La campagne idéologique
qui vise aujourd'hui à assimiler les positions politiques de la Gauche communiste face à la
2e guerre
mondiale à du « négationnisme » , c'est-à-dire la remise
en cause de l'extermination des juifs par les nazis, a deux objectifs. Le
premier est de salir et de discréditer aux yeux de la classe ouvrière, le seul
courant politique, la Gauche
communiste, qui refusa de céder à l'Union sacrée face à la seconde guerre
mondiale. En effet seule la
Gauche communiste dénonça la guerre – comme l'avaient
fait avant elle, Lénine, Trotsky et Rosa Luxemburg à propos de la première
guerre mondiale – comme une guerre inter-impérialiste de même nature que
celle de 1914-18, en démontrant que la prétendue spécificité de cette guerre,
celle d'une lutte entre deux systèmes, la « démocratie »
et le « fascisme », n'était
qu'un pur mensonge destiné à embrigader les prolétaires dans une gigantesque
boucherie. Le second objectif s'inscrit dans l'offensive idéologique qui
veut faire croire aux prolétaires que la démocratie bourgeoise serait, malgré
ses imperfections, le seul système possible et qu'il leur faut donc se mobiliser
pour la défendre ; c'est ce qu'on leur demande aujourd'hui par le
matraquage de diverses campagnes politico-médiatiques, de l'opération « mains propres » en Italie à « l'affaire Dutroux » en
Belgique, en passant par le battage « anti-Le
Pen » en France. Et dans cette offensive, le rôle dévolu à la campagne
« anti-négationniste » est
de présenter le fascisme comme « le
mal absolu » et ce faisant de dédouaner le capitalisme comme un tout
de sa responsabilité dans l'holocauste.