La question syndicale

Depuis leur trahison du prolétariat en 1914,les syndicats ne sont plus des organisations de la classe ouvrière

Préface à l'édition de 2008

Avec les campagnes sur la prétendue “faillite du communisme” qui ont suivi l’effondrement du bloc de l’Est en 1989, la classe dominante a réussi à infliger un profond recul à la conscience du prolétariat.

Réponses à quelques questions à propos des syndicats

Les travailleurs ressentent aujourd’hui plus que jamais la nécessité de se battre contre les attaques du gouvernement et du patronat. Bon nombre d’entre eux se posent de plus en plus de questions sur les syndicats et leur “efficacité” à défendre les intérêts des salariés.

Quel rôle les syndicats ont-ils réellement dans les grèves ?

On voit depuis plusieurs mois une totale dispersion des luttes, ponctuée par quelques journées d’action syndicales stéréotypées de moins en moins mobilisatrices qui renvoient les ouvriers à un sentiment d’impuissance. A quoi cela est-il dû ?

Les syndicats, les syndiqués et la lutte (courrier de lecteur)

Nous publions ci-dessous une lettre que nous a adressée un militant syndicaliste, JM, sur la question du rôle des syndicats dans les luttes et de la réelle volonté de combattre des syndiqués, ainsi que de larges extraits de notre réponse.

Dans quel camp sont les syndicats?

Sous les coups de boutoirs de
la crise économique, les conditions de vie de la classe ouvrière sont en train
de se dégrader à toute vitesse. Nous sommes tous touchés de plein fouet,
travailleurs du privé et du public, chômeurs et RMIstes, retraités et futurs
travailleurs. Pour faire face à ces attaques de plus en plus violentes, il n'y

Dans quel camp sont les syndicats ?

pourquoi cette politique syndicale  ? S'agit-il simplement d'une erreur de tactique de leur part ou, au contraire, les syndicats poignardent-ils volontairement la classe ouvrière dans le dos  ?

Le syndicat américain UAW gère l’austérité contre les ouvriers

Au mois de septembre, après 48h de grève, la direction de General Motors et le syndicat UAW ont passé un accord, qui, sans aucun doute, servira de modèle aux autres secteurs de l'industrie ; il va entraîner des dépenses et des sacrifices supplémentaires pour les ouvriers et pour les retraités en remettant

Histoire du mouvement ouvrier : le syndicalisme fait échouer l'orientation révolutionnaire de la CNT (1919-1923)

Nous allons voir comment, dans la période traitée par cet article, la composante syndicale de la CNT a de plus en plus pris le dessus dans la vie de l'organisation et est venue à bout de la composante révolutionnaire qui existait dans son sein.

Histoire du mouvement ouvrier - La CNT : Naissance du syndicalisme révolutionnaire en Espagne (1910-1913)

Dans la continuation de la série sur le syndicalisme révolutionnaire que nous publions depuis la Revue Internationale118, nous débutons ici une étude de l’expérience de la CNT espagnole.

Lutte de classe internationale : le besoin de l'unification et la confrontation au syndicalisme de base

La faillite de plus en plus évidente du capitalisme mondial, qui s'engage aujourd'hui dans une nouvelle récession, commence sérieusement à alarmer même les plus optimistes analystes des «perspectives» de l'économie dans tous les pays. En même temps, le mécontentement, la colère, la combativité ne cessent de monter dans la classe ouvrière contre des attaques de plus en plus généralisées des conditions de vie

Débat : syndicats bourgeois, organes ouvriers et intervention des révolutionnaires (réponse à Battaglia Comunista]

Après de nombreuses années de silence, Battaglia Comunista a repris dans sa presse la polémique avec les positions du CCI. A la vérité, ça n'a pas été une reprise facile. D'abord BC a commencé par discuter et répondre à des groupes qui, à la périphérie du capitalisme (Mexique, Inde), partageaient ou connaissaient les positions du CCI, puis a entrepris de publier ces réponses dans sa presse ; enfin, en prenant appui sur la réponse faite à un groupe de nos sympathisants espagnols, BC a finalement entamé une polémique directe avec le CCI.

Pologne : les grèves sabotées par le syndicat "Solidarnosc"

Une nouvelle démonstration éclatante du rôle de sabotage de la lutte par le syndicalisme vient d'être donné par les dernières grèves en Pologne au printemps. Solidarnosc, présenté par tous comme l’émanation du formidable mouvement des ouvriers po­lonais de 1980, vient de confirmer ouvertement, sept ans plus tard, la vraie raison de son existence : ramener les ouvriers dans le giron des institutions nationales capitalistes de la Pologne.

