Deux principaux courants représentent la tradition de la Gauche Communiste, dont les différents groupes et organisations ont été exclus de la Troisième Internationale au cours de sa dégérescence, après la victoire de la contre-révolution stalinienne : la Gauche Italienne et la Gauche Germano-Hollandaise (également connue comme "Communistes de Conseils").
Comprendre le développement du chaos et des conflits impérialistes
Mémoires d'un révolutionnaire (A. Stinas, Grèce) : nationalisme et antifascisme
Les extraits du livre de A. Stinas, révolutionnaire communiste de Grèce , que nous publions ici, s'attaquent à la résistance antifasciste de la seconde guerre mondiale. Ils contiennent ainsi une impitoyable dénonciation de ce qui reste l'incarnation de la fusion de trois mystifications particulièrement meurtrières pour le prolétariat : la « défense de l'URSS », le nationalisme et « l'antifascisme démocratique ».
Bilan de 70 années de luttes de « libération nationale » 3e partie
Des nations mort-nées
Tout au long du 20e siècle, toutes les « nouvelles nations », à peine née, sont déjà moribondes.
Au début de ce siècle, il y avait à peine 40 Etats indépendants dans le monde. Aujourd'hui, ils sont 169, auxquels il faut ajouter les quelques 20 nouveaux Etats surgis dernièrement de l'explosion de l'URSS et de la Yougoslavie.
Bilan de 70 années de luttes de « libération nationale » 2eme partie
II. Au 20e siècle, la « libération nationale », maillon fort de la chaîne impérialiste
Marx disait que la validité d'une théorie se démontre dans la pratique. Soixante dix ans d'expériences tragiques pour le prolétariat ont tranché clairement le débat sur la question nationale en faveur de la position de Rosa Luxemburg, développée par la suite par les groupes de la Gauche Communiste et surtout par Bilan, Internationalisme et notre Courant.
2. INTERNATIONALISME 1946 : L'expérience russe
Internationalisme n° 10, Gauche Communiste de France, 1946
Il n'y a plus de doute possible : la première expérience de la révolution prolétarienne, dans ce qu'elle présente comme acquis positif, et encore plus dans les enseignements négatifs qu'elle comporte, est aujourd'hui à la base de tout le mouvement ouvrier moderne. Tant que le bilan de cette expérience ne sera pas fait, tant que les enseignements ne seront pas mis en lumière et assimilés, l'avant-garde révolutionnaire et le prolétariat seront condamnés à piétiner sur place.
Appel au milieu politique prolétarien
Avec les
violents massacres du Golfe Persique, le capitalisme mondial a jeté son masque
et a montré ce que nous réserve son « nouvel ordre mondial » : un
avenir fait de chaos, de barbarie et de guerre.
La
réalité de la guerre impérialiste, qui a impliqué, même si c'est indirectement,
l'ensemble du prolétariat des métropoles impérialistes, a stimulé une
décantation salutaire au sein du camp politique prolétarien.
Bilan de 70 années de luttes de « libération nationale » 1ere partie
I. La vague révolutionnaire mondiale de 1917-23 affaiblie par le soutien aux mouvements de « libération nationale »
La tragédie kurde est la énième manifestation de la barbarie sanglante déchaînée au nom de la soi-disant « libération nationale des peuples ». Des Etats-Unis à la Grande-Bretagne, de la Turquie à l'Iran, tous les divers impérialismes qui ont participé à la boucherie guerrière du Golfe ont, peu ou prou, poussé les Kurdes au soulèvement armé au nom de la « libération nationale », et nous pouvons aujourd'hui voir comment ils laissent Saddam Hussein les massacrer, les précipiter dans l'exil et perpétrer un nouveau génocide.
Le combat de la Gauche Communiste
(D'après Accion Proletaria n°88)
La défaite de la première vague révolutionnaire mondiale de 1917-23 provoqua l'isolement et l'effondrement de la révolution en Russie. Mais la liquidation de cette dernière eut comme principal agent l'Etat russe lui-même et, absorbé par celui-ci, le parti bolchevik dégénérescent
Thèses sur la crise économique et politique en URSS et dans les pays de l'Est
(Publiées dans la Revue Internationale N°60; 5/10/1989)
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Les récents événements dans les pays à régime stalinien, affrontements à la tête du parti et répression en Chine, explosions nationalistes et luttes ouvrières en URSS, constitution en Pologne d'un gouvernement dirigé par Solidarnosc, revêtent une importance considérable. Ce qu'ils révèlent, c'est la crise historique, l'entrée dans une période de convulsions aiguës du stalinisme. En ce sens, ils nous donnent la responsabilité de réaffirmer, préciser et actualiser notre analyse sur la nature de ces régimes et leurs perspectives d'évolution.
1) Les convulsions qui secouent à l'heure actuelle les pays à régime stalinien ne peuvent se comprendre en dehors du cadre général d'analyse, valable pour tous les pays du monde, de la décadence du mode de production capitaliste et de l'aggravation inexorable de la crise de celui-ci. Cependant, toute analyse sérieuse de la situation présente de ces pays doit nécessairement prendre en compte les spécificités de leur régime. Un tel examen des traits particuliers des pays de l'Est a déjà été réalisé à plusieurs reprises par le CCI, notamment à l'occasion des luttes ouvrières de l'été 1980 en Pologne et de la constitution du syndicat "indépendant" Solidarnosc.