Dans un article précédent, nous avons montré que, pour Camatte[1], le communisme n’est pas le produit de la lutte de classe mais l’œuvre d’individus révoltés abandonnant le monde pour mieux briser les chaînes de l’esclavage. Son rejet du combat révolutionnaire de la classe ouvrière ne peut qu’aboutir au rejet de toute forme d’organisation politique du prolétariat qui, après tout, ne serait rien d’autre qu’un lieu d’affrontements entre bandes rivales aux mœurs de gangsters. Tout avenir révolutionnaire n’étant plus viable, il ne reste à Camatte qu’à abandonner le monde pour cultiver son jardin et entretenir de bonnes relations avec le maire du village ! Face à une société capitaliste en décomposition, ce que cultive en fait Camatte, c’est la désertion irresponsable du terrain de la lutte de classe.
L’héritage de Camatte ? Produire de la théorie pour de la théorie, dénigrer les groupes révolutionnaires qui luttent, dans des conditions difficiles, pour construire une organisation qui puisse assumer son rôle au sein du prolétariat. Certains, comme les communisateurs, se revendiquent de cet héritage. Pour ces modernistes, l’avènement du stalinisme, «héritier des conceptions de Lénine», signifie la faillite de tout combat révolutionnaire de la classe ouvrière et de toute organisation qui défend le programme communiste. Ils ne font ainsi qu’alimenter les mensonges de la bourgeoisie, maquillant la contre-révolution stalinienne en héritière du mouvement ouvrier et de la révolution d’Octobre. Et avec quel enthousiasme ils se sont vautrés dans l’immonde campagne anti-communiste qui a suivi l’effondrement de l’URSS ! Ils ont également apporté leur caution «révolutionnaire» aux attaques de la bourgeoisie contre les organisations du prolétariat.
Dans son texte, Le renégat Kautsky et son disciple Lénine [1], écrit en 1977, le fondateur de la communisation, Dauvé, nous sert un pamphlet anti-léniniste pour mieux rejeter toute nécessité d’une organisation prolétarienne : «Lorsque le prolétariat se constitue en classe et déclare d’une façon ou d’une autre la guerre au capital (et il n’a nul besoin qu’on lui apporte LE SAVOIR pour le faire, n’étant lui-même, dans les rapports de production capitaliste, que du capital variable, il suffit qu’il veuille changer tant soit peu sa condition, pour être d’emblée au cœur du problème que l’intellectuel aura lui quelque difficulté à atteindre), le révolutionnaire n’est ni plus ni moins lié au prolétariat qu’il n’y était déjà. Mais la critique théorique fusionne alors avec la critique pratique, non pas parce qu’on l’a apportée de l’extérieur, mais parce qu’elles sont une seule et même chose».
L’idée derrière ce paragraphe, c’est que la classe s’auto-éduquera pour se constituer en classe consciente et déclarer la guerre au capital uniquement parce qu’un beau jour elle aura décidé de «changer sa condition». Une vision complètement idéaliste et volontariste ! Quelles sont les conditions subjectives et objectives qui permettent au prolétariat de se constituer en classe pour déclarer la guerre au Capital ? Mystère ! Ah non, pardon, si, il y a des conditions : c’est quand la critique théorique (celle des communisateurs) fusionnera avec la critique pratique (celle du prolétariat). Autrement dit, quand l’esprit divin des théoriciens descendra enfin sur les masses ! Et Dauvé nous dit que cela ne doit pas être apporté de l’extérieur ? Finalement, sans s’en apercevoir, Dauvé reprend la logique même de Kautsky, alors que Lénine, comme le reconnaît d’ailleurs Dauvé, s’est critiqué lui-même en rejetant à partir de 1905 cette vision de la conscience de la classe ouvrière importée de l’extérieur.
Pour Dauvé, la révolution est finalement le fruit d’une classe qui, comme un tout et spontanément, a décidé de se débarrasser de sa condition. Cette volonté de changement étant partagée par l’ensemble de la classe, il lui semble logique qu’une organisation révolutionnaire soit superflue. Ce serait une masse compacte qui irait à l’assaut du capitalisme, par un coup de baguette magique ! Les forces armées de la contre-révolution, les divisions au sein de la classe et le poids de l’idéologie dominante ont disparu miraculeusement ! On nous parle là d’une masse d’individus, non d’une classe associée capable de s’organiser comme force révolutionnaire consciente de son but final. Et pour cause : aux yeux des communisateurs, le prolétariat doit se nier en tant que classe pour le capital.
