Journée d’action du 10 septembre : Peut-on changer le monde en “bloquant tout”? (Tract)
Les attaques contre nos conditions de vie sont d’une brutalité extrême. Il faut remonter aux années 1930 pour trouver trace de mesures aussi violentes.
Face à cette situation insupportable, la colère est en train de gagner toute la société. Ce mécontentement grandissant se transforme de plus en plus en volonté de lutter, dans tous les pays. Au Royaume-Uni, en 2022, les travailleurs anglais se sont ainsi mobilisés massivement en scandant « Trop c’est trop ! ».
Le CCI a-t-il modifié son analyse à l’égard des “gilets jaunes”? (partie 2)
Le CCI a-t-il modifié son analyse à l’égard des “gilets jaunes”? (Partie 1)
Nous publions ci-dessous le courrier d’un camarade à propos de notre traitement du mouvement des “gilets jaunes”, suivi de notre réponse. Dans l’esprit de débat fraternel qui a toujours animé le CCI, nous invitons nos lecteurs à suivre l’exemple du camarade et à nous envoyer questions ou divergences. Nous ne pouvons naturellement publier l’ensemble des courriers, mais nous nous efforçons de répondre aux principales préoccupations et aux questions centrales pour le développement de la conscience de classe.
Bilan du mouvement des “gilets jaunes”: Un mouvement interclassiste, une entrave à la lutte de classe
Suicides chez les policiers: le prolétariat ne tire pas sa force de la mort de ses ennemis de classe
La police connaît depuis le début de l’année 2018 un taux de suicide record dans ses rangs. Selon l’information Service d’information et de communication de la police, 35 policiers se seraient donné la mort depuis le début de l’année 2018, un record à ce jour en France. Ce taux de suicide est supérieur de 35 % à celui qui sévit dans la population française en général.
Le combat des Gilets Jaunes n’appartient pas à la lutte de classe du prolétariat !
En apparence, la situation sociale semble agitée. Les “gilets jaunes” ne désarment pas après plus de quatre mois de mobilisation. Les syndicats multiplient les grèves locales et les journées d’action. Certains appellent même à une “convergence des luttes”.
Indéniablement, la colère est immense au sein de la population. L’aggravation de la pauvreté et le chômage, la morgue et l’opulence des dirigeants, la violence étatique qui réprime les contestataires, les menaces incessantes d’une crise économique mondiale qui devrait encore s’aggraver ne peuvent que provoquer encore plus de grogne dans la population.
Mouvement des “gilets jaunes”: "l’apolitisme” est un danger pour le prolétariat
Dès le départ, le mouvement des “gilets jaunes” s’est proclamé “apolitique”. Aucune représentation officielle, aucune reconnaissance de ce que la bourgeoisie nomme les “corps intermédiaires” (partis ou syndicats), n’ont eu le droit de se proclamer les porte-paroles du mouvement. Aucune forme de représentation traditionnelle ne s’y est d’ailleurs vraiment risquée.
Courrier des lecteurs: le mouvement des “gilets jaunes” peut-il ouvrir la voie à la lutte de classe ?
Nous publions ci-dessous de larges extraits du courrier d’un lecteur qui, tout en saluant la ligne directrice de notre tract sur le mouvement des “gilets jaunes”, critique également certaines de nos positions, en particulier l’idée selon laquelle rien de bon ne pouvait sortir de ce mouvement interclassiste pour le prolétariat. Ces questionnements touchent à des aspects extrêmement importants de la lutte du prolétariat : ce qu’est la classe ouvrière, son combat, sa perspective.