L'aventurier Gaizka a les défenseurs qu'il mérite : les voyous du GIGC

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Le présent article s'inscrit dans la série de ceux que nous avons déjà publiés dénonçant une tentative de falsification des origines réelles de la Gauche communiste émanant d'un blog nommé Nuevo Curso[1] (récemment rebaptisé Communia). Cette tentative est orchestrée par un aventurier, Gaizka[2], dont l'objectif n'est nullement de contribuer à clarifier et défendre les positions de ce courant mais de se "faire un nom" dans le milieu politique prolétarien. Cette attaque contre le courant historique de la Gauche communiste vise à transformer celle-ci en une mouvance aux contours flous, amputée des principes prolétariens rigoureux ayant présidé à sa formation ce qui constitue un obstacle à la transmission aux futures générations de révolutionnaires des acquis du combat des fractions de gauche contre l'opportunisme et la dégénérescence des partis de l'Internationale communiste. Quant à l'aventurier Gaizka, nous avons fourni à son sujet une quantité importante d'informations, à ce jour non réfutées, concernant les relations de ce Monsieur dans le monde des personnalités de la politique bourgeoise (de gauche surtout mais également de droite). C'est un comportement et un trait de personnalité qu'il partage avec des aventuriers plus connus dans l'histoire comme Ferdinand Lassalle et Jean Baptiste von Schweitzer qui avaient opéré au sein du mouvement ouvrier en Allemagne au 19e siècle[3], même s'il est loin, évidemment, d'avoir l'envergure de ces personnages.

Face à notre dénonciation, Gaizka est resté totalement silencieux : réfuter la réalité de ses turpitudes dont nous avons fait état est pour lui "mission impossible". De même, il a reçu très peu de soutiens, le plus explicite et presque unique provenant d'un groupe, le GIGC (Groupe International de la Gauche Communiste) qui, avant de changer de nom en 2014, se nommait la FICCI (Fraction Interne du Courant Communiste International). Un groupe dont la vocation première, depuis une vingtaine d'années, est de calomnier le CCI et dont la prise de position en faveur de Nuevo Curso s'est accompagnée d'une nouvelle attaque haineuse contre notre organisation.[4]

Après avoir dénoncé la fraude que constitue cette soi-disant "Gauche communiste" nommée Nuevo Curso et la véritable nature de son animateur Gaizka, il nous appartient de nous pencher sur le profil de ses "amis". La question n'est évidemment pas sans importance. La Sainte Alliance entre Nuevo Curso et le GIGC en dit long sur la véritable nature de chacun des deux groupes et de leur "contribution" aux efforts des jeunes éléments à la recherche des positions de classe. Mais avant d'examiner le pédigrée du GIGC, il vaut la peine de nous pencher rapidement sur la façon dont ce groupe s'est positionné par rapport à Nuevo Curso lors de son apparition.

Le soutien du GIGC a Nuevo Curso et Gaizka

C'est avec beaucoup d'enthousiasme, et de flagornerie, que le GIGC avait salué l'entrée sur la scène politique du blog Nuevo Curso : "Nuevo Curso est un blog de camarades qui a commencé à publier depuis septembre dernier des prises de position régulières sur la situation et sur des questions plus larges, voire théoriques. Malheureusement, elles ne sont qu’en espagnol. L’ensemble des positions qu’il défend sont très clairement de classe et se situent dans le cadre programmatique de la Gauche communiste … nous sommes très favorablement impressionnés, non seulement par leur rappel sans concession des positions de classe, mais surtout par la qualité "marxiste" des textes des camarades..." (Souligné par nous – Révolution ou guerre n° 9, "De nouvelles voix communistes : Nuevo Curso (Espagne) et Worker’s Offensive (États-Unis)")

De même, "La constitution d’Emancipación comme groupe politique communiste à part entière [qui anime le blog NC] est un pas important dont la signification politique et historique va bien au-delà de la simple apparition d’un nouveau groupe communiste. (…) Ainsi, la constitution d'Emancipación comme groupe politique à part entière exprime le fait que le prolétariat international, bien que soumis et loin de pouvoir repousser a minima les attaques de tout ordre imposées par le capital, tend à résister par la lutte et à se dégager de l'emprise idéologique de ce dernier et que son devenir révolutionnaire reste d'actualité. Elle exprime la "vitalité" (relative) actuelle du prolétariat." (Souligné par nous -Révolution ou guerre nº 12, Lettre du GIGC à Emancipación sur son 1er Congrès).

Le GIGC ne pouvait cependant éviter de relever le problème que pose l'interprétation par Nuevo Curso de la filiation historique de la Gauche communiste qui inclut dans celle-ci le courant "trotskiste" avant sa trahison au cours de la Seconde Guerre mondiale. En effet, l'absence d'une critique de la part du GIGC sur cette question aurait rendu évident le fait que ce groupe ne se sent en rien concerné par la défense réelle de la Gauche communiste, que sa proclamation d'en faire partie et sa prétention de la défendre ne sont qu'un leurre au service de ses manœuvres sordides visant à discréditer le CCI. Cela dit, la "timidité" et la "gentillesse" de la critique adressée par le GIGC à Nuevo Curso peinent à cacher une bienveillance évidente vis-à-vis de l'attaque de ce groupe contre la Gauche communiste : "Nous voulons surtout attirer l’attention des camarades sur l’impasse programmatique, théorique et politique dans laquelle la revendication d’une continuité avec la 4e Internationale est en train d’embarquer Emancipación. (…) Le passage vers un groupe politique à part entière est extrêmement positif en soi et, en même temps, soulève de nouvelles questions et responsabilités. Celles-ci sont apparues dès le congrès. Et l’une d’entre elles, la revendication de la 4e Internationale, doit être débattue –et selon nous combattue– pour permettre à Emancipación et ses membres de remplir au mieux la tâche historique que le prolétariat leur a confiée." (Souligné par nous -Lettre du GIGC à Emancipación sur son 1er Congrès juillet 2019- R ou G n° 12). Au lieu de dénoncer clairement une attaque contre la Gauche communiste, le GIGC élude ce problème fondamental en essayant de nous embobiner avec "l'impasse programmatique, théorique et politique dans laquelle s'embarque Nuevo Curso (Emancipación)" et en évoquant, rien de moins, que "la tâche historique que le prolétariat lui a confiée". Moralité : Le GIGC se moque effectivement de la défense de la Gauche communiste mais se soucie, par contre, du devenir d'Emancipación.

De plus, dès lors que notre organisation avait donné suffisamment d'informations aux lecteurs permettant de caractériser Gaizka (le principal animateur de Nuevo Curso) comme un aventurier présentant la particularité d'avoir entretenu, en 1992-94, des relations avec le plus important parti de la bourgeoisie en Espagne à cette époque, le PSOE, il n'y avait plus de doute permis concernant le sens de la démarche de Nuevo Curso visant à dénaturer la Gauche communiste. Et le doute était encore moins permis pour les membres du GIGC puisqu'ils étaient encore militants du CCI dans les années 1992-94 et qu'ils avaient eu, de ce fait, pleine connaissance de la trajectoire et des faits et gestes de cet individu.

