Décomposition

La classe ouvrière et les guerres du capitalisme en décomposition

Il y a un siècle, le premier mai 1916, sur la place de Postdam à Berlin, le révolutionnaire internationaliste Karl Liebknecht donnait la réponse de la classe ouvrière à la guerre qui dévastait l’Europe et massacrait toute une génération du prolétariat. Devant une foule de quelques 10 000 ouvriers qui manifestaient en silence contre les privations qui étaient une des conséquences obligée de la guerre, Liebknecht décrit l’angoisse des familles de prolétaires qui sont confrontées à la mort au front, à la famine chez eux, en finissant son discours (qui avait aussi été reproduit et distribué dans la manifestation sous forme de tract) en brandissant le mot d’ordre « à bas la guerre » et « à bas le gouvernement », ce qui a immédiatement provoqué son arrestation malgré les efforts de la foule pour le défendre

Le capitalisme est incapable de protéger la planète!

Depuis plusieurs décennies, les conférences environnementales "décisives" se succèdent, les promesses et les accords se multiplient sans qu'aucune mesure probante ne soit appliquée en faveur de l'environnement.

Texte d'orientation: Militarisme et décomposition (extraits)

Nous republions ici les extraits les plus significatifs de ce texte d'orientation rédigé et adopté par le CCI il y a 25 ans pour souligner combien ces thèses restent plus que jamais valides et conservent une brûlante actualité, ce qui ne manquera pas de sauter aux yeux de nos lecteurs au vu de la multiplication des "points chauds" sur la planète et du développement qualitativement supérieur du chaos et de la barbarie dans lequel le capitalisme plonge quotidiennement l'humanité.

Quelle différence entre les émeutes de la faim et les émeutes des banlieues?

Depuis le début
de l'année, la crise économique mondiale, qui révèle l'impasse dans laquelle se
trouve le système capitaliste, a provoqué dans de nombreux pays des émeutes de
la faim, en même temps que se déroulaient des luttes ouvrières pour des
augmentations de salaires, notamment face à la flambée des prix. Le

Le Kenya à son tour à feu et à sang

Le Kenya, longtemps réputé "havre de paix" ou "safari exotique" par excellence, promu aux films à grand spectacle hollywoodiens, vient de sombrer dans un des chaos les plus horribles dont le continent africain détient le triste monopole. "Longtemps réputé être l'une

Crime fasciste à Madrid: L’alternative n’est pas fascisme ou antifascisme, mais barbarie capitaliste ou révolution prolétarienne

Dimanche 11 novembre, dans une rame du métro de Madrid, un individu appartenant à une bande néo-nazie a assassiné Carlos, un jeune de 16 ans, et en a blessé un autre. Ce crime a été commis à l'occasion d'un appel d'un obscur groupuscule fasciste -Démocratie Nationale- auquel a répliqué une manifestation antifasciste de quelques 200 jeunes.

Dérèglements climatiques: le capitalisme provoque les pires catastrophes

Cet été a vu se déchaîner les pires dérèglements climatiques. "En Asie, la pire mousson de mémoire d'homme", titrait le Monde daté du 14 août. Le bilan de ce déluge s'est soldé par au moins 2.200 morts directement comptabilisés et plus de 30 millions de sans-abri sinistrés, exposés aux pires conditions de survie.

Massacres au Darfour: Les grandes puissances cherchent à cacher leur responsabilité

«A l'image de ces cavaliers de l'Apocalypse, qui fondent à l'aube sur les villages rebelles en ne laissant de leur passage qu'une trace des cases brûlées, tout, dans ce conflit, est en clair-obscur. Combien de morts depuis quatre ans ? Dix mille selon les autorités soudanaises, quatre cents mille selon les ONG. Comment qualifier la tragédie du Darfour ?

