la société capitaliste, l’anarchisme est conduit à se soumettre complètement à la défense de la démocratie, cette forme particulièrement pernicieuse de la dictature du capital. Certains internationalistes en 1914, comme Rudolf Rocker, défendent la participation à la guerre impérialiste en 1940, arguant qu’à la différence de 1914, il existe maintenant deux systèmes radicalement différents et que la lutte contre le fascisme justifie le soutien aux Etats démocratiques. Cette approche détermine le plus grand nombre des anarchistes à participer physiquement à la guerre, en premier lieu dans les armées impérialistes sans uniforme des maquis de la résistance (1).

En France, “dès le début de la guerre [le groupe CNT-réseau Vidal dans les Pyrénées] se met au service de la Résistance et travaille activement avec l’Intelligence Service et le Bureau Central de Renseignement et d’Action (BCRA) de de Gaulle, mais aussi avec le réseau Sabot et le groupe Combat. (...) Faute d’organisation nationale de résistance, les anarchistes apparaissent peu, bien qu’ils soient très présents. Citons tout de même le maquis du Barrage de l’Aigle (...) haut-lieu de la reconstruction de la CNT en exil et un des maquis les plus actifs de la résistance. Ce maquis est pratiquement 100  % confédéral, tout comme le maquis de Bort-les-Orgues. D’une manière générale, les maquis du Massif Central sont en forte proportion composés d’anarchistes espagnols (...)” (2) “Présents dans les maquis du sud de la France, dans les groupes FFI, FTP, MUR ou dans des groupes autonomes (le bataillon Libertad dans le Cantal, le maquis Bidon 5 en Ariège, dans le Languedoc-Roussillon) (...) [les anarchistes], par centaines, poursuivirent sur le sol de France la lutte qu’ils avaient menées contre le fascisme espagnol” (3). Le bataillon “Libertad” “libère le Lot et Cahors. (...) A Foix, ce sont les maquis anarcho-syndicalistes CNT-FAI qui libèrent la ville le 19 août” (4).

Même tableau en Italie. Lorsqu’elles se rendent aux Alliés le 8 septembre 1943, les régions du centre et du nord demeurent aux mains des Allemands et de la république fasciste de Salo. “Les anarchistes se jettent immédiatement dans la lutte armée, établissent quand ils en ont la possibilité (Carrare, Gênes, Milan) des formations autonomes, ou, dans la plupart des cas, rejoignent d’autres formations telles les brigades socialistes “Matteotti”, les brigades “Garibaldi” communistes ou les unités “Giustizia e Liberta” du Parti d’action” (5). En de nombreux lieux, les libertaires adhèrent au Comité de libération nationale qui rassemble un large spectre de partis antifascistes ou organisent des Groupes d’action patriotique (sic). Les anarchistes sont nombreux au sein de la 28e Brigade Garibaldi qui libère Ravenne. “A Gênes, les groupes de combat anarchistes opèrent sous les noms de Brigade “Pisacane”, la formation “Malatesta”, la SAP-FCL, la SAP-FCL Sestri Ponente et les Escadrons d’action anarchistes d’Arenzano. (...) Ces activités sont favorisées par la Fédération communiste libertaire (FCL) et par le syndicat anarcho-syndicaliste de l’USI qui vient juste de refaire surface dans les usines. (...) Les anarchistes fondent les brigades “Malatesta” et “Bruzzi”, qui comprennent jusqu’à 1300 partisans : ceux-ci opèrent sous l’égide de la formation “Matteotti” et jouent un rôle de premier plan dans la libération de Milan” (6).

Les exemples de la Bulgarie, où après l’invasion de l’URSS en 1941, le PC bulgare organise “des maquis auxquels de nombreux anarchistes participèrent” (7) ou bien encore la guérilla anarchiste anti-japonaise en Corée dans les années 1920-30, attestent du caractère général de la participation des anarchistes à la guerre impérialiste.

Et beaucoup ne seront pas même rebutés par l’uniforme des armées impérialistes démocratiques : “Les Libertaires espagnols (...), par milliers, participèrent à la résistance au nazisme et, pour certains d’entre eux poussèrent dans les bataillons de la France Libre, la lutte jusqu’en Allemagne” (8) “Des compagnons s’enrôlèrent dans les régiments de marche de la Légion Etrangère et se retrouvèrent en première ligne dans tous les combats” (9). “Ils seront affectés tantôt en Afrique du Nord, tantôt en Afrique Noire (Tchad, Cameroun). Les seconds rallieront les Forces françaises libres dés l’année 1940. Ils rejoindront les colonnes du général Leclerc.” (...) A plus de 60  % espagnole, la fameuse 2e D.B. compte bon nombre d’anarcho-syndicalistes tant et si bien qu’une de ses compagnies “est entièrement composée d’anarchistes espagnols.” A bord des blindés “Ascaso”, “Durruti”, “Casas Viejas” ceux-ci “seront les premiers à entrer dans la capitale le 24 août 1944” lors de la libération de Paris (10) et à hisser le chiffon tricolore sur l’hôtel de ville !

