Jan Appel, un révolutionnaire n'est plus

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Le 4 mai 1985, la dernière grande figure de l'Internationale Communiste, JAN APPEL, s'est éteinte à l'âge de 95 ans Le pro­létariat n'oubliera jamais cette vie, une vie de lutte pour la libération de l'humanité

La vague révolutionnaire du début de ce siècle a échoué Des milliers de révolutionnaires marxistes furent tués en Russie et en Allemagne, certains même se suicidèrent Mais, malgré cette longue nuit de contre-révolution, Jan Appel resta fidèle aux marxisme, il resta fidèle à la classe ouvrière, convaincu que la  révolution  prolétarienne devait venir

Jan Appel fut formé et trempé dans le mouvement révolutionnaire d'Allemagne et de Hollande au début de ce siècle. Il combattit côte à côte avec Rosa Luxemburg, Karl Liebknecht, Lénine, Trotsky, Gorter, Pannekoek. Il combattit dans la révolution en Allemagne, en 1919. Il  fut de ceux qui ne trahirent jamais la cause du prolétariat. Il fut un représentant digne de cette masse anonyme des générations mortes du prolé­tariat. Leur lutte historique a toujours renoncé à la glorification des personnes ou à la recherche de ti­tres de gloire. Tout comme Marx, Engels, Jan Appel n'avait pas de comptes à rendre à la presse à sensation capitaliste

Mais il était aussi plus que cette masse anonyme de militants révolutionnaires courageux qui fut produite par la vague révolutionnaire du mouvement ouvrier du début de notre siècle. Il a laissé des traces qui permettent aux révolutionnaires d'aujourd'hui de reprendre le flambeau Jan Appel était capable de recon­naître ceux qui, tout aussi anonymes et pour le moment encore réduits à une petite minorité, continueront le combat communiste. Avec fierté, nous avions ainsi accueilli Jan Appel au Congrès de fondation du Courant Communiste International en  1976 à Paris. Les  sigles utilisés dans cet article sont expliqués p.18.

Né en 1890 dans le Mecklenburg en Allemagne, Jan Appel a commencé très jeune à travailler dans les chantiers navals de Hambourg. Dès 1908, il est un membre actif du SPD. Dans les années tourmentées de la guerre, il participe aux discussions sur les questions nouvelles qui se posent à la classe ou­vrière : l'attitude face à la guerre impérialiste et face à la révolution russe. C'est ce qui le conduisit, fin 1917, début 1918, à se joindre aux radicaux de gauche de Hambourg qui prirent une position claire contre la guerre pour la révolu­tion. Il donna ainsi suite à l'appel de juillet 1917 des IKD de Hambourg demandant à tous les ou­vriers révolutionnaires d'oeuvrer pour la consti­tution d'un ISPD en opposition à la politique réformiste-opportuniste de la majorité du SPD. Poussé par les combats ouvriers de fin 1918, il adhérera aussi au Spartakusbund de Rosa Luxem­burg et prendra, après l'unification dans le KPD(S) une position responsable dans le groupe du district de Hambourg.

