Skip to header Skip to main navigation Aller au contenu principal Skip to footer
englishfrançaisdeutschitalianosvenskaespañoltürkçenederlandsportuguêsΕλληνικά
русскийहिन्दीفارسی한국어日本語filipino中文বাংলাmagyarsuomi
Accueil
Courant Communiste International
Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

Navigation principale

      • Ecrire au CCI en Belgique
      • Ecrire au CCI en France
      • Ecrire au CCI en Suisse
      • International (si vous écrivez de tout autre pays)
    • adresses postales (opens in new tab)
    • positions de base
    • la Gauche communiste et la continuité du marxisme
    • plateforme
    • manifeste du 1er congrès
    • manifeste du 9e congrès
      • les 20 ans du CCI
      • les 30 ans du CCI
    • Comment aider le CCI?
    • La décadence du capitalisme
    • Les syndicats contre la classe ouvrière
    • Nation ou classe?
    • Octobre 1917 début de la révolution mondiale
    • Manifeste sur la Révolution d’Octobre
    • La Gauche communiste de France
    • La période de transition
    • Comment le PCF a trahi
    • Trotskysme contre la classe ouvrière
    • Décembre 1995 en France
    • Fascisme & démocratie
    • Les élections, un piège pour la classe ouvrière
    • Manifeste des 50 ans du Courant Communiste International
    • Manifeste sur la crise écologique
    • Organisations Communistes
    • Première Guerre mondiale
    • Russie 1917 : La plus grande expérience révolutionnaire de la classe ouvrière
    • Effondrement du stalinisme
    • Le chômage
    • Lutte des infirmières, 1988
        • 1940s
        • 1950s
        • 2000s
        • 2010s
        • 2020s
        • 1970s - 1 à 19
        • 1980s - 20 à 59
        • 1990s - 60 à 99
        • 2000s - 100 à 139
        • 2010s - 140 à 163
        • 2020s - 164 à...
        • RI - 1960s
        • RI - 1970s
        • RI - 1980s
        • RI - 1990s
        • RI - 2000s - n°297 à 407
        • RI - 2010s - n°408 à 479
        • RI - 2020s - n°480 à ...
        • Internationalisme - 2000s
        • Internationalisme - 2010s
        • Internationalisme - 2020s
    • Brochures
    • abonnements
    • où acheter la presse

Mouvement des travailleurs sans papiers : pour expulser, le gouvernement peut compter sur les syndicats et la gauche

Fil d'Ariane

  • Accueil
  • Révolution Internationale - les années 2000
  • Révolution Internationale - 2008 - n° 386 à 396
  • Révolution Internationale n° 391 - juin 2008

Le 15 avril dernier, des travailleurs sans papiers, pour la plupart embauchés dans les fameux "secteurs en tension" (1), se mettaient en grève. En plus de subir les pires conditions de travail, ces prolétaires sont traités comme des délinquants, contraints de vivre dans la clandestinité permanente, l'angoisse quotidienne et la terreur du contrôle et de l'expulsion (2). Ceux qui ont pris le risque de tout perdre en faisant grève au grand jour pour faire cesser une situation insupportable font preuve d'un grand courage. Mais en se mettant sous les banderoles de la CGT, ils sont en réalité tombés dans un piège !

Cette grève avait de fait été préparée de longue date, plusieurs mois à l'avance. La CGT avait organisé un appel à la syndicalisation massive de ces ouvriers, avec pour objectif affiché de mettre en oeuvre une action de masse et médiatisée pour... se faire de la pub, comme une vulgaire opération de marketing. Pour être médiatisée, elle le fut en effet. Au sein du cortège syndical parisien du 1er mai, on ne voyait qu'eux. La presse écrite et télévisée en a parlé tous les jours, galvanisant les troupes qu'une CGT en mal de publicité et de crédibilité voulait voir s'agréger autour d'elle, suscitant d'immenses faux espoirs. Ainsi, des milliers de travailleurs "clandestins" se sont engouffrés dans le mouvement, espérant la fin de leurs cauchemars : pouvoir vivre et dormir sans avoir à se cacher et sans craindre les rafles policières. Mais, au bout du compte, ce sont à peine plus de 800 dossiers qui seront déposés. Pourquoi seulement 800 et pas plusieurs milliers, comme avait pu le laisser entendre la CGT avec sa prétendue "action de soutien de masse" ? Parce que la centrale syndicale avait auparavant déjà négocié en secret avec le gouvernement pour précisément et uniquement 800 dossiers de "régularisation", point final ! Pour tous les autres, cette manœuvre n'a pas simplement suscité une immense déception, elle a surtout permis leur fichage par les préfectures !