Situation internationale : simultanéité des luttes ouvrières et obstacle syndical

De la Grande Bretagne à 1'Espagne, du Danemark au Brésil et à l'Afrique du Sud, les luttes ou­vertes de la classe ouvrière ne se ralentissent dans une pays que pour exploser plus violemment dans un autre la défaite des mineurs britanniques ne fut pas, comme celle des travailleurs polonais, suivie d'une période de reflux au niveau international.

Les IWW (1905 - 1921 ) : L'échec du syndicalisme révolutionnaire aux Etats-Unis (II)

Contrairement aux anarchistes et aux anarcho-syndicalistes qui avaient une vision fédéraliste, les fondateurs des IWW cherchèrent à construire une organisation de lutte de classe unie et centralisée qui soit à la fois capable de rassembler tout le prolétariat pour la prise du pouvoir et d'offrir un cadre pour exercer le pouvoir prolétarien après la révolution.

Dans cet article nous examinerons si la théorie et la pratique des IWW leur ont permis de remplir leurs objectifs et de faire face au plus grand défi auquel avait jamais été confronté le mouvement ouvrier international : l'éclatement du premier grand conflit impérialiste mondial de l'histoire en 1914.

Editorial : FRANCE : les "coordinations" à l'avant-garde du sabotage des luttes

Les mouvements sociaux qui agitent la France depuis plusieurs mois dans presque toutes les branches du secteur public constituent une illustration éclatante de la perspective mise en avant par le CCI depuis de nombreuses années : face aux attaques de plus en plus brutales et massives d'un capital plongé dans une crise insurmontable (voir dans ce n° l'article sur la situation économique), la classe ouvrière mondiale n'est pas résignée, bien au contraire. Le profond mécontentement qu'elle a accumulé se transforme maintenant en une énorme combativité qui contraint la bourgeoisie à déployer des manoeuvres de plus en plus vastes et subtiles pour ne pas être débordée.

Un exemple de sabotage syndical

La première grande grève dans le secteur public en Allemagne depuis une bonne décennie n´est pas une surprise. Les attaques de l´Etat sont trop brutales pour être plus longtemps acceptées, vu le mécontentement des salariés.

Courrier des lecteurs

Une lectrice nous a envoyé une lettre contenant une réflexion sur l’article "L'avenir, c'est la lutte de classe" (RI nº 362, novembre 2005) qui analysait les dernières luttes de notre classe partout dans le monde, des luttes qui montrent que le prolétariat est "bien vivant", contrairement à toutes les campagnes de la bourgeoisie qui l’ont déclaré moribond ou inexistant. Nous y décrivions plus particulièrement des grèves comme celles de l’aéroport londonien d'Heathrow, celle de 18 500 mécaniciens de Boeing aux Etats-Unis, ou celles de l’Argentine.

Grève spontanée des ouvriers de SEAT en Espagne : Pour développer la lutte, il faut affronter le sabotage syndical

Le 23 décembre, dans l'entreprise automobile SEAT de Barcelone, les ouvriers des équipes du matin et de l’après-midi, se sont spontanément mis en grève, en solidarité avec les 660 camarades à qui la direction avait adressé le jour même une lettre de licenciement.

Les IWW (1905-1921) : l'échec du syndicalisme révolutionnaire aux Etats-Unis (I)

  La fondation des IWW, en 1905 à Chicago, marque le début de la grande expérience syndicaliste révolutionnaire aux États-Unis, qui constitue le sujet de la troisième partie de notre série d’articles sur l’anarcho-syndicalisme et le syndicalisme révolutionnaire.

Grève dans les transports à Marseille : Encore un exemple de sabotage syndical

Face à la multiplication des attaques qu'elle impose et à la dégradation très forte du niveau de vie des prolétaires, la bourgeoisie redoute un inévitable développement des luttes ouvrières et, dans celui-ci, la maturation d'une réflexion et d'une remise en cause de son système d'exploitation. C'est pourquoi les syndicats, qui sont sa première force d'encadrement social, se placent sur le devant de la scène pour court-circuiter et enrayer cette dynamique, dévoyer la combativité et saboter les luttes. Déjà, le mois dernier, face à la montée d'un ras-le-bol de plus en plus manifeste, ils avaient pris les devants en organisant la journée d'action nationale du 4 octobre destinée à défouler la colère et à les remettre en selle pour les faire apparaître comme les seuls capables de défendre les intérêts de la classe ouvrière. Mais surtout, avec la complicité de toutes les fractions de la bourgeoisie et des médias, ils avaient organisé une véritable provocation en manipulant un des secteurs les plus corporatistes et les plus rétrogrades du prolétariat, les marins de la SNCM, pour pousser l'ensemble de la classe ouvrière sur la voie de la défaite et de la démoralisation (voir nos articles dans RI n°362). Aujourd'hui, la bourgeoisie et ses syndicats continuent d'enfoncer le même clou. Non contente d'utiliser et d'exploiter le désespoir des jeunes des banlieues contre le prolétariat, c'est le terrain de la lutte de classe qu'investit la bourgeoisie pour pourrir la conscience des ouvriers.

