Révolution Russe

Révolution Russe

BREST-LITOVSK : Gagner du temps pour la révolution mondiale

Trois mois s'étaient à peine écoulés depuis que le prolétariat russe avait détruit l'appareil d'Etat bourgeois que déjà son parti de classe connaissait une des crises les plus importantes de son histoire. Lénine lui-même, président du premier conseil des commissaires du peuple, fut dans un premier temps mis en minorité, avant de rallier Trotsky à sa position.

Octobre 1917, début de la révolution prolétarienne (2ème Partie)

La première partie de cet article se proposait de démontrer en quoi la nature de la révolution d'Octobre 1917 lui était conférée, non pas par des caractéristiques particulières de la Russie de cette époque prise isolément mais par les caractéristiques générales de l'évolution du capitalisme mondial dont la guerre impérialiste de 1914 indiquait qu'il était entré dans sa phase de déclin historique.  Dès lors, les conditions objectives de la révolution prolétarienne étaient données à l'échelle mondiale et la révolution en Russie ne pouvait être qu'un premier maillon de cette révolution mondiale.  Nous avons donc été amenés à rejeter les théories du courant "conseilliste" pour qui la révolution russe était bourgeoise en mettant en évidence qu'avec une telle analyse on est conduit à rejoindre :

Octobre 1917, début de la révolution prolétarienne (1ere partie)

A sa façon, la bourgeoisie a fêté le soixantième anniversaire de la Révolution prolétarienne d'Octobre 1917 :

  • A Moscou, en faisant défiler ses bombes thermonucléaires et ses chars dernier cri, à quelques mètres de la momie de Lénine et d'un portrait géant de Brejnev,
  • dans les pays "occidentaux", en faisant force battage à la télévision et dans les journaux pour saluer, avec les réserves d'usage concernant le "Goulag", les "grandes réussites économiques" de l'URSS et le "courage exemplaire de son peuple" dans la lutte contre l'hitlérisme,
  • partout en travestissant de façon systématique la véritable signification d'Octobre et en faisant du monstrueux Etat russe son héritier en droite ligne. En fait, ce que le capitalisme a réellement célébré, ce n'est pas la Révolution d'Octobre mais au contraire sa mort et les pompes généreusement déployées avaient surtout pour but d'exorciser définitivement le spectre de toute nouvelle édition d'un tel évènement.Pour le prolétariat par contre, et donc pour les révolutionnaires, le souvenir d'Octobre n'appelle aucune cérémonie. Ils n'ont pas besoin de l'enterrer car pour eux Octobre est vivant, non comme une imagerie d'Epinal des "temps héroïques", mais par l'expérience qu'il nous a transmise et donc l'espoir qu'il constitue pour les prochains combats de la classe. Le seul "hommage" que les révolutionnaires puissent rendre à Octobre et à ses protagonistes ne consiste pas dans des discours ampoulés ou des éloges funèbres mais bien dans un effort pour en comprendre les enseignements afin d'en féconder ces combats. C'est là un travail que notre revue a déjà entrepris comme l'ensemble des publications de notre Courant et qui devra être poursuivi de façon systématique. Mais un tel travail n'a de sens que si on comprend la nature réelle de la Révolution d'Octobre, si on sait y reconnaître une expérience du prolétariat - la plus importante à ce jour - et non de la bourgeoisie comme c'est le cas pour certains courants comme le "conseillisme". Sinon, Octobre 1917 n'a pas plus de valeur pour la classe que 1789 ou bien février 1818 et bien moins que la Commune de 1871. C'est pour cette raison que la condition première d'une réelle assimilation des leçons d'Octobre est la reconnaissance et la défense de son caractère authentiquement prolétarien et du parti qui en a constitué l'avant-garde. C'est le but que se fixe le présent article.

Quelques questions au CCI‎


 
Le texte qui suit est une réponse de la "Communist Workers' Organisation" à l'article "Les confusions politiques de la CWO" paru dans La Revue Internationale n°10. Nous le saluons comme une contribution à la discussion internationale parmi les révolutionnaires et, plus spécifiquement, comme l'expression d'un nouvel intérêt de la CWO pour reprendre un dialogue politique avec le CCI, ceci bien que la CWO n'ait pas changé l'évaluation qu'elle fait du CCI : un groupe "contre-révolutionnaire". Nous publions également une réponse aux points spécifiques et aux critiques que la CWO met en avant dans ce texte.

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