Gauchisme

Gauchisme

Groupes et organisations qui d'une manière ou d'une autre défendent le maintien de l'existence du capitalisme, sous le masque de combattant du communisme.
Cette catégory incluse, à la fois, des courants qui faisaient auparavant partie de la classe ouvrière, mais qui l'ont trahie depuis (par exemple le Trotskysme), tout comme ceux qui n'ont jamais fait partie de la classe ouvrière.

Castoriadis, Munis et le problème de la rupture avec le trotskysme.

Deuxième partie: Sur le contenu de la révolution communiste

Dans la partie précédente de cette série, nous avons republié l'article Bienvenue à Socialisme ou Barbarie écrit par la Gauche Communiste de France en 1948. L'article a pris une position claire sur la nature du mouvement trotskyste, qui avait abandonné ses références prolétariennes en participant à la Seconde Guerre mondiale impérialiste:

Le legs dissimulé de la gauche du capital (Partie I) - Une fausse vision de la classe ouvrière

Histoire du mouvement ouvrier

L’un des fléaux qui affectent les organisations révolutionnaires de la Gauche communiste est le fait que beaucoup de leurs militants sont passés auparavant par des partis ou des groupes de gauche et d’extrême gauche du capital (PS, PC, trotskisme, maoïsme, anarchisme officiel, la soi-disant “nouvelle gauche” de Syriza ou Podemos). Cela est inévitable pour la simple raison qu’aucun militant ne naît avec une clarté d’emblée toute faite.

Le "socialisme bolivarien" est une version gauchiste du "capitalisme sauvage"

Le texte ci-dessous s’appuie en grande partie sur un article d’Internationalismo, organe de presse du CCI au Venezuela, publié sur notre site en espagnol cet été. Les faits que nous rapportent ici nos camarades montrent une nouvelle fois que dans tous les pays la même crise économique et les mêmes mesures d’austérité font rage. Les fractions au pouvoir peuvent bien se prétendent “libérales”, “progressistes” ou “révolutionnaires”, le même capitalisme sauvage et barbare attaque les travailleurs aux quatre coins du globe.

Qui est vraiment Lotta Comunista ?

Il existe en Italie un groupe, Lotta Comunista, qui a non seulement la prétention de passer pour une avant-garde de la classe ouvrière mais aussi pour une des formations politiques de la Gauche Communiste. Nous allons voir en quoi cela est totalement dépourvu de fondement et quels buts LC poursuit en fait.

A propos d'un article de l'OCL: Emeutes de banlieue ou mouvement anti-CPE, quelles méthodes de luttes pour l’avenir ?

L'Organisation Communiste Libertaire en France (OCL) a publié dans son mensuel Courant Alternatif de l'été 2006 un long dossier au titre des plus prometteur : "Les émeutes de banlieues au regard du mouvement anti-CPE". Rares sont les organisations qui aujourd'hui reviennent ainsi sur la lutte exemplaire du printemps dernier. Le mouvement des étudiants en France est pourtant une mine d'or pour l'ensemble du prolétariat mondial. Sa dynamique et ses méthodes sont autant de leçons pour développer partout la prise en main des luttes par la classe ouvrière.

Ascension et déclin de l’autonomie ouvrière

Les événements de l'année dernière ont vu se braquer les projecteurs de l'actualité sur l'Autonomie Ouvrière (notamment en Italie), nouvelle incarnation du démon pour la presse bourgeoise. Mais ils ont mis aussi en évidence la façon dont ce "milieu autonome" a perdu tout motif de se réclamer de la clas­se ouvrière.

Le gauchisme en France depuis 10 ans

Depuis mai 68, en France, le mouvement gauchiste a subi de nombreuses transformations. Si 1969 a été l'année de pointe de son renforcement, les années qui vont suivre vont voir un relatif recul de l'influence de certains groupes gauchistes et le développement d'une certaine crise qui va se manifester de façon différente suivant les courants.

