Etats-Unis

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La croissance américaine dopée par les hamburgers !

Cela fait longtemps que le capitalisme américain fait preuve de créativité en utilisant les statistiques pour donner un coup de pouce à une réalité par ailleurs fort morose. Par exemple, le gouvernement américain calcule le chômage en ne comptant que les chômeurs qui ont activement cherché du travail pendant les 30 derniers jours. Ceux qu'on appelle les "ouvriers découragés", qui ont laissé tomber la recherche d'emplois inexistants, ne sont pas considérés comme chômeurs -on considère qu'ils ne font plus partie des actifs. D'après le gouvernement, ce ne sont plus des ouvriers. Un autre exemple : jusqu'au début des années 1980, on calculait le taux de chômage sur la base de l'ensemble des civils actifs. Puis le gouvernement a décidé que les quasi trois millions de membres des forces armées seraient désormais considérés comme des ouvriers actifs (auparavant, ils n'étaient pas comptabilisés dans les civils actifs). Cela s'est avéré un moyen très efficace de diminuer le taux de chômage. Quand le ministère du travail fait des estimations du nombre d'emplois dans l'économie, tout travail qui requiert 10 heures par semaine minimum est considéré comme un emploi à temps plein - c'est ce qui explique toutes les étranges proclamations à propos de millions d'emplois subitement créés en même temps. Avec cette contrefaçon dans la "comptabilité" des emplois et des sans emplois, il est tout à fait possible qu'un ouvrier qui perd son travail à plein temps et retrouve tant bien que mal trois emplois à temps partiel mal payés pour survivre, soit comptabilisé comme chômeur dans les statistiques du chômage et permette d'afficher trois nouveaux emplois créés dans l'économie !

En février, dans le Economic Report annuel du Président, le président Bush a lancé une idée innovante et suggéré que les travailleurs de la restauration comme McDonalds ne soient plus considérés comme des employés de service mais soient reclassés comme employés d'industrie. Le conseiller économique en chef de Bush, Gregory Mankiw, se demandait "Quand un restaurant fast-food vend un hamburger par exemple, est-ce qu'il fournit un 'service' ou est-ce qu'il est en train d'assembler des pièces pour 'fabriquer' un produit ?". L'économie ayant perdu 2,6 millions d'emplois dans la transformation industrielle depuis janvier 2001, les économistes du gouvernement ont finalement trouvé comment ranimer la force de travail du secteur manufacturier -un hamburger après l'autre ! Evidemment, les démocrates et les comiques à la télévision s'en sont donné à coeur joie pour ridiculiser cette absurdité. On n'avait pas vu une manoeuvre aussi manifestement grossière depuis que l'administration Reagan en 1981 avait suggéré qu'on considère le ketchup comme un légume, dans le calcul de la valeur nutritionnelle d'un repas de cantine scolaire.

IWW : la mystification du syndicalisme révolutionnaire

Nous publions ci-dessous la traduction de larges extraits tirés d'un article d'Internationalism n°43, notre publication aux Etats-Unis. Le but de cet article est de combattre l'illusion qu'il puisse subsister dans la période actuelle une forme de syndicalisme révolutionnaire. Nombre de ceux qui défendent cette thèse mettent volontiers en avant le rôle et l'expérience des IWW (Industrial Workers of the World) aux Etats-Unis. C'est pourquoi il est nécessaire de montrer que la prétendue intransigeance révolutionnaire des IWW repose entièrement sur un mythe.