Pour les révolutionnaires, il n’y a pas d’identité entre les organisations unitaires de la classe et ses organisations politiques du fait que la conscience au sein de la classe ouvrière connaît des différences importantes d’une période à l’autre, d’un pays à l’autre, d’un secteur à l’autre… Loin de former le bloc monolithique que sous-entend Dauvé, elle est hétérogène. C’est précisément cela qui fonde le besoin d’organisations révolutionnaires qui, pour participer activement au processus de développement du combat de la classe ouvrière, se développent, sur la base des acquis historiques du mouvement ouvrier, en tant qu’organisations militantes, défendant l’orientation communiste dans la lutte. Sans une référence constante à la lutte historique du prolétariat et aux leçons que ses avant-gardes en ont tirées, une telle organisation ne pourrait aujourd’hui, en aucune manière, jouer son rôle qui est de contribuer au développement de la conscience prolétarienne. Pour Dauvé, la classe n’étant que du capital variable, la conscience est quelque chose de tout à fait secondaire. Or pour les révolutionnaires au contraire, la question de la conscience est au cœur du processus révolutionnaire, une conscience qui, loin d’être une vision individualiste et bornée de l’intelligentsia communisatrice, est le produit historique de la lutte d’une classe révolutionnaire.[2]
Animés d’une démarche complètement opposée aux organisations politiques du prolétariat, les communisateurs se considèrent comme des individus dont la seule activité est une réflexion purement académique. Lorsqu’ils prétendent faire «progresser» la théorie révolutionnaire en se référant à Marx, ces philosophes ne parviennent qu’à dépouiller le marxisme de ce qu’il est réellement : une théorie de combat du prolétariat qui ne peut évoluer que dans un cadre collectif et organisé, dans l’optique d’un combat de classe. S’imaginant représenter la continuité de la critique marxiste, ils ne font en fait qu’embrouiller la conscience des éléments en recherche de clarté politique et d’une perspective révolutionnaire. La méthode marxiste n’est pas une méthode abstraite, un dialogue socratique entre individus « éclairés », mais une arme de combat qui a comme boussole la révolution communiste et comme démarche le renforcement du combat prolétarien.
Comme nous l’écrivons dans notre plateforme programmatique, «le marxisme est l’acquis théorique fondamental de la lutte prolétarienne, c’est sur sa base que l’ensemble des acquis du prolétariat s’intègre dans un tout cohérent. En expliquant la marche de l’histoire par le développement de la lutte de classe, c’est-à-dire de la lutte basée sur la défense des intérêts économiques dans un cadre donné du développement des forces productives, et en reconnaissant dans le prolétariat la classe sujet de la révolution qui abolira le capitalisme, il est la seule conception du monde qui se place réellement du point de vue de cette classe. Loin de constituer une spéculation abstraite sur le monde il est donc, et avant tout, une arme de combat de la classe. Et c’est parce que le prolétariat est la première et seule classe de l’histoire dont l’émancipation s’accompagne nécessairement de l’émancipation de toute l’humanité, dont la domination sur la société n’implique pas une nouvelle forme d’exploitation mais l’abolition de toute exploitation, que le marxisme est seul capable d’appréhender la réalité sociale de façon objective et scientifique, sans préjugés ni mystifications d’aucune sorte. Par conséquent, bien qu’il ne soit pas un système ni un corps de doctrine fermé, mais au contraire une théorie en élaboration constante, en liaison directe et vivante avec la lutte de classe, et bien qu’il ait bénéficié des manifestations théoriques de la vie de la classe qui l’ont précédé, il constitue, depuis le moment où ses bases ont été jetées, le seul cadre à partir et au sein duquel la théorie révolutionnaire peut se développer».
En fait le caractère abstrait de la théorie des communisateurs, coupée de la pratique de la lutte de classe, et l’importance qu’elle accorde à des individualités est l’expression de l’idéologie bourgeoise et petite-bourgeoise que le mouvement ouvrier a toujours combattue. Ils considèrent la théorie comme un « objet » dévolu à des « spécialistes », dans la continuité, d’ailleurs, de leur conception pyramidale et petite-bourgeoise de la société. Il est souvent question dans ce milieu de « théorie de la théorie » ou de « théorie en soi ». Mais il est rarement question d’une arme pratique pour les prolétaires en lutte, d’un encouragement, d’une clarification et d’une orientation pour le combat.
À ce propos, voici une illustration de ce que peut produire la théorie communisatrice : «C’est à partir de l’activité concrète des insurgés que la théorie a produit les concepts de son propre langage abstrait. Mais ce n’est pas à partir de la diffusion dans la classe des abstractions dont la théorie est actuellement faite que se transformera la conscience immédiate du prolétariat insurgé. Sortir le vocabulaire révolutionnaire de l’abstraction, ce n’est pas répandre dans “les masses” des concepts abstraits que tout le monde pourrait maintenant comprendre. C’est abolir pratiquement les institutions, formes, rapports, etc., que ces mots abstraits désignent dans la pensée théorique, et par là même créer le vocabulaire nouveau des modalités nouvelles de la vie sociale. Les prolétaires se nieront-ils eux-mêmes en employant le mot “communisme” ? À l’échelle minuscule de leur présence dans le prolétariat mondial, les théoriciens participeront à cette transformation en renonçant enfin à leur jargon. Ils trouveront dans l’activité de crise des facilités pour ce faire. Leur clairvoyance théorique, si tant est qu’elle existe, sera forcément d’une efficience limitée, bien plus que dans les révolutions passées. Car il n’y aura pas de mouvement de masse à diriger ou à conseiller : il n’y aura pas de masses. Dans le mouvement vers l’individu particulier, les concepts abstraits généraux deviendront moins utiles[3]».
