Le mouvement ouvrier et la question de l'oppression de la femme
Nous publions ci-dessous de larges extraits d'une lettre de lectrice très préoccupée par la question de l'émancipation de la femme, suivis de notre réponse.
"(…) Dans le pays des 'Droits de l'Homme', comme peut-être bien dans certains autres Etats, toute l'organisation sociale tourne autour du nombrilisme masculin (…) Les espaces pour femmes, style clubs féminins ou assemblées des femmes d'antan ou du temps de Rosa Luxemburg, nous ont été supprimés (…) Sous prétexte de mixité généralisée, les femmes du peuple sont données en pâture car lorsqu'elles changent de villes ou de pays et qu'elles sont en plus sans travail, les espaces pour femmes qui leur permettraient de retrouver confiance en elles-mêmes sont pratiquement inexistants. Bon nombre de femmes ont tellement dû 's'accommoder' de cet état de fait du mieux qu'elles pouvaient qu'elles ont fini par occulter leur condition (…) On peut dire que la femme reste le prolétaire de l'homme même si l'institution bourgeoise du mariage est passée de mode. On échappe au devoir conjugal synonyme de prostitution conjugale au bénéfice du libertinage où la communion entre les êtres ne peut plus exister tant que les inégalités de tous ordres n'auront pas été abolies et donc tant que les rapports humains seront des rapports de possession et d'esclavage. Pour s'en délivrer, il nous faut peut-être (…) que les femmes puissent retrouver plus d'espaces pour femmes ; sans cela nous ne parviendrons jamais à un vrai communisme. Le capitalisme serait-il d'origine masculine ? Je ne crois pas, mais certains ont eu tout intérêt à exploiter le désir de domination d'un sexe contre l'autre pour se maintenir au pouvoir."
Aujourd’hui comme hier, Solidarnosc est le pire ennemi des ouvriers de Pologne
Nous publions ci-dessous des extraits d’une lettre de lecteur qui aborde différentes questions : le rôle des syndicats, celui des gauchistes de "Lutte Ouvrière" et pour finir la situation en Pologne et la nature de Solidarnosc. C’est la partie traitant de cette dernière question, suivie de notre réponse que nous publions ici.
Courrier des lecteurs (RI n°86) )
Deux sympathisants du C.C.I., décident de créer, en avril 81, un comité ouvert à tous pour rompre leur isolement et en faire un lieu de discussion et d'intervention. Ils ont pris contact avec l'organisation et nous ont envoyé la lettre suivante : "Comme prévu, nous vous envoyons l'exemplaire du tract que nous voulons diffuser sur "J.". Nous vous demandons si le CCI peut prendre en charge la réalisation technique de ce tract (2 000 tracts). Il est évident que nous participerons aux frais. Nous ne nous étendrons pas sur cette initiative. Nous en avons déjà discuté avec vous.