Terreur d’Etat ou terrorisme « islamiste » ? Un faux choix pour nous entraîner dans la guerre impérialiste

Les atrocités terroristes contre les innocents ne sont ni “inimaginables” ni "sans précédent". Les détenteurs du pouvoir qui condamnent cette dernière atrocité annoncée en provoquent de loin les plus importantes, parce qu’ils ont une puissance de feu de loin supérieure.

Attentats de Bombay et de Srinagar: des actions terroristes au terrorisme d’Etat, les mêmes ennemis pour la classe ouvrière

Chaque jour apporte une expression nouvelle de la barbarie capitaliste. Les principales victimes en sont toujours et partout la population travailleuse et exploitée. L’attaque sur le World Trade Center, les attentats de 2005 à Londres, ceux de Madrid, de Beslan, de Bali, de Sharm-el-Sheikh en Egypte, de Delhi, de Benarès, au Bangladesh, etc. font partie des crimes les plus épouvantables commis contre l’humanité.

Emigration : Les Etats démocratiques dressent un "rideau de fer" contre l'immigration clandestine

A l’automne 2005, nous avons pu assister à des scènes aussi abominables qu’écœurantes sur les frontières Sud de l'Europe. Autour des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, au nord du Maroc, des centaines d’émigrants se lancent par vagues successives dans une course désespérée pour escalader les immenses grilles qui gardent la frontière. On se souvient encore des images de ces êtres humains littéralement empalés sur les grilles barbelées, fauchés par les balles de la police autant espagnole que marocaine, ou largués en plein désert comme des chiens galeux.

A propos du film "Le cauchemar de Darwin" : la recherche du profit est un cauchemar pour l'humanité

Dans le fond, Le cauchemar de Darwin ne nous apprend rien que nous ne sachions déjà. Mais, ce que l’on sait il nous le montre et cela suffit pour nous glacer le sang. Le cauchemar est bien réel et nous vivons dedans. Mwanza est le reflet de l’Afrique, et l’Afrique en cendres et décharnée, c’est le sort que le capitalisme en faillite réserve à toute l’humanité.

Lettre à propos de la marche silencieuse: Un appel à ne pas se laisser mystifier par les discours de l'Etat bourgeois

Les assassinats commis sont horribles et ne sont pas justifiables. Beaucoup ont montré leur compassion pour les victimes. On est choqué par la violence irrationnelle qui règne aujourd'hui et on veut le montrer en participant à une marche, organisée par l'Etat. C'est tout à fait compréhensible, mais je me pose quand même beaucoup de questions à ce propos

Affaire Clearstream : Le vrai scandale, c'est le capitalisme

Pendant des semaines, chaque jour a apporté son lot de révélations nouvelles sur l'affaire Clearstream. Cette hyper-médiatisation outrancière a permis à la classe dominante de masquer que ce nouveau scandale se situait dans la continuité d'une véritable crise politique au sein de la bourgeoisie ouvertement révélée par la lutte contre le CPE.

La décomposition du capitalisme

L'impasse dans laquelle se trouve acculé le système capi­taliste nous donne chaque jour plus l'image d'une société en train de courir à sa propre perte. Aux guerres et aux massacres qui, depuis la fin de l'holocauste de la seconde guerre mondiale, se perpétuent à la périphérie du capita­lisme viennent aujourd'hui s'ajouter d'autres manifesta­tions de la barbarie de ce système décadent dont l'agonie prolongée ne peut engendrer que destructions sur destruc­tions.

Golfe persique : le capitalisme, c'est la guerre

Au moment où nous écrivons, les forces armées américaines encerclent et asphyxient l'Irak. De toute évidence, nous allons vers un affrontement meurtrier dont les populations de la région vont faire les frais, victimes des privations, victimes des bombardements, des gaz, de la terreur. Victimes de la guerre. Victimes du capitalisme.

La décomposition, phase ultime de la décadence du capitalisme

L'effondrement du bloc impérialiste de l'Est est venu apporter la confirmation de l'entrée du capitalisme dans une nouvelle phase de sa période de décadence : celle de la décomposition générale de la société. Avant même que ne se produisent les événements de l'Est, le CCI avait déjà mis en évidence ce phénomène historique (voir notamment la Revue internationale, n°57). 

