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Tsunami, cyclones, tremblements de terre : Derrière l'aide humanitaire, les rivalités impérialistes

Depuis quelques années, les catastrophes naturelles ne cessent de se multiplier. Bien pire encore, les conséquences humaines de ces drames gigantesques prennent des proportions toujours plus grandes. Pourtant, l’attitude des bourgeoisies nationales varient fortement d’une catastrophe à l’autre. L’ignominie de la bourgeoisie se manifeste chaque fois qu’il est question de "secours" à apporter aux populations sinistrées. Il suffit de voir comment après chaque catastrophe, celles-ci sont utilisées directement à des fins impérialistes.

Tsunami, Rivalités impérialistes en Irak, au Liban, ... L'hypocrisie humanitaire et démocratique

Si on devait identifier un vice caractéristique de chaque époque de l'histoire humaine, celui du capitalisme serait assurément l'hypocrisie de sa classe dominante. Le grand conquérant Mongol, Jinghiz Khan, amoncelait des pyramides de crânes lors de la conquête des villes insoumises, mais il n'a jamais prétendu le faire pour le plus grand bien de leurs habitants. Il a fallu attendre la démocratie bourgeoise et capitaliste pour entendre déclarer que la guerre était "humanitaire" et qu'il fallait bombarder les populations civiles pour apporter... la paix et la liberté à ces mêmes populations.

Tsunami en Asie du Sud-Est - "Lutte Ouvrière" apporte son obole...

Porte parole de LO, Arlette Laguiller a consacré 2 éditoriaux à la catastrophe asiatique. Ces textes semblent, à première vue, plein de bonnes intentions. On y pleure les morts, la misère des populations est jugée intolérable, les aides gouvernementales sont dénoncées comme dérisoires en comparaison des budgets militaires. Mais sous ce vernis radical se cache en effet l’idéologie la plus nauséabonde. Grattons donc un peu.

Raz-de-marée meurtriers en Asie du Sud _ Est : La vraie catastrophe sociale, c'est le capitalisme !

L'année 2004 s'est terminée par une immense tragédie humaine en Asie du sud. Un séisme d’une violence exceptionnelle a provoqué un raz-de-marée dans l’océan Indien qui a dévasté pas moins de douze pays riverains. En quelques heures, les tsunamis ont fait plus de 160 000 morts, des dizaines de milliers de disparus, des centaines de milliers de blessés, cinq millions de déplacés. Ce bilan effroyable est malheureusement provisoire car de nombreuses zones, notamment en Indonésie, en Thaïlande ou au Sri Lanka ne sont pas accessibles puisque l’ensemble du réseau routier y a été détruit.

Cyclone en Haïti - Une catastrophe « naturelle » ?


En Haïti, l'horreur est a son comble. Après les 1220 décès recensés lors des pluies torrentielles du printemps, lors des inondations provoquées par la tempête Jeanne, la plus meurtrière de ces quinze dernières années, on a évoqué le chiffre de plus de 2000 morts. A Gonaïves, dans le Nord-Ouest du pays, où les dégâts ont été les plus terribles, les inondations charrient des cadavres, des milliers de personnes ont perdu leur maison, se sont retrouvées sans nourriture ni eau potable. Toutes les conditions sont réunies pour que se propagent des épidémies comme le choléra et la typhoïde !

Inondations : le capitalisme détruit la planète



Août 2002 : depuis la Russie jusqu'en Europe centrale, des pluies interminables font gonfler les fleuves. Depuis les rives de la mer Noire jusqu'aux régions de l'Allemagne de l'Est, la Bavière, la République Tchèque, l'Autriche se trouvent noyées par les eaux débordées de l'Elbe, du Danube et de leurs affluents. Les inondations ont touché les campagnes, les grandes et les petites villes. On a dû évacuer plus de 100 000 personnes à Dresde. Des quartiers entiers sont dévastés à Prague, à Vienne. En Hongrie, à Budapest, le Danube n'avait jamais atteint, de mémoire d'homme, un tel niveau et les évacuations de populations une telle ampleur. Ponts de chemins de fer détruits, complexes chimiques menacés, les pertes pourraient atteindre le chiffre pharamineux de 20 milliards d'euros. Et surtout, les morts se comptent par dizaines un peu partout.
Septembre 2002 : une gigantesque montagne d'eau descend des Cévennes, dévastant tout ce qui se trouve sur son passage dans le Sud-Est de la France. Une véritable bombe liquide a tout fait exploser sur son passage. Bilan : une quarantaine de morts, ponts effondrés, chemins de fer, autoroutes, lignes téléphoniques coupés. Toute une région couvrant trois départements transformée en marécage. Des vies perdues, des pertes énormes dans toutes les activités.
Cette catastrophe s'est produite dans une région particulièrement meurtrie par les inondations : Nîmes, Vaison-la-Romaine, l'Aude. Depuis plus de dix ans, les catastrophes se sont succédées sans relâche, à chaque fois plus meurtrières, plus destructrices. De violents orages "tout à fait exceptionnels", disent les experts, et qui en fait le deviennent de moins en moins.

La bourgeoisie détruit la planète

En effet, que ce soit les inondations "lentes" des plaines d'Europe centrale, que ce soit celles de la Méditerranée après celles de la Somme l'an dernier, il devient de plus en plus difficile pour les gouvernements de cacher un fait : ces catastrophes se multiplient et sont devenues, et c'est le plus inquiétant, de plus en plus meurtrières. Il y a encore quelques années, on pouvait entendre les experts nous parler de "la mémoire courte" des humains concernant le climat. En fait, depuis quelques années, les inondations se sont constamment amplifiées sur tous les continents, de la Chine à l'Amérique Latine.

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