À lire cet extrait issu d’un théoricien qui se veut «clairvoyant», tout ce «jargon abstrait, qui n’a aucun impact dans la réalité de la lutte des ouvriers», «disparaîtra dans le mouvement des individus prolétaires vers la communisation». Pourquoi alors persévèrent-ils dans une activité théorique inutile ? Parce que cela leur confère un statut d’intellectuel, les distinguant de la masse de ceux qui n’ont pas accès à la connaissance des abstractions des théoriciens de la communisation, ceux-là même qui sont capables de citer, avec beaucoup de pédanterie et de prétention, les textes de Marx. Parce que cela jette leur opprobre de petits-bourgeois et le discrédit sur le prolétariat qu’ils exècrent, sur les organisations qu’ils dénigrent et qui ont le courage de maintenir le combat révolutionnaire.
Comble de l’aberration, les implications de leur théorie sont (à leurs yeux) moins importantes que la préciosité dans laquelle ils se complaisent ! Qu’on en juge : «La difficulté de TC (Théorie Communiste) réside dans le caractère absolument non normatif (la révolution ou la vraie lutte ce serait ceci ou cela) et absolument non essentialiste quant à la définition des classes. En considérant la contradiction entre le prolétariat et le capital comme leur rapport et non comme la rencontre de deux êtres tels qu’ils seraient en eux-mêmes en dehors de leur implication, le paradigme técéiste doit s’énoncer de façon systématique car il ne prend appui sur aucun élément particulier, qui, dans la contradiction, soit la preuve ou l’assurance (même potentielle) de son dépassement, si ce n’est la situation respective des termes de la contradiction. Il nous faut énoncer chaque moment particulier, historique ou élément de la totalité, précisément comme moment de la totalité, c’est-à-dire que nous ne pouvons rien dire sans tout dire. C’est la condamnation que la théorie de la révolution comme dépassement de toutes les classes dans l’abolition du mode de production capitaliste prononce contre elle-même[4]». En clair : la clarification politique pour les besoins généraux de la lutte est le cadet de leur souci !
Ces modernistes verbeux, qui se plaisent à disqualifier le combat historique du prolétariat et l’apport du mouvement ouvrier, démontrent leur incapacité à comprendre ce qu’est un mouvement historique en développement. Leurs théories prétentieuses se résument souvent à des emprunts multiples et partiels, à des passages mal digérés des œuvres du mouvement ouvrier, dont elles vident le sens révolutionnaire. Refondus dans des productions de bric et de broc, ces emprunts instillent le doute, le discrédit, voire le mépris à l’égard du combat prolétarien réel.
Par-dessus tout, ce rôle n’exige aucune rupture avec le comportement hiérarchique imposé par les rapports sociaux dominants. Ceux qui ont inventé de « bonnes raisons » pour considérer la révolution comme un produit de leurs propres élucubrations créent invariablement une hiérarchie dans laquelle les partisans qui reconnaissent leurs explications sont placés au sommet ; les masses, méprisées, sont au bas de l’échelle.
L’idéalisme, à son tour, est un résultat logique de la séparation qu’ils établissent entre eux et le prolétariat. Concevoir la classe ouvrière qui, comme ils le disent, doit se nier en tant que classe intégrée au capital pour former une somme indistincte d’individus qui, un beau jour, seront obligés de se révolter contre leur aliénation, nécessite que des individus éclairés lui fournissent une théorie qui leur est extérieure et à laquelle les ouvriers atomisés doivent se plier, comme une profession de foi. Ils présentent ainsi des similitudes avec les idées de Bakounine et sa conception de la révolution communiste comme un processus de dissolution spontanée des classes !