Pays de l'Est : la barbarie nationaliste

Nous assistons dans toute l'Europe orientale et en URSS, à une violente explosion de nationalisme.

La Yougoslavie est en voie de désintégration. La "civilisée" et "européenne" Slovénie demande son indépendance et, en même temps, soumet les républiques "soeurs" de Serbie et de Croatie à un blocage économique rigoureux. En Serbie, le nationalisme encensé par le stalinien Milosevic a donné lieu à des pogroms, à l'empoisonnement des eaux, à la répression la plus brutale contre les minorités albanaises. En Croatie, les premières élections "démocratiques" donnent la victoire au CDC, groupe violemment revanchard et nationaliste.

Après l'effondrement du bloc de l'est, déstabilisation et chaos

L'effondrement du bloc de l'Est, auquel nous venons d'assister, constitue, avec la reprise his­torique du prolétariat à la fin des années 1960, le fait le plus important depuis le dernière guerre mondiale. En effet, ce qui s'est passé dans la seconde moitié de l'année 1989 met fin à la configuration du monde telle qu'elle s'était maintenue durant des décennies.

Thèses sur la crise économique et politique en URSS et dans les pays de l'est (septembre 1989)

Les récents événements dans les pays à régime stalinien, affrontements à la tête du parti et répres­sion en Chine, explosions nationalistes et luttes ouvrières en URSS, constitution en Pologne d'un gouvernement dirigé par Solidarnosc, revêtent une importance considérable. Ce qu'ils révèlent, c'est la crise historique, l'entrée dans une période de convulsions aiguës du stalinisme. En ce sens, ils nous donnent la responsabilité de réaffirmer, préciser et actualiser notre analyse sur la nature de ces régimes et leurs perspectives d'évolution.

Ecroulement du bloc de l'est la faillite définitive du stalinisme

Présentation des 'Thèses sur la crise économique et politique en URSS et dans les pays de l'Est"

Texte d’orientation : militarisme et décomposition

A plusieurs reprises, le CCI a été amené à insister sur l'importance de la question du militarisme et de la guerre dans toute la période de décadence, et cela tant du point de vue de la vie du capitalisme lui- même que du point de vue du prolétariat Avec la succession rapide, au cours de l'année écoulée, d'événements d'une importance historique considérable (effondrement du bloc de l'Est, guerre du Golfe) venant bouleverser l'ensemble de la situation mondiale, avec le constat de l'entrée du capitalisme dans la phase ultime de sa décadence, celle de la décomposition

Rapport sur la situation internationale (extraits)

La décomposition de la société capitaliste

(...) Le troisième point qu'il faut faire ressortir (voir dans la résolution la présentation des deux premier)  est la durée du phénomène de la décomposition. Celui-ci a été identifié pour la première fois par le CCI lors des attentats terroristes de Paris, à l'automne 1986. Cela ne veut pas dire, évidemment, qu'il n'ait commencé à se manifester qu'à ce moment-la. En réalité, c'est tout au long des années 1980 que ce phénomène connaît son essor.

Notes sur l'impérialisme et la décomposition : vers le plus grand chaos de l'histoire

Les gigantesques boulever­sements provoqués par l'effondrement du bloc de l'Est et la dislocation de l'URSS ouvrent-ils une ère plus pacifique ? Face à la menace du chaos, la férocité des rapports entre puissances capitalistes va-t-elle s'atténuer ?La constitution de nouveaux blocs impérialistes est-elle encore possible ? Quelles nouvelles contradictions fait surgir la décomposition capitaliste au niveau de l'impérialisme mondial ?

