Terrorisme

Tensions impérialistes : le terrorisme conduit les ouvriers dans les bras de l’État

Face aux terroristes d’un côté et à l’État capitaliste de l’autre, la position prolétarienne est de rejeter les deux, de se battre pour les intérêts de la classe ouvrière et ses exigences. La classe ouvrière a un besoin profond de s’organiser de manière indépendante, d’organiser sa défense contre la répression de l’État et les provocations terroristes. Mais compte-tenu de l’actuelle faiblesse de la classe ouvrière aujourd’hui, cette nécessité reste en perspective. Il existe une tendance chez de nombreux travailleurs à ne pas voir d’autre alternative que de rechercher la protection de l’État, alors qu’un autre petit nombre de prolétaires défavorisés peuvent être attirés vers l’idéologie putréfiée du djihadisme. Et ces deux tendances compromettent activement le potentiel de la classe ouvrière à prendre conscience d’elle-même et à s’auto-organiser. Ainsi, toute attaque terroriste et toute campagne de “solidarité” parrainée par l’État en réponse à celle-ci doivent être considérées comme des coups contre la conscience de classe et, finalement, comme des coups contre la promesse d’une société fondée sur une véritable solidarité humaine.

Débat sur la violence autour de notre article sur le sabotage des lignes de la SNCF (1ère partie)

Avec la volonté de contribuer à ce débat, nous allons répondre aux questions posées par plusieurs camarades sur notre site suite à la publication de l'article sur le sabotage des lignes de la SNCF.

Terreur, terrorisme et violence de classe

La classe ouvrière en France (et notamment les travailleurs de la SNCF et de la RATP, de même que les jeunes générations scolarisés dans les universités et les lycées), vient d'être confrontée à une gigantesque campagne de criminalisation des grévistes justifiant l'utilisation de la répression pour faire passer les "réformes" du capital.

Il importe donc que ceux qui se tournent aujourd'hui vers une perspective révolutionnaire, comprennent de façon claire la différence fondamentale qui existe entre la violence de la classe exploiteuse et celle que lui oppose le prolétariat.

Campagne anti-terroriste en Grande-Bretagne : Protéger la population ou renforcer l'État policier ?

Selon Lord West, la Grande-Bretagne serait dorénavant le leader mondial des mesures anti-terroristes, "à l'avant-garde de tous les pays du monde sur le front de la protection". De nouvelles mesures proposées par le gouvernement travailliste viennent consolider cette position.

30 ans après “l’automne allemand” : la terreur d’Etat hier et aujourd’hui

Cet article a été publié par la section du CCI en Allemagne pour dénoncer l’arrestation et l’emprisonnement en quartier d’isolement de plusieurs intellectuels allemands accusés de terrorisme et appartenant à un prétendu “Groupe Militant”.


Terreur d'Etat ou terrorisme "islamiste"? Un faux choix pour nous entraîner dans la guerre impérialiste

La guerre impérialiste, c’est la terreur contre l’humanité. Et les Etats qui la paient sont tout autant adeptes des méthodes de l’ombre qu’utilisent les "terroristes" qu’ils le sont de la terreur ouverte et massive des bombardements aériens.

Le terrorisme : une arme de la guerre impérialiste

Au moment de la chute du régime de Saddam Hussein au printemps dernier, Bush déclarait : "Le monde est plus sûr !". En réalité, le monde n'a jamais été moins sûr. En témoigne la vivacité de la vague actuelle de terrorisme qui s'est déchaînée dans toute la région du Moyen et du Proche-Orient depuis la fin officielle de la guerre en Irak.

Le terrorisme est une arme de guerre de la bourgeoisie

Pendant trois semaines en juillet, le monde a tremblé face à une vague d’attentats meurtriers d’une fréquence sans précédent, de Londres à Charm El-Cheikh et en Turquie. A ceux-là s’ajoutent les bombes explosant quotidiennement en Irak, en Afghanistan, au Liban ou au Bengladesh.  Les Etats et leurs gouvernements cherchent à nous faire croire qu’ils combattent le terrorisme et qu’ils sont capables de protéger les populations des attentats. Quels mensonges !