Aux antipodes, Rosa Luxemburg défendait que : «Le marxisme n’est pas une chapelle où l’on se délivre des brevets d’“expertise” et devant laquelle la masse de croyants doit manifester sa confiance aveugle. Le marxisme est une conception révolutionnaire du monde, appelée à lutter sans cesse pour acquérir des résultats nouveaux, une conception qui n’abhorre rien tant que les formules figées et définitives et qui n’éprouve sa force vivante que dans le cliquetis d’armes de l’autocritique et sous les coups de tonnerre de l’histoire». Comme le soulignait déjà Lénine : «on voit que les grandes phrases contre l’ossification de la pensée, etc., dissimulent l’insouciance et l’impuissance à faire progresser la pensée théorique. L’exemple des sociaux-démocrates russes illustre d’une façon particulièrement frappante ce phénomène commun à l’Europe (et signalé depuis longtemps par les marxistes allemands) que la fameuse liberté de critique ne signifie pas le remplacement d’une théorie par une autre, mais la liberté à l’égard de tout système cohérent et réfléchi ; elle signifie éclectisme et absence de principes[5]». Mais ce qui est le plus aberrant chez ces intellectuels modernistes, c’est que pour faire évoluer la théorie révolutionnaire il faudrait jeter aux poubelles de l’histoire tout le mouvement ouvrier. Or ils prétendent se référer à Marx qui, avec Engels, a élaboré une méthode scientifique et une théorie révolutionnaire, le matérialisme historique. Quelle contradiction ! À moins, évidemment, que leur aversion pour le prolétariat, révèle, une nouvelle fois, leur nature petite-bourgeoise ! Toute l’œuvre de Marx et Engels est imprégnée du mouvement de l’histoire dont l’aboutissement (indispensable mais incertain) est l’avènement du communisme. N’en déplaise à ces messieurs les communisateurs, Marx et Engels sont des combattants de la classe ouvrière, pas de grands intellectuels en pantoufles, mais des représentants de l’avant-garde organisée du prolétariat : «Car Marx était avant tout un révolutionnaire. Contribuer, d’une façon ou d’une autre, au renversement de la société capitaliste et des institutions d’État qu’elle a créées, collaborer à l’affranchissement du prolétariat moderne, auquel il avait donné le premier la conscience de sa propre situation et de ses besoins, la conscience des conditions de son émancipation, telle était sa véritable vocation. La lutte était son élément. Et il a lutté avec une passion, une opiniâtreté et un succès rares. Collaboration à la première Gazette rhénane en 1842, au Vorwärts de Paris en 1844-1848, à la Deutsche Zeitung de Bruxelles en 1847, à la Nouvelle Gazette rhénane en 1848-1849, à la New York Tribune de 1852 à 1861, en outre, publication d’une foule de brochures de combat, travail à Paris, Bruxelles et Londres jusqu’à la constitution de la grande Association internationale des travailleurs, couronnement de toute son œuvre, voilà des résultats dont l’auteur aurait pu être fier, même s’il n’avait rien fait d’autre[6]».
Comme le dit Engels, la constitution de l’AIT a été le couronnement de toute l’œuvre de Marx. Et c’est dans cette tradition que le CCI s’inscrit. Contrairement aux divagations de nos théoriciens en chambre autoproclamés révolutionnaires, pour nous, «les révolutionnaires sont les éléments de la classe qui, à travers ce processus hétérogène, se hissent les premiers à une “intelligence nette des conditions, de la marche et des fins générales du mouvement prolétarien” (le Manifeste communiste) et, comme dans la société capitaliste, “les idées dominantes sont les idées de la classe dominante”, ils constituent forcément une minorité de la classe.
Sécrétion de la classe, manifestation du processus de sa prise de conscience, les révolutionnaires ne peuvent exister comme tels qu’en s’organisant et devenant facteur actif de ce processus. Pour accomplir cette tâche et de façon indissociable, l’organisation des révolutionnaires :
Les révolutionnaires ne sont pas des spectateurs de la lutte de classe. Convaincus que le prolétariat est la seule classe révolutionnaire de la société capitaliste, ils interviennent pour le pousser à développer son combat, rassembler les nouvelles énergies qui s’en dégagent afin de renforcer une organisation active et déterminée. Les communisateurs sont incapables de jouer ce rôle actif. Pire, ils stérilisent des éléments en recherche des positions révolutionnaires en les enfermant dans une impasse.
Marx disait dans les Thèses sur Feuerbach : «La question de savoir s’il y a lieu de reconnaître à la pensée humaine une vérité objective n’est pas une question théorique, mais une question pratique. C’est dans la pratique qu’il faut que l’homme prouve la vérité, c’est-à-dire la réalité, et la puissance de sa pensée, dans ce monde et pour notre temps. La discussion sur la réalité ou l’irréalité d’une pensée qui s’isole de la pratique, est purement scolastique.»
En 2013, le milieu moderniste en Grande-Bretagne a été secoué par ce qui a été appelé, l’Aufhebengate, une affaire impliquant un membre du groupe Aufheben, JD, maître de conférences en psychologie sociale à l’université de Sussex. Il avait écrit ou co-écrit un certain nombre d’articles, en particulier «Knowledge-Based Public Order Policing : Principles and Practice», paru dans Policing, A Journal of Policy and Practice, qui analyse les tactiques policières lors des manifestations ouvrières et d’autres manifestations de «désordre» public. Il a également participé à des conférences et à des programmes de formation de «développement professionnel» traitant de questions identiques ou similaires (telles que la réponse des «services d’urgence» aux catastrophes publiques). Cet ensemble de «travaux universitaires» a souvent été réalisé par une équipe composée d’universitaires tels que C. Stott et S. Reicher, qui n’ont jamais caché que leurs travaux visaient à aider la police à développer des tactiques plus intelligentes pour contenir les protestations sociales, et qu’ils ont certainement été utilisés à cette fin. Ces universitaires ont à plusieurs reprises mentionné JD comme faisant partie de l’équipe ou ont reconnu la contribution apportée par ses recherches à la répression policière de l’État bourgeois.