1918 fut surtout l'année des grandes grèves à Hambourg et dans toute l'Allemagne après novembre, dans lesquelles Appel se trouva au premier plan. Les ouvriers des chantiers navals furent en effet longtemps les combattants de pointe qui, dès le début, adoptèrent une attitude révolutionnaire, et poussés par les IKD et le KPD(S), furent le fer de lance dans les combats contre les orientations du SPD réactionnaire, de l'USPD centriste et des syn­dicats réformistes. Ce fut en leur sein que les hommes de confiance révolutionnaires, et après les AAU, virent le jour. Citons Appel lui-même : "En janvier de l'année 1918, les  travailleurs de l'armement  et des  chantiers navals (sous  contrôle mi­litaire) en arrivèrent partout à se révolter contre la camisole de  force de la guerre, contre la faim, le dénuement, la misère. Et ceci par la grève gé­nérale. Au début, la classe ouvrière, les  prolétai­res sous 1'uniforme, ne comprirent pas ces travail­leurs (...) La nouvelle de ce mouvement, de ce  com­bat de  la  classe ouvrière, pénétra jusque dans le dernier recoin. Et lorsque le rapport de forces  eut assez mûri, lorsqu'il  n'y  eut plus rien à sauver de l'économie militaire et du soi-disant Empire al­lemand, alors, la classe ouvrière et les soldats firent   ce que leur avaient appris les pionniers de janvier 1918" (Hempel, pseudonyme de Jan Appel, au 3ème Congrès de l'Internationale Communiste, juil­let 1921). Et sur les grèves de novembre à Hambourg, Appel raconta : "Quand, en novembre 1918, les ma­rins se révoltèrent et les ouvriers des chantiers à Kiel arrêtèrent le travail, nous apprîmes au chantier militaire  de Vulkan, par des ouvriers de Kiel, ce qui s'était passé. Il s'en suivit alors une assemblée  secrète sur le chantier, 1'usine étant sous occupation militaire. Le travail s'ar­rêta, mais les ouvriers restèrent ensemble, dans l'entreprise. Une délégation  de 17 volontaires fut envoyée à la centrale des syndicats, pour exiger la déclaration d'une  grève générale. Nous avons exigé une assemblée. Mais il s'en suivit alors une attitude opposée au mouvement de la part des diri­geants connus du SPD et des syndicats. Pendant des heures se déroulèrent des discussions acerbes. Pen­dant  ce temps, sur le chantier Bloom und Vos, où travaillaient 17 000 ouvriers, une révolte spontanée éclata. Alors, tous les ouvriers quittèrent  les usines, au chantier Vulkan également (où travail­lait Appel), et se dirigèrent vers la maison des syndicats. C'est à ce moment que les dirigeants disparurent. La révolution avait commencé." (Appel, 1966, discussion avec H.M.Bock).

Ce furent alors surtout les hommes de confiance révolutionnaires élus à ce moment-là qui organi­sèrent les ouvriers dans des conseils d'entrepri­se, indépendamment des syndicats. Jan Appel fut élu pour son rôle actif et prépondérant dans les événements, président des hommes de confiance ré­volutionnaires. Ce fut également lui qui, avec Ernst Thâlmann, fut désigné comme homme de con­fiance révolutionnaire de l'USPD pendant une as­semblée de masse après l'assassinat de Rosa Luxemburg et de Karl Liebknecht, pour organiser la nuit suivante une marche sur la caserne de Barenfeld, afin d'armer les ouvriers. Le manque de centralisation des Conseils, surtout avec Berlin, l'effritement et surtout la faiblesse du KPD(S) qui venait de se former, ne permirent pas au mou­vement de se développer, et deux semaines plus tard, le mouvement se tassa. Ce fut alors la pé­riode où toute l'attention fut orientée vers le renforcement de l'organisation.

Pour les ouvriers en lutte, les syndicats étaient des organes morts. Début 1919, les syn­dicats locaux, de Hambourg entre autres, furent dissous, les contributions et les caisses répar­ties parmi les chômeurs. En août, la Conférence du district du nord du KPD (S), avec Hambourg com­me fer de lance, obligea ses membres à quitter les syndicats. Selon Appel : "A ce moment là, nous  arrivâmes à la conclusion que les syndicats n'étaient pas utilisables pour la lutte révolu­tionnaire, et cela amena dans  une assemblée des hommes de confiance révolutionnaires à la propa­gande pour la constitution d'organisations d'en­treprise révolutionnaires, comme base pour les Conseils. A partir  de Hambourg, cette propagande pour la formation d'organisations d'entreprise se répandit et cela amena aux 'Allgemeine Arbeiter Unionen' (aau)."   (Ibid.). Le 15 août, les hommes de confiance révolutionnaires se réunirent à Essen avec l'approbation de la centrale du KPD(S) pour fonder les AAU. Dans le journal KAZ apparurent à cette époque différents articles expliquant le fondement de cette décision et pourquoi les syndi­cats n'avaient plus de raison d'être pour la clas­se ouvrière dans la période de décadence, et donc révolutionnaire, du système capitaliste.