Une position belliciste en droite ligne de celle prise en Espagne en 1936

L’attitude des anarchistes pendant la Seconde Guerre mondiale procède directement de celle qui fut la leur dans “la répétition générale” de la guerre d’Espagne. Celle-ci éclaire crûment le rôle réel joué par l’anarchisme dans ce qui n’était ni une “guerre de classes”, ni une “révolution” mais une guerre entre deux fractions de la bourgeoisie espagnole qui a débouché sur un conflit impérialiste mondial.

En juillet 1936, la CNT, en vertu du pacte antifasciste scellé avec les partis de Front populaire, apporte son soutien au gouvernement républicain pour détourner vers l’antifascisme (11) la réaction du prolétariat espagnol au coup d’Etat de Franco. La CNT déplace le combat d’une lutte sociale, économique et politique du prolétariat contre l’ensemble des forces de la bourgeoisie vers la confrontation militaire uniquement contre Franco, en envoyant les ouvriers se faire massacrer sur les fronts militaires dans les milices antifascistes pour des intérêts qui ne sont pas les leurs.

La participation des libertaires au gouvernement républicain bourgeois en Catalogne et à Madrid, illustre l’évolution de l’anarchisme vers le soutien à l’Etat bourgeois. “Après la première victoire sur les généraux factieux, en voyant surgir une guerre de longue durée et d’une importance énorme, nous avons compris que l’heure n’est pas venue de considérer comme terminée la fonction du gouvernement, de l’appareil gouvernemental. De même que la guerre nécessite l’appareil adéquat pour être menée à bonne fin –  l’armée  –, il faut aussi un organe de coordination, de centralisation de toutes les ressources et énergies du pays, c’est à dire le mécanisme d’un Etat. (...) Tant que dure la guerre, nous devons agir dans la lutte sanglante et nous devons intervenir dans le gouvernement. En effet, celui-ci doit être un gouvernement de guerre, pour faire et gagner la guerre. (...) Nous pensons que la guerre est la première des choses, que la guerre, il faut la gagner comme condition préalable de n’importe quelle condition nouvelle...” (12). Lorsque les ouvriers de Barcelone se soulèvent en mai 1937, les anarchistes se font complices de la répression par le Front populaire et le gouvernement de Catalogne (auquel ils participent), tandis que les franquistes suspendent momentanément les hostilités pour permettre aux partis de gauche d’écraser le soulèvement.

Par son soutien à la guerre totale, par la militarisation du prolétariat à l’aide des collectivités anarchistes et des milices antifascistes, par la proclamation de l’Union Sacrée avec la bourgeoisie républicaine et l’interdiction des grèves, la CNT participe à l’embrigadement du prolétariat dans une guerre qui prend nettement un caractère impérialiste avec l’engagement des démocraties et de l’URSS, côté républicain et de l’Allemagne et de l’Italie, côté franquiste. “A présent, ce n’est pas une guerre civile que nous faisons, mais une guerre contre les envahisseurs : Maures, Allemands, Italiens. Ce n’est pas un parti, une organisation, une théorie qui sont en danger. C’est l’existence de l’Espagne elle-même, d’un pays qui veut être maître de ses propres destins, qui court le risque de disparaître” (13). Le nationalisme de la CNT l’amène à appeler explicitement à la guerre mondiale pour sauver la “nation espagnole” : “L’Espagne libre fera son devoir. Face à cette attitude héroïque, que vont faire les démocraties ? Il y a lieu d’espérer que l’inévitable ne tardera pas longtemps à se produire. L’attitude provocatrice et grossière de l’Allemagne devient déjà insupportable. (...) Les uns et les autres savent que, finalement, les démocraties devront intervenir avec leurs escadres et avec leurs armées pour barrer le passage à ces hordes d’insensés...” (14).