Une autre affaire a touché le milieu communisateur : «Dans la deuxième quinzaine de mars, le cercle révolutionnaire grec “TPTG” annonçait que Woland, de son vrai nom Manousos Manousakis, l’un des principaux rédacteurs de la revue communisatrice “Sic” et membre, jusqu’à récemment, de “Blaumachen”, groupe grec de même obédience, participait à l’actuel gouvernement Syriza, à titre de secrétaire général du ministère de l’Économie, des Infrastructures, des Affaires maritimes et du Tourisme. Les lecteurs peuvent prendre connaissance de l’affaire dans le texte rédigé par “TPTG”, “Postscript to [2]‘Syriza and its victory in recent general elections in Greece [2]’", disponible, entre autres, sur le site “Dialectical Delinquents”. Face au scandale [voir “Minister of Sic [3]”], la première réaction, et la plus rassurante pour les aficionados de la communisation, est de dire que l’accession de Woland au sommet de l’État est sans doute due à des motivations personnelles plus ou moins troubles, jusqu’alors imprévisibles[8]».
Si certains ont été attirés par les instances étatiques pour faire carrière, d’autres encore ont été pris la main dans le sac en s’acoquinant avec des négationnistes, comme en témoigne la participation de Dauvé à la librairie La Vieille Taupe aux côtés de Pierre Guillaume, mêlant malhonnêtement les élucubrations de Faurisson au texte du Parti communiste international, Auschwitz ou le grand alibi, qui est une dénonciation tout à fait valable de l’antifascisme de la part d’une organisation de la Gauche communiste. Ce grossier mensonge a permis, par le passé, à la bourgeoisie de mener une attaque de grande ampleur contre les organisations prolétariennes.[9] C’est aussi Camatte qui trouve un disciple en Francis Cousin et son groupe «Cercle Marx», qui utilise frauduleusement Marx pour alimenter l’extrême droite de thèses modernistes, jusqu’à accorder à son groupe une interview dont nous avons donné quelques passages dans un précédent article.
À cette liste, ajoutons Dominique Blanc de l’Organisation des jeunes travailleurs révolutionnaires (OJTR), auteur du pamphlet : Le militantisme, stade suprême de l’aliénation et qui se retrouve aujourd’hui… dans un parti nationaliste breton ! Ce pamphlet, publié en 1972, est le texte de référence des modernistes contre les organisations révolutionnaires, considérant que toute activité militante serait aliénante. Le texte de Blanc est une attaque en règle contre toute forme de militantisme : «Les organisations de militants devront être combattues sans relâche» ; «L’aliénation ne s’élimine pas d’un coup de baguette magique et le militantisme est le piège particulier que le vieux monde tend aux révolutionnaires» ; «La première tentation qui vient à l’esprit est de s’attaquer à leurs idéologies, d’en montrer l’archaïsme ou l’exotisme (de Lénine à Mao) et de mettre en lumière le mépris des masses qui se cache sous leur démagogie. Mais cela deviendrait vite fastidieux si l’on considère qu’il existe une multitude d’organisations et de tendances et qu’elles tiennent toutes à bien affirmer leur petite originalité idéologique. D’autre part cela revient à se placer sur leur terrain. Plus qu’à leurs idées il convient de s’en prendre à l’activité qu’ils déploient au “service de leurs idées” : le MILITANTISME». Comme on le voit, ce texte cible les organisations gauchistes (maoïstes, trotskistes, anarchistes) sans mentionner, bien sûr, leur nature de classe, celle de partis d’encadrement appartenant à l’appareil politique de l’État capitaliste dont le rôle est de ramener sur le terrain bourgeois des éléments en recherche des positions révolutionnaires. Voilà du pain béni pour la bourgeoisie !
Le militantisme révolutionnaire est à l’opposé des pratiques des organisations bourgeoises : «La structure que se donne l’organisation des révolutionnaires doit tenir compte de deux nécessités fondamentales :
De même, les rapports qui se nouent entre les différentes parties et différents militants de l’organisation portent nécessairement les stigmates de la société capitaliste et ne peuvent donc constituer un îlot de rapports communistes au sein de celle-ci. Néanmoins, ils ne peuvent être en contradiction flagrante avec le but poursuivi par les révolutionnaires et ils s’appuient nécessairement sur une solidarité et une confiance mutuelle qui sont une des marques de l’appartenance de l’organisation à la classe porteuse du communisme[10]».
Tout cela, les communisateurs, du haut de leur prétention petite-bourgeoise, ne peuvent l’entendre. Les révolutionnaires doivent faire face à une pression constante de l’idéologie bourgeoise, notamment le poids de l’individualisme qui, dans la phase de décomposition du capitalisme, tient une place particulière.
Cette pression de l’individualisme a toujours été un boulet, une pression combattue depuis l’enfance du mouvement ouvrier par les organisations révolutionnaires : «L’individualisme peut provenir aussi bien des influences petites-bourgeoises que directement bourgeoises. De la classe dominante, il reprend l’idéologie officielle qui fait des individus les sujets de l’histoire, qui valorise le “self-made man”, qui justifie la “lutte de tous contre tous”. Cependant, c’est surtout par le véhicule direct de la petite-bourgeoisie qu’il pénètre dans les organisations du prolétariat, notamment à travers les éléments récemment prolétarisés en provenance de couches comme la paysannerie et l’artisanat (c’était principalement le cas au siècle dernier) ou comme le milieu intellectuel et étudiant (c’est notamment le cas depuis la reprise historique de la classe ouvrière à la fin des années 1960).