Pourtant, ce ne sont pas ces informations accessibles à tous (et démenties par personne, nous le répétons) qui ont empêché le GIGC de voler au secours de l'aventurier Gaizka, face à la dénonciation que nous en avons faite : "nous devons souligner qu’à ce jour, nous n’avons constaté aucune provocation, manœuvre, dénigrement, calomnie ou rumeur, lancée par les membres de Nuevo Curso, même à titre individuel, ni aucune politique de destruction contre d’autres groupes ou militants révolutionnaires"[5]. Effectivement, Gaizka ne procède pas de la même façon que le GIGC puisque la liste des comportements répugnants que celui-ci évoque ici constitue justement un bon résumé de sa propre façon d'agir. Et il faut vraiment l'aplomb de voyous et de piètres tricheurs comme les membres de ce groupe pour essayer de faire croire qu'il n'y a pas de problème avec Gaizka puisqu'il ne se conduit pas comme eux.

Chez Gaizka, c'est la personnalité politique qui est en cause, se distinguant comme d'autres aventuriers plus connus avant lui par le fait que "Contrairement aux combattants sincères qui se joignent de manière désintéressée à une organisation révolutionnaire pour aider la classe ouvrière à remplir son rôle historique, les aventuriers ne rejoignent des organisations révolutionnaires que pour remplir leur "propre mission historique". Ils veulent mettre le mouvement à leur service et cherchent constamment à être reconnus à cette fin"[6]. Pour Gaizka, c'est la réécriture de l'histoire de la Gauche communiste, en la dénaturant, qu'il pourra mettre à son actif et dont il va s'enorgueillir si l'opération venait à réussir[7].

Retour sur le palmarès des nuisances de la FICCI - GIGC

La FICCI s'est constituée en 2001 sous le signe de la haine du CCI et de la volonté de le détruire. N'y parvenant pas, elle s'est employée à lui nuire autant qu'elle le pouvait. Sous prétexte de vouloir "redresser le CCI" menacé selon eux de "dégénérescence opportuniste", les quelques militants du CCI à l'origine de la FICCI s'étaient, dès le début, caractérisés par l'intrigue (tenue de réunions secrètes[8]), par des agissements de voyous tels que le vol et le chantage et par un travail de provocateurs, notamment à travers une campagne de calomnies contre une camarade accusée publiquement par eux d'être un agent de l'État manipulant indirectement notre organisation.

Ne pouvant pas rendre compte dans le détail des turpitudes de la FICCI-GIGC, nous renvoyons le lecteur aux principaux articles de dénonciation que nous avons écrits à ce sujet[9] et nous nous limitons ici à un certain nombre d'illustrations concrètes de celles-ci.

Les membres de la FICCI se placèrent eux-mêmes et délibérément en dehors de notre organisation comme conséquences des comportements suivants :

  • Violations répétées de nos statuts (notamment le refus de payer l'intégralité de leurs cotisations) et leur refus de s'engager à les respecter dans l'avenir ;
  • Refus de venir présenter la défense de leur comportement dans l'organisation face à notre critique de celui-ci, devant une conférence extraordinaire de l'organisation ayant spécifiquement mis cette question à son ordre du jour ;
  • Vol d'argent et de matériel du CCI (fichiers d'adresses et documents internes).

La FICCI comme groupe policier

Finalement les membres de la FICCI furent exclus[10] de notre organisation, non pour ces comportements pourtant intolérables mais pour leurs activités d'indicateurs avec, à leur actif, plusieurs actes de mouchardage. C'est ainsi, notamment, qu'ils publièrent, sur leur site Internet, la date à laquelle devait se tenir une Conférence du CCI au Mexique en présence de militants venus d'autres pays. Cet acte répugnant de la FICCI consistant à faciliter le travail des forces de répression de l'État bourgeois contre les militants révolutionnaires est d'autant plus ignoble que les membres de la FICCI savaient pertinemment que certains de nos camarades au Mexique avaient déjà, dans le passé, été directement victimes de la répression et que certains avaient été contraints de fuir leur pays d'origine.

Mais les comportements de mouchards des membres de la FICCI ne se résument pas à cet épisode. Avant et après leur exclusion du CCI, ils ont systématisé leur travail d'espionnage de notre organisation et rendu compte régulièrement, dans leurs bulletins, des résultats ainsi obtenus. Certaines des "informations" ainsi publiées, tout-à-fait dignes de la presse à scandale (par exemple des "révélations" sur un couple de militants), n'ont d'intérêt que pour les quelques imbéciles (s'il en existe en dehors des propres membres de la FICCI) qui se complaisent à fantasmer sur une oligarchie familiale au sein du CCI. Par contre, elles en côtoient d'autres qui, loin d'être inoffensives, relèvent directement d'un travail d'indicateur de police. En voici un petit échantillon :

  • le bulletin de la FICCI n° 14 est rempli par une prose digne des plus zélés rapports de police : "Ce texte est de la main de CG[11], alias Peter, ce que prouve le style et surtout la référence (plutôt fantaisiste) à une lamentable opération de récupération menée sous sa direction. Ce même Peter est celui qui dirige le CCI et qui, après avoir exclu ou poussé dehors la plus grande partie des membres fondateurs du CCI, se prétend le seul héritier de MC[12]. Mais il faut aussi savoir que si Peter mène cette cabale haineuse contre notre camarade Jonas, c'est pour la raison bien simple que Louise (alias Avril), la militante à propos de laquelle Jonas a osé exprimer clairement des doutes, n'est autre que la compagne du chef."
  • dans le bulletin n° 18, nous avons droit à un rapport détaillé (typique des rapports d'indicateurs qu'on trouve dans les archives de la police) sur une réunion publique du Parti communiste international (PCI-Le Prolétaire), où sont rapportés tous les faits et gestes de "Peter alias C.G."
  • le bulletin n° 19 revient à la charge sur Peter "qui diffusait seul" dans telle ou telle manifestation et il soulève une question "hautement politique" : "Enfin, et vous comprendrez que nous posions aussi cette question : où est Louise ? Absente des manifestations, absente des réunions publiques, est-elle de nouveau 'malade' ?".

L'échantillon ci-dessus de la sordide récolte d'informations par les membres de la FICCI est tout à fait significatif de la manière dont ces gens concevaient leur "travail de fraction" (commérages, rapports de police). En effet, l'exhibition de telles informations s'adresse également à l'ensemble du CCI, en vue de mettre la pression sur ses militants en leur faisant comprendre qu'ils sont "sous surveillance", que rien de leurs faits et gestes n'échappera à la vigilance de la "Fraction interne". En témoigne l'innocente information publiée dans le bulletin n° 13, qui rapporte que le CCI a loué une "salle luxueuse" pour une réunion publique, information dont la seule fonction est de contribuer à cette ambiance de surveillance permanente. C'est d'ailleurs avec le même objectif que les membres du CCI, de même que nos contacts, recevaient régulièrement dans leur boite à lettres, même quand ils avaient changé d'adresse pour certains d'entre eux, le fameux "Bulletin communiste", malgré les protestations et demandes réitérées pour que cessent de tels envois. C'était un moyen de dire aux destinataires : "Nous vous surveillons et nous ne vous lâcherons pas".

Ce n'est pas parce qu'il émane de cerveaux malades de persécuteurs obsessionnels qu'il ne faut pas prendre au sérieux un tel travail de flicage de notre organisation et plus particulièrement de certains de ses membres.