L’abandon des intérêts du prolétariat et l’attitude de la CNT envers la guerre impérialiste produisent de vives oppositions dans le camp anarchiste (Berneri, Durruti). Mais l’incapacité de ces derniers à rompre avec la position selon laquelle il s’agissait d’une guerre allant de pair avec la révolution, en a fait des victimes de la politique de défaite et d’embrigadement du prolétariat. Ainsi, ceux qui cherchaient à lutter contre la guerre et pour la révolution, furent-ils incapables de trouver le point de départ pour une lutte réellement révolutionnaire : l’appel aux ouvriers et paysans (embrigadés par les deux camps, républicain et franquiste) à déserter, à retourner leurs fusils contre leurs officiers, à revenir à l’arrière et à lutter par les grèves, par les manifestations, sur un terrain de classe contre le capitalisme dans son ensemble.

De minuscules lueurs internationalistes

Pourtant, lorsqu’éclate la guerre mondiale, à contre-courant de la déferlante belliciste antifasciste, quelques voix en provenance de l’anarchisme s’élèvent pour refuser le terrain de l’antifascisme et affirmer la seule position vraiment révolutionnaire, celle de l’internationalisme. Ainsi en 1939, en Grande-Bretagne, la Glasgow Anarchist-Communist Federation déclare que “la lutte présente oppose des impérialismes rivaux pour la protection d’intérêts séculaires. Les ouvriers de tous les pays appartiennent à la classe opprimée, n’ont rien de commun avec ces intérêts et les aspirations politiques de la classe dominante. Leur ligne de front n’est pas la ligne Maginot où ils seront démoralisés et tués, pendant que leurs maîtres amassent des gains frauduleux” (15). Dans le sud de la France, le minuscule groupe autour de Voline (16) développe une intervention contre la guerre sur une base nettement internationaliste : “Le conflit actuel est l’œuvre des puissances d’argent de chaque nation, puissances qui vivent exclusivement et internationalement de l’exploitation de l’homme par l’homme. (...) Les chefs d’Etat, les chefs militaires de toutes couleurs et de toutes nuances, passent d’un camp dans l’autre, déchirent des traités, en signent d’autres, servent tantôt la République, tantôt la Dictature, collaborent avec ceux à qui ils faisaient hier la guerre, et vice-versa et revice-versa. (...) le peuple, lui, paie les pots cassés : on le mobilise pour les démocraties, contre les démocraties, pour les fascistes, contre les fascistes. Mais que ce soit en Afrique, en Asie, en Europe, c’est le bon peuple qui fait les frais de ces ‘expériences contradictoires’ et se fait casser la gueule. (...) Il ne s’agit pas de lutter seulement contre le fascisme hitlérien, mais contre tous les fascismes, contre toutes les tyrannies, qu’elles soient de droite, du centre ou de gauche, qu’elles soient royales, démocratiques ou sociales, car aucune tyrannie n’émancipera le travail, ne libérera le monde, n’organisera l’humanité sur des bases vraiment nouvelles” (17). Cette position fait clairement de ces anarchistes une expression de la classe ouvrière. Là encore, lorsque ceux-ci parviennent à une telle clarté c’est en faisant leurs les positions de classe du prolétariat.

Mais, la rude épreuve de l’isolement par rapport aux autres groupes restés internationalistes et par rapport à la classe dans les conditions du triomphe de la contre-révolution sur les masses, comme l’énorme pression antifasciste (“nous nous confrontions quotidiennement aux autres antifascistes. Fallait-il s’associer à eux ou rester à contre-courant ? La question était souvent angoissante sur le terrain”) (18) éteignent bientôt cette étincelle. La mort de Voline (septembre 1945), l’incapacité des anarchistes de tirer des leçons de leurs expériences conduisent les éléments de son groupe au retour au bercail de la CNT, à l’adhésion momentanée à ses comités antifascistes, puis enfin à la participation de la reconstruction de la FA sur des bases politiques complètement bourgeoises.

Quel devenir politique pour les militants ouvriers de l’anarchisme ?

De l’examen de l’histoire de l’anarchisme face aux deux guerres mondiales, on peut souligner une double série de conclusions :

• Non seulement l’anarchisme a démontré son incapacité à offrir une alternative viable et une perspective révolutionnaire au prolétariat mais il a constitué un moyen direct de mobilisation de la classe ouvrière dans la guerre impérialiste. En 1936-37, la capitulation de l’anarchisme face à la mystification antifasciste et à la démocratie bourgeoise vue comme un “moindre mal” par rapport au fascisme, a été un moyen pour le capitalisme d’élargir le front des forces politiques qui agissent pour la guerre en y incorporant les anarchistes. La guerre d’Espagne constitue, après la Première Guerre mondiale, le second acte décisif pour l’anarchisme scellant son évolution vers le soutien à l’Etat capitaliste. Cette soumission à la démocratie bourgeoise se traduit par l’intégration des courants officiels de l’anarchisme au sein des forces politiques de l’Etat capitaliste. C’est ainsi que, selon un processus en deux temps, de 1914 à la guerre d’Espagne en 1936-37, l’anarchisme est devenu une idéologie de défense de l’ordre et de l’Etat capitalistes.