LCR-CNT : La lutte de classe ne passe ni par les émeutes ni par le bulletin de vote

Les émeutes qui ont embrasé les banlieues françaises au cours des mois d’octobre-novembre 2005, ont été pour le moins spectaculaires. Les mots "d’insurrection" et de "guerre civile" ont même fait leur apparition ici ou là. Finalement, l’idée du "quand ça brûle c’est bon signe", parce que cela serait une preuve tangible d’une authentique contestation sociale, a bel et bien traversé tout ce chaos. Mais le plus significatif, c’est que cette idée a été officiellement appuyée et relayée par voie de communiqués par des organisations du milieu anarchiste, telles la CNT-AIT qui, en plein milieu des événements a clairement laissé entendre que "dans une situation de crise, de misère économique et sociale, d’oppression étatique, qui nous excède tous, les jeunes qui se sont révoltés peuvent être l’étincelle pour une remise en question plus globale de cette société fondamentalement injuste". Ce que l’on retrouve encore dans un texte du bureau confédéral de la CNT, en date du 13 novembre, où il est dit que "cette implosion de violence est l’expression d’un affrontement contre un système capitaliste qui les marginalise."

Fête de "Lutte Ouvrière": l'extrème gauche du capital sabote la réflexion politique.

Cette année, la grande kermesse annuelle de l’organisation trotskiste Lutte Ouvrière, qui s’est tenue les 14, 15 et 16 mai, dans le parc de son château de Presle, était placée sous le signe de la nouveauté. Et des nouveautés il y en a eu. La fête de LO a fait "peau neuve" et le résultat n’est pas passé inaperçu.

Tsunami en Asie du Sud-Est - "Lutte Ouvrière" apporte son obole...

Porte parole de LO, Arlette Laguiller a consacré 2 éditoriaux à la catastrophe asiatique. Ces textes semblent, à première vue, plein de bonnes intentions. On y pleure les morts, la misère des populations est jugée intolérable, les aides gouvernementales sont dénoncées comme dérisoires en comparaison des budgets militaires. Mais sous ce vernis radical se cache en effet l’idéologie la plus nauséabonde. Grattons donc un peu.

Fête de "Lutte ouvrière" 2004 : Comment embrouiller la conscience des prolétaires

Aujourd'hui, l'accumulation d'atrocités comme actuellement en Irak, la généralisation du terrorisme et l'accélération brutale des attaques contre les conditions de vie de la classe ouvrière (réforme des retraites, de l'assurance chômage et maladie) suscitent inexorablement une série d'interrogations croissantes chez cette dernière et plus particulièrement au sein de ses minorités les plus avancées.

Quel avenir nous réserve cette société ? Quelle signification peut-on donner à toutes ces attaques ?
Dans ce flot de questionnements, qui offre un terrain propice au développement d'une réflexion en profondeur dans la classe ouvrière sur la nature du capitalisme, il est tout à fait légitime de se demander de quelle façon une organisation telle que Lutte Ouvrière (qui prétend être révolutionnaire) participe à la fructification de ce processus. La question est d'autant plus légitime que vient de se dérouler, du 29 au 31 mai, l'édition 2004 de la fête de LO.

Campagne électorale de LO et de la LCR : Le mensonge d'une prétendue Europe sociale

"Après la baffe électorale des élections régionales, à la tonalité clairement anti-libérale, la droite n'en demeure pas moins résolue à faire passer son programme de démolition sociale (...) Dans ces conditions, il est clair que les prochaines élections européennes devront enfoncer le clou : le gouvernement C.R.S. (Chirac, Raffarin, Sarkozy) et sa politique libérale n'ont plus la moindre légitimité. Par la rue et par les urnes, ils doivent être chassés" (Bulletin de la Fédération des Bouches-du-Rhône de la Ligue Communiste Révolutionnaire). Sur la même longueur d'onde, Lutte Ouvrière déclare dans son n° 1867 : "A coup sûr, les élections européennes offrent une nouvelle occasion de désavouer la politique de ce gouvernement à plat ventre devant le grand patronat et le Medef et qui, après avoir amputé les retraites, s'attaque à l'assurance maladie, au droit de se soigner convenablement. Ce serait dommage de ne pas se saisir de l'occasion." (Editorial d'Arlette Laguiller).

