Incendies d'immeubles à Paris : la crise du logement révèle l'aggravation de la misère ouvrière
En l’espace de quelques mois et dans plusieurs arrondissements, Paris, a été le tragique théâtre de plusieurs incendies d'immeubles vétustes, habités en majorité par des familles ouvrières, d’origine africaine. Plus de cinquante personnes sont mortes, la plupart carbonisées ou asphyxiées, dont une majorité d’enfants. S'y ajoutent des dizaines de blessés et des familles meurtries à jamais. Pour prévenir de nouveaux drames et protéger les populations, le gouvernement n’a rien trouvé de mieux que d’envoyer ses flics, expulsés manu militari les familles vivant dans des squats et autres immeubles insalubres. Au passage, il en a profité pour faire la chasse aux sans-papiers et remplir plusieurs charters supplémentaires pour les ramener dans leur pays d'origine. Le meilleur hommage que l’on puisse rendre aux victimes de ces incendies et de la répression policière, c’est non seulement de faire entendre notre colère et notre indignation, mais aussi de dénoncer les responsables de telles tragédies.
"Lutte Ouvrière", un fidèle promoteur de la supercherie électorale
L'organisation trotskiste Lutte Ouvrière (LO) qui s'était tenue à l'écart du référendum de 1992 sur Maastricht, s'est cette fois engagée résolument dans le camp du Non dans la campagne sur le référendum relatif à la Constitution européenne. Cette organisation qui se prétend "révolutionnaire" et qui proclame "défendre les travailleurs" se retrouve dans la cohorte des tenants d'un "Non de gauche" aux côtés du PCF, de la LCR, d'une partie du PS. Avec quelle argumentation ? Pourquoi ?
Le chômage, expression de la faillite du capitalisme
Raffarin avait promis qu'en 2005 le chômage allait baisser de 10 %. Dernièrement, il vient cependant de déclarer que "le choc pétrolier (allait) décaler cette ambition de quelques mois", alors que le chômage passait la barre symbolique des 10% de la population active. Depuis plus de trente ans, ce genre de promesses remises aux calendes grecques est monnaie courante de la part des gouvernements, toutes couleurs politiques confondues. Il serait d'ailleurs difficile d'accorder le prix à la meilleure déclaration du genre, où le cynisme et le mensonge se mêlent au plus grand mépris des ouvriers massivement frappés non seulement par le chômage massif mais par une précarité grandissante de toutes leurs conditions de vie, qu'ils aient ou non du travail.
Oui ou Non au référendum : TOUJOURS LA MÊME EXPLOITATION
La montée d’un "ras-le-bol" en France au cours des dernières semaines et des derniers mois est évidente.
Cela s'est exprimé à travers la mobilisation importante dans les journées d'action syndicales. Le 10 mars, les manifestations ont rassemblé près d'un million de salariés du secteur privé comme du secteur public en France. A Paris, entre 50 000 et 100 000 personnes ont participé à la manifestation malgré la quasi-paralysie des transports en communs (en particulier du métro) soigneusement organisée par les syndicats pour limiter l'ampleur de la mobilisation.
Battage idéologique sur le référendum : "libéral" ou de gauche, l'Etat est toujours au service du capital
Manifestations lycéennes : Pourquoi et comment la bourgeoisie a étouffé le mouvement des lycéens
Après deux mois de mobilisation dont l’ampleur ne cessait de croître, la protestation lycéenne a subi un coup d’arrêt brutal lors de la manifestation du 8 mars. Entachée de violences, cette journée a créé une crainte de se mobiliser chez les lycéens, déclenchant ainsi logiquement la perte de vitesse du mouvement. Pour ces jeunes qui pensaient obtenir le retrait du plan Fillon sous leur pression, la désillusion est amère. Mais cette expérience doit servir de leçon. Et pour cela, il faut se pencher avec lucidité sur la signification de ce mouvement.
La gauche et les syndicats préparent le terrain aux attaques anti-ouvrières
Après la
loi sur la "sécurité intérieure" de Sarkozy
(voir RI n°328), le projet de réforme de la loi de modernisation
sociale (LMS) promulguée par la "gauche plurielle",
et les projets de réforme des retraites et de la sécurité
sociale montrent clairement la détermination du gouvernement
Raffarin à accélérer les attaques contre la classe
ouvrière.
Raffarin et ses ministres ne s'en cachent pas et ne cessent de déclarer,
à travers les médias, qu'il faut se préparer à
la "rigueur", alors que dans tous les secteurs sont annoncés
des licenciements, sur fond de prévisions particulièrement
pessimistes concernant l'état de l'économie.
La gauche attaque la conscience ouvrière
Au gouvernement ou dans l'opposition, La gauche est toujours contre la classe ouvrière
Au grand "Ouf" de
soulagement poussé par la bourgeoisie démocratique au soir du 5 mai pour avoir
réussi à écarter le "danger" Le Pen, a succédé un autre
"Ouf" au soir du deuxième tour des élections législatives le 15 juin.
En effet, sur sa lancée, la "vague bleue" a réussi à écarter un autre
danger, celui d'une nouvelle cohabitation droite-gauche. Aussi, malgré le fait
que sa stratégie initiale consistant à faire passer Jospin à la tête de l'Etat
ait lamentablement capoté (voir RI n°323 - ici), la
bourgeoisie française a fait contre mauvaise fortune bon coeur et a oeuvré à
limiter les dégâts en replaçant toute la droite au pouvoir.
Elections en France et montée du Front National - Les effets de la décomposition sociale du capitalisme
"Votez escroc, pas facho !" Ce slogan repris massivement par les jeunes
au cours des manifestations qui se sont déroulées tous les soirs
depuis le premier tour des élections présidentielles en France,
symbolise assez bien la situation qui prévaut aujourd'hui dans ce pays.
En effet, Jacques Chirac, celui que les "Guignols de l'info" à
la télévision ont caricaturé en "Super Menteur",
celui qui risquait d'être mis en examen s'il n'avait pas été
réélu, et dont la plus grande qualité comme homme politique
est d'être "sympatoche", comme dit sa marionnette, sera probablement
au soir du 5 mai le président le mieux élu de l'histoire de la
Ve République. Et cela malgré le fait qu'il n'a pas réussi
à atteindre 20% des voix au premier tour. En même temps, ce slogan
qui appelle à participer le plus massivement possible à la mascarade
électorale pour "faire barrage au fascisme", alors que l'abstention
a battu ses records historiques, rend compte de l'intensité de la campagne
démocratique et antifasciste qui se développe actuellement (voir
notre article en première page).