Ceux qui ont osé poser des questions sur cette magouille de la CGT avec le gouvernement de Sarkozy se sont vus renvoyer dans les cordes par un "laissez-nous faire !" hautain, méprisant, voire menaçant (3). Refusant de se laisser traiter ainsi, tous ceux qui dans l'affaire se sont sentis floués et trahis, ont envahi et occupé, début mai, les locaux de la CGT de la Bourse du travail de Paris. Les explications se sont multipliées sur cet épisode faisant tâche dans les médias et on a même parlé d'un manque de courage de la CGT devant le gouvernement. La CGT n'a en réalité pas "manqué de courage", elle a fait son habituel sale boulot de saboteur de la lutte ouvrière, comme elle le fait dans toutes les entreprises et contre TOUTE la classe ouvrière. Elle a travaillé main dans la main avec le gouvernement pour aider à remplir les fichiers de la préfecture de police qui conduiront aux nouvelles charrettes d'expulsions de demain ! Rien de nouveau sous le ciel capitaliste ! En 2006, toute la gauche politique, syndicale et associative avait incité les sans papiers ayant des enfants scolarisés à se déclarer massivement auprès de leur préfecture. Au final, seulement un millier de dossiers avaient débouché sur une régularisation, et de l'aveu même des organismes d'immigration, il ne pouvait en être autrement, ce que les associations savaient depuis le début (4). Et tous les autres ont été expulsés manu militari par charters entiers. A l'époque, cette opération avait permis de roder le système ELOI (5) qui se mettait en place. En 2006, c'était "Droits devant !" qui était à l'initiative de cette cynique opération (6). Aujourd'hui, la bourgeoisie plante le même poignard dans le dos des travailleurs immigrés. Et si cette fois-ci, c'est à la CGT qu'est revenue la charge principale de cette basse besogne, c'est pour viser spécifiquement ceux qui ont un travail régulier, du fait de son implantation dans les entreprises.

Aussi longtemps qu'ils s'en remettront aux syndicats ou aux associations de gauche, les sans papiers se verront livrés pieds et poings liés à la police. Leurs luttes, aussi combatives et courageuses soient-elles, resteront sans issue car isolées et marginalisées du combat unitaire du prolétariat. Tel fut encore une fois le cas : en s'emparant du rôle de "défenseur exclusif" et de "porte-parole" du mouvement, la CGT a étouffé dans l'œuf tout élan de solidarité que cette grève aurait pu soulever chez tous les ouvriers.

Le seul souffle d'espoir réel, la seule perspective qui s'offrent aux travailleurs sans papiers, c'est de chercher la solidarité de leurs frères de classe. Comme pour tous les ouvriers, ils ne pourront sortir du piège de l'isolement qu'en étant capables de relier leur lutte aux combats de toute la classe ouvrière.

GD (23 mai)

 

1) Il s'agit de secteurs les plus pénibles, les plus précaires ou les plus mal payés en "pénurie de main-d'oeuvre" comme l'hôtellerie, la restauration ou les travaux publics, secteurs où les conditions d'exploitation et l'insécurité de l'emploi sont à leur niveau maximal.

2) Rappelons qu'il y a eu plusieurs cas de mort "accidentelle" ces derniers mois face au durcissement des lois Hortefeux, certains travailleurs clandestins cédant à la panique pour tenter d'échapper aux perquisitions ou aux contrôles de police.

3) Ce mépris, les ouvriers, qu'ils soient d'ici ou d'ailleurs, ne le connaissent que trop bien. D'autres sans papiers en avaient d'ailleurs fait l'amère expérience, l'an dernier, en se faisant mettre dehors par les syndicats de la Bourse du travail qu'ils occupaient. Voir "Quand les syndicats expulsent les sans-papiers", RI n° 379, mai 2007.

4) Voir "Expulsions de sans-papiers, quand la gauche prête main forte à la droite", RI n° 371, septembre 2006.

5) Base de données informatiques sur les immigrés en situation irrégulière, dont la précision dans le fichage avait fait pousser des cris d'orfraie à ceux-là mêmes qui aidaient à l'alimenter.

6) Ainsi, les "désaccords" actuels entre la CGT et "Droits devant !" (fondée à l'origine par la CGT) apparaissent pour ce qu'elles sont : des querelles de chapelle. Ce que reproche vraiment "Droits devant !" à la CGT, c'est en fait d'avoir par trop tiré la couverture à elle en s'accaparant la publicité exclusive de ces 800 dossiers. Rien de plus.

Immigration

Liens transversaux de livre pour Mouvement des travailleurs sans papiers : pour expulser, le gouvernement peut compter sur les syndicats et la gauche

  • ‹ Pour qui travaillent les syndicats ?
  • Haut
  • Besancenot chez Drucker : la bourgeoisie fait un coup de pub à la LCR ›
Accueil
Courant Communiste International
Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

Menu Pied de page

  • Positions de base du CCI
  • Contact