Notre
dernière réunion publique à Barcelone, sur la
crise économique, a été une vraie contribution
au développement d'un débat ouvert entre des
personnes toutes indignées devant les horreurs de ce monde et
cherchant donc à savoir comment se battre pour un avenir
meilleur.
Aujourd'hui,
en Inde, au Bangladesh et en Turquie, des dizaines de milliers
d'ouvriers travaillent sans relâche dans de gigantesques
chantiers navals, rebaptisés "chantiers de la mort".
Depuis
août 2007, avec l'effondrement des prêts hypothécaires
appelés "subprimes", on assiste à un nouvel épisode
des convulsions qui affectent l'ensemble du capitalisme mondial.
En 25 années de crise économique et de "mondialisation"(1)
(1980-2005), alors que l'Europe n'a multiplié son PIB (Produit
Intérieur Brut) que par 1,7, les Etats-Unis par 2,2 et le Monde par
2,5, l'Inde est parvenue à le multiplier par 4, l'Asie en développement
par 6 et la Chine par 10 !
L'évolution en ciseau de l'Asie de l'Est à l'échelle historique (1700-2006)
Après avoir replacé l'évolution de l'Asie de l'Est dans le contexte historique de l'ascendance et de la décadence du capitalisme, ainsi que dans le cadre du développement du capitalisme d'Etat
Est-ce que le développement en Asie de l'Est exprimerait un renouveau du capitalisme, ou bien ne serait-ce qu'une simple vicissitude dans le cours de sa crise ? C'est à cette question cruciale que nous allons tenter de répondre. Pour ce faire, tout en considérant l'ensemble du phénomène à l'échelle du sous-continent asiatique, nous examinerons plus particulièrement son point d'appui emblématique et le plus médiatisé : la Chine.
Marquée par le joug colonial et l'inaboutissement de sa révolution bourgeoise plusieurs fois avortée, la trajectoire de la Chine est typique de ces pays qui n'ont pu prendre le train de la révolution industrielle en marche au cours de la phase ascendante du capitalisme. Alors que la Chine était encore la première puissance économique
Depuis qu'en dépit de ses promesses électorales de la campagne présidentielle sur le pouvoir d'achat, Sarkozy a déclaré "les caisses sont vides", alors qu'il s'est octroyé une substantielle augmentation de salaire et qu'il bénéficie de vacances de luxe payées par ses amis milliardaires, sa côte de popularité s'est effondrée.