Réponse au Garas (2): Le syndicalisme de base ou "radical", une arme de la bourgeoisie
Réponse au GARAS - Le syndicalisme de base ou "radical", une arme de la bourgeoisie
L'anarcho-syndicalisme face à un changement d'époque : la CGT jusqu'à 1914
Pour beaucoup de militants, dégoûtés par « l'opportunisme, le réformisme, et le crétinisme parlementaire », la Confédération Générale du Travail (CGT) française est en quelque sorte l'organisation phare du nouveau syndicalisme « révolutionnaire », qui « se suffit à lui-même » (selon les termes de Pierre Monatte). Mais, si le développement du « syndicalisme révolutionnaire » est un phénomène international au sein du prolétariat à cette époque, la spécificité de la situation politique et sociale en France a permis à l'anarchisme de jouer un rôle particulièrement important dans le développement de la CGT.
Ce qui distingue le mouvement syndicaliste révolutionnaire
Depuis 1968 et plus particulièrement depuis l'effondrement du bloc de l'Est, un nombre significatif d'éléments désireux de militer pour la révolution ont tourné le dos à l'expérience de la révolution russe et de la 3ème Internationale, pour chercher des enseignements pour la lutte et l'organisation du prolétariat dans une autre tradition, celle du "syndicalisme révolutionnaire" (terme qu'on assimile aussi parfois à "anarcho-syndicalisme")
Réponse au "groupement d'action et de réflexion anarcho-syndicaliste" (GARAS) : Le syndicalisme n'est pas une arme de la class
Le syndicalisme est-il une arme de la classe ouvrière ?
Né des convulsions qui déchirent la CNT-AIT française depuis plusieurs
années, le Groupement d'Action et de Réflexion Anarcho-syndicaliste (GARAS) publie depuis janvier
2002 une "Lettre de liaison" . Il rassemble des éléments qui font le
constat de "l'échec de la CNT-AIT à
résoudre ses problèmes internes, comme à être utile dans la lutte contre la
classe dominante" et ont décidé de "préparer l'après CNT" Convaincus qu'"aujourd'hui aucun groupe essayant de mettre
en œuvre une pratique syndicale efficace en rupture avec le capitalisme
n'arrive réellement à ses fins" , il se propose d'aborder les
problèmes qui se posent " aux révolutionnaires sincères qui veulent agir
au niveau syndical et promouvoir l'auto-organisation des luttes". Son but affirmé est
de "mettre en place une
confédération anarcho-syndicaliste sur des bases claires". L'article ci-dessous s'inspire en
grande partie d'un texte adressé par le CCI il y a quelques mois au GARAS,
lequel se déclarait "preneur de
toute contribution à [sa] feuille".
Il vise à montrer que le syndicalisme n'est pas une voie que peut emprunter la
classe ouvrière pour développer son combat.
IWW : la mystification du syndicalisme révolutionnaire
Nous publions ci-dessous la traduction de larges extraits tirés d'un article d'Internationalism n°43, notre publication aux Etats-Unis. Le but de cet article est de combattre l'illusion qu'il puisse subsister dans la période actuelle une forme de syndicalisme révolutionnaire. Nombre de ceux qui défendent cette thèse mettent volontiers en avant le rôle et l'expérience des IWW (Industrial Workers of the World) aux Etats-Unis. C'est pourquoi il est nécessaire de montrer que la prétendue intransigeance révolutionnaire des IWW repose entièrement sur un mythe.