• En second lieu, il importe de considérer que la mouvance anarchiste ne se réduit pas à ses courants officiels et reste un milieu très hétérogène. A toutes les époques, une partie de ce milieu aspire sincèrement à la révolution et au socialisme, exprime une réelle volonté d’en finir avec le capitalisme et s’engage pour l’abolition de l’exploitation. Ces militants se placent effectivement sur le terrain de la classe ouvrière quand ils s’affirment internationalistes et sont voués à rejoindre son combat révolutionnaire. Mais leur devenir va fondamentalement dépendre d’un processus de décantation dont le sens et l’ampleur sont fonction du rapport de forces entre les classes fondamentales, la bourgeoisie et le prolétariat.

Cette décantation sera plutôt orientée vers le néant ou même vers la bourgeoisie comme dans les années noires de la contre-révolution des années 1940. En effet, privés de la boussole de la lutte de classe du prolétariat et de l’oxygène de la discussion et du débat avec les minorités révolutionnaires qu’il produit, ils se trouvent pris au piège des contradictions intrinsèques à l’anarchisme qui les désarme et les enferme sur le terrain de l’ordre bourgeois.

Elle sera plutôt orientée vers la classe ouvrière quand celle-ci s’affirme comme force révolutionnaire. Ainsi, c’est bien le mouvement révolutionnaire même de la classe ouvrière, l’essor de la révolution mondiale et l’insurrection prolétarienne en Russie (avec la destruction de l’appareil d’Etat de la bourgeoisie par les Soviets et l’arrêt unilatéral de l’engagement dans la guerre impérialiste par le prolétariat russe et les bolcheviks), qui vont permettre en 1914-18 à ceux des anarchistes restés internationalistes d’adopter une attitude internationaliste conséquente. Ils rejoignent alors le mouvement historique de la classe ouvrière en se rapprochant du mouvement communiste issu de la gauche de la social-démocratie et opposé à la guerre : les bolcheviks et les spartakistes, seuls capables de mettre en avant l’unique alternative réaliste viable, la transformation de la guerre impérialiste en guerre civile et la révolution prolétarienne mondiale.

Scott


1) L’allégeance de l’anarchisme peut s’éparpiller en direction des différentes fractions de la classe dominante : certains militants, séduits par la Charte du Travail, pacifistes rassérénés par l’armistice, collaborèrent au programme de la Révolution nationale de Pétain et du gouvernement de Vichy, comme Louis Loréal, ou se retrouvent dans des instances officielles de l’Etat français comme P. Besnard.

2Les Anarchistes espagnols et la Résistance, in l’Affranchi no 14, printemps-été 1997, sur CNT-AIT.info.

3) E. Sarboni, 1944 : les Dossiers noirs d’une certaine Résistance, Perpignan, Ed. du CES, 1984.

4Les Anarchistes espagnols et la Résistance, in l’Affranchi no 14, printemps-été 1997, sur CNT-AIT.info.

51943-1945 : Anarchist partisans in the Italian Resistance, sur libcom.com, (notre traduction).

61943-1945: Anarchist partisans in the Italian Resistance, sur libcom.com (notre traduction).

7) Postface à Max Nettlau, Histoire de l’Anarchie, p.281.

8) E. Sarboni, 1944 : les Dossiers noirs d’une certaine Résistance, Perpignan, Ed. du CES, 1984.

9) Pépito Rossell, Dans la Résistance, l’apport du mouvement libertaire.

10Le Monde diplomatique, août 2004.

11) Sur la trajectoire de la CNT, lire notre série dans la Revue internationale, notamment les articles : “L’échec de l’anarchisme pour empêcher l’intégration de la CNT dans l’Etat bourgeois (1931-34) ; L’antifascisme, la voie de la trahison de la CNT (1934-36)”.

12) D.A. de Santillan, in Solidaridad obrera, 16 avril 1937.

13) D.A. de Santillan, in Solidaridad obrera, 21 avril 1937.

14) Solidaridad obrera, 6 janvier 1937, cité par la Révolution prolétarienne no 238, janvier 1937.

15) Cité par P. Hempel, A bas la guerre, p.210.