Histoire du courant trotskiste : La véritable origine bourgeoise de "Lutte Ouvrière"

La véritable histoire de Lutte Ouvrière. Le livre est récent et son titre pour le moins alléchant.

  • D'où vient la principale composante du mouvement trotskiste en France ?
  • Où plonge-t-elle ses racines politiques ?

La question est d'autant plus légitime que l'on juge du camp auquel appartient une organisation politique dans un premier temps de sa filiation. Ce recueil d'entretiens réalisé par Christophe Bourseiller (écrivain et journaliste bourgeois intronisé pour l'occasion spécialiste de l'extrême gauche) avec le méconnu gourou de LO, Robert Barcia (alias Hardy), s'il sert avant tout de "coming out" pour ce dernier, une façon de polir l'image trop sectaire de son groupe, aborde tout de même le chapitre de l'origine historique de l'Union Communiste (nom politique de LO).

Mouvement contre les retraites : la contribution des organisations gauchistes au sabotage de la lutte

“Il faut défendre nos retraites et assurer leur financement en s’en prenant au profits capitalistes” (Rouge du 16 mai).

La solution est pourtant si évidente, comment ne pas y avoir pensé plus tôt ? Bien heureusement toute la clique gauchiste est là pour nous montrer le chemin des luttes en nous assurant que les attaques que subit la classe ouvrière (dont l’actuelle remise en cause des retraites) n’est pas le fruit de la faillite du capitalisme mais plus simplement celui d’une mauvaise répartition des richesses.

Le mouvement ouvrier et la question de l'oppression de la femme

Nous publions ci-dessous de larges extraits d'une lettre de lectrice très préoccupée par la question de l'émancipation de la femme, suivis de notre réponse.

"(…) Dans le pays des 'Droits de l'Homme', comme peut-être bien dans certains autres Etats, toute l'organisation sociale tourne autour du nombrilisme masculin (…) Les espaces pour femmes, style clubs féminins ou assemblées des femmes d'antan ou du temps de Rosa Luxemburg, nous ont été supprimés (…) Sous prétexte de mixité généralisée, les femmes du peuple sont données en pâture car lorsqu'elles changent de villes ou de pays et qu'elles sont en plus sans travail, les espaces pour femmes qui leur permettraient de retrouver confiance en elles-mêmes sont pratiquement inexistants. Bon nombre de femmes ont tellement dû 's'accommoder' de cet état de fait du mieux qu'elles pouvaient qu'elles ont fini par occulter leur condition (…) On peut dire que la femme reste le prolétaire de l'homme même si l'institution bourgeoise du mariage est passée de mode. On échappe au devoir conjugal synonyme de prostitution conjugale au bénéfice du libertinage où la communion entre les êtres ne peut plus exister tant que les inégalités de tous ordres n'auront pas été abolies et donc tant que les rapports humains seront des rapports de possession et d'esclavage. Pour s'en délivrer, il nous faut peut-être (…) que les femmes puissent retrouver plus d'espaces pour femmes ; sans cela nous ne parviendrons jamais à un vrai communisme. Le capitalisme serait-il d'origine masculine ? Je ne crois pas, mais certains ont eu tout intérêt à exploiter le désir de domination d'un sexe contre l'autre pour se maintenir au pouvoir."

Argentine, les trotskistes défendent les intérêts de la bourgeoisie


La classe dominante s'inquiète de la possibilité que la crise économique qui conduit l'économie argentine à la faillite, ne s'étende à d'autres pays d'Amérique Latine, notamment le Venezuela, la Colombie, et l'Uruguay. Elle craint le retour d'une crise comme celle qui a frappé le Sud-Est asiatique en 1997, voire quelque chose de pire qualitativement et quantitativement.
Le Fonds Monétaire International ayant écarté toute possibilité de nouveaux emprunts, la seule alternative qui reste pour l'Etat argentin, est de frapper encore plus durement la classe ouvrière et les autres couches non-exploiteuses par ses mesures d'austérité.
Une série d'attaques contre les conditions de vie de la classe ouvrière a provoqué des grèves, des manifestations, et d'autres formes de lutte. Dans RI n°316 nous en avons donné des exemples, tout en soulignant les obstacles auxquels la classe ouvrière fait face : la force des syndicats, le poids des idéologies nationalistes et autres, le danger de se laisser emporter dans la marée d'un mouvement incluant d'autres classes sociales, avec d'autres intérêts et d'autres méthodes de lutte.