Jan Appel, comme président des hommes de con­fiance révolutionnaires, et organisateur actif, fut alors aussi élu comme président du KPD(S) de Hambourg. Dans les mois qui suivirent, les ten­sions et conflits entre la centrale de Paul Levi et surtout la section du nord du KPD(S) se multi­plièrent autour de la question des syndicats, des AAU et du parti de masse. Lorsque eut lieu le 2ème Congrès du KPD en octobre 1919 à Heidelberg, où les questions de l'utilisation du parlementarisme et des syndicats furent discutées et votées, Appel, comme président et délégué du district de Ham­bourg, prit clairement position contre les thèses opportunistes qui allaient à 1'encontre du déve­loppement révolutionnaire. L'opposition, pourtant majoritaire, fut exclue du parti. Au Congrès mê­me, 25 participants furent immédiatement exclus. Le groupe de Hambourg dans sa quasi-totalité se déclara en accord avec l'opposition, suivi par d'autres sections. Après différentes tentatives de l'opposition au sein du KPD(S), finalement, en février 1920, toutes les sections en accord avec l'opposition furent exclues. Mais ce n'est qu'en mars que toute tentative pour redresser le KPD (S) de l'intérieur cessa. Mars 1920 fut en effet la période du putsch de Kapp, pendant laquelle la centrale du KPD(S) lança un appel à la grève générale, tout en préconisant une "opposition loyale", négociant pour éviter toute révolte armée révolution­naire. Aux yeux de l'opposition, cette attitude trancha et fut le signe clair de l'abandon de tou­te politique révolutionnaire.

Lorsqu'en avril 1920 le groupe de Berlin quitta le KPD, les bases furent jetées pour la construction du KAPD, et 40000 membres, parmi eux Jan Appel, quittèrent le KPD.

Dans les combats insurrectionnels de la Ruhr de mars 1920, de nouveau Jan Appel se trouva au pre­mier plan, dans les unions, dans les assemblées, dans les luttes. Sur la base de sa participation active dans les combats depuis 1918 et de ses ta­lents organisationnels, les participants au Congrès de fondation du KAPD désignèrent Appel et Franz Jung pour les représenter à Moscou auprès de l'In­ternationale Communiste. Ils devaient discuter et négocier sur l'adhésion à la 3ème Internationale et sur l'attitude traîtresse de la centrale du KPD pen­dant l'insurrection de la Ruhr. Pour parvenir à Moscou, ils durent détourner un navire. Une fois sur place, ils eurent des discussions avec Zinoviev, président de l'Internationale Communiste, et avec Lénine. Sur la base du manuscrit de Lénine "Le gauchisme, maladie infantile du communisme", ils discutèrent longuement, réfutant entre autres les fausses accusations de syndicalisme (c'est-à-dire le rejet du rôle du parti) et de nationalisme. Ainsi, Appel, dans ses articles, "Informations de Moscou" et "Où veut en venir Ruhle", dans la KAZ, défendit la position que Laufehberg et Wolffheim devaient être exclus "parce qu'on doit avoir plus de  confiance  dans  les  communistes  russes  que  dans les nationalistes  allemands  qui ont quitté  le   ter­rain  de  la  lutte de  classe".  Appel déclara aussi qu'il avait "jugé que Ruhle aussi  ne se trouvait plus  sur le terrain  du programme du Parti ; si cet­te vision s'avère être fausse, alors 1'exclusion  de Ruhle ne se pose pas. Mais les  délégués  avaient le droit et le devoir à Moscou de défendre le program­me du Parti."

Il fallut encore plusieurs voyages à Moscou pour que le KAPD fût admis comme organisation sympathi­sante de la 3ème Internationale et pût ainsi parti­ciper au 3ème Congrès en 1921.

Appel travailla entre temps, sous le faux nom de Jan Arndt,  un peu partout en Allemagne, et fut actif là où le KAPD ou l'AAUD l'envoyèrent. Ainsi, il devint responsable de l'hebdomadaire "Der Klassenkampf" de l'AAU dans la Ruhr où il resta jus­qu'en novembre 1923.