L’individualisme se manifeste principalement par la tendance à :
Face à cela, les révolutionnaires ont toujours conçu leur activité dans un cadre associé :
André
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Après avoir défini l’origine de la conscience de classe, l’article en tire les conséquences sur la nature de la théorie révolutionnaire et sur la fonction des révolutionnaires dans la classe. Du fait de leur négation de la conscience de classe et du programme communiste, l’existence et la fonction des organisations politiques communistes sont du latin pour les communisateurs.
«Définir la conscience du prolétariat comme un processus historique propre à une classe sociale et se caractérisant par l’affirmation sur la scène de l’histoire de «l’être conscient», cela revient à ne pas dépasser le palier de la simple constatation passive.
En nous arrêtant à ce stade nous n’aurions fait que disserter théoriquement sur les caractéristiques de la prise de conscience sans saisir les raisons objectives qui nous poussent à formuler de telles définitions. Or, c’est en dépassant l’aspect purement théorique de leur activité que les révolutionnaires prennent conscience de leur rôle historique comme élément agissant d’un tout.
On ne fait pas tomber un mur en soufflant dessus, on ne détruit pas tout un système d’exploitation en faisant des vœux pieux et des réflexions philosophiques. C’est en assumant pleinement leur responsabilité face à la classe ouvrière que les révolutionnaires peuvent accélérer le processus de la prise de conscience du prolétariat et sa constitution en classe autonome. Cette responsabilité nécessite une vision claire de leur fonction, une mise au point des tâches historiques pour lesquelles ils ont été constitués.
I- La nature et la fonction des groupes révolutionnaires et du Parti ne peuvent réellement s’expliquer qu’au travers de la nature profondément contradictoire du processus de la prise de conscience du prolétariat, contradiction qui sous-tend, s’accouple au mouvement même de la lutte de classe et continuera à marquer la période de transition jusqu’à la disparition de toutes les classes.
Contradiction entre la situation de la classe ouvrière comme classe exploitée et ses tâches historiques qui vont dans le sens de l’abolition de toute exploitation quelle qu’elle soit.
Contradiction entre l’impossibilité pour le prolétariat de se forger une “idéologie” prolétarienne sur base d’un pouvoir économique quelconque et la nécessité impérieuse de théoriser ses acquis et d’avoir pleinement conscience de ses buts historiques. C’est ainsi que s’impose au prolétariat l’obligation :
Les minorités révolutionnaires apparaissent donc comme les produits de cette nécessité contradictoire. Elles surgissent comme partie prenante du prolétariat et pourtant n’en sont pas pour autant des membres sociologiques. La classe économique dominante étant celle qui dispose des moyens de production matériels et idéologiques, le prolétariat est incapable de donner naissance à une culture ou une idéologie qui lui serait «sociologiquement immanente» car cela impliquerait un intérêt économique qui viserait à perpétuer sa situation de classe exploitée. Dans cette mesure-là, c’est un critère politique qui définit les révolutionnaires comme membres effectifs du prolétariat et leur assigne la tâche de théoriser les acquis historiques de la classe et de faire en sorte que ceux-ci deviennent le fait du plus grand nombre possible.
II- Parce que s’impose pour le prolétariat la nécessité d’opérer un bouleversement conscient de l’ancienne société, cette transformation à la fois pratique et théorique exige une vision claire, “une intelligence nette des conditions, de la marche et des fins générales du mouvement prolétarien”. Tant que subsisteront l’antagonisme de classe et l’exploitation capitaliste, cette vision des buts finaux du mouvement restera confrontée à l’influence coercitive de l’idéologie bourgeoise et dans cette mesure-là ne sera pas immédiatement donnée à la majorité du prolétariat. La diffusion et l’élargissement de la théorie révolutionnaire et de la conscience des buts ultimes de la révolution prolétarienne à l’ensemble de la classe ne constituent pas un phénomène “naturel” en progression mathématique linéaire, elle est avant tout le produit d’un effort organisé de la classe. Cette tentative consciente du prolétariat de se doter d’une théorie révolutionnaire et de tirer les leçons de ses luttes passées, se matérialise dans l’apparition des minorités révolutionnaires et la constitution de celles-ci, lors de périodes de montée révolutionnaire, en Parti.
Cette tension constante au sein du prolétariat dans la constitution d’un Parti révolutionnaire n’est absolument pas comparable à l’action volontariste d’individus ou de groupes d’individus qui entendraient construire un parti révolutionnaire en vue de suppléer à l’action de la classe dans son ensemble. Le surgissement de la théorie révolutionnaire, comme celui des groupes révolutionnaires, n’est pas le fruit d’une volonté individuelle, ou le fait de quelques principes nouveaux “découverts par tel ou tel réformateur du monde”, il concrétise le développement d’une lutte de classe réelle et celui d’un besoin vital au sein du prolétariat.