16) Vsevolod Mikhaïlovitch Eichenbaum dit Voline (1882-1945) pendant la Révolution de 1905, membre du Parti socialiste révolutionnaire, participe à la fondation du soviet de Saint-Pétersbourg. Emprisonné, il s’évade et gagne la France en 1907 où il devient anarchiste. En 1915, menacé d’emprisonnement par le gouvernement français pour son opposition à la guerre, il s’enfuit aux Etats-Unis. En 1917, il retourne en Russie où il milite parmi les anarcho-syndicalistes. Par la suite, Voline entre en contact avec le mouvement makhno­viste et prend la tête de la section de culture et d’éducation de l’armée insurrectionnelle, et devient président de son Conseil militaire insurrectionnel en 1919. Plusieurs fois arrêté, il quitte la Russie après 1920 et se réfugie en Allemagne. Revenu en France, il rédige, à la demande de la CNT espagnole, son journal en langue française. Il dénonce la politique de collaboration de classe de la CNT-FAI en Espagne. En 1940, il est à Marseille où il termine la Révolution inconnue. Les privations et les terribles conditions matérielles de la clandestinité ont raison de sa santé. Il meurt de la tuberculose à Paris en 1945.

17) Extrait du tract : A tous les travailleurs de la pensée et des bras, 1943.

18) Les Anarchistes et la résistance, CIRA.

Commentaires

précisions

En relisant mon message certaines tournures peuvent être ambigues alors je précise :

Or Kropotkine, en 1916, non par crainte mais par présence effective prend une décisions qui est la même : la survie plutôt que le sacrifice.

il faut lire

Or Kropotkine, en 1916, non par crainte mais par présence effective d'un conflit mondial prend une décisions qui est la même : la survie plutôt que le sacrifice.

Et par :

donc indirectement se mettre sous leur protection (même si elle était plus lâche au vénézuela qu'ailleurs)

par "protection plus lâche" je veux dire "protection du camp occidentale moins resserée", qui se fait moins sentir (ça n'a rien avoir avec la notion de lachêté.)

Ne pas se tromper de sujet

Le sujet de mon intervention n'est pas d'attaquer ce qu'aurait fait untel ou un tel (les personnalités, quelqu'elles soient je m'en tape) mais d'une part de comprendre quel est le mécanisme qui amène - dans un contexte donné - à prendre certaines décision, et d'autre part de démontrer la mauvaise fois du CCI qui réproche certains décisions à certaines tendances politiques alors que lui même, confronté à des situations analogues, a pris les mêmes décisions. Ce double discours contribue à rendre peu crédible le CCI (et après il y en aura pour dire que je lui veut du mal ...)

Tu expliques le choix de la GCF d'exfiltrer Chirik par le contexte difficile et qui mettait en jeu la vie même des militants. Par crainte d'un conflit mondial il s'est mis à l'abri.

Or Kropotkine, en 1916, non par crainte mais par présence effective prend une décisions qui est la même : la survie plutôt que le sacrifice.

Pour te paraphraser on pouvait "toujours gloser sur la probabilité réelle" ou pas de ce qui serait arrivé en cas de victoire des empires centraux, mais de la même façon que la GCF - par peur d'une victoire de l'empire soviétique est parti se réfugier dans un état plutôt du bloc occidental, et donc indirectement se mettre sous leur protection (même si elle était plus lâche au vénézuela qu'ailleurs), Kropotkine a choisit le moins mauvais des deux camps ...

Bien sur que c'était une erreur. Mais dictée par la nécessité de la survie. La même que celle de Chirik. Dans ces situations extrêmes, la rationalité n'est pas forcément la même que dans des situations plus "normales" (1)

Donc soit le CCI est honnête, et il reconnait que à situation exceptionnelle, décision exceptionnelle. Soit il s'enfère dans sa vision où il a toujours raison, en toute circonstance, est infaillible comme le Pape, et alors qu'il ne s'étonne pas d'être qualifié de secte.

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(1) Pour alimenter la réflexion sur les mécanismes de prise de décision, j'ai trouvé cet article qui illustre bien le process à l'oeuvre autant pour kropotkine en 17 que Chirik en 50 :

Effet Tetris
(http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Tetris)

L'effet Tetris (ou stratégie Tetris) est un exemple d'application de la sélection naturelle dans le domaine de l'intelligence artificielle. Il tire son nom du jeu vidéo Tetris, où le joueur doit décider rapidement de la meilleure façon de placer des pièces défilant à une vitesse toujours croissante. Il y a donc deux facteurs à prendre en compte : la pertinence du choix de placement, et la vitesse de prise de décision.