Pour conclure sur les comportements policiers de la FICCI, il vaut la peine de signaler la publication par celle-ci d'un texte de 118 pages en format A4 et en petits caractères (soit environ 150 000 mots !) intitulé "L'Histoire du Secrétariat international du CCI". Ce texte, d'après son sous-titre, prétend raconter "Comment l'opportunisme s'est imposé dans les organes centraux avant de contaminer et entamer la destruction de l'ensemble de l'organisation...". C'est un récit qu'on peut, à plusieurs titres, qualifier de "roman policier".

En premier lieu, c'est un roman, c'est-à-dire une fiction et nullement un texte historique, même s'il fait référence à des faits et des personnages réels. C'est un peu comme si on considérait "Les Trois Mousquetaires" d'Alexandre Dumas comme la véritable histoire de d'Artagnan (qui a réellement existé) et de ses amis. Evidemment, même s'il n'y a pas de comparaison possible entre l'imagination romanesque de Dumas et l'imagination malade et paranoïaque des auteurs de cette "histoire", nous avons droit à un "thriller" avec des personnages bien typés, notamment Louise et Peter. Louise est la principale "méchante" de l'histoire, une véritable Lady Macbeth. Celle-ci avait poussé son mari à assassiner le Roi Duncan pour qu'il s'empare du trône. Pour sa part, Louise, en lien avec les services spécialisés de l'état, manipule de façon diabolique son compagnon Peter pour l'inciter à commettre des méfaits contre le CCI et ses militants.[13] Peter est ainsi devenu le "chef", celui "qui dirige le CCI" (sic) après avoir éliminé "la plus grande partie des membres fondateurs du CCI" et qui "se prétend le seul héritier de MC". Ce n'est plus à Peter-Macbeth que nous avons affaire mais à Peter-Staline. Et c'est ici que se manifeste, encore une fois, le caractère policier de ce texte. En effet, il explique la prétendue "évolution opportuniste" du CCI par les intrigues d'un certain nombre de personnages malfaisants comme si la dégénérescence et la trahison du parti bolchevique avaient été le résultat de l'action du mégalomane Staline et non la conséquence de l'échec de la révolution mondiale et de l'isolement de la révolution en Russie. Ce texte relève de la plus pure conception policière de l'histoire laquelle a toujours été combattue par le marxisme et il faut reconnaître à ses auteurs une certaine avance sur tous les "complotistes" qui pullulent aujourd'hui sur les réseaux sociaux et dans l'entourage de Donald Trump.

Mais le caractère policier le plus odieux de ce texte, c'est bien le fait qu'il divulgue de nombreux détails sur le fonctionnement interne de notre organisation et qui sont pain bénit pour les services de police. La bassesse des membres du GIGC n'a décidément pas de limites.

La politique de "cordon sanitaire" de la FICCI contre le CCI

Faute d'avoir pu convaincre les militants du CCI de la nécessité d'exclure le "chef" et la "compagne du chef", ce groupuscule parasitaire s'est donné comme objectif d'entraîner derrière ses calomnies les autres groupes de la Gauche communiste afin d'établir un cordon sanitaire autour du CCI et le discréditer (voir ci-après les épisodes du "Circulo" et de la "réunion publique du BIPR[14] à Paris"). La FICCI a ainsi demandé au PCI (Le Prolétaire), dans une lettre qu'elle lui a adressée le 27 janvier 2002, en même temps qu'à d'autres groupes de la Gauche communiste, de prendre position en sa faveur contre le CCI : "Aujourd'hui nous ne voyons plus qu'une seule solution : nous adresser à vous pour que vous demandiez à notre organisation d'ouvrir les yeux et de retrouver le sens de ses responsabilités. (...) Parce que nous sommes en désaccord, aujourd'hui le CCI fait tout pour nous marginaliser et nous démolir moralement et politiquement"[15]. Malgré cette lettre, la FICCI a le culot d'écrire dans son Bulletin n° 13 : "nous voulons affirmer que, pour notre part, nous n'avons jamais demandé à personne de prendre parti entre le CCI et la Fraction".

La volonté d'isoler le CCI concernait un périmètre allant au-delà de la Gauche communiste puisqu'il s'agissait de faire écran, partout où c'était possible et à travers différents moyens, entre le CCI et tous ceux qui, à un moment où un autre, étaient susceptibles d'être intéressés par le contenu de notre intervention. C'est le sens de ses campagnes de dénigrement sur son site, parfois même à travers des tracts dédiés à cet effet, dans tous les lieux de discussion qui lui étaient accessibles.

S'il ne nous était pas possible d'interdire aux membres de la FICCI de sillonner les manifestations de rue pour nous surveiller, nous pouvions, en revanche, les empêcher de faire leur sale besogne de flicage dans nos réunions publiques. C'est pourquoi le CCI avait fini par prendre la décision d'interdire la présence à ses réunions publiques et à ses permanences des membres de la prétendue "Fraction interne" du CCI[16]. À plusieurs reprises nous avons dû faire face à des menaces (dont celle proférée à haute voix de trancher la gorge à l'un de nos camarades[17]) et agressions de ces voyous.

La dégénérescence opportuniste du CCI, proclamée mais jamais démontrée par la FICCI !

La FICCI se présente comme "le véritable continuateur du CCI" qui aurait connu une dégénérescence "opportuniste" et "stalinienne". Elle déclare poursuivre le travail, abandonné à ses dires par le CCI, de défense dans la classe ouvrière des "véritables positions de cette organisation" lesquelles seraient menacées par le développement de l'opportunisme en son sein ce qui affecterait, en premier lieu, la question du fonctionnement. On a vu dans la pratique sa propre conception du respect des statuts et même des règles de comportement les plus élémentaires du mouvement ouvrier, "s'asseoir dessus".

Par ailleurs, il n'existe nulle part la trace d'une argumentation "politique" de la FICCI mettant clairement en évidence ses "divergences de fond" avec le CCI, lesquelles auraient justifié la constitution d'une "fraction interne" se situant dans la continuité de toutes les fractions de gauche du mouvement ouvrier, depuis la Ligue Spartakus jusqu'à la Fraction de la Gauche italienne[18]. Ayant toujours été incapable de se contraindre à une telle nécessité de rigueur politique en s'inspirant de l'expérience du mouvement ouvrier, elle préfère agiter l'épouvantail de la vindicte populaire en répétant à satiété que le CCI est une secte "sans espoir de retour maintenant, et qui s’est en grande partie marginalisé, voire s’est mis hors-jeu, du camp prolétarien de par ses positions opportunistes". (Rapport d’activités de la 2e Réunion générale du GIGC. Révolution ou Guerre n° 12).

Pourquoi et comment le CCI se serait-il mis "hors-jeu du camp prolétarien", un concept que nous ne retrouvons nulle part chez nos prédécesseurs de Bilan et Internationalisme[19] (dont la FICCI-GIGC a l'indécence de revendiquer la filiation et en particulier celle de notre camarade MC[20]).