Hewlett-Packard, "Journée d'action" du 4 octobre 2005

Les manœuvres de la bourgeoisie pour dévoyer la colère ouvrière dans des impasses

La bourgeoisie française sait qu'elle a face à elle une classe ouvrière au sein de laquelle se développe un questionnement de plus en plus profond, devant une situation inquiétante : guerres et attentats à répétition dans le monde, désastres écologiques, diminution drastique du niveau de vie, etc. En même temps, ce questionnement ne donne pas naissance à des expressions de combativité clairement exprimées de façon massive, comme ce fut le cas lors des grèves contre la réforme du système des retraites en mai et juin 2003. Il existe même un certain déboussolement et une difficulté à entrer en lutte qui traversent les rangs ouvriers.

Il est donc important pour la bourgeoisie d’exploiter au maximum ce déboussolement pour dévoyer le mécontentement de la classe ouvrière sur les terrains pourris du nationalisme, de la défense du secteur public ou de l'entreprise, derrière les syndicats et pour enfermer la réflexion dans les impasses "citoyennes".

Grève à la SNCM : Une lutte exemplaire du sabotage syndical

Le conflit à la SNCM (Société nationale Corse Méditerranée) aura duré 24 jours, s'achevant dans la défaite, l'isolement, l'amertume, la démoralisation les plus complets pour les ouvriers embarqués dans cette lutte. Le bilan de cette grève se solde par le maintien des 400 suppressions d'emplois annoncés au début par les repreneurs privés Butler et Connex. Comment cette lutte a-t-elle été conduite dans une impasse totale alors qu'elle s'inscrivait pourtant dans un contexte de montée d'exaspération accumulée et de ras-le-bol grandissant présents dans toute la classe ouvrière en France face à des attaques simultanées : annonce de licenciements touchant en même temps des dizaines de milliers d'ouvriers, dégradation accélérée du niveau de vie, des conditions de travail et du pouvoir d'achat, intensification du démantèlement de toute protection sociale sur les salariés, les retraités, les chômeurs ?

Lutte de classe : La bourgeoisie multiplie les obstacles

Dans notre article « Le prolétariat ne doit pas sous-estimer son ennemi de classe », paru dans la Revue internationale n° 86, nous affirmions en conclusion :

« Ainsi, c'est bien à l'échelle mondiale que la bourgeoisie met en oeuvre sa stratégie face à la classe ouvrière. L'histoire nous a appris que toutes les oppositions d'intérêts entre les bourgeoisies nationales, les rivalités commerciales, les antagonismes impérialistes pouvant conduire à la guerre, s'effacent lorsqu'il s'agit d'affronter la seule force de la société qui représente un danger mortel pour la classe dominante, le prolétariat. C'est de façon coordonnée, concertée que les bourgeoisies élaborent leurs plans contre celui-ci.

Aujourd'hui, face aux combats ouvriers qui se préparent, la classe dominante devra déployer mille pièges pour tenter de les saboter, de les épuiser et les défaire, pour faire en sorte qu'ils ne permettent pas une prise de conscience par le prolétariat des perspectives ultimes de ces combats, la révolution communiste. »

Lutte de classe : le retour en force des syndicats contre la classe ouvriere

Chaque jour qui passe témoigne un peu plus de la barbarie sans nom dans la­quelle s'enfonce le monde capitaliste. « Plus que jamais, la lutte du prolétariat représente le seul espoir d'avenir pour la société humaine. Cette lutte, qui avait resurgi avec puissance à la fin des an­nées 60, mettant un terme à la plus ter­rible contre-révolution qu'ai connue la classe ouvrière, a subi un recul considé­rable avec l'effondrement des régimes staliniens, les campagnes idéologiques qui l'ont accompagné et l'ensemble des événements (guerre du Golfe, guerre en Yougoslavie, etc.) qui l'ont suivi. C'est sur les deux plans de sa combativité et de sa conscience que la classe ouvrière a subi, de façon massive, ce recul, sans que cela remette en cause toutefois, comme le CCI l'avait déjà affirmé à ce moment-là, le cours historique vers les affrontements de classe. Les luttes me­nées au cours des dernières années par le prolétariat sont venues confirmer ce qui précède. Elles ont témoigné, parti­culièrement depuis 1992, de la capacité du prolétariat à reprendre le chemin du combat de classe, confirmant ainsi que le cours historique n'avait pas été ren­versé. Elles ont témoigné aussi des énormes difficultés qu'il rencontre sur ce chemin, du fait de la profondeur et de l'extension de son recul. C'est de façon sinueuse, avec des avancées et des reculs, dans un mouvement en dents de scie que se développent les luttes ou­vrières. »