L'effet Tetris désigne le fait qu'une perception hâtive occasionnellement fausse peut se montrer plus efficace qu'une analyse exacte dont le résultat serait venu trop tard. Par exemple, c'est le cas lorsque le coût de l'erreur est faible quand elle se fait d'un côté, et grand quand elle se fait de l'autre. Quand l'objectif est la simple survie, il est donc parfois plus rentable de choisir une solution simplement « assez correcte » plutôt que de rechercher en y consacrant beaucoup d'énergie et de temps la meilleure solution.

Ce principe de sélection se retrouve dans des algorithmes et les heuristiques employés en intelligence artificielle.

a propos de Marc Chirik

juste après la 2e guerre mondiale c'est vrai que ça craignait fort du boudin. Tension USA/URSS, Hiroshima, Nagasaki, guerre de Corée. On peut toujours gloser sur la probabilité réelle ou pas d'un déclenchement d'une 3e guerre mondiale. Mais à l'époque les craintes étaient légitimes. Et la décision de la GCF de protéger les chances de survie et de développement de son organisation en expatriant son militant le plus expérimenté aussi. Admettons que Chirik soit resté au milieu de ce cataclysme supposé(non pas pour défendre le camps de la démocratie bourgeoise à la manière des anarchistes espagnols de Nosotros mais évidemment comme tout révolutionnaire qui se respecte en défendant la position internationaliste). Admettons encore pour étancher la soif sacrificielle de Nosotros que toute la GCF se soit fait mitraillée contre un mur. Ben ça nous ferait de beaux souvenirs (c'est sûr) et encore plus une belle jambe. Parce que sans eux, et particulièrement Chirik qui était un lien direct avec le travail de la Gauche italienne des années 1930 il n'y aurait pas eu de CCI. Ou alors plus laborieusement et certainement pas avec la solidité qu'on lui connaît aujourd'hui. Oui Nosotros je sais, un monde sans le CCI t'aurais certainement ravi. Et tu n'est pas le seul... Par contre du côté du mouvement ouvrier ça aurait fait quand même une sacré différence.

dernière chose. tu sembles t'entêter à pourrir la réputation de Marc Chirik avec tes histoires de chef planqué, alors de deux chose l'une :
- soit tu es d'une malhonnêteté intellectuelle à toute épreuve (et là je te félicite pour ton audace)
- soit tu ne sais absolument pas de quoi (et surtout de qui) tu parles
Par charité communiste je t'accorde le bénéfice de l'ignorance et te prie de bien vouloir te renseigner au sujet de la vie militante de Marc Chirik.

de la survie

La survie, la sécurité des révolutionnaires face à la répression est d'ailleurs une vieille préoccupation du mouvement ouvrier.

En effet. C'est d'ailleurs selon ce principe que Kropotkine a pris le parti de l'alliance en 16.

C'est encore au nom de ce principe que des anarchistes espagnols ont pris part aux actions contre l'occupation nazi et la collaboration.

Pourquoi alors ce qui serait acceptable pour les uns serait condamnable pour les autres ?

Ne me sort pas la blague sur l'abandon du terrain de classe. En fuyant au Vénézuela, Chirik l'abandonnait le terrain de classe. Car tout le monde dans la classe n'avait pas la possibilité de s'extraire comme il l'a fait.

Tout cela me fait penser à un gars d'une boite où j'ai travaillé, où il y avait un gars, fort en gueule, toujours à maudire les syndicats, trop mous, fossoyeurs de la classe (ce qui est vrai en soit) mais qui ne faisait JAMAIS grève, parce que tu comprends il n'était pas d'accord et aussi (surtout) il ne voulait pas perdre de pognon (la survie). Ses grands discours révolutionnaires et ben tout le monde s'en foutait : il n'était pas solidaire de ceux qui luttaient, même imparfaitement, il était complètement déconsidéré.

Pareil pour le CCI : comment faire confiance à une organisation qui - dès que ça tangue - n'a de cesse que de faire partir vite fait bien fait les chefs ? Si tu n'es pas avec ceux de ta classe quand ils sont en difficulté, tu n'as aucune crédibilité ...

la paille et la poutre

La vision de Nosostros est en fait le reflet de la vision de nombreux anarchistes qui se sont laissés embarqués dans la guerre impérialiste à travers notamment l’antifascisme soit au nom de la soi-disant « survie » ou au nom du soi-disant « ennemi prioritaire ». Ces pseudos nécessités ont fait quitter le terrain de classe à ces anarchistes,

Ca c'est quand même la meilleure ...