La contestation ouverte du leadership américain


Depuis la Seconde Guerre mondiale, jusqu'à l'effondrement du bloc de l'Est la presque totalité des conflits dont la planète a été la théâtre ont résulté de la rivalité entre le deux blocs ennemis se faisant face, le bloc russe et le bloc américain. Avec la dissolution du bloc de l'Ouest, les enjeux des conflits ont changé. Dans ceux-ci, ce qui s'exprime c'est une tendance au chacun pour soi où chaque pays, en dehors des Etats-Unis, délié de toute contrainte de discipline de bloc, cherche à défendre ses intérêts impérialistes au jour le jour (ce qui est à relativiser pour l'Allemagne candidate à la tête d'un bloc impérialiste rival des Etats-Unis), au gré d'alliances changeantes. Seuls les Etats-Unis suivent une ligne totalement cohérente sur l'arène impérialiste : maintenir leur leadership mondial à travers une politique offensive sur le plan diplomatique mais surtout sur le plan militaire en mettant à profit l'énorme supériorité qu'ils ont dans ce domaine par rapport à n'importe quel autre pays. En fait, les démonstrations de force américaines de la dernière décennie, Guerre du Golfe, interventions en Somalie, en Bosnie, au Kosovo et dernièrement en Afghanistan s'adressaient fondamentalement à leurs anciens alliés du bloc de l'Ouest, les principales puissances occidentales qui, n'ayant plus à redouter la menace du bloc de l'Est, n'étaient de ce fait plus disposées à se soumettre à l'autorité des Etats-Unis qu'elles ont d'ailleurs contestée de plus en plus fortement. Et si les Etats-Unis ont dû enchaîner les démonstration de force, c'est parce que tout relâchement de la pression qu'il exercent sur le monde est immédiatement mis à profit par leur rivaux pour remettre en question leur leadership.
Ce faisant, les Etats-Unis sont entraînés, et le monde avec eux, dans une spirale guerrière qui n'a pas de solution dans le capitalisme sinon la ruine de l'humanité. Chaque nouvelle démonstration de force qu'ils effectuent, si elle parvient effectivement à remettre leurs rivaux à leur place rend en retour de plus en plus insupportable, pour beaucoup de pays, l'hégémonie américaine et en favorise la remise en question. Et cela d'autant plus que chaque croisade des Etats-Unis est l'occasion pour eux d'exercer une présence directe sur des positions stratégiques : en Europe même (au Kosovo et en Bosnie) ; en Asie centrale (Afghanistan, Ouzbékistan et Tadjikistan) permettant d'exercer une pression sur la Russie, la Chine, l'Inde, le Pakistan mais surtout d'encercler l'Europe. Avec l'occupation de l'Irak, enjeu de la prochaine guerre programmée, les Etats-Unis escomptent exercer une pression renforcée sur l'Europe et le Moyen- Orient.

Pearl Harbor, les Tours Jumelles et le machiavélisme de la bourgeoisie

Dès les premiers instants, la propagande bourgeoise américaine a assimilé l'attentat du 11 septembre sur le World Trade Center à l'attaque japonaise sur Pearl Harbor le 7 décembre 1941. Cette comparaison est chargée d'un impact considérable, à la fois psychologiquement, historiquement et politiquement, car Pearl Harbor a marqué l'entrée directe de l'impérialisme américain dans la Seconde Guerre mondiale. Comme tous les mythes idéologiques bourgeois, quels que soient les éléments de vérité qui leur confèrent une crédibilité superficielle, ce torrent de propagande est truffé de mensonges et se sert de vérités à moitié admises ou déformées. Mais cela n'est pas pour nous surprendre. En politique, la bourgeoisie, en tant que classe, a toujours utilisé les mensonges, les tromperies, la manipulation et les manœuvres. Et ceci est particulièrement vrai quand il s'agit de mobiliser la société pour la guerre totale des temps modernes. Il est quasiment évident que la bourgeoisie n'a pas été véritablement bouleversée par ces attaques dans l'un comme dans l'autre des deux cas mentionnés et qu'elle n'a utilisé cyniquement son battage médiatique sur le nombre important de morts que pour défendre ses intérêts nationaux, pour réaliser ses visées impérialistes et d'autres objectifs politiques à plus long terme.

Inondations meurtrières en Algérie, crash aérien sur New-York - La catastrophe, c'est le capitalisme

Le monde capitaliste sombre jour après jour dans un chaos plus terrifiant. Les manifestations de la barbarie de ce système décadent qui se sont illustrées récemment par les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis et par la guerre en Afghanistan traduisent l'impasse d'une société en train de courir à sa perte. Aux guerres et aux massacres viennent s'ajouter d'autres manifestations de la décomposition de ce système dont l'agonie prolongée ne peut engendrer que destructions sur destructions.

Attentats terroristes à New-York et Washington - Le capitalisme mondial entraîne l'humanité vers la barbarie

Prises de position de nos camarades d'Internationalism, section du CCI aux Etats-Unis,
suite aux tragiques événements du 11 septembre.

Le capitalisme mondial entraîne l'humanité vers la barbarie

Aujourd'hui, chacun de par le monde est au courant des événements tragiques qui ont coûté des milliers de vies et causé de terribles destructions à la ville de New York, la soi-disant "capitale du monde", et au Pentagone, quartier général des forces armées américaines à Washington et symbole de la puissance du capitalisme américain. Ces milliers de morts pour rien (la plupart des ouvriers), les destructions matérielles, ce mépris total pour la vie humaine, la folie de ceux qui ont perpétré ces actes les conduisant eux-mêmes vers la mort, tout cela est l'expression de l'impasse d'un système social qui chaque jour entraîne l'humanité dans la spirale sans fin de la barbarie et s'enfonce de plus en plus dans la décomposition. Jamais auparavant la population américaine n'avait fait l'expérience d'une catastrophe de cette importance, provoquée par des hommes, sur son propre territoire. La guerre et la destruction, c'était toujours pour les "autres", spécialement quand l'impérialisme américain était responsable de la destruction de pays et de leurs populations.

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