Réunions publiques du CCI, le samedi 30 mai (les lieux et heures des réunions seront communiqués ultérieurement)
Il y a 90 ans, en juillet 1936, les forces militaires dirigées par Franco lançaient un coup de force contre la République espagnole. Les travailleurs de Barcelone répondaient avec leurs propres méthodes de lutte : des grèves massives et la formation de milices ouvrières. Mais très vite, cette riposte prolétarienne était entraînée sur le terrain bourgeois de la « défense de la République » contre le fascisme. La guerre civile qui s’ensuivit s’est transformée en carnage impérialiste, une répétition générale du massacre encore plus grand de la Seconde Guerre mondiale.
Aujourd’hui, la classe ouvrière est également confrontée à la propagation des guerres impérialistes à travers le monde, même si les conditions qui ont conduit à la Seconde Guerre mondiale dans les années 1930 ne sont pas les mêmes, surtout parce que la classe ouvrière n’a pas subi de défaite historique comme ce fut le cas avec l’écrasement de la vague révolutionnaire internationale de 1917-1923. Mais les dangers posés par la plongée accélérée du capitalisme dans le chaos et l’autodestruction n’en sont pas moins réels.
Dans les années 1930, seule une poignée d’organisations révolutionnaires, et surtout la Fraction italienne de la Gauche communiste, ont été capables de comprendre la nature réelle de la guerre en Espagne et d’avancer une position internationaliste contre tous ceux (des staliniens et trotskistes aux anarchistes) qui appelaient les travailleurs à se rallier à la défense de la démocratie bourgeoise. Face aux guerres d’aujourd’hui, cette défense intransigeante de l’internationalisme est plus vitale que jamais.
Après une brève présentation de notre analyse des événements d’Espagne de 1936 à 1939, une discussion s’ensuivra afin de permettre une clarification politique. Nous invitons les personnes intéressées à venir débattre, à poser leurs questions ou à exprimer leurs accords ou leurs divergences. Pour faciliter la préparation des réunions, nous suggérons aux camarades de lire les deux textes suivants :