L'incapacité de l'anarchisme à offrir une perspective de classe contre la guerre impérialiste

 


Parce que dans le meilleur des cas il exprime une influence de l'idéologie petite-bourgeoise dans les rangs du prolétariat (quand il n'est pas directement une composante de la bourgeoisie au travers de ses organisations les plus établies comme la FA - Fédération Anarchiste), l'anarchisme, même s'il peut condamner fermement la guerre impérialiste, ne peut offrir de réelle perspective révolutionnaire au prolétariat.

Le programme de Lutte Ouvrière c'est la défense zélée du capitalisme

La candidate à l'élection présidentielle Arlette Laguiller prétend que son programme est l'expression de la défense des intérêts de la classe ouvrière. Mensonges ! Duperie sur toute la ligne ! Ses grands thèmes martelés tout au long de la campagne électorale sont non seulement destinés à engager un maximum d'ouvriers sur le terrain électoral bourgeois mais aussi à enfermer les prolétaires dans de dangereuses illusions réformistes et à dénaturer le sens même de la lutte de classe. Quel est donc ce "programme" ?

"Faire payer les riches"

"faire payer le patronat", "prélever l'argent sur les profits patronaux" ou "sur la fortune des actionnaires" pour "redistribuer les richesses sociales et financer les emplois" , autrement dit la formule qu'emploie également LO : "faire payer les riches " . Cette bonne vieille recette de la gauche dans l'opposition a fait en son temps les choux gras du PCF, en particulier quand le parti stalinien s'en prenait aux "200 familles" dans les années 1930. Ce n'est rien d'autre qu'une vaste entreprise de mystification qui revient à faire croire que la solution au chômage et à la misère engendrés par le capitalisme se trouverait dans une meilleure gestion de ce système. Cela ne fait que renvoyer en permanence aux prolétaires l'idée d'un capitalisme viable, un système qu'il suffirait de réformer, qu'il serait possible d'orienter dans un sens favorable aux travailleurs et surtout qu'il n'est pas nécessaire de détruire. Pour exploiter ce filon électoral, notre "Arlette nationale" va jusqu'à reprendre aujourd'hui à son compte la vieille idée d'autogestion galvaudée par les anarchistes d'un côté, par le "modèle yougoslave" à la Tito de l'autre en passant par les courants ouvertement réformistes comme le PSU à la fin des années 1960 et dans les années 1970, reprise par un syndicat comme la CFDT à l'époque.
Quelle que soit la couleur au goût du jour de la façade : au nom plus libertaire de l'autogestion ou au nom d'une phraséologie empruntée au marxisme comme l'appropriation collective des moyens de production, le fonds de commerce reste le même : LO et sa candidate répandent le mythe que la misère croissante engendrée par le capitalisme n'est pas le résultat d'un système aux abois mais une simple question de gestion et de "répartition des richesses". Elles prétendent que les inégalités sociales et le chômage viennent de ce que les "riches" amassent du fric qu'ils ne veulent pas partager, et non pas de la logique même des rapports de production capitalistes. Depuis Marx dans sa brochure "Salaire, prix et profit", tous les révolutionnaires n'ont jamais cessé de combattre l'illusion qu'il n'y a pas de société juste et équitable dans le cadre du capitalisme, que la seule réponse historique que puisse apporter le prolétariat face aux iniquités engendrées par ce système, c'est de le détruire, d'abolir le salariat en développant les luttes contre l'exploitation de la force de travail et les rapports capitalistes de production. En masquant le caractère antagonique et inconciliable des intérêts des ouvriers avec ceux du capital, LO cherche à ramener les ouvriers derrière la défense de leur entreprise et de l'Etat bourgeois. Quand il arrive à LO de parler de