En ce qui concerne le fait de quitter le terrain (tout court) palme d'or au CCI tout de même, avec la désertion de sa tête pensante en 52 ... (il faut préserver les chefs des ennemis prioritaires qu'étaient les bolchéviks ... car le choix de fuir au Vénézuela n'est pas anodin ... quand on sait ce qu'était le Vénézuela de ces années, il démontre un parti pris.).

Mais attention ne mélangeons pas tout ! Quand le CCI se sauve la survie n'est absolument pas discutable. Par contre, quand les anarchistes font la même chose, alors là on parle de soit disant "survie".

C'est ce genre de comportement, où vous êtes incapables du moindre questionnement sur vous, votre histoire (qui ne peut être que rectiligne), qui fait que vous êtes une secte. Vous détenez la vérité, pour les siècles et les siècles et tous les autres sont des nuls. Grand bien vous fasse.

Continuons le débat

Nous sommes tout à fait d’accord avec les deux commentaires (parties 1 et 2 de l’article) de Cincinnatus. Et nous souscrivons tout à fait à la défense que fait le camarade de la GCF et du camarade Marc Chirik. Cette défense était nécessaire d’autant plus que ce n’est pas la première fois que le sieur Nosotros (Un de l’Ait) se livre à ce genre de dénigrement contre la Gauche Communiste de France.

La vision de Nosostros est en fait le reflet de la vision de nombreux anarchistes qui se sont laissés embarqués dans la guerre impérialiste à travers notamment l’antifascisme soit au nom de la soi-disant « survie » ou au nom du soi-disant « ennemi prioritaire ». Ces pseudos nécessités ont fait quitter le terrain de classe à ces anarchistes, et surtout leur ont fait abandonner un principe fondamental et incontournable pour les révolutionnaires celui de l’internationalisme prolétarien.

Enfin contrairement à ce que dit Nosostros, discuter ne se fait pas à deux. Il ne s’agit pas ici d’un débat entre Nosostros et le CCI, mais d’un débat prolétarien, ouvert à tous les lecteurs dans ce forum. Et nous saluons la volonté de Cincinnatus et Mo d’y participer. La question n’est pas une querelle entre anarchistes et marxistes, la question c’est celle d’un débat qui fasse avancer la compréhension et l’enrichissement des positions révolutionnaires, qui fasse avancer la conscience de classe. Car l’enjeu c’est la préparation des combats à venir et que la classe ouvrière soit armer pour que ces combats soient victorieux et qu’elle évite de tomber dans les pièges de la bourgeoisie telle que, notamment, l’union sacrée derrière la nation pour aller servir de chair à canon dans la guerre impérialiste.

Hugues - militant du CCI

Renoncement à la vie

et ben Nosotros en plus d'être un chantre du droit-de-l'hommisme égalitariste (cf. ton post "discuter ça se fait à deux") te voilà promoteur du suicide révolutionnaire collectif. Alors pour toi un bon révolutionnaire c'est un révolutionnaire mort ? c'est ça ton truc ? ben la bourgeoisie peu dormir sur ses deux oreilles avec toi. Alors je m'en va t'expliquer un peu. Si les ouvriers et les militants révolutionnaires font danser un de ces quatre matin une révolution ce sera pas parce qu'ils sont en mal d'héroisme ou en ont marre de la vie et préfèrent rester cloués sur une voie appienne mais tout le contraire.
Aussi, c'est parce que les gars de la GCF (dans la tradition de ceux qui les ont précédés) n'ont pas renoncés au combat qu'ils ont fait en sorte (en expatriant Marc Chirik) d'être en mesure de continuer le combat. Plutôt que de voir tout le monde rester sur le carreau ils ont pris leur responsabilité en posant les conditions de la résurgence d'une organisation révolutionnaire capable non seulement de continuer le combat mais de le faire en gardant un lien direct avec les apports de ses ascendants. Franchement, il est où le renoncement ?
Pour que le combat continue il faut éviter qu'il s'interrompe brusquement mon cher Nosotros de la Lapalisse. La survie, la sécurité des révolutionnaires face à la répression est d'ailleurs une vieille préoccupation du mouvement ouvrier. Va donc te ressourcer chez Victor Serge.

