C'est tous unis qu'il faut lutter

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L’enfoncement de l’économie mondiale dans une récession qui n’a d’égale que celle des années 1930, signe la faillite irrémédiable du capitalisme. Face à l’aggravation de la crise, la classe dominante, en France comme dans tous les pays, n’a pas d’autre alternative que de poursuivre et renforcer ses attaques contre toutes les conditions de vie de la classe ouvrière.

Licenciements massifs dans les entreprises privées, suppressions de postes dans la fonction publique, baisse des salaires et du pouvoir d’achat, diminutions des prestations sociales, etc., aucun secteur, aucune catégorie socio-professionnelle n’est aujourd’hui épargnée par les coups de boutoir de cette crise économique.

La bourgeoisie veut nous faire croire que ce n’est qu’un mauvais moment à passer, qu’il suffit de “moraliser” le capitalisme, de lutter contre les abus des patrons et de mettre en place une meilleure gestion du système pour sortir du tunnel. A condition bien sûr que chacun y mette un peu du sien et que les travailleurs acceptent quelques sacrifices pour aider les gouvernements à sortir de l’impasse.

Tous ces discours ne sont que des mensonges ! Toutes les fractions de la classe dominante, son gouvernement, son patronat, ses partis politiques de gauche comme de droite et ses “experts” savent pertinemment que ce système est gangréné jusqu’à la moelle et que les sacrifices d’aujourd’hui ne peuvent qu’appeler d’autres sacrifices demain.

Les jeunes générations de prolétaires ne se font d’ailleurs aucune illusion : elles savent très bien que la seule perspective que leur offre le capitalisme, c’est le chômage, la précarité des petits boulots et la misère.

C’est justement face à cet avenir totalement bouché que partout, dans les entreprises du public et du privé, de même que parmi les étudiants et lycéens, la colère continue à monter.

Depuis le début de l’année, il ne se passe pas un jour sans qu’une grève n’éclate dans telle ou telle entreprise pour des augmentations de salaire, contre les licenciements et la dégradation générale des conditions de travail. Et cette situation ne concerne pas seulement la France, mais tous les pays et tous les continents.

Face aux attaques tous azimuts, face au chômage et à l’aggravation de la misère, les travailleurs n’ont pas d’autre choix que de se battre pour la défense de leurs conditions de vie et pour l’avenir de leurs enfants.

Mais comment peut-on lutter efficacement, construire un rapport de force en notre faveur face aux attaques du capital, de son patronat et de son gouvernement ?

Le seul moyen d’obliger la bourgeoisie à reculer et à freiner ses attaques, c’est de lutter massivement, tous unis, en brisant toutes les divisions corporatistes, par secteur et par entreprise. Si nous nous battons chacun dans notre coin en mettant en avant nos propres revendications spécifiques, nous allons inévitablement à la défaite, paquet par paquet.

Pour se battre tous unis, il faut mettre en avant des revendications communes à tous, et dans lesquelles tous les travailleurs de toutes les entreprises peuvent se reconnaître et se retrouver. Si nous restons enfermés derrière les revendications qui ne concernent que les salariés de notre entreprise, nous ne parviendrons jamais à développer une lutte massive et à obtenir la solidarité active des autres entreprises.

Si nous nous battons tous seuls à l’intérieur de nos “boîtes” en menant des actions radicales comme celles de la séquestration des patrons, le gouvernement et le patronat ne reculeront pas. Nous irons inévitablement à la défaite et à la démoralisation.

C’est la solidarité de tous les travailleurs qui doit être le ciment de notre combat. Pour cela, il faut sortir de nos “boîtes”, étendre la lutte en allant massivement dans les entreprises les plus proches afin de pousser les autres travailleurs à s’engager eux aussi dans un seul et même mouvement.

Il faut aussi aller dans tous les lieux publics où peuvent se tenir des meetings et des assemblées générales auxquelles doivent pouvoir participer tous les travailleurs, les chômeurs, les étudiants. Il faut discuter collectivement de la situation à laquelle nous sommes tous confrontés afin de décider des actions à mener.

Dans les manifestations organisées à l’appel des syndicats, nous devons mettre en avant des mots d’ordre unitaires et unificateurs (et non pas défiler derrière les banderoles de “sa” boîte ou de “son” syndicat).

Souvenons-nous que si les travailleurs de la Guadeloupe ont réussi à obtenir gain de cause et ont pu faire reculer la bourgeoisie sur les 200 euros d’augmentation de salaires, c’est grâce à leur détermination à aller jusqu’au bout, en développant une lutte massive où tous les secteurs étaient mobilisés et unis.

La grève des travailleurs de la Guadeloupe nous a montré le chemin à suivre.

Ne nous laissons pas diviser par tous les simulacres de lutte ! Refusons toute “négociation” par entreprise, par secteur, par région !

Seule la lutte massive, solidaire et unie paie !

RI


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