Le terrorisme au service de la guerre impérialiste

Depuis la fin des années 1980, le terrorisme occupe régulièrement la une de l'actualité internationale. Pour la bourgeoisie des grandes puissances, il est devenu "l'ennemi public numéro un". Et c'est au nom de la lutte contre la barbarie du terrorisme que celles-ci, à commencer par les États-Unis et la Russie, ont déchaîné la guerre en Afghanistan, en Irak et en Tchétchénie.

Exécution sommaire dans le métro de Londres

Vendredi 22 juillet, à 10 heures du matin, des policiers ont abattu froidement, de 5 balles de révolver tirées à bout portant, Jean-Charles de Menezes, un électricien brésilien de 27 ans. Le crime de ce jeune ouvrier, qui lui a valu cette exécution sommaire : se trouver au mauvais endroit au mauvais moment et, peut être (car on peut toujours douter de la version officielle), d'avoir pris la fuite devant un groupe de policiers menaçants qui l'avaient pris pour quelqu'un d'autre.

Attentats terroristes de Londres

« Dirigeants du monde », « terroristes internationaux » :

Ils sont tous responsables du massacre des ouvriers.

Qui sont les premières victimes des attentats terroristes dans le centre de Londres le 7 juillet 2005 ? Comme à New York en 2001 et à Madrid en 2004, les bombes visaient délibérément les ouvriers, les gens qui s'entassent dans les métros et les bus pour aller au travail.

Massacre en Ossétie du nord : Non à la terreur d'Etat ! Non au terrorisme nationaliste !

Le massacre de plus de 300 personnes dont une majorité d'enfants, dans l'école Numéro un de la ville de Beslan en Ossétie du Nord ne peut que provoquer l'indignation et un sentiment d'horreur. Tout autant que les attaques terroristes du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, c'est un crime de guerre dont les victimes sont, comme toujours, les membres les plus sans défense de la population civile. A Beslan, les otages ont été soumis à l'intimidation, la faim, la soif et à des exécutions sommaires et beaucoup de ceux qui ont survécu à la première explosion dans le gymnase où ils étaient retenus, ont été tués dans le dos par les preneurs d'otages quand ils ont tenté de s'enfuir.
Dans les jours qui ont suivi le massacre, tous les leaders du monde se sont empressés d'exprimer "leur solidarité avec le peuple russe" et avec leur "président fort", Mr Poutine. Lors de la Convention républicaine qui se tenait à New York, Bush n'a pas hésité à inclure la guerre que mène l'Etat russe contre le séparatisme tchétchène dans "la guerre contre le terrorisme" menée par les Etats-unis. A Moscou, des dizaines de milliers de gens ont participé à une manifestation officielle contre le terrorisme sous des banderoles qui disaient : "Poutine, nous sommes avec toi".
Mais la solidarité avec les victimes de Beslan est une chose. Le soutien à l'Etat russe en est une tout autre. L'Etat russe est autant responsable de ce cauchemar que les terroristes qui ont assailli l'école.
D'abord, parce qu'une grande partie des morts et des blessés a quasiment certainement été causée par les troupes russes qui entouraient l'école et ont utilisé des armes automatiques, des lance-flammes et des grenades de façon totalement chaotique. Ces méthodes brutales ne peuvent manquer de rappeler la façon dont s'est terminé le siège du théâtre de Moscou en octobre 2002, et pourtant Poutine a refusé que la moindre question ne soit soulevée quant au rôle de l'armée dans cette affaire. Mais plus important que ça, c'est que tout comme "la guerre" américaine "contre le terrorisme" a fait de l'Afghanistan et de l'Irak un terrain de chasse idéal pour les gangs terroristes régionaux et internationaux, de même le terrorisme tchétchène est un produit de la guerre dévastatrice menée par l'impérialisme russe dans le Caucase.
La terreur de l'Etat russe en Tchétchénie