La FICCI-GIGC suggère que nous aurions trahi, ou serions en voie de trahison de l'internationalisme prolétarien, ce qui effectivement constituerait un motif valable pour dénoncer l'opportunisme y conduisant. Mais, à ce jour, la FICCI-GIGC n'a en rien démontré en quoi notre caractérisation de la phase actuelle de la décadence capitaliste, celle de sa décomposition[21] -qui, selon ces gens est une pièce maitresse de l'opportunisme du CCI- est l'illustration de cette trahison !

La FICCI-GIGC suggère que notre sectarisme s'exprime à travers notre conception selon laquelle il existe des groupes parasites agissant dans le milieu de la Gauche communiste[22]. Celle-ci, de même que l'idée que le parasitisme fait courir un danger au milieu politique prolétarien, nous marginaliserait par rapport à ce milieu et constituerait même une menace pour lui. En réalité, cette conception ne constitue un danger que pour les parasites et nous revendiquons sa validité de la même manière que nous nous revendiquons du combat de Marx et Engels contre l'Alliance de Bakounine au sein de l'AIT : "Il est grand temps, une fois pour toutes, de mettre fin aux luttes internes quotidiennement provoquées dans notre Association par la présence de ce corps parasite". (Engels, "Le Conseil général à tous les membres de l'Internationale", avertissement contre l'Alliance de Bakounine)."

La méthode consistant à "suggérer" en évitant le problème politique de fond fait appel au bon sens populaire[23], aux méthodes de la chasse aux sorcières pratiquées au Moyen-âge, et qui connait un regain de vitalité dans la société actuelle en décomposition avec en particulier la recherche tous azimuts de boucs émissaires à tous les maux de la société.

En réalité, la FICCI GIGC n'a jamais expliqué que, lorsque ses membres faisaient partie du CCI, ils ont toujours soutenu les thèses sur le parasitisme et celles sur la décomposition. L'attaque qu'ils ont engagée en 2000 contre notre organisation ne faisait nulle référence à des désaccords sur ces questions. Ce n'est que plus tard qu'ils ont "découvert", de façon très opportune, qu'ils n'étaient pas d'accord avec ces analyses. Il s'agissait alors, pour eux, d'éliminer des entraves à la justification de leur nouveau projet politique :

  • En devenant à leur tour des parasites caricaturaux, ils n'ont évidemment pas supporté l'image que leur renvoyait d'eux-mêmes et de leur comportement le miroir de notre analyse du parasitisme. Il leur fallait casser ce miroir pour rendre le CCI coupable de leurs propres exactions et essayer de priver celui-ci d'une méthode adaptée pour les combattre ;
  • En rejetant la théorie de la décomposition du capitalisme élaborée par le CCI, qu'il est le seul à défendre au sein de la Gauche communiste, la FICCI pouvait caresser dans le sens du poil les autres groupes de la Gauche communiste très critiques vis-à-vis de cette analyse.

Par ailleurs, le CCI a été la cible de nombreuses autres accusations de la part de la FICCI que nous n'avons pas évoquées jusqu'ici. D'une manière générale celles-ci sont exprimées au moyen de "formules choc" basées sur des mensonges et déformations, dignes de la devise de Goebbels, chef de la propagande nazie, selon laquelle : "Un mensonge énorme porte avec lui une force qui éloigne le doute". Heureusement, l'obscurantisme moyenâgeux n'empêche pas la bêtise de s'exprimer et, avec elle, la possibilité d'éveiller l'incrédulité des supporters du GIGC. À l'attention de ceux-ci nous reproduisons un tout petit échantillon des accusations portées à notre endroit par la FICCI : le CCI serait aujourd'hui frappé du stigmate "d'un éloignement progressif du marxisme et d'une tendance de plus en plus affirmée à mettre en avant (et à défendre) des valeurs bourgeoises et petites bourgeoises en vogue (le "jeunisme", le féminisme et surtout la "non-violence")[24] ; le CCI "ferait le jeu de la répression"[25] .

L’utilisation policière par le GIGC des bulletins internes du CCI

À peine l'ancienne enseigne de la "FICCI" était-elle remisée et qu'était affichée la nouvelle du "GIGC" que ce groupe parasite tentait un coup d'éclat, encore une fois de nature policière, contre le CCI.

Bien qu'au départ les campagnes anti-CCI de la FICCI aient eu un certain impact sur le milieu politique prolétarien, elles n'étaient pas parvenues néanmoins à marginaliser notre organisation, en particulier du fait que nous les avons énergiquement combattues. La FICCI avait dû se résoudre à cette situation jusqu'à ce que l'histoire semble à nouveau lui sourire grâce à l'arrivée providentielle de bulletins internes du CCI entre ses mains.[26]

Pensant que leur heure de gloire était enfin arrivée, ces parasites revigorés par le nouvel "atout" en leurs mains déchaînaient une propagande hystérique contre le CCI, comme en témoigne le placard publicitaire (jubilatoire) affiché sur leur site Web : "Une nouvelle (ultime ?) crise interne dans le CCI !", accompagné bien sûr d’un "Appel au camp prolétarien et aux militants du CCI". Durant plusieurs jours, ils ont mené une activité frénétique, adressant lettre sur lettre à tout le "milieu prolétarien" ainsi qu’à nos militants et à certains de nos sympathisants (dont ils continuaient d'utiliser les adresses en leur possession après les avoir volées au CCI). Ce prétendu "Groupe international de la Gauche communiste" (le nouveau nom que s'était donné la FICCI) a sonné le tocsin et crié à tue-tête qu’il était en possession des Bulletins internes du CCI. En exhibant leur trophée de guerre et en faisant un tel tintamarre, le message que ces mouchards patentés cherchaient alors à faire passer était très clair : il y avait une "taupe" dans le CCI qui travaillait main dans la main avec l’ex-FICCI ! C’était clairement un travail policier n’ayant pas d’autre objectif que de semer la suspicion généralisée, le trouble et la zizanie au sein de notre organisation. Ce sont ces mêmes méthodes qu’avait utilisées le Guépéou, la police politique de Staline, pour détruire de l’intérieur le mouvement trotskiste des années 1930. Ce sont ces mêmes méthodes qu’avaient déjà utilisées les membres de l’ex-FICCI (et notamment deux d’entre eux, Juan et Jonas, membres fondateurs du "GIGC") lorsqu’ils faisaient des voyages "spéciaux" dans plusieurs sections du CCI en 2001 pour organiser des réunions secrètes et faire circuler des rumeurs suivant lesquelles l’une de nos camarades (la "femme du chef du CCI", suivant leur expression) serait un "flic".

Comment le GIGC a-t-il pu bénéficier d'un tel cadeau du ciel ? Un complice infiltré au sein de notre organisation ? La police elle-même l'aurait-elle obtenu en piratant nos ordinateurs pour le transmettre ensuite au GIGC par un moyen quelconque ? Si, au lieu d'être une bande voyous, le GIGC avait été une organisation responsable, il aurait eu à cœur de résoudre cette énigme et d'informer le milieu politique du résultat de ses investigations.