III- Ce n’est donc pas au niveau abstrait que le prolétariat s’est pensé en classe, mais bien au niveau de son action concrète, par ses luttes incessantes en confrontations avec les conditions objectives de la période. De cette pratique historique a surgi non pas une série de principes dogmatiques appliqués comme recette théorique à la lutte de classe mais l’expression théorique de cette expérience. La théorie révolutionnaire ne constitue pas une somme définitive et invariante de principes, mais bien le reflet d’une activité concrète du prolétariat explicitée et globalisée au niveau théorique par les groupes révolutionnaires et réappropriée par la classe. Ainsi, à chaque problème vérifié par la lutte et l’organisation de la classe correspond un nouvel apport théorique, qui sera lui-même transformé en réalité pratique par l’intervention qu’il aura dans les luttes futures. Ainsi, produite par l’être social des luttes, la théorie puise son énergie dans la pratique et transforme à son tour la clarté politique des luttes à venir.
Se développant à partir des luttes concrètes de la classe, la théorie révolutionnaire, véhiculée par les groupes révolutionnaires, ne reste pas pour autant le trésor caché de ceux-ci. Bien au contraire le rôle même des révolutionnaires et du Parti concrétise le souci fondamental du prolétariat de se réapproprier ses acquis historiques pour en faire la réalité du plus grand nombre. Leur fonction consiste à diffuser cette théorie au sein de la classe, en sachant bien que cette diffusion est un phénomène qui se déroule au sein même du prolétariat et qu’il ne s’agit pas de “réinjecter” une théorie dans la pratique ou de figer la théorie en ferment chimique premier de tout un mouvement historique.
Théorie et pratique se complètent, s’interpénètrent ; favoriser l’un au détriment de l’autre, insister sur le facteur causal de la théorie ou au contraire ignorer le côté actif de la théorie, risque de nous entraîner dans les voies dangereuses du volontarisme ou de l’académisme.
IV- Ce n’est pas parce qu’il existe des groupes révolutionnaires que le prolétariat est une classe révolutionnaire, la bourgeoisie pourrait en effet supprimer dans le monde la présence de tous les révolutionnaires, elle ne ferait que retarder l’échéance de sa propre mort sans pouvoir arrêter la lutte de classe et empêcher le prolétariat de reconstituer des groupes révolutionnaires. Ce n’est pas en détruisant les premières fleurs écloses d’un arbre qu’on freine définitivement tout le processus de reproduction de celui-ci.
Les révolutionnaires, dans cette mesure-là, tout en n’ayant pas d’intérêts distincts et sans être séparés du prolétariat, n’en sont pas pour autant synonymes de la classe. Ils n’en sont qu’une partie, la partie la plus déterminée, celle qui, sans être l’état-major d’une armée inconsciente et encadrée ou le grand timonier de la révolution, trace les grands axes généraux de la lutte, indique la direction finale du mouvement. Leur fonction ne consiste pas à préparer la direction “technique” des luttes, ce ne sont pas eux qui “par des mots d’ordre justes donnent organiquement naissance aux conditions et aux possibilités de l’organisation technique du prolétariat” (Lukács). Leur rôle n’est pas d’organiser la classe, de diriger l’organisation autonome du prolétariat par voie de recettes pratiques sur telle ou telle forme d’organisation unitaire mais de toujours mettre en avant la direction politique générale du mouvement.
V- Que le parti n’ait pas à se substituer à la classe n’implique absolument pas que son existence représente un pis-aller, un mal nécessaire qu’il faudrait atténuer ou éviter le plus possible. Les révolutionnaires et le Parti existent comme produits nécessaires, éléments indispensables au processus de la prise de conscience du prolétariat. Nier leur fonction sous prétexte des erreurs substitutionnistes du passé, c’est faire preuve de purisme stérile, c’est enlever au prolétariat une de ses armes vitales. Leur tâche historique, loin de concrétiser un palliatif quelconque, rejoint une tendance générale du prolétariat à se constituer en classe révolutionnaire consciente. Éléments les plus combatifs et les plus déterminés au sein de la classe ouvrière, ils développent au sein des luttes prolétariennes une intervention organisée dans la perspective de mettre en avant les buts ultimes du mouvement. Leur participation active au sein des luttes exerce sur l’organisation générale du mouvement de la classe une influence décisive. Influence qui peut effectivement se matérialiser par la direction politique générale de la lutte et l’accélération de la constitution du prolétariat en classe autonome en vue de la prise du pouvoir et de la destruction de l’esclavage salarial.
