La Chine
serait devenue, selon la bourgeoisie, le nouvel atelier du monde. En effet,
chaque jour les médias bourgeois nous abreuvent d’images et de reportages sur
l’arrivée en masse en France, en Europe et même aux Etats-Unis, de chemises,
pantalons et autres vêtements "made in China". Pour les bourgeoisies
occidentales, il est sans aucun doute nécessaire de freiner, autant que
possible, ce qui est appelé "la déferlante du textile chinois."
Mais pour la classe ouvrière, la question est tout autre. Si aujourd’hui, les
marchandises asiatiques envahissent les marchés occidentaux, c’est parce que,
dans ces régions du monde, le coût dérisoire de la main d’œuvre permet de
produire à très bas prix. Menant leur guerre économique, les différentes
bourgeoisies nationales sont amenées à exploiter toujours plus férocement les
prolétaires. Au nom des exigences de la concurrence, c’est donc dans une
spirale de misère et d’exploitation accrues que le capitalisme tente
d’entraîner toute la classe ouvrière, partout dans le monde.