Question subsidiaire

Ainsi, c’est bien le mouvement révolutionnaire même de la classe ouvrière, l’essor de la révolution mondiale et l’insurrection prolétarienne en Russie (avec la destruction de l’appareil d’Etat de la bourgeoisie par les Soviets et l’arrêt unilatéral de l’engagement dans la guerre impérialiste par le prolétariat russe et les bolcheviks), qui vont permettre en 1914-18 à ceux des anarchistes restés internationalistes d’adopter une attitude internationaliste conséquente.

le fait que les révolutionnaire russes (bolchéviques) aient laissé crevé (au sens propre du terme) les révolutionnaires iraniens du Gilan en 1920-21, en signant un traité d'armistice avec l'Empire Britannique, relève t il :

- d'une attitude internationaliste conséquente

- d'une INconséquence dans l'attitude internationaliste inébranlable des bolchéviques

- d'une vision européocentriste (pour ne pas dire raciste) des bolchéviques russes conséquente (avec leur vision du monde) et néanmoins puante ?

Renoncement

Il y a quelque chose que ne dit pas ce texte, c'est l'analyse du phénomène de renoncement : en 1940, après s'être tapé des dizaines d'années de lutte révolutionnaire (et de prison et de répression) à outrance en espagne, puis 4 ans de guerre civile (pendant que ce temps la gauche communiste débattait par revue interposée ... ce qui est moins épuisant), face à la déferlante nazi les anarchistes espagnols ont renoncé - au moins temporairement - à se battre pour la révolution mais plutôt à lutter pour leur survie personnelle et collective.

C'est vrai qu'il y a des moments dans l'Histoire où objectivement on peut comprendre que l'on perde l'espoir et on se dit que la Révolution n'est pas à l'ordre du jour.

C'est la même analyse qu'on tiré les membres de la Gauche Communiste (l'ancetre du CCI) en 1950 : ils ont perdu tout espoir révolutionnaire à court terme et se sont donc mis dans une phase de survie.

Par contre, et c'est une différence majeure, pour leur survie les anarhcistes epsagnols ont choisi de ne pas être passifs, de ne pas fuir, mais de résister et de lutter. S'ils ont pu renoncer à leurs idéaux, ce dont on peut les blamer, ils n'ont jamais renoncé à la lutte. Et après la guerre mondiale, ils ont continué cette lutte, en Espagne, y compris les armes à la main. Les derniers maquis sont tombés en espagne dans les années 60. Soit, plus de 50 ans de lutte acharnée ininterrompue. On peut critiquer leur lutte comme ayant finalement été un sacrifice inutile (mais qui est t on pour proférer un tel jugement ? Qu'est ce que les militants du CCI mettent en jeu aujourd'hui de leur vie pour pouvoir proférer une telle sentence ?) mais il faut au moins leur reconnaitre de n'avoir JAMAIS abondonné la lutte.

C'est une toute autre histoire avec la Gauche communiste : incapable d'avoir jamais joué une rôle dans l'histoire du mouvement ouvrier (sans parler de l'Histoire ...), condamnée depuis son apparition formelle dans les années 20-30 a regrouper des minorités dont le seul fait d'arme est d'avoir édité des revues confidentielles (certes parfois dans des conditions pas évidentes), elles ont pour les plus courgaeux esayé de faire preuve d'un peu d'activité courageuse de lutte 5 ans (entre 40 et 45) avant de s'éffondrer complètement, moralement et physiquement, puis de FUIR carrément, d'abandonner la lutte pour aller se terre lachement loin du combat ...

Ainsi si l'auteuir de l'aricle pose comme question "Quel devenir politique pour les militants ouvriers de l’anarchisme ?" on lui répond en écho "et quel avenir pour les militants de la gauche communsite ? La fuite de la lutte ..."

Car si "l’anarchisme a démontré son incapacité à offrir une alternative viable et une perspective révolutionnaire au prolétariat" et "a constitué un moyen direct de mobilisation de la classe ouvrière dans la guerre impérialiste." il est clair que la gauche communiste a démontré son égale incapacité à offrir une alternative viable et une perspecytive révolutionnaire au prolétariat (sinon la révolution aurait déjà eu lieu ...) et qu'elle a constitué un moyen directe de DEMOBILISATION de la classe ouvrière dans la lutte de classe.

Car comment interpreter autrement cette fuite de la lutet de classe du CCI dans la période 1950-1968 ?

C'est un peu facile de la ramener ensuite, quand on s'est littéralement PLANQUE pendant que l'orage grondait ...

On attend donc avec impatience non plus l'énième analyse éculée du CCI sur la pratique des autres mais un minimum d'honnêteté intellectuelle qui consisterait en l'analyse de ses propres faiblesses et défaillances ...

Mais peut être est ce trop demander ?