Notre article de dénonciation de cette nouvelle attaque avait suffi à calmer subitement les ardeurs du GICG mais il est intéressant de noter la réponse qu'il y avait faite : "Notre groupe prend acte du silence et de l’absence de démenti du CCI sur la réalité d’une crise organisationnelle grave au sein de celui-ci et sur la nouvelle mise en cause au sein même du CCI des comportements de la 'militante' Avril-Louise-Morgane. Le GIGC ne répondra pas au tombereau d’insultes que le CCI verse actuellement sur notre groupe (comme il l’a fait hier sur la FICCI). Nous avons autre chose à faire. (…)". Cette réponse était révélatrice à plusieurs titres :

  • Le GIGC refusant de répondre au "tombereau d'insultes", il s'évitait de devoir répondre à la seule question d'intérêt et dont on comprend qu'elle le mette dans l'embarras : Comment avait-il obtenu nos bulletins interne ?
  • Il accusait le CCI de cacher ses problèmes organisationnels alors que la lecture de l'ensemble de notre presse révèle qu'il s'agit d'un mensonge et d'une calomnie, puisque, à l'image des bolcheviks (voir notamment le livre de Lénine "Un pas en avant deux pas en arrière") nous sommes la seule organisation à en faire systématiquement état en en tirant les leçons.
  • Étant en possession de nos bulletins internes, le GIGC savait parfaitement que, une fois de plus, nos problèmes ne seraient pas cachés. Par conséquent, la répercussion de problèmes organisationnels affectant le CCI ne pouvait être attendue avant la tenue d'une réunion générale de l'organisation (un congrès, une conférence) en charge d'en traiter ; elle ne pouvait donc avoir lieu que dans le cadre d'un bilan des travaux d'une telle réunion. Le bilan des travaux de notre conférence extraordinaire de mai 2014 a été publié dans un article paru en septembre 2014, au sein de la Revue internationale n° 153, sous le titre, "Conférence internationale extraordinaire du CCI : La 'nouvelle' de notre disparition est grandement exagérée !"

La FICCI parasite, mais pas seulement du CCI

Nous avons montré en quoi la FICCI avait tenté d'utiliser le PCI (par courrier) pour qu'il la soutienne contre le CCI et nous allons illustrer comment elle employa la même démarche "en plus grand" vis-à-vis du BIPR. Cette tentative de corrompre ces deux organisations en les entrainant sur un terrain étranger aux règles devant régir les relations au sein de la Gauche communiste, constitue également une attaque parasitaire contre celles-ci.

Ainsi, le BIPR a été la cible en particulier d'une manœuvre osée de la part du la FICCI consistant à organiser au bénéfice de ce groupe une réunion publique à Paris, le 2 octobre 2004. En fait, comme nous allons le montrer, il s'agissait d'une réunion publique qui devait être au service de la réputation de la FICCI, au détriment de celle du BIPR et en vue de porter une attaque contre le CCI.

L'annonce de cette réunion par le BIPR indiquait que son thème était la guerre en Irak. Par contre l'annonce qu'en fit la FICCI soulignait toute l'importance de sa propre démarche : "Sur notre suggestion et avec notre soutien politique et matériel, le BIPR va organiser une réunion publique à Paris (RP qui, nous l'espérons, ne sera pas la dernière) à laquelle nous appelons tous nos lecteurs à participer" (souligné par nous)". Ce qu'il ressort de cet appel c'est que, sans la FICCI, cette organisation de la Gauche communiste, qui existe à l'échelle internationale et qui est connue depuis des décennies, n'aurait pas pu prendre l'initiative et organiser la réunion publique !

En fait, ce groupe parasite a utilisé le BIPR comme un "homme de paille" pour sa propre publicité en vue de l'obtention d'un certificat de respectabilité, de reconnaissance de son appartenance à la Gauche communiste. Et la voyoucratie décomplexée n'a pas hésité à utiliser le carnet d'adresse des contacts du CCI (qu'elle avait dérobée avant son départ de l'organisation) pour diffuser son appel à cette réunion publique.

Comme nous l'avions souligné à l'époque, la FICCI n'avait pas jugé utile d'écrire une seule phrase d'analyse sur son annonce dénonçant la guerre en Irak (contrairement à l'annonce faite par le BIPR). De même son annonce était exclusivement dédiée à une question : "comment reconstruire un pôle de regroupement révolutionnaire dans la capitale française après l'effondrement du CCI, un effondrement depuis lequel ses réunions publiques sont désormais désertées et ne constituent plus un lieu de débat".

En fait, c'est tout le contraire qu'a permis de mettre en évidence le déroulement de la réunion publique du BIPR. Celle-ci devait être la preuve, selon la FICCI, que le BIPR était désormais le "seul pôle sérieux" de discussion et de référence de la Gauche communiste. Or, elle aurait été un fiasco total si le CCI n'y avait pas participé et invité ses contacts à en faire de même. En effet, une importante délégation de militants du CCI et une dizaine de sympathisants de notre organisation étaient présents.

En réalité, la multiplication des compliments apportés par le GIGC-FICCI au BIPR n'était pas autre chose que de la pure hypocrisie. Dès sa constitution, la FICCI avait cherché un appui au sein du milieu politique prolétarien, essentiellement auprès du BIPR, dans la croisade parasitaire qu'elle instillait contre le CCI, en particulier en "élisant" le BIPR comme seul pôle viable pour le regroupement des forces révolutionnaires. Telle la mouche du coche dans la fable de Jean de La Fontaine, elle prodiguait des conseils, distribuait des bons points au milieu politique, reproduisait certains de ses articles … À l'époque, les relations étaient au "beau fixe" entre le BIPR et la FICCI. Le compte-rendu par la FICCI d'une réunion avec le BIPR intervenue en juin 2004 exposait l'analyse suivante de la dynamique existant au sein du camp prolétarien : "Ces différents plans passés en revue nous permettent de conclure qu’il existe bien deux dynamiques au sein de l’actuel camp prolétarien, ces deux dynamiques allant dans deux sens opposés : l’une pour créer un cadre de regroupement pour rassembler les énergies révolutionnaires, favoriser et orienter les débats et la réflexion collective, permettre l'intervention la plus large au sein de la classe ouvrière, cette dynamique, dans laquelle notre fraction s'inscrit, est portée, aujourd'hui, essentiellement par le BIPR ; l’autre allant dans le sens opposé, celui d’entretenir, voire d'accroître la dispersion, la confusion politique, est portée par le CCI et contre laquelle la fraction mène le combat ouvertement." (Compte rendu d'une réunion entre le BIPR et la fraction ; septembre 2004 - Bulletin communiste FICCI 27)

Quinze ans plus tard, le Rapport d’activités de la 2e Réunion générale du GIGC (Avril 2019) renvoie une image beaucoup moins idyllique de ses relations avec la TCI. En effet, il informe ses lecteurs que " ... de nouvelles forces communistes ont émergé dont Nuevo Curso est l’expression et un facteur, mettant ainsi directement les groupes historiques de la Gauche communiste partidiste devant leur responsabilité historique face à cette nouvelle dynamique et devant laquelle la Tendance Communiste Internationaliste, principale organisation de ce camp, a commencé par s’enfermer dans une attitude, ou des réflexes, relativement sectaire à notre endroit et immédiatiste quant à ces nouvelles forces". (souligné par nous - Rapport d’activités de la 2e Réunion générale du GIGC. Révolution ou Guerre n°12)

Plus encore, "la TCI pourtant liée organiquement avec le PC d’Italie et la Gauche communiste d’Italie, subit le poids d’un relatif informalisme, du personnalisme et de l’individualisme, et donc de l’esprit de cercle" (souligné par nous - Idem) ce qui, selon le GIGC, entrave l'application d'une méthode de parti par la TCI notamment dans la relation avec ses contacts.