Confrontée à la revendication d'indépendance de la Tchétchénie à la suite de l'effondrement de l'URSS, la Russie a répondu par une offensive meurtrière dans laquelle au moins 100 000 personnes ont trouvé la mort. En 1999, après une accalmie du conflit, Poutine a relancé son offensive à un niveau encore plus barbare, rasant littéralement la capitale tchétchène de Grozny. Le prétexte de cette nouvelle offensive était les explosions d'immeubles à Moscou et Volgodonsk au cours desquelles 300 personnes furent tuées. Bien que les terroristes tchétchènes furent tenus pour responsables, il y a de fortes raisons de penser que c'était le travail des services secrets russes. Depuis, la Russie a maintenu une intransigeance totale face aux revendications d'indépendance de la Tchétchénie. En effet, la perte de celle-ci constituerait un coup énorme aux intérêts impérialistes russes. D'abord à cause de la position stratégique de la Tchétchénie vis à vis des champs de pétrole et des pipes-lines du Caucase; mais plus encore à cause du danger que comporte la sécession de la Tchétchénie pour la Fédération de Russie ; cela donnerait le signal d'un éclatement de celle-ci, et la Russie y perdrait ses dernières prétentions à jouer un rôle sur l'arène mondiale.
Il n'y a pas de limite aux crimes commis par l'armée russe dans le Caucase. Un certain nombre d'organisations "humanitaires" a fourni beaucoup de documentation à ce sujet. Par exemple, l'organisation Human Watch parle de l'incapacité de Poutine "à établir un moyen significatif de poursuivre les responsables des crimes commis par les sodats et les forces de police russes… les disparitions forcées, les exécutions sommaires et les tortures ont énormément sapé la confiance vis à vis des institutions de l'Etat russe dans la population tchétchène ordinaire" (cité dans The Guardian, septembre 2004).

Attentats terroristes à Madrid : Le capitalisme sème la mort

Deux cent deux morts et plus de mille cinq cent blessés à ce jour, quatre trains détruits, des corps humains tellement déchiquetés qu'ils ne pourront être identifiés que par leur ADN, tel est pour l'instant le terrifiant bilan de l'attentat terroriste baptisé " train de la mort " qui a violemment secoué la matinée du 11 mars à Madrid.

Attentats dans le métro à Moscou : Le prolétariat est la principale victime du terrorisme

Près de 40 morts, 150 blessés, c'est le triste bilan de l'attentat meurtrier qui s'est produit début février dans le métro de Moscou. Ce nouvel épisode sanglant vient s'ajouter aux 44 victimes d'un attentat à la bombe contre un train de banlieue dans le Sud de la Russie en décembre 2003.

Le terrorisme, une arme de guerre du capitalisme

Depuis la fin des années 1980, le terrorisme occupe régulièrement la une de l’actualité internationale. Pour la bourgeoisie des grandes puissances, il est devenu” l’ennemi public numéro un”. Et c’est au nom de la lutte contre la barbarie du terrorisme que les deux principales puissances qui étaient à la tête des blocs de l’Ouest et de l’Est, les États-unis et la Russie, ont déchaîné la guerre en Afghanistan et en Tchétchénie.

· Le terrorisme n’est pas une méthode de la classe ouvrière

De façon générale, le terrorisme se définit comme l’action violente de petites minorités en révolte contre la domination écrasante de l’ordre social existant et de son État. Ce n’eut pas un phénomène nouveau dans l’histoire. Ainsi, à la fin du 19e siècle, les populistes russes avaient fait du terrorisme un instrument de premier plan de leur combat contre la domination du tsarisme. Peu après, dans des pays comme la France et l’Espagne par exemple, il avait été repris à leur compte par certains secteurs de l’anarchisme. Tout au long du 20e siècle, le terrorisme a continué à se développer et a notamment accompagné de façon assez fréquente les mouvements d’indépendance nationale, comme on a pu le voir avec l’IRA irlandaise, I’ETA du Pays basque, le FLN pendant la guerre d’Algérie, l’OLP palestinienne, etc. Il a même été utilisé au lendemain de la seconde guerre mondiale par certains secteurs du mouvement sioniste en vue de la constitution de l’État d’Israël (Menahem Begin, un des plus célèbres premiers ministres d’Israël -et signataire des accords de Camp David en 1979- avait été dans sa jeunesse un des fondateurs de l’Irgoun, groupe terroriste juif qui s’était illustré par ses attentats contre les anglais).