Les révolutionnaires et le Parti n’ont pas à se substituer à la classe, ce qui implique que leur fonction, tout en étant indispensable, ne constitue pas une fin en soi, une œuvre achevée et parfaite qui pourrait agir à la place du prolétariat ou faire pénétrer dans le mouvement de masse spontané de la classe la “vérité” qui lui serait immanente pour “élever” le prolétariat de la nécessité économique de son origine à l’action consciente et révolutionnaire. C’est pourquoi, étant un élément actif et constitutif du prolétariat, engagé à participer pleinement au développement de la prise de conscience de la classe, le Parti n’est en rien médiation entre théorie et pratique, expérience et conscience. L’un et l’autre, le Parti et la classe, matérialisent l’unité entre théorie et pratique ; cette unité identique aux deux ne demande pas à être assumée par un intermédiaire (on ne peut effectivement placer un intermédiaire qu’entre deux entités préalablement séparées), elle est un processus vivant qui détermine aussi bien le Parti que l’action de la classe dans son ensemble et son organisation unitaire en conseils. Faire du Parti la médiation entre théorie et pratique, cela revient à concevoir la théorie comme extérieure au prolétariat, comme patrimoine unique du Parti qui devient alors seule force capable de “renverser le sens de la praxis”, cela revient à castrer le prolétariat de toute possibilité consciente et politique dans sa prise de pouvoir. Car, en suivant ce raisonnement, les conseils ouvriers se transformeraient en coquilles vides, en organes administratifs et étatiques dans lesquels le contenu révolutionnaire serait apporté par le Parti. Il devient très logique dans cette mesure-là de remettre aux mains du Parti la direction réelle de la dictature de la société et de le mettre à la tête de l’État de la dictature du Prolétariat.
Le Parti ne représente pas un organisme de direction ou d’exécution, un organe créé par le prolétariat en vue de la prise du pouvoir. L’idée selon laquelle la direction de la dictature ouvrière est le fait d’un Parti révolutionnaire unique, constitué en Parti de masse pendant la période postrévolutionnaire manifeste une incompréhension grave quant au but politique réel du Parti. Le Parti ne vise pas en effet à gonfler démesurément en vue de s’incorporer le plus d’éléments possible. Sa fonction n’est pas celle d’un Parti unique totalitaire et étatique. Bien au contraire, il restera toujours l’expression d’une partie de la classe, et sa raison d’être tendra à disparaître au fur et à mesure que la conscience socialiste deviendra le fait de l’ensemble de la classe[12]».
[1]« Critique des soi-disant “communisateurs” (III) – Jacques Camatte : du bordiguisme à la négation du prolétariat (1ère partie) », Revue internationale n° 171 (2023).
[2]Contre toutes les élucubrations à prétention théorique destinées à fonder la propagande des communisateurs en faveur de la désertion du combat de classe, nous reproduisons en annexe de cet article, la conception du CCI concernant la responsabilité des révolutionnaires et le sens de leur activité.
[3]« Solitude de la théorie communiste », publié sur le site web Hic Salta – Communisation (2016).
[4]«Théorie communiste, un chantier permanent», Théorie communiste n° 23.
[5]Lénine, Que faire ? (1901)
[6]Engels, Discours sur la tombe de Karl Marx (1883).
[7]« Plateforme programmatique du CCI », publiée sur notre site web.
[8]« Les voies de la communisation ne sont pas impénétrables », Dialectical Delinquents (avril 2015).
[9]« Campagnes anti-négationnistes : une attaque contre la Gauche communiste [4] », dans notre brochure : Fascisme & démocratie deux expressions de la dictature du capital.
[10]« Plateforme programmatique du CCI ».
[11]« Thèses sur le parasitisme », Revue internationale n° 107.
[12]. Revue internationale n° 7, 4e trimestre 1976.
https://fr.internationalism.org/rinte7/conscience.htm#_ftnref1 [5]
Liens
[1] https://conservationdepassement.github.io/textes/jean-barrot/le-renegat-kautsky-et-son-disciple-lenine/
[2] http://dialectical-delinquents.com/war-politics/60-days-older-and-deeper-in-debt-by-the-tptg/
[3] http://dialectical-delinquents.com/the-minister-of-sic/
[4] https://fr.internationalism.org/french/brochures/democratie_fascisme_campagnes_antinegationnisme.htm
[5] https://fr.internationalism.org/rinte7/conscience.htm#_ftnref1
[6] https://fr.internationalism.org/tag/conscience-et-organisation/courant-communiste-international
[7] https://fr.internationalism.org/tag/personnages/jacques-camatte
[8] https://fr.internationalism.org/tag/30/528/lenine
[9] https://fr.internationalism.org/tag/30/400/karl-kautsky
[10] https://fr.internationalism.org/tag/personnages/gilles-dauve
[11] https://fr.internationalism.org/tag/30/547/karl-marx
[12] https://fr.internationalism.org/tag/personnages/rosa-luxemburg
[13] https://fr.internationalism.org/tag/30/374/friedrich-engels
[14] https://fr.internationalism.org/tag/personnages/ludwig-feuerbach
[15] https://fr.internationalism.org/tag/personnages/cliff-stott
[16] https://fr.internationalism.org/tag/personnages/steve-reicher
[17] https://fr.internationalism.org/tag/personnages/manousos-manousakis
[18] https://fr.internationalism.org/tag/personnages/pierre-guillaume
[19] https://fr.internationalism.org/tag/personnages/robert-faurisson
[20] https://fr.internationalism.org/tag/personnages/francis-cousin
[21] https://fr.internationalism.org/tag/personnages/dominique-blanc
[22] https://fr.internationalism.org/tag/courants-politiques/anarchisme-modernisme
[23] https://fr.internationalism.org/tag/heritage-gauche-communiste/lorganisation-revolutionnaire
[24] https://fr.internationalism.org/tag/heritage-gauche-communiste/conscience-classe