Que s'est-il donc passé pour que la FICCI-GIGC, ces lèche-bottes patentés de la TCI, se rebellent ainsi ? Aujourd'hui ils découvrent que la TCI, ex BIPR, se livrerait à ce qui ressemble à une approche opportuniste de l'intervention en direction des contacts : "L’article, écrit par un membre de la CWO, le groupe britannique de la TCI, rejette clairement les "fractions ou cercles de discussion". Au-delà du rejet de la forme organisationnelle en soi et plus grave, il sous-estime, ignore, et de fait repousse, tout processus de confrontation et de clarification politiques comme moyen central et moment indispensable du combat pour le parti". (souligné par nous - Idem)

En fait, ce n'est certainement pas une approche qu'il caractérise comme opportuniste (sans employer le terme) qui perturbe le GIGC, mais bien que la fidèle "mouche du coche" a beaucoup moins de succès que la TCI auprès des nouveaux éléments qui s'approchent de la Gauche communiste. Surtout, le GIGC a le plus grand mal à digérer le fait que ses membres au Canada l'aient quitté pour rejoindre la TCI.

Cette critique du GIGC à la TCI est révélatrice, non pas des méthodes de recrutement de la TCI, mais de l'hypocrisie sans nom du GIGC. En effet, en plus des compromissions politiques / théoriques que la FICCI avait faites pour être plus en phase avec le Milieu politique prolétarien (abandon de la théorie de la décomposition et des thèses sur le parasitisme), ses membres avait mis sous l'étouffoir une autre divergence, d'une grande importance, que le CCI avait toujours eue (et qu'ils partageaient quand ils étaient dans notre organisation), avec le BIPR à propos des principes devant présider à la formation du parti. Brusquement, les membres de la FICCI avaient "oublié" les critiques, qu'avec le CCI, ils avaient portées auparavant sur cette question au Partito Comunista Internazionalista (PCInt) et au BIPR, notamment la démarche opportuniste qui avait présidé à la constitution du Partito en 1945. Aujourd'hui, le GIGC "découvre" que les méthodes de recrutement de la TCI sont un petit peu opportuniste mais ce n'est pas, comme le GIGC veut le faire croire, la TCI qui a changé ses méthodes mais le GIGC qui abandonne son attitude de lèche-bottes tout à son amertume d'avoir été doublé par la TCI qui lui a pris certains de ses membres.

Il existe effectivement des désaccords entre la TCI et le CCI à propos de la méthode de regroupement devant aboutir à la constitution du parti mondial mais ce désaccord se situe au sein du camp prolétarien et donnera lieu à un débat et des confrontations politiques entre camarades luttant pour une même cause. Et il est inacceptable qu'il soit pollué par les jérémiades du GIGC.

Les leçons d'un combat contre l'alliance de la FICCI avec un aventurier (le citoyen B) en 2004

Pour conclure sur les hauts faits d'armes du GIGC-FICCI, et sur leur caractère éminemment nocif, il est nécessaire de revenir sur un épisode qui présente des similitudes avec la situation récente où le parasitisme du GIGC est venu apporter son soutien aux manigances d'un aventurier. Un épisode où l'alliance entre ces deux éléments a eu des effets destructeurs notamment par rapport aux éléments qui s'approchent des positions de classe.

En 2004, le CCI était entré en relation politique avec un petit groupe en recherche en Argentine, le NCI (Nucleo comunista internacional)[27]. Ayant entrepris l’étude des positions des courants de la Gauche communiste, ses membres s'orientaient vers les positions du CCI. Les discussions sur la question des comportements organisationnels inadmissibles au sein du prolétariat avaient convaincu ces camarades, sur la base de l'étude des prises de position de la FICCI et de nos propres articles à ce sujet, du fait que celle-ci "avait adopté une conduite étrangère à la classe ouvrière et à la Gauche communiste". Cela avait alors donné lieu à une prise de position en ce sens écrite le 22 mai 2004 par ces camarades[28].

Il s'est avéré qu'un problème commençait à se poser au sein du NCI du fait que l'un de ses membres - que nous appellerons le citoyen B. dans la suite de la narration - avait une pratique en opposition totale avec un fonctionnement collectif et unitaire, une condition fondamentale d'existence pour une organisation communiste. Ayant initialement impulsé les contacts avec le CCI (il était le seul à pouvoir utiliser Internet), il menait des discussions individuelles avec chacun des membres du groupe mais il manœuvrait pour éviter le développement de toute discussion sérieuse et systématique de l'ensemble de celui-ci, ce qui lui permettait d'en "garder le contrôle". Cette pratique organisationnelle, radicalement étrangère au prolétariat, est typique des groupes bourgeois, particulièrement de gauche ou d’extrême gauche du capital. Monsieur B se proposait en réalité d’utiliser ses camarades comme tremplin pour devenir une "personnalité" au sein du milieu politique prolétarien. Or, le travail systématique de discussion des positions politiques avec le CCI conçu dans la durée de même que notre insistance pour que se tiennent des réunions communes de tous les camarades, contrariaient de plus en plus ses plans immédiats d'aventurier.

C'est ainsi que fin juillet 2004, Monsieur B. tenta une manœuvre audacieuse : il demanda l’intégration immédiate du groupe au sein du CCI. Il imposa cette exigence malgré la résistance des autres camarades du NCI qui, même s’ils se donnaient aussi comme objectif l’adhésion au CCI, ressentaient la nécessité de réaliser préalablement tout un travail en profondeur de clarification et d’assimilation, le militantisme communiste ne pouvant se baser que sur de solides convictions. Le CCI rejeta cette exigence conformément à notre politique s'opposant aux intégrations précipitées et immatures qui peuvent contenir le risque de la destruction de militants et sont nocives pour l’organisation.

Parallèlement à cela, une alliance s'était nouée entre la FICCI et l'aventurier B, certainement à l'initiative de B, au service d'une manœuvre contre le CCI utilisant, à son insu, le NCI.

La manœuvre consistait à faire circuler au sein du milieu politique prolétarien une dénonciation du CCI et de ses "méthodes nauséabondes" qui semblait émaner indirectement du NCI, puisque cette dénonciation était signée d'un mystérieux et fictif "Circulo de comunistas internacionalistas" (soit "CCI" en abrégé !), animé par le citoyen B et qui, selon lui, était supposé constituer le "dépassement politique" du NCI. Ces calomnies furent véhiculées au moyen d'un tract du "Circulo" diffusé par la FICCI à l'occasion de la réunion publique à Paris du BIPR du 2 octobre 2004.

Elles furent également mises en ligne en différentes langues sur le site du BIPR. En plus de cibler directement le CCI, le tract en question prenait la défense de la FICCI remettant totalement en cause la prise de position du NCI du 22 mai 2004 qui avait dénoncé ce groupe.