Au 3ème Congrès de l'Internationale Communiste, en 1921, de nouveau Appel, avec Meyer, Schwab et Reichenbach, furent les délégués pour mener les né­gociations ultimes au nom du KAPD, contre l'oppor­tunisme grandissant au sein de l'IC. Ils tentèrent vainement, avec des délégués de Bulgarie, Hongrie, Luxembourg, du Mexique, de l'Espagne, de la Grande-Bretagne, de Belgique et des Etats-Unis, de former une opposition de gauche. Fermement, en ignorant les sarcasmes des délégués bolcheviks ou du KPD, Jan Appel, sous le pseudonyme de Hempel, souligna à la fin du 3ème Congrès quelques questions fondamenta­les pour la révolution mondiale d'aujourd'hui.. Sou­venons-nous de ses paroles : ".Il manque aux ca­marades russes une compréhension des  choses  telles qu'elles  se passent en Europe occidentale. Les ca­marades russes comptent  avec une population telle que celle qu'ils  ont en Russie. Les russes ont vécu une longue domination tsariste, ils sont durs et solides, tandis que chez nous le prolétariat est pénétré par le parlementarisme et en est complète­ment  infesté. En  Europe, il s'agit de faire quelque chose  d'autre. Il s'agit de barrer la route à 1'opportunisme et 1'opportunisme  chez nous, c'est 1'utilisation des institutions bourgeoises dans le domaine économique. Les camarades rus­ses ne sont pas non plus des surhommes, et ils ont besoin d'un contrepoids, et ce contrepoids ce doit être une troisième internationale liqui­dant  toute tactique de compromis, parlementarisme et  vieux syndicats. "

Appel fut arrêté en novembre 1923, à cause du détournement du navire avec lequel la délégation s'était rendue à Moscou en 1920. En prison, il prépara une étude sur le mouvement ouvrier et en particulier sur la période de transition vers le communisme, à la lumière des leçons des événements de Russie.

Il fut libéré fin 1925, mais l'Allemagne était devenue dangereuse pour lui et il obtint un tra­vail dans un chantier naval en Hollande. Ainsi, à partir d'avril 1926, commença sa période d'activi­té politique en Hollande. Il prit contact immédia­tement avec Canne Meyer, qu'il ne connaissait pas personnellement, afin de pouvoir s'intégrer dans la situation aux Pays-Bas. A partir de ce contact, des ex-membres du CPH et/ou ex-KAPH se regroupè­rent lentement, et à partir de 1927 se fonda le GIC qui publiera une revue, PIC, ainsi qu'une édi­tion en allemand. Ils suivirent de près l'évolu­tion du KAPD en Allemagne et s'orientèrent plus vers les thèses du KAP Berlin, en opposition au groupe autour de Gorter. Pendant 4 ans, le GIC étudia et discuta l'étude qu'Appel avait faite en prison, et le livre "Les fondements de la pro­duction et de la distribution communistes" fut publié en 1930 avec les AAU de Berlin, livre qui fut discuté et critiqué par des révolutionnaires dans le monde entier jusqu'à aujourd'hui.

Appel fit encore plusieurs contributions impor­tantes pendant les années difficiles de la contre-révolution, jusqu'à la seconde guerre mondiale, contre les positions des PC dégénérés et devenus bourgeois. Le GIC travailla en contact avec d'au­tres petites organisations révolutionnaires dans différents pays (comme la Ligue des Communistes Internationalistes en Belgique, le groupe autour de Bilan, "Union Communiste" en France, le groupe autour de P.Mattick aux Etats-Unis, etc.), et fut un des courants les plus importants de cette pé­riode à maintenir en vie l'internationalisme. A partir de 1933, Appel dut se tenir en retrait, vu que l'Etat hollandais en ami de l'Allemagne hitlé­rienne l'avait expulsé. Jusqu'en 1948, Appel vécut dans la clandestinité sous le nom de Jan Vos.