crise, ce n'est jamais pour y voir la manifestation de la faillite du système qui fonde la nécessité et la possibilité de la révolution prolétarienne. C'est pour la présenter soit comme un mythe inventé par les méchants patrons pour s'en mettre davantage plein les poches, soit comme le produit d'une mauvaise gestion de l'entreprise. En même temps, en désignant la poche des "patrons privés" comme cause de la misère des exploités, LO dédouane le premier responsable de l'austérité capitaliste et du chômage, le premier donneur d'ordre des licenciements et de la régression sociale : l'Etat de la société bourgeoise qui ne peut être qu'un Etat bourgeois, capitaliste. Pour LO, la solution est toute trouvée : il suffirait de concentrer les moyens de production aux mains de l'Etat. Car cet Etat et par voie de conséquence son gouvernement sont présentés comme un arbitre au-dessus des classes sociales, qui pourraient indifféremment pencher en faveur de l'une ou de l'autre classe : la bourgeoisie ou le prolétariat. Le reproche qu'adresse LO à la gauche au gouvernement, c'est "de se mettre au service des patrons", de "faire des cadeaux au patronat". LO masque ainsi la nature de l'Etat capitaliste en faisant croire que c'est lui qui sert les patrons privés alors que c'est la politique des patrons privés qui est bel et bien au service de la défense du capital national dont l'Etat représente le garant, le meilleur et le plus rigoureux représentant. En réalité, le gouvernement "n'obéit" nullement aux patrons mais ce sont les patrons qui sont contraints d'obéir à l'Etat et aux intérêts du capital national. Cette recette miracle c'est la même camelote, les mêmes vieilles recettes que le PCF a servi pendant des décennies : mieux gérer le capitalisme, c'est marcher vers une économie rationnellement organisée et planifiée, capitaliste d'Etat, il suffit que l'Etat "s 'approprie et contrôle les moyens de production" sur le modèle stalinien au nom de "l'Etat ouvrier" qui en URSS aurait fait pendant 70 ans "la preuve de sa supériorité économique". La raison profonde de cette mystification, c'est que LO a pris la place et le flambeau du PC stalinien pour apparaître aujourd'hui comme le plus fervent défenseur, le champion du capitalisme d'Etat.

Les "Motivé-e-s"... surtout pour défendre la gauche et la démocratie bourgeoise

Non content de nous écorcher copieusement les oreilles avec leur chanson "Motivés", remake du très stalinien "Chant des Partisans", diffusé en boucle dans toutes les manifs syndicales, le groupe toulousain Zebda s'est cru autorisé à s'ériger en guide spirituel de tous ceux qui veulent "rester motivé-e-s" et faire de la politique "autrement" à l'occasion des élections municipales.

Les "acquis" de 1936

Mars. 78, c’était l’espérance, pour beaucoup, que si la gauche parvenait au pouvoir, enfin « tout allait changer » ! L’espérance était la même, en mai 36, quand les élections législatives donnèrent la majorité à la gauche.

Front unique, front anti-prolétarien

« Encore aujourd’hui, le problème du front unique est présenté comme le remède à tous les maux dont souffre la classe ouvrière, incapable de s’opposer à l’offensive du capitalisme. Ceux-là même qui depuis l’après-guerre, n’ont fait que traîner les travailleurs dans la boue des pires compromissions, clairement, pour maintenir coûte que coûte leur influence dans les masses : front unique! Tous ceux qui, à défaut d’une perspective des événements,résultant d’une analyse sérieuse de la situation, veulent agir à tout prix, se tirent d’affaire en criant, eux aussi : front unique! » (Bilan, 1934). C’est ainsi que la gauche communiste italienne en exil jugeait, 12 ans après son adoption par l’Internationale Communiste, la tactique de « front unique ».

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