Le "Front Uni"

Le "Front Uni" était le terme utilisé entre les deux guerres mondiales pour décrire l'alliance opportuniste entre la Troisième Internationale et les partis socialistes qui avaient trahi le prolétariat en 1914. Cette expression est utilisée aujourd'hui par les Trotskistes et les anti-fascistes de toutes sortes comme une excuse pour passer des alliances avec leurs grands amis de la gauche parlementaire bourgeoise

1936 : Fronts populaires en France et en Espagne : comment la bourgeoisie a mobilisé la classe ouvrière pour la guerre

Sur la base d’une analyse lucide du rapport de forces au niveau international, la Gauche Communiste d’Italie (dans sa revue Bilan) avait compris que les Fronts populaires, loin d’être l’expression d’un développement du mouvement révolutionnaire, exprimaient tout le contraire : un mouvement d’enfermement croissant de la classe ouvrière dans une idéologie nationaliste, démocratique et l’abandon de la lutte contre les conséquences de la crise historique du capitalisme.

Espagne 1936 : La gauche dévoie le prolétariat et le soumet à l'Etat bourgeois

Dans cet article est abordée avec la guerre d'Espagne, l'ultime étape de cet embrigadement du prolétariat international, toujours principa­lement réalisé sous la bannière mystificatrice de la "lutte antifa­sciste" par toutes les fractions de gauche et les syndicats.

Montée de l'extrême-droite en Europe : Existe-t-il un danger fasciste aujourd'hui ?

Deux événements récents ont illustré la montée des partis d'extrême droite (ceux d'entre eux désignés comme "populistes") en Europe :

- l'accession-surprise de Le Pen "en finale" des élections présidentielles en France avec 17 `% des voix au premier tour ;

- la percée fulgurante et spectaculaire de la "liste Pim Fortuyn" aux Pays-Bas (lui­ même assassiné quelques jours auparavant et dont les funérailles médiatisées ont ali­menté une véritable hystérie nationaliste) qui a raflé 26 sièges sur 150, faisant ainsi son entrée au Parlement, alors que cette force politique n'existait pas trois mois aupara­vant.

Répression sanglante en Bolivie : les révoltes interclassistes ne sont pas le terrain de la lutte ouvrière

Dans une révolte "populaire" interclassiste, la classe ouvrière ne peut qu'être utilisée comme chair à canon, ce que vient d'illustrer la récente répression. Sa perspective propre ne peut qu'y être niée.

Les problèmes de la situation en France (Bilan n° 22 ; août-septembre 1935)

Les émeutes de Brest et de Toulon[1] contiennent, pour peu qu'on les analyse sérieusement, tous les éléments propres à l'évolution politique de la France. On y retrouve d'une part l'élan désespéré des travailleurs voulant échapper à l'étau des compressions capitalistes, d'autre part les forces sociales du capitalisme laissant d'abord s'abattre la répression féroce et meurtrière de la bourgeoisie pour s'attaquer à leur tour au cerveau de l'ouvrier.

France - Le Front Populaire embrigade le prolétariat français dans la guerre

Deux grandes étapes du Front Populaire mettent en évidence son rôle déterminant dans la préparation de la guerre impérialiste en France, à travers un partage du travail au sein des partis de gauche de l’appareil bourgeois national. La première, c’est le désarmement et l’embrigadement idéologique de la classe ouvrière derrière le Front Populaire au nom de l’antifascisme et de "l’union sacrée" à travers la pire hystérie chauvine. Dans ce dévoiement massif du prolétariat dans la propagande nationaliste la plus exacerbée, c’est le PCF et la CGT qui jouent le rôle essentiel.

Front unique, front anti-prolétarien

« Encore aujourd’hui, le problème du front unique est présenté comme le remède à tous les maux dont souffre la classe ouvrière, incapable de s’opposer à l’offensive du capitalisme. Ceux-là même qui depuis l’après-guerre, n’ont fait que traîner les travailleurs dans la boue des pires compromissions, clairement, pour maintenir coûte que coûte leur influence dans les masses : front unique! Tous ceux qui, à défaut d’une perspective des événements,résultant d’une analyse sérieuse de la situation, veulent agir à tout prix, se tirent d’affaire en criant, eux aussi : front unique! » (Bilan, 1934). C’est ainsi que la gauche communiste italienne en exil jugeait, 12 ans après son adoption par l’Internationale Communiste, la tactique de « front unique ».

Textes de la Gauche Mexicaine (1937-38)

  • La guerre d'Espagne de 1936-39 devait être une épreuve décisive pour les groupes de gauche issus de la 3ème Internationale passée définitivement dans le camp de la bourgeoisie. Commencée comme une riposte foudroyante et spontanée des masses ouvrières contre le soulèvement de 1'Etat-major de l'armée sous la conduite de Franco, cette riposte de classe s'est vue rapidement déviée et dévoyée de son terrain de classe, avec l'aide de la "gauche", des partis socialiste et stalinien et aussi des anarchistes de la FAI et des syndicalistes de la CNT, pour se transformer en une guerre capitaliste.

Que les partis socialistes et staliniens exaltent la campagne pour la guerre et prennent leur place à la tête de celles-ci n'a rien de surprenant. Passés depuis longtemps dans le camp du capitalisme, ces partis "ouvriers" ne font qu'accomplir leur tâche ; la guerre n'étant rien d'autre que la continuation de la politique de défense des intérêts du capital national sous une autre forme. Par leur passé "ouvrier" et "socialiste", ces partis sont aussi les mieux placés parmi les forces politiques de la bourgeoisie pour mystifier la classe ouvrière, la détourner de sa lutte et l'embrigader dans le massacre impérialiste.

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