Pendant et après la seconde guerre mondiale ce­pendant, Appel et d'autres membres du GIC se re­groupèrent avec le "Spartacusbond", issu du "Marx-Lenin-Luxemburg Front", seule organisation interna­tionaliste en Hollande jusqu'en 1942. Les membres du GIC qui s'attendaient, tout comme d'au­tres organisations révolutionnaires de cette pé­riode, à des mouvements de classe importants après la guerre, jugèrent important de se regrouper, mê­me s'il existait encore des divergences entre eux, pour préparer une organisation révolutionnaire plus importante, plus forte, afin de jouer un rôle plus prépondérant dans les mouvements. Mais les mouvements ne se développèrent pas, et de nombreu­ses discussions eurent lieu dans le groupe sur le rôle et les taches de l'organisation politique. Appel resta dans le "Spartacusbond" et défendit des positions contre les positions conseillistes qui se renforçaient au sein du groupe. Les membres du GIC quittèrent presque tous le groupe en 1947 pour se perdre très vite dans le néant. En té­moigne une lettre de Pannekoek, devenu lui aussi conseilliste, de septembre 1947 : "...Et maintenant que  le mouvement  de masse fort n'est pas venu, ni l'afflux de jeunes ouvriers (on avait compté là-dessus, que ça devait se produire après la guerre, et c'était sûrement le motif fondamental du GIC pour se regrouper avec le "Spartacusbond" dans la dernière année de  guerre), c'est en fait logique pour le GIC de reprendre son ancien rôle, de ne pas empêcher le "Spartacusbond" de reprendre son ancien rôle du RSP. Selon mes informations, on discute pour le moment dans le GIC sur quelles formes de propagande choisir. Il est dommage que Jan (Appel) soit resté  avec les gens du "Spartacus bond". Déjà dans le passé, j'avais remarqué com­ment  son esprit et ses conceptions sont  déterminés par ses expériences dans le grand mouvement alle­mand qui était le point culminant de sa vie; c'est là qu'il avait formé sa compréhension  des techniques de 1'organisation des conseils. Mais il était trop un homme d'action pour se contenter de simple propagande. Mais vouloir être homme d'ac­tion dans une période où le mouvement de masse n'existe pas encore mène facilement à des formula­tions de formes d'actions impures et mystificatri­ces pour 1'avenir. Peut-être c'est quand même posi­tif que dans le "Spartacusbond" ils gardent -un élé­ment  fort."

Par accident, Appel fut redécouvert par la poli­ce hollandaise en 1948. Après de multiples diffi­cultés, on lui permit de rester aux Pays-Bas mais en lui interdisant toute activité politique. Appel dut ainsi quitter formellement le "Spartacusbond" et la vie politique organisée.

Après 1948, Appel resta néanmoins en contact avec ses vieux camarades, tant aux Pays-Bas qu'ail­leurs, entre autres avec "Internationalisme" (pré­décesseur du CCI) dans la fin des années 40 et dans les années 50. C'est pourquoi Jan Appel fut à nouveau présent lorsqu'à la fin des années 60 fut fondé "Révolution Internationale", future section en France du CCI, résultat des luttes massives du prolétariat en 1968. Puis, avec de nombreuses vi­sites de camarades et sympathisants du CCI, nous vîmes Jan Appel contribuer à la formation de la nouvelle génération de révolutionnaires, partici­per à la constitution formelle du CCI en 1976, une dernière fois, passant ainsi le flambeau et les en­seignements d'une génération révolutionnaire à celle d'aujourd'hui.

Jusqu'à la fin, Jan Appel fut convaincu que "seule la lutte de classe est importante". Nous poursuivons son combat.

Pour le CCI, A.Bai

Bibliographie dans la Revue  Internationale :

"Le danger 'conseilliste' " (40);

"Le Communisten-bond Spartacus et  le courant conseilliste"(39, 38);

"La faillite du conseillisme", "Les conceptions de l'organisation  dans la gauche germano-hollandaise" (37);

"Critique de 'Lénine philosophe' de Panne­koek" (30,28,27,25);

"Réponse  au 'communisme  de conseil', Danemark" (25);

"La gauche hollandaise" (21,16,17);

"Rupture avec Spartacusbond"(9);

"Les épigones  du  conseillisme à 1'oeuvre : Spartacusbond, Daad en Gedachte" (2).

 

LISTE DES SIGLES UTILISES DANS L'ARTICLE :

GIC : Groupe des Communistes Internationaux.

KAZ : Journal Communiste Ouvrier.

USPD : Parti Social-démocrate Indépendant d'Allemagne.

RSP: Parti Socialiste Révolutionnaire, scission du CPH (1925-35), d'où sort le RSAP (Sneevliet), qui se transforme en "Marx-Lenin-Luxemburg Front"(MLL Front) en 1940.

KPD(S) : Parti Communiste d'Allemagne (Spartacus).

KAPD : Parti Communiste Ouvrier d'Allemagne.

CPH : Parti Communiste de Hollande.

KAPH : Parti Communiste Ouvrier de Hollande (de Gorter).

PIC : Matériel de presse des Communistes Internationaux.