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Chaos en Libye: une odieuse expression de la barbarie capitaliste

La Libye est régulièrement sous le feu des médias depuis 2011, l’année de la liquidation de son défunt “guide” Kadhafi par les puissances de l’OTAN (France, Royaume-Uni et États-Unis). “Cette malheureuse Libye, que la guerre franco-britannique de 2011 a transformé en paradis pour les terroristes de Daech et d’Al-Qaida, hérite donc aujourd’hui d’une guerre civile. Les trafiquants d’armes, de drogue ou de migrants y prolifèrent et entrent rarement en conflit avec les djihadistes.

En Libye, les maîtres changent, l’exploitation et la misère demeurent

Après six mois de combats, les “rebelles” libyens fêtent leur victoire contre le tout-puissant Kadhafi, provocateur qui narguait depuis 42 ans les démocraties occidentales et leurs dirigeants, jouant au chat et à la souris avec ces derniers, et membre jusqu’à cette année encore de l’Internationale socialiste. Des démocraties qui, après avoir, bon an mal an, essayé de s’attirer les bonnes grâces du “Guide” libyen, ont apporté leur soutien militaire le plus actif au Conseil national de transition de Libye, dès lors que la véritable révolte populaire contre le régime de la “Jamahyria” du dictateur libyen s’est transformée en sinistre lutte de chefs de tribus occasionnellement ligués contre ce dernier.

Guerre en Libye: une position internationaliste du KRAS

Nous publions ici la prise de position contre la guerre en Libye écrit par le KRAS, la section de l’AIT en Russie. Le CCI veut d`abord saluer fortement l’internationalisme qui anime clairement cette prise de position. Cela ne nous surprend pas, parce que le KRAS a dans le passé constamment défendu une position clairement internationaliste : en 2008 contre la guerre en Géorgie, et auparavant encore face aux guerres en Tchétchénie dans les années 1990, rejetant tout soutien politique aux différents camps bourgeois en guerre. Ce que nous avons en commun, et ce qui compte vraiment pour nous, c’est le fait qu’une organisation comme le KRAS se situe sur la question la plus significative pour le prolétariat, la guerre impérialiste, sans aucun doute dans le camp de la classe ouvrière internationale.

Intervention occidentale en Libye : un nouvel enfer guerrier

Depuis le déclenchement le 19 mars de l’intervention militaire en Libye sous la double bannière de l’ONU et de l’OTAN, la situation ne s’est pas apaisée. Mais qu’on se rassure, le dernier sommet du G8 a réaffirmé que les coalisés, au-delà de leurs dissensions, étaient “déterminés à finir le travail”, après avoir appelé le dirigeant libyen à quitter le pouvoir car il a “perdu toute légitimité”. La Russie elle-même s’est mêlée au concert de tous ces nouveaux anti-kadhafistes pour proposer son concours à une médiation avec celui qu’elle “ne considère plus comme le dirigeant de la Libye”. En signe de leur appui aux “révolutions arabes” et donc aussi en direction de la population libyenne, les dirigeants présents se sont fendus, en pressant l’Arabie Saoudite de mettre la main à la poche, d’un cadeau aux “révolutions arabes” de 45 milliards de dollars.

Révoltes sociales au Maghreb et au Moyen-Orient, catastrophe nucléaire au Japon, guerre en Libye : seule la révolution prolétarienne peut sauver l'humanité du désastre capitaliste

Les derniers mois ont été riches en événements historiques. Si les révoltes au Maghreb et au Moyen-Orient n’ont aucun lien avec le tsunami qui a ravagé le Japon et la crise nucléaire consécutive, tous ces évènements font néanmoins ressortir avec acuité l’alternative qui s’offre plus que jamais à l’humanité : socialisme ou barbarie.

En Libye, un soulèvement populaire enterré par des luttes entre factions bourgeoises

Les événements qui se déroulent en Libye sont extrêmement difficiles à suivre. Une chose est claire cependant : la population souffre de la répression depuis des semaines. Elle connaît la peur et l'incertitude. Peut-être des milliers d'entre-eux sont-ils morts, d'abord des mains de l'appareil répressif du régime mais, de plus en plus, ils sont pris entre deux feux, puisque le gouvernement et l'opposition se battent pour le contrôle du pays. Pour quelle raison meurent-ils ?

L'affreux Kadhafi est pourtant l'ami de toutes les bourgeoisies

Depuis que Kadhafi, au pouvoir de puis 42 ans était redevenu “fréquentable” en 2004, après l’éponge passée sur l’attentat de Lockerbie, toutes les grandes puissances se sont ruées en Libye pour le courtiser frénétiquement et signer de mirifiques contrats commerciaux, qui tenaient plus de l’appât que de l’achat concret, de même que toutes les grandes compagnies pétrolières qui n’avaient même pas attendu cette date pour exploiter les gisements libyens.
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