Le communisme (III) : Les années 1930: le débat sur la période de transition
Contributions sur la période de transition
Les textes que nous publions
ci-après sont des contributions à la discussion sur la Période de Transition,
question toujours ouverte dans le mouvement ouvrier et sur laquelle les
révolutionnaires doivent se pencher sans pour autant faire des "recettes
pour les marmites de l 'avenir", simplifier une question aussi complexe ou
encore définir des frontières de classe là où l'expérience de la classe
elle-même n'a pas tranché par sa pratique.
Les problèmes de la période de transition
Résolution sur l'Etat de la période de transition
L'existence,
dans la période de transition, d'une division de la société en classe, aux
intérêts antagoniques fait surgir au sein de celle-ci un Etat. Un tel Etat devra avoir pour tâche de garantir les
acquis de la société transitoire, d'une
part contre toute tentative intérieure et extérieure de restauration du pouvoir
des anciennes classes exploiteuses et, d'autre part pour maintenir la cohésion
contre le danger de déchirement résultant des oppositions entre les différentes
classes non exploiteuses qui subsistent
en son sein.
Le communisme signifie l'élimination de la loi de la valeur et du cadre de l'entreprise
Si la loi de la valeur reste "en vigueur complètement", comme tu l’affirmes, alors le prolétariat restera une classe exploitée. Pour que l’exploitation cesse durant la période de transition, il ne suffit pas que la bourgeoisie ait été expropriée. Il faut encore que les moyens de production cessent d’exister en tant que capital.
Le communisme n’est pas un bel idéal, il est à l'ordre du jour de l'histoire [résumé du volume II]
Le communisme n'est pas un bel idéal, il est à l'ordre du jour de l'histoire (résumé du volume II)
Le deuxième volume de notre série d'articles est centré sur les précisions qu'ont apportées à ce programme que les expériences pratiques et les réflexions théoriques du mouvement prolétarien pendant la vague révolutionnaire qui a secoué le monde capitaliste en 1917 et au cours des années suivantes. Nous en présentons le résumé en deux parties : la première, dans ce numéro, porte sur la phase héroïque de la vague révolutionnaire, au moment où la perspective d'une révolution mondiale était tout à fait réelle et où le programme communiste semblait tout à fait concret.
Le communisme n’est pas un bel idéal, mais une nécessité matérielle [résumé du volume I]
Dans
la Revue internationale n°123, nous annoncions le début
du troisième volume de la série sur le communisme. Etant
donné que cette série a commencé il y a presque
15 ans, nous pensons qu'il vaut la peine de nous remémorer le
contenu des deux premiers volumes. Nous espérons que ce résumé
encouragera les lecteurs à retourner aux premiers articles que
nous nous apprêtons à publier sous forme de livre et à
mettre en ligne.
Il y a 100 ans, la révolution de 1905 en Russie (III) - Le surgissement des soviets ouvre une nouvelle période historique ...
Nous
publions ci-dessous la suite de l'article paru dans le numéro
précédent de notre Revue internationale. Dans
cette première partie, nous avions mis en évidence le
changement de période dans la vie du capitalisme ayant
constitué la toile de fond au déroulement des
événements de 1905 en Russie, le passage de son
ascendance à sa décadence. Nous avons également
insisté sur les conditions favorables à la
radicalisation de la lutte prévalant alors en Russie :
l'existence d'une classe ouvrière moderne et concentrée,
dotée d'un haut niveau de conscience face aux attaques
capitalistes aggravées par les conséquences
désastreuses de la guerre russo-japonaise. C'est directement à
l'Etat qu'est amenée à se confronter la classe ouvrière
pour la défense de ses conditions d'existence et c'est dans
les soviets qu'elle s'organise pour assumer cette nouvelle phase
historique de sa lutte. La première partie de l'article
décrivait comment se sont formés les premiers conseils
ouvriers et à quels besoins ils ont correspondu. La seconde
partie analyse plus en détail comment se sont constitués
les soviets, leur lien avec le mouvement d'ensemble de la classe
ouvrière, de même que leurs relations avec les
syndicats. En fait, ces derniers, qui ne correspondent déjà
plus à la forme d'organisation dont la classe ouvrière
a besoin dans la nouvelle période de la vie du capitalisme qui
s'ouvre, n'ont pu jouer un rôle positif que parce qu'ils
étaient entraînés par la dynamique du mouvement,
dans le sillage des soviets et sous leur autorité.