Prise d'otages à Moscou : Un prétexte pour relancer l'offensive en Tchétchénie

Selon le bilan officiel, la prise d'otages dans un théâtre en plein centre de Moscou entre le 23 et le 26 octobre dernier s'est soldée par la mort de 128 otages, dont 5 par balles et 123 des suites de l'inhalation d'un gaz diffusé par les forces de l'ordre. Près d'un mois plus tard, 27 ex-otages sont toujours hospitalisés dont 4 dans "un état grave". Et ce bilan ne tient pas compte des 41 membres abattus du commando, ni de quelque 80 personnes qui seraient portées "disparues" (selon un site Internet).

A qui profite le crime ?

Attentats terroristes à New-York et Washington - Le capitalisme mondial entraîne l'humanité vers la barbarie

Prises de position de nos camarades d'Internationalism, section du CCI aux Etats-Unis,
suite aux tragiques événements du 11 septembre.

Le capitalisme mondial entraîne l'humanité vers la barbarie

Aujourd'hui, chacun de par le monde est au courant des événements tragiques qui ont coûté des milliers de vies et causé de terribles destructions à la ville de New York, la soi-disant "capitale du monde", et au Pentagone, quartier général des forces armées américaines à Washington et symbole de la puissance du capitalisme américain. Ces milliers de morts pour rien (la plupart des ouvriers), les destructions matérielles, ce mépris total pour la vie humaine, la folie de ceux qui ont perpétré ces actes les conduisant eux-mêmes vers la mort, tout cela est l'expression de l'impasse d'un système social qui chaque jour entraîne l'humanité dans la spirale sans fin de la barbarie et s'enfonce de plus en plus dans la décomposition. Jamais auparavant la population américaine n'avait fait l'expérience d'une catastrophe de cette importance, provoquée par des hommes, sur son propre territoire. La guerre et la destruction, c'était toujours pour les "autres", spécialement quand l'impérialisme américain était responsable de la destruction de pays et de leurs populations.

Résolution sur : TERRORISME, TERREUR et VIOLENCE de CLASSE

Dans le numéro précédent de la “Revue Internationale”, nous avons déjà publié un texte sur la question du terrorisme, de la terreur et de la violence de classe, dégageant les fondements de1’intervention du CCI au travers de ses divers organes de presse, répondant globalement d’une part à la grande offensive idéologique et policière de la bourgeoisie et d’autre part aux différentes conceptions courantes admises dans l’ensemble du milieu révolutionnaire face aux récentes actions terroristes. Le texte que nous publions ici sous forme de résolution souligne, prolonge et approfondit les différents points développés dans le texte précédent avec la préoccupation constante de toujours mieux cerner la nature de classe de la violence libératrice et émancipatrice du prolétariat.

Terreur, terrorisme et violence de classe

Cet article a été publié en 1978 dans une situation marquée par des attentats commis par des groupes gauchistes (Brigades rouges en Italie, Fraction armée rouge en Allemagne) contre des personnages emblématiques de la classe dominante. Il s'agissait pour nous à l'époque de démontrer clairement la distinction entre la violence étatique de la bourgeoisie, celle du désespoir petit-bourgeois, et celle révolutionnaire de la classe ouvrière. Dans un tout autre contexte aujourd'hui, l'article reste d'actualité dans sa réflexion sur les sources de la violence au sein de la société capitaliste.

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