Il y a 30 ans, une terrible répression, particulièrement sanglante, s'abattait sur la place Tiananmen et dans les principales grandes métropoles chinoises. Les "Tiananmen papers" d’aujourd’hui confirment pleinement ce que ce communiqué, que nous avions publié à l'époque des faits, mettait en avant : une sauvagerie dans la répression faite de mitraillages, rafles, arrestations massives et exécutions. Aujourd'hui, comme hier, nous soutenons l'idée que "La terreur policière-militaire et le mensonge démocratique se complètent et se renforcent l'un l'autre". Derrière ce triste anniversaire, c'est la même propagande qui est déversée, non seulement pour tenter de discréditer la montée en puissance de l'impérialisme chinois, renforcer au passage l'idée de négation du "communisme", mais aussi et surtout pour renforcer le mythe démocratique et masquer la responsabilité du système capitaliste dans toute l'horreur du monde au passé comme au présent. Cette propagande est d'autant plus à souligner qu'elle s'inscrit dans un contexte de montée croissante des tensions entre le nouveau géant chinois et ses concurrents impérialistes directs que sont notamment les Etats-Unis et l'Union Européenne. Et comme le met encore en évidence le communiqué, la seule vraie perspective face à une telle barbarie reste celle du prolétariat. Aussi, c'est avec justesse que ce communique met en exergue "la responsabilité particulière des prolétaires des pays centraux". C'est en effet sur ses épaules que repose la grande responsabilité de montrer la voie qui permettra de dégager une perspective révolutionnaire pour mettre fin à la barbarie.