Greves en france : Lutter derriere les syndicats mene a la defaite

Des centaines de milliers de travailleurs en grève. Les transports urbains com­plètement paralysés. Une grève qui s'étend au sein du secteur public : d’abord les chemins de fer, le métro et les bus, ensuite la poste, les secteurs de la production et de la distribu­tion de l’électricité, de la distribution du gaz, des télécom, de l’enseignement, de la santé. Certains secteurs du privé éga­lement en lutte, comme les mineurs qui s’affrontent violemment à la police. Des manifestations rassemblant  à chaque fois un nombre im­portant de manifes­tants de différents sec­teurs : le 7 décembre, à l'appel de différents syn­dicats , on compte environ un million de manifestants contre le plan Juppé dans les principales villes de France. Deux millions le 12 décembre.

La question syndicale, après 1920 : comment les groupes révolutionnaires ont tire les leçons du passe

L'après-guerre va marquer une sorte de tournant, une sorte de croisée des chemins pour les groupes communistes internationalistes : le trotskisme et sa logique étaient passés dans le camp bourgeois, la nature de classe capitaliste de l'URSS était définitivement tranchée, les illusions sur une éventuelle vague révolutionnaire s'évanouirent rapidement; dans ce contexte, il s'agissait donc de tracer des lignes générales pour le futur, tant du point de vue du développement du capitalisme mondial que du point de vue de la lutte de classes.

Le mouvement révolutionnaire et la question syndicale après la défaite des années 20

Les courants prolétariens qui ont échappé à la dégénérescence de l'Internationale Communiste (IC ) se sont retrouvés face à l’énorme tâche de résister à l'offensive contre-révolutionnaire sur tous les plans, politique, théorique et organisationnel.  Cette résistance s'est accomplie dans une situation de déboussolement généralisé dont une des raisons majeures tenait dans les erreurs de l'IC elle-même, notamment sur les questions parlementaire et syndicale.  Le recul de l'activité révolutionnaire de la classe ouvrière n'avait pas permis que les débats sur ces questions se déroulent de façon positive.  Les critiques des gauches communistes (italienne, allemande et hollandaise) à l'égard de la politique de l'IC n'avaient pu être réellement approfondies.  A la fin des années 20, au moment du stalinisme triomphant, c'est donc dans des conditions encore plus difficiles et plus complexes que ce débat va se continuer.  Ainsi, sur la question syndicale, l'évolution des différentes branches de l'opposition communiste internationaliste (gauche italienne, communistes de conseils, opposition de gauche animée par Trotsky, etc.) va être tâtonnante. En fait, le courant révolutionnaire se trouvait devant une double situation en ce qui concernait l'évolution des syndicats.  D'une part, il s'agissait de reposer la question du syndicalisme dans la période de décadence, et d'autre part de comprendre les effets de la contre-révolution sur ce plan.  Il s'agissait de saisir toutes les implications politiques du passage des syndicats dans le camp bourgeois et en même temps de passer au crible la tactique de l'IC d'entrisme dans les syndicats "réformistes" afin d'y provoquer des scissions qui devaient permettre l'émergence de syndicats de classe dirigés et contrôlés par les révolutionnaires.

Le syndicat "Solidarnosc" : un fidèle serviteur de l'Etat bourgeois.

Mercredi 31 août dernier, une vingtaine de chefs d'Etat et de gouvernement se sont réunis à Gdansk pour rendre un hommage vibrant au syndicat Solidarnosc, à l’occasion du 25e anniversaire de sa création.

Attaques anti-ouvrières : le prolétariat ne peut pas compter sur les syndicats pour se défendre

Après la victoire du Non au référendum, le gouvernement avait lancé la promesse de s'attaquer en priorité au problème de l'emploi et du chômage. Dans la bouche de la bourgeoisie, cela ne pouvait signifier qu’une chose : une nouvelle attaque en règle contre les chômeurs et contre l'ensemble de la classe ouvrière. Aujourd'hui, les "100 jours" que s'était donnés de Villepin pour régler la question arrivent à leur terme. Et la bourgeoisie aura largement profitée des vacances d’été pour faire passer en urgence (et par voie d’ordonnance) sa série de nouvelles mesures anti ouvrières.

Réponse au Garas (2): Le syndicalisme de base ou "radical", une arme de la bourgeoisie

Nous continuons notre réponse (1) aux positions exprimées par le GARAS (2) sur la question du syndicalisme de base ou "radical", en montrant en quoi le syndicalisme, "radical" ou non, a perdu aujourd’hui tout lien avec la lutte de la classe ouvrière pour devenir une arme de la bourgeoisie.

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