Lorsqu'ils découvrirent plus tard les manœuvres du citoyen B dans leur dos, en particulier la création du fantoche "Círculo de Comunistas Internacionalistas", de même que le positionnement de celui-ci en soutien à la FICCI et en dénonciation du CCI, les membres du NCI analysèrent la situation de la sorte : "Il est fort probable qu'il (B.) avait déjà pris contact en sous-main avec la FICCI, tout en continuant à nous duper jusqu'à vouloir précipiter l'intégration du NCI au CCI" (Des internationalistes en Argentine -Présentation de la Déclaration du NCI)[29].

La manière dont le citoyen B a été amené à élaborer sa manœuvre est typique d'un aventurier, de ses ambitions et de son absence totale de scrupules et de préoccupation pour la cause du prolétariat. Le recours aux services d'un aventurier, par la FICCI, pour satisfaire sa haine du CCI et tenter de mettre en place, par le dénigrement public, l'isolement politique de notre organisation, est digne des personnages minables et méprisables qui peuplent le monde mesquin de la petite et de la grande bourgeoisie.

À l'époque, le CCI avait riposté, parfois au jour le jour, à la campagne mensongère et usurpatrice du citoyen B jusqu'à ce que, incapable de réfuter l'exposition publique de ses manœuvres, celui-ci se résolve à disparaître politiquement. Malheureusement, les autres membres du NCI, profondément démoralisés par la façon dont ils avaient été utilisés et manipulés par le citoyen B. n'ont pas réussi à se relever et à poursuivre leur effort de réflexion, et ils ont fini par abandonner toute activité politique.

Quant à la FICCI, qui était mouillée jusqu'au cou dans cette affaire et qui avait beaucoup misé sur le citoyen B. pour discréditer le CCI, elle semble ne pas avoir tiré la leçon de cette mésaventure où elle s'est ridiculisée puisque, récemment, elle a de nouveau misé sur les agissements d'un autre aventurier.

Aujourd'hui, à la différence de l'épisode du citoyen B, ce n'est pas le CCI qui est visé spécifiquement par la politique de l'aventurier Gaizka mais bien toute la Gauche communiste[30] dont la réputation subira un préjudice politique si ce dernier n'est pas démasqué et ainsi mis dans l'impossibilité de nuire politiquement. Comme l'enseigne la tradition du mouvement ouvrier, et le vérifie l'expérience récente du CCI aux prises avec les manœuvres et la calomnie du citoyen B, il n'y a pas d'autre choix possible que celui de défendre l'honneur des organisations qui sont la cible d'attaques parasitaire et de l'action d'aventuriers[31], même si cela exige une énergie importante qui pourrait utilement être mise au service d'autres tâches organisationnelles[32].

A l'heure actuelle, dans plusieurs parties du Monde, nous assistons à l'émergence d'un intérêt croissant pour les positions de la Gauche communiste de la part de jeunes éléments. Et c'est ici que le GIGC et le Citoyen Gaizka ont un rôle à jouer. Non pas pour contribuer à la réflexion et à l'évolution de ces éléments vers la Gauche communiste mais au contraire pour mettre à profit leur inexpérience afin de les aguiller vers des impasses, de stériliser et détruire leur conviction militante.[33] Si le GIGC et Gaizka se réclament de la Gauche communiste c'est notamment pour piéger ces jeunes éléments au seul bénéfice de leurs intérêts sordides. Dans le cas du GIGC, il s'agit d'établir un cordon sanitaire autour du CCI afin d'étancher sa haine envers notre organisation. Dans le cas de Gaizka, il s'agit de satisfaire ses ambitions mégalomanes d'aventurier. Les motivations ne sont pas identiques mais si, comme en 2004, avec l'épisode du Citoyen B., on assiste à une convergence entre les parasites et les aventuriers, c'est évidemment qu'ils sont, chacun à leur façon, des ennemis mortels de la Gauche communiste, de ses traditions et de ses principes. Dans le difficile chemin vers la pleine compréhension de ces traditions et principes, il sera nécessaire, sur la base de toute l'expérience du mouvement ouvrier, de s'affronter aux manigances et aux pièges de ces ennemis patentés du mouvement ouvrier.

CCI (22 / 02 / 2021)


[4] Voir "Nouvelle attaque du CCI contre le camp prolétarien international (1er février 2020)". Le fait que parmi les groupes ou blogs se réclamant de la Gauche communiste seuls les spécialistes du dénigrement du CCI aient attaqué notre mise au point sur Monsieur Gaizka ou essayé de le défendre illustre bien le caractère irréfutable des informations que nous rapportons sur son compte.

[8] Dans lesquelles une méthode du combat politique de ce regroupement de mécontents tient en ces quelques mots : "Il faut les déstabiliser", la "cible" de cette déstabilisation étant bien sûr tous ceux qui ne partageaient pas leur démarche hostile au CCI et de dénigrement ignoble de certains de ses militants.

[9] Voici une liste non exhaustive de ces articles :

"Conférence extraordinaire du CCI : Le combat pour la défense des principes organisationnels" ; Revue Internationale n° 110.

"Communiqué à nos lecteurs : le CCI vient d'exclure un de ses membres", publié dans Révolution Internationale n° 321, mars 2002.

"Défense de l'organisation : les méthodes policières de la 'FICCI'", Révolution Internationale n° 330, janvier 2003.

"Les réunions publiques du CCI interdites aux mouchards, Révolution Internationale n° 338, septembre 2003.

"Intervention de la FICCI à la Fête de 'Lutte Ouvrière' : Le parasitisme au service de la bourgeoisie", Révolution Internationale n° 348, juillet 2004).

"Défense de l'organisation : Des menaces de mort contre des militants du CCI", Révolution Internationale n° 354, février 2005.

[10] Lire "XVe Congrès du CCI : Renforcer l'organisation face aux enjeux de la période" ; Revue internationale n° 114 - Avril 2003.

[11] Ce sont les véritables initiales de ce camarade obligeamment fournies à la police par la FICCI !

[12] MC (Marc Chirik – mai 1907, décembre 1990) fut le principal fondateur du CCI auquel il a apporté toute une expérience de militant révolutionnaire au sein de l'Internationale communiste, de l'Opposition de Gauche et de la Gauche communiste (Gauche italienne et Gauche communiste de France). "Avec Marc, ce n'est pas seulement notre organisation qui perd son militant le plus expérimenté et le plus fécond ; c'est tout le prolétariat mondial qui se trouve privé d'un de ses meilleurs combattants." C'est en ces termes que nous introduisions le premier des deux articles écrits en hommage à la vie militante de notre camarade. Lire à ce propos les articles "Marc : De la révolution d'octobre 1917 à la deuxième guerre mondiale" et "Marc : De la deuxième guerre mondiale à la période actuelle" publiés dans les n° 65 et 66 de la Revue internationale.

[13] Une commission spéciale nommée par le CCI, constituée de militants expérimentés, avait examiné toutes les "preuves" apportées par les accusateurs de Louise et avait conclu à leur complète absurdité. Louise avait demandé elle-même une confrontation avec ses principaux accusateurs. Celle avec Olivier avait permis de mettre en évidence la bouillie qui avait envahi le cerveau de celui-ci et qui l'avait d'ailleurs conduit à changer complètement de position au moins trois fois en quelques semaines avant qu'il ne devienne un des principaux fondateurs de la FICCI qu'il a quittée par la suite pour suivre son propre chemin. Quant à Jonas, incontestablement le plus intelligent de la bande mais aussi le plus lâche, il a carrément refusé une telle confrontation.

