Première guerre mondiale

Naissance de la démocratie totalitaire

"La manipulation habile et consciente des habitudes et des opinions des masses est une composante majeure de la société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme secret de la société constituent un gouvernement invisible qui est la véritable puissance dirigeante de notre société."

L'art et la propagande

Une visite à l'exposition d'artistes de guerre britanniques, "La vérité et à la mémoire", qui s'est tenu au Musée de Guerre Impérial de Londres en 2014, suscite des réflexions concernant la relation complexe entre l'art, la politique et la propagande.

Première Guerre mondiale: comment s'est produite la faillite de la Deuxième internationale

Depuis plus de dix ans, le vacarme lointain des armes faisait écho en Europe, celui des guerres coloniales d'Afrique et des crises marocaines (1905 et 1911), celui de la guerre russo-japonaise de 1904, celui des guerres balkaniques. Les ouvriers d'Europe faisaient confiance à l'Internationale pour tenir à distance la menace d'un conflit généralisé. Les contours de la guerre à venir – déjà prévue par Engels en 1887 - se dessinaient de plus en plus clairement, année après, année, au point que les Congrès de Stuttgart en 1907 et de Bâle en 1912 la dénoncèrent clairement

100 ans après la Première Guerre mondiale, la lutte pour les principes prolétariens demeure pleinement d'actualité

Il y a cent ans, la guerre entre dans une nouvelle année de massacres. Elle devait être "terminée pour Noël", mais Noël est passé et la guerre est toujours là.

A partir du 24 décembre, des fraternisations sur les lignes de front ont donné lieu à la "Trêve de Noël". De leur propre initiative et au grand dam des officiers, les soldats – ouvriers ou paysans en uniforme – sont sortis spontanément de leurs tranchées pour échanger bière, cigarettes, et nourriture. Pris de court, les Etats-Majors n'ont pas su réagir sur le champ.

Réunion publique à Budapest: comment la classe ouvrière a mis fin à la Première Guerre mondiale

La librairie Gondolkodó Autonom Antikvárium a invité le CCI à tenir une discussion publique en septembre 2014 à Budapest, comme nous l'avions déjà fait les années précédentes. Le CCI a suggéré, pour cette année, de passer le film disponible sur notre site web : "Comment la classe ouvrière a mis fin à la Première Guerre mondiale".

Compte rendu de lecture: Paul Frölich, Impérialisme, guerre et lutte de classes en Allemagne (1914-1918)

  "Quiconque a vécu en tant qu'acteur politique la période qui s'est ouverte le 4 août 1914 pourra facilement se tromper sur le temps écoulé depuis cette date. (...) Dix ans ! Cela veut dire qu'une nouvelle génération est arrivée à maturité et est appelée à faire l'histoire. Cette génération doit connaître son passé pour connaître la totalité du présent. (...) Du point de vue prolétarien, il n'existe aucune synthèse sur cette période. Ce livre se veut donc un premier essai en vue de mener à bien cette tâche."  Tel était le postulat de Paul Frölich quand il décida, en 1924, d'écrire l'une des premières synthèses sur la Première Guerre mondiale. 

Jean Jaurès et le mouvement ouvrier

Jean Jaurès à Lyon

Qui était donc Jean Jaurès ? Tout simplement un produit du mouvement ouvrier, le produit collectif et historique d'une classe particulière de la société, l'un de ses produits les plus remarquables si l'on considère l'époque où Jaurès exerça ses talents.

Socialisme ou barbarie!

Quand la guerre éclate le 4 août 1914, ce n’est guère une surprise pour les populations européennes et pour les ouvriers plus particulièrement. Les ouvriers comptaient sur l'Internationale socialiste pour empêcher la guerre, et pourtant, en août 1914, l’Internationale s’effondre ou, plus exactement, elle se disloque lorsque tous les partis qu’elle regroupe (à quelques honorables exceptions près, comme les Russes ou les Serbes) trahissent l’internationalisme prolétarien, son principe fondateur, au nom de la défense de la “patrie en danger” et de la “culture”.

Comment une telle catastrophe est-elle possible ?

1914-2014: cent ans de décadence du capitalisme

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Depuis un siècle, nous nous trouvons à un nouveau carrefour dans l’histoire de l’humanité. La classe révolutionnaire a très tôt déjà et avec une clarté aiguë qualifié cette époque charnière avec la formule : “socialisme ou barbarie”. La lucidité de l’analyse marxiste que recèle ce slogan et qui s’exprime en lui, ne doit cependant pas être réduite à une formule creuse. C’est pourquoi, nous tenons à en souligner ici brièvement l’importance historique et la profondeur essentielle.

1914: le début de la saignée

Première Guerre Mondiale

Il ya 100 ans, l'humanité se tenait au bord de l'abîme, sur le point de plonger dans la saignée la plus terrible que l'histoire n'a jamais vue. Pendant des générations après la Grande Guerre, les années 1914-1918 étaient synonymes de meutre insensée, d'un gaspillage abominable de la vie dans l'horreur des tranchées, pour lequel les populations meutries ont rendu les gouvernements et les classes dirigeantes largement responsables.

Cent ans plus tard, commémorer la guerre est donc quelque peu gênant pour ces mêmes classes dirigeantes. Il se préparent donc à nous noyer dans une océan de futilités, et des hymnes à l'unité nationale face à la souffrance de la guerre. Ils éviteront, à tout prix, toute mention des véritables causes de la guerre: l'expansion impérialiste inexorable du capitalisme à travers la planète. Ils éviteront également toute suggestion de qui était réellement responsable de la guerre.

Surtout ils éviteront toute mention de l'idée que la seule force qui aurait pu arrêter net la guerre, en 1914 comme aujourd'hui, était le prolétariat.

2014 sera donc une année non pas de commémoration, mais d'oubli.

Il y a 90 ans, la révolution en Allemagne met fin à la Première Guerre mondiale

Le 4 novembre 1918, à Kiel, un port sur la Mer Baltique allemande, des milliers de marins se révoltent contre le commandement de l'armée qui leur ordonne de se lancer dans une nouvelle aventure guerrière.

Mort du dernier poilu : non à la mémoire patriotique !

Le comble du cynisme, c'est bien de nous faire croire que les poilus rescapés cautionnaient cette guerre par "patriotisme" et étaient prêts à se faire étriper pour le capital national.

Histoire du mouvement ouvrier : la CNT face à la guerre et à la révolution (1914-1919)

La CNT dans la période de 1914-1919 répondit clairement à partir d'un terrain internationaliste et d'ouverture à l'Internationale communiste (avec l'impulsion active, comme nous venons de le voir, de militants remarquables et de groupes anarchistes).

Révolution et contre-révolution en Italie (1919-1922) 1° partie.

Toute  thèse conçue sur le plan national étudie la situation de 1’Italie contemporaine "in vitro", par le décalage, l'inégalité de développement entre le nord industriel et, le Mezzogiorno caractérisé par une agriculture fondée sur le système des tenures et des latifundia, région où au début de ce siècle le revenu était moitié moindre de celui des provinces septentrionales.

Zimmerwald (1915-1917) : de la guerre a la révolution

Qui se souvient aujourd'hui de Zimmerwald, petit village suisse, où en septembre 1915 se réunit la pre­mière conférence socialiste internationale depuis le début de la première guerre mondiale ? Ce nom pourtant rendit confiance aux millions d'ouvriers jetés dans les horreurs de la guerre impérialiste

A propos du film "Joyeux Noël" : Les fraternisations contre la guerre n'étaient pas du cinéma

"La guerre de 14-18 comme jamais nous ne l’avions vu au cinéma". C’est ainsi que débute la critique, pour le moins dithyrambique, du magazine Historia à propos du film Joyeux Noël de Christian Carion, sorti le 9 novembre dernier dans les salles, et sélectionné pour représenter la France aux Oscars 2006.

Conférence de Zimmerwald en septembre 1915 : le combat des révolutionnaires contre la guerre impérialiste.

Il y a 90 ans, au mois de septembre 1915, se tenait à Zimmerwald la première conférence socialiste internationale, à peine plus d’un an après le début de la Première Guerre mondiale. Revenir sur cet événement, ce n’est pas seulement réouvrir une page d’histoire du mouvement ouvrier, mais raviver la mémoire ouvrière sur la signification centrale et toujours valable de cette conférence : la lutte du prolétariat est de façon indéfectible et intrinsèquement liée à une lutte contre son exploitation et contre la guerre pour abattre le capitalisme, et, dans ce cadre, la responsabilité des révolutionnaires est vitale pour orienter cette lutte vers sa perspective révolutionnaire.

RUSSIE 1917, ALLEMAGNE 1918 : la révolution ouvrière met fin à la guerre impérialiste

(D'après Révolution Internationale N°199; mars 91)

Contrairement à ce que soutient l'histoire officielle, celle de la bourgeoisie, la première guerre mondiale n'a pas pris fin, le 11 novembre 1918, parce que les forces de l'alliance germano-autrichienne avaient subi une défaite militaire décisive ou se trouvaient hors de mesure de poursuivre le combat. Non, l'armistice fut signé pour la raison que les bourgeoisies des deux camps belligérants devaient alors faire face à l'extension mondiale de la révolution ouvrière. De fait, c'est la menace immédiate de l'insurrection du prolétariat en Europe qui a entraîné l'arrêt forcé de la tuerie capitaliste.

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