En guise de conclusion

Afficher une version adaptée à l'édition sur imprimanteEnvoyer cet article par mail

L’œil du cyclone du capitalisme en décomposition est aujourd’hui le pays central du système bourgeois : les États-Unis. Le triomphe électoral d’un président qui personnifie la vague populiste a déjà démontré à quel point cette émergence est contraire aux intérêts "rationnels" du capital national et des factions de la bourgeoisie qui les représentent le mieux (au niveau sécuritaire, militaire, diplomatique et politique) qui ont le plus le sens des "besoins de l’État". Là, la tendance dominante à présent est clairement l’intensification des tensions et même une impasse authentique au sein de la classe dominante. Mais, précisément parce que les États-Unis sont si centraux pour le monde capitaliste, la pression sur la bourgeoisie américaine s’accroît chaque jour pour essayer de trouver une solution à cette situation difficile. Mais comment ? Pour le moment, il ne semble pas que l’administration Trump soit capable d’imposer sa politique – la résistance au sein de la classe dominante semble être trop forte. Une autre possibilité est que les trumpistes cèdent et adoptent tacitement la politique de leurs opposants (ou au moins, se montrent plus enclins à des compromis). Bien qu’il y ait des signes dans ce sens, il y a aussi des signes qui vont aussi dans le sens contraire. L’option la plus en discussion est "l’impeachment" du président. L’inconvénient de cette méthode, qui vise à écarter Trump du bureau ovale, est qu’elle menace de devenir une procédure politique, légalement compliquée et qui s’éternise. D’autres options, prometteuses d’une résolution plus rapide du problème, sont sans aucun doute sur la table aussi, même si elles ne sont pas discutées aussi librement : l’une d’entre elles est de faire reconnaître et déclarer le président "dément", donc incapable. Il est aussi possible que Trump (ou quelqu’un d’autre) essaie de sortir de l’impasse avec des aventures militaires à l’étranger. Un des avantages de la "guerre contre le terrorisme" menée par George W. Bush était qu’il permettait à son gouvernement, au moins temporairement, d’unifier la classe dominante derrière lui, et d’imposer de grandes parties de son programme "néo-conservateur". Aujourd’hui, des pays comme la Corée du Nord ou l’Iran offrent des cibles tentantes pour de telles opérations, puisqu’elles sont étroitement liées, non seulement à la Russie, mais aussi à la Chine. S’il y a une chose sur laquelle la bourgeoisie américaine est d’accord, c’est que Pékin est le principal rival aujourd’hui.

Steinklopfer, 23.08.17et réactualisé.