[14] Bureau International pour le Parti Révolutionnaire, devenu suite à un changement de nom l'actuelle Tendance communiste internationaliste.

[16] Voir "Les réunions publiques du CCI interdites aux mouchards" ; Révolution Internationale n° 338, septembre 2003.

[17] Voir "Défense de l'organisation : Des menaces de mort contre des militants du CCI", Révolution Internationale n° 354, février 2005.

[18] Lire à ce propos notre article "'Fraction interne' du CCI : Tentative d'escroquerie vis-à-vis de la Gauche Communiste" ; Revue Internationale n° 112.

[19] Pour que le CCI se mette en dehors du camp prolétarien il faudrait qu'il trahisse les principes fondamentaux de ce dernier tels que l'internationalisme, la perspective de la révolution communiste, le refus de soutien à toutes les institutions de l'appareil politique de la classe dominante (syndicats, partis politiques, démocratie bourgeoise, etc.). La FICCI-GIGC est bien en peine pour trouver de telles trahisons dans nos prises de position et c'est d'ailleurs pour cela qu'elle ne peut éviter de faire figurer notre organisation dans la liste des "Groupes et organisations du Camp prolétarien" qui se trouve sur son site Internet. Cela dit, l'appartenance au camp prolétarien ne se réduit pas au rejet des positions politiques bourgeoises. Elle se base aussi sur un combat déterminé contre les comportements propres à la classe dominante et dont le stalinisme a été une des plus pures incarnations ; le mensonge systématique, le gangstérisme, les méthodes policières, c'est-à-dire des comportements qui sont au cœur de l'activité des voyous et mouchards de la FICCI-GIGC.

[20] Elle a le culot de se revendiquer du combat organisationnel mené par le camarade MC durant toute sa vie et notamment lorsqu’il militait dans la Fraction italienne des années trente. C'est ainsi qu'elle déclare, dans le numéro 29 de son "Bulletin communiste" : "Notre conception de l’organisation est celle qu’a toujours défendue MC".

[21] Pour des illustrations du niveau de la critique de la part de la FICCI, et d'autres, de notre analyse de la phase de décomposition, phase ultime du capitalisme, le lecteur pourra se reporter à l'article suivant : "Les racines marxistes de la notion de décomposition" de la Revue internationale n° 117. Concernant plus spécifiquement la FICCI, le lecteur pourra se reporter à l'article "Sur la théorie de la décomposition du CCI", bulletin n° 4 de la FICCI, février 2011. Dans ce texte, les membres de la FICCI font une nouvelle fois la preuve de leur malhonnêteté : plutôt que de reconnaître qu'ils remettent en cause la position qu'ils avaient défendue pendant plus de dix dans le CCI, ils prétendent que leur nouvelle "analyse" est dans la continuité de cette position. C'est ainsi qu'on peut lire : "... comment nous avions avancé la question de la décomposition [au sein du CCI] : comme un blocage entre les classes, aucune des deux classes n'étant capable d'imposer sa perspective. Le 11 septembre manifeste le fait que la bourgeoisie est contrainte de rompre cet 'équilibre' et de forcer le passage : la marche à la guerre. (...) Dire, en 2002, que la bourgeoisie cherche à débloquer la situation 'd'équilibre' des années 1990 signifie que le 'blocage décomposant' disparaît." En d'autres termes, la phase de décomposition n'aurait été qu'un moment circonstentiel et réversible qui aurait pu être dépassé avec une nouvelle configuration de la politique impérialiste de la bourgeoisie. En réalité, l'analyse du CCI partagée par les membres de la FICCI quand ils étaient dans notre organisation dit exactement le contraire : "Le cours de l'histoire est irréversible : la décomposition mène, comme son nom l'indique, à la dislocation et à la putréfaction de la société, au néant." (Thèses : la décomposition, phase ultime de la décadence capitaliste (Revue internationale n° 107)

[22] Nous ne pouvons que recommander à nos lecteurs qui ne l'auraient pas encore fait la lecture (ou la relecture) de nos thèses sur le parasitisme, Revue internationale n° 94.

[23] C’est-à-dire et avant tout aux préjugés de notre époque.

[24] "Les nouvelles calomnies de la FICCI", mis en ligne le 18 novembre 2006.

[28] Publiée dans Révolution internationale n° 350 et dans Acción proletaria n° 179.

[30] Gaizka "s'intéresse" à la Gauche communiste, en affichant de la bienveillance vis-à-vis d'elle –pour mieux la torpiller- et vis-à-vis de certains groupes qui la composent. Ainsi, dans un courrier que nous adressait Gaizka il y a quelques années, il nous informait de l'importance de l'existence politique qu'il accordait au CCI et à la TCI, et même de l'influence positive qu'avait eue le CCI sur sa propre évolution. Cela est à prendre en compte, non pas pour relativiser la dangerosité de son action, mais au contraire pour mieux la comprendre et mieux appréhender la démarche de l'aventurier qu'il est. Voici comment il présentait son projet "Nuevo Curso" : Nous ne nous considérons pas comme un groupe politique, un proto-parti ou quelque chose comme ça... Au contraire, nous voyons notre travail comme quelque chose de "formatif", pour aider à la discussion sur les lieux de travail, parmi les jeunes, etc. et une fois qu’on a clarifié quelques éléments de base, servant de pont entre ces nouvelles personnes qui découvrent le marxisme et les organisations internationalistes (essentiellement la TCI et vous, CCI) qui, tel que nous le voyons, devraient être les agglutinants naturels du futur parti même si vous êtes très faibles maintenant (comme, bien entendu, la classe toute entière)." (7 novembre 2017 –Nuevo Curso à CCI)

[31] Les trois articles cités que nous avons écrits sur Nuevo Curso et Gaizka sont tous en défense de la Gauche communiste.

[32] Dans une Circulaire à tous les membres de l'Internationale, le Conseil Général de l'AIT déclarait qu'il était largement temps d'en finir une fois pour toutes avec les luttes internes causées par la "présence d'un corps parasitaire". Et il ajoutait : "En paralysant l'activité de l'Internationale contre les ennemis de la classe ouvrière, l'Alliance sert magnifiquement la bourgeoisie et ses gouvernements." Questions d'organisation, III : le congrès de La Haye de 1872 : la lutte contre le parasitisme politique ; Revue Internationale n° 87

[33] Les grands combats menés par le prolétariat en Mai 1968 en France et par la suite dans de nombreux autres pays avaient provoqué l'émergeance de toute une génération d'éléments qui se tournaient vers la perspective de la révolution communiste tout en rejetant le stalinisme. Les groupes gauchistes, notamment maoïstes et trotskistes, avaient eu comme fonction historique de dévoyer vers des impasses l'espérance de ces éléments, de stériliser leur volonté militante, de les démoraliser et même d'en faire des adversaires déclarés de la perspective révolutionnaire (comme ce fut le cas avec Daniel Cohn Bendit). C'est le type de fonction qu'accomplissent aujourd'hui, à leur échelle, les groupes parasites et les aventuriers à l'égard des jeunes éléments qui s'approchent de la Gauche communiste.

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Défense du milieu politique prolétarien