Explosion de l'URSS, massacres en Yougoslavie - Seule la classe ouvrière internationale peut sortir l'humanité de la barbarie

Seule la classe ouvrière internationale peut sortir l'humanité de la barbarie

Le « nouvel ordre mondial » annoncé il y a moins de deux ans par le président Bush n'en finit pas d'accumuler l'horreur et les cadavres. A peine les massacres de la guerre du Golfe étaient-ils terminés (ceux provoqués directement par la coalition, car ceux des Kurdes se poursuivent encore) que la guerre se rallumait en pleine Europe, dans ce qui était la Yougoslavie.

L’URSS en miettes

«  Je réalise que nous nous trouvons sur la ligne au-delà de laquelle commence la dislocation de l'économie et de l'Etat», qui parle ainsi? Gorbatchev lui-même! Chaque jour qui passe l'URSS, le plus vaste pays du monde, s'enfonce encore plus dans le chaos. Le na­vire est à la dérive, et Gorbatchev, recevant le prési­dent français Mitterrand début mai, faisait le bilan calamiteux de la Perestroïka en déclarant que les so­viétiques sont a dans le brouillard», que «les instru­ments ne fonctionnent pas », que « l'équipage n'est pas très homogène ». Sinistre constat que vient préciser le nouveau premier ministre Pavlov, digne représentant de la Nomenklatura du parti, insistant sur le fait que l'URSS est menacée par «une décomposition colossale »

Editorial : LE CHAOS

Un mot revient sur toutes les bouches à propos de la situation mondiale : chaos. Un chaos qu'on constate comme une réalité criante ou comme une menace imminente. La guerre du Golfe n'a pas ouvert les portes d'un « nouvel ordre mondial ». Elle a permis au capital américain de rétablir son autorité, en particulier sur ses alliés-concurrents d'Europe et du Japon, et de s'affirmer comme le « gendarme du monde ». Mais le tourbillon de désordres dans lequel s'enfonce la société ne cesse de s'accélérer, poussé par les vents dévastateurs de l'entrée en récession ouverte des premières puissances économiques mondiales.

Editorial : les grandes puissances répandent le chaos

Jeudi 8 septembre 1994, une se­maine après le retrait définitif des troupes russes de la totalité du territoire de l’ex-RDA, le tour était venu aux trois alliés d'hier, Amé­ricains, Britanniques et Français d'évacuer Berlin. Quel symbole ! S'il est une ville qui, à elle seule, résume ces 45 années d'affron­tements Est-Ouest, ce demi siècle de guerre dite froide, cynique euphémisme d'historien car il n'y a qu'à voir combien furent chauds et sanglants les bras de fer enga­gés en Corée et au Viêt-nam, c'est bien Berlin.

Rwanda, Yémen, Bosnie, Corée : derrière les mensonges de « paix », la barbarie capitaliste

Sous les auspices de « la paix », de « la civilisation » et de la « démo­cratie », les plus grandes puissances militaires du monde viennent de cé­lébrer en grandes pompes l'anniver­saire du débarquement Allié en Normandie. Les festivités organi­sées à cette occasion, le répugnant reality show mis en scène sur les lieux mêmes de la boucherie cin­quantenaire, les phrases sonores à leur propre gloire que se sont échangés les chefs d'Etat les plus puissants de la planète, n'en finis­sant pas de se congratuler, ont donné lieu à un déballage médiati­que phénoménal à l'échelle mon­diale. Le message a été assené sur tous les tons : « Nous autres, grands Etats industrialisés et nos institutions démocratiques, sommes les héritiers des libérateurs qui chassèrent d'Europe l'incarnation du mal qu'était le régime nazi. Aujourd'hui comme hier, nous sommes les garants de la "civilisation", de la "paix" et de /'"humanitaire", contre l'oppression, la terreur, la barbarie et le chaos. »

Du procès d'Outreau au "gang des barbares" : La pourriture de la propagande bourgeoise contre la classe ouvrière

Entre l'affaire d'Outreau et le fait divers du gang des barbares de Bagneux, l'actualité des dernières semaines fut particulièrement sordide. Torture, meurtre, enfants violés, vies détruites… l'étalement de toutes ces horreurs  met